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Corrigé du sujet maths EDHEC 2015 ECS

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Exercice 1 : convergence de série et intégrales

1. x\mapsto\dfrac{1}{x^n(x+1)} est continue et positive sur [1+\infty[ et \dfrac{1}{x^n(x+1)} {\underset{{#x} \to {\borne{#+\infty}}}{\sim}} \dfrac1{x^{n+1}}. Comme n+1\ge2, l’intégrale de Riemann {\ensuremath{\displaystyle\int_{\borne{#1}}^{\borne{#+\infty}}#\dfrac1{x^{n+1}}\text{d}#x}\xspace} converge.

Conclusion : I_n converge pour tout n de \mathbb{N}^*.

2.a. Nous avons \dfrac ax-\dfrac b{x+1}=\dfrac{(a-b)x+a}{x(x+1)} donc :

\forall x\in\mathbb{R}\setminus\{-1,0\},

\dfrac1{x(x+1)}=\dfrac1x-\dfrac1{x+1}

2.b. Pour tout A de [1+\infty[,

\int_{1}^{A} \dfrac{1}{x(x+1)}

= \int_{1}^{A} \dfrac1x-\dfrac1{x+1}

=\left[\ln\dfrac x{x+1}\right]_1^A

=\ln\dfrac A{A+1}-\ln\dfrac 1{2}.

Comme \displaystyle \lim_{A\to\infty} \ln\dfrac A{A+1}=0 et -\ln\dfrac12=\ln2,I_1=\ln2.

3.a. Soit n\ge2. On a : \qq x\ge1,0\le\dfrac1{x^n(x+1)}\le \dfrac1{2x^n}.

Par croissance de l’intégrale, on a :

0\le\int_{1}^{+\infty} \dfrac1{x^n(x+1)}\le\int_ {1}^{+\infty} \dfrac1{2x^n}.

Or \int_{1}^{+\infty} \dfrac1{2x^n}=\displaystyle \lim_{A\to\infty}\left[\dfrac1{2(1-n)x^{n-1}}\right]_1^A

=\dfrac1{2(n-1)}.

\forall n\ge 2, 0\le I_n\le\dfrac1{2(n-1)}.

3.b. Comme \displaystyle \lim_{n\to\infty} \dfrac1{2(n-1)}=0, le théorème d’encadrement permet de conclure que \displaystyle \lim_{n\to\infty}I_n existe et vaut 0.

4.a. \dfrac1{x^n(x+1)}+\dfrac1{x^{n+1}(x+1)}

=\dfrac{x+1}{x^{n+1}(x+1)}

=\dfrac1{x^{n+1}},

Par calcul de l’intégrale de Riemann et par linéarité de l’intégrale, I_n+I_{n+1}=\int_{1}^{+\infty} \dfrac1{x^{n+1}}=\dfrac1n

4.b. Soit n\in \mathbb{N}^*. \qq x\ge1,\quad\dfrac1{x^n(x+1)}\ge \dfrac1{x^{n+1}(x+1)} car x^n\le x^{n+1}. Par croissance de l’intégrale, I_n\ge I_{n+1}. Donc la suite (I_n)_{n\in\N^*} est décroissante.

4.c. Par (b), pour tout n\ge2,
I_{n-1}+I_n \ge2I_n

\ge I_n+I_{n+1}

donc par d’après la question a, \dfrac1{n-1}\ge2I_n\ge\dfrac1n, et en multipliant par n :

\dfrac n{n-1}\ge 2nI_n\ge 1.

Par encadrement, \displaystyle \lim_{n\to\infty} 2nI_n=1,

D’où I_n\sim_{+\infty}\dfrac1{2n}.

La série de Riemann \sum_{n\geq 1}\dfrac1{2n} diverge, donc la série de terme général I_n diverge.

5.a. Par un raisonnement analogue à précédemment, on démontre que \dfrac1{x^n(x+1)^2}\underset{n\rightarrow +\infty}{ \sim}\dfrac1{x^{n+2}}.

Donc J_n converge pour tout n de \mathbb{N}

5.b. J_0=\displaystyle\lim_{A \rightarrow +\infty} [\dfrac{-1}{x+1}]_1^A=\dfrac12.

J_0=\dfrac{1}{2}.

6.a. Soit k\in\mathbb{N}^*. Pour tout x\ge1, \dfrac1{x^k(x+1)^2}+\dfrac1{x^{k-1}(x+1)^2}

=\dfrac{1+x}{x^{k}(x+1)^2}

=\dfrac{1}{x^{k}(x+1)}, d’où par linéarité, J_k+J_{k-1}=I_k.

6.b. Soit n\in\mathbb{N}^*

\sum_{k=1}^{n} (-1)^{k-1}I_k

=\sum_{k=1}^{n} (-1)^{k-1}(J_k+J_{k-1})

=\sum_{k=1}^{n} (-1)^{k-1}J_k + \sum_{k=1}^{n} (-1)^{k-1}J_{k-1}

=\sum_{k=1}^{n}(-1)^{k-1}J_k - \sum_{k=0}^{n-1} (-1)^{k-1}J_k

=(-1)^{n-1}J_n+J_0 par télescopage.

\forall n \in \mathbb{N}^*,\sum_{k=1}^{n} (-1)^{k-1}I_k = (-1)^{n-1}J_n+\dfrac12

6.c. Soit n\ge2. On a : \qq x\ge1,0\le\dfrac1{x^n(x+1)^2}\le \dfrac1{4x^n}..

D’après un raisonnement analogue aux questions 3.a et 3.b, on a

\forall n \ge2, 0\le J_n\le\dfrac1{4(n-1)}, et \displaystyle \lim_{n \rightarrow +\infty} J_n=0

6.d. Par passage à la limite dans la question 6.b, on a

\displaystyle \lim_{n\to\infty} \sum_{k=1}^{n} (-1)^{k-1}I_k = (-1)^{n-1}\times0+\dfrac12.

La série de terme général (-1)^{n-1}I_n converge et sa somme vaut 1/2.

7. n = input(‘entrez une valeur de n supérieure ou égale à 2 :’)}

I= log(2) ; J = 1/2 ; J = I+J

for k = 2:n

I = 1/(k-1) – I ; J = I + J ; end

disp(I, ‘la valeur de I est :’)

disp(J, ‘la valeur de J est :’)

 

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Exercice 2 : convergence d’intégrale

1.a. Soit x \in [0;+\infty[.

F_Y(x)=P(Y\le x)

=P(|X|\le x)

=P(-x\le X\le x)

=\Phi(x)-\Phi(-x)

=\Phi(x)-(1-\Phi(x))

=2\Phi(x)-1.

De plus, pour x<0, F_Y(x)=P(|X|\le x)=0 car |X|\ge0.

Comme \Phi est de classe C\classC1 sur \mathbb{R}, F_Y est de classe C\classC1 sur \mathbb{R}^*.

De plus, \displaystyle\lim_{x \rightarrow 0^{-}} F_Y(x)=0

=F_Y(0)

=\displaystyle\lim_{x \rightarrow 0{+}} F_Y(x) puisque \Phi(0)=1/2, F_Y est continue sur \mathbb{R}.

Ainsi Y est une variable à densité.

Et par dérivation sur \mathbb{R}^*, une densité de Y est :

f_Y :x\mapsto\begin{cases}2\varphi(x)=\dfrac{\sqrt2}{\sqrt{\pi}}e^{-x^2/2}\si x\ge0,\\ 0\sinon\end{cases}

1.b. Soit A\ge0.

\int_{0}^{A}{xe^{-x^2/2}}dx

=\left[-e^{x^2/2}\right]_0^A

=-e^{-A^2/2}+1 \displaystyle \underset {A \to +\infty } \longrightarrow 1.

Donc par linéarité Y admet une espérance, égale à \sqrt{\dfrac{2}{\pi}}}.

1.c. On constate que Y^2= |X|^{2}=X^2. Or d’après la formule de Huygens, \mathbb{E}(X^2) existe et vaut \mathbb{V}(X)+\mathbb{E}(X)^2=1+0=1 et Y possède une variance, égale à 1-\dfrac{2}{pi}.

2.a. La fonction \bullet t\mapsto\sqrt{2t} est de classe C^{1} et strictement croissante sur ]0;+\infty[, c’est donc une bijection de classe C^{1}. On va utiliser un changement de variable.

\bullet Comme t=\dfrac{u^{2}}{2}, dt=udu et g(t)dt=\dfrac{e^{-u^2/2}}{u\sqrt{\pi/2}}udu=\sqrt{\dfrac2\pi}e^{-u^2/2}du.

\bullet Enfin, pour t\to0, u\to0, et pour t\to+\infty, u\to+\infty.

\bullet Le théorème du changement de variable assure alors que {\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#g(t)\text{d}#t}\tspace} est de même nature que {\ensuremath{\displaystyle\int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#\sqrt{\dfrac{2}{\pi}} e^{\dfrac{-u^{2}}{2}}\text{d}#u}\uspace}, et que ces intégrales sont égales en cas d’existence.

\bullet \varphi étant une densité, {\ensuremath{\displaystyle\int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#e^{\dfrac{-u^{2}}{2}}\text{d}#u}\uspace} existe. Donc les deux intégrales existent.

Ainsi, {\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#g(t)\text{d}#t}\tspace}

=\sqrt{\dfrac{2}{\pi}}{\ensuremath{\displaystyle\int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#e^{\dfrac{-u^{2}}{2}}\text{d}#u}\uspace}

=2{\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}\varphi(u)\text{d}#u}\uspace}

2.b. \varphi est une densité paire, donc :

{\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#g(t)\text{d}#t}\tspace}

=2{\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}\varphi(u)\text{d}#u}\uspace}

={\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#-\infty}}^{\borne{#+\infty}}\varphi(u)\text{d}#u}\uspace}

=1

De plus, g est positive sur \mathbb{R} et continue sur \mathbb{R}^*, donc g peut être considérée comme une densité.

3.a. Comme Z(\Omega) = [0 ; +\infty[, T(\Omega) = [0 ; +\infty[, donc pour x<0, F_T(x)=0.

Pour x\ge0,

F_T(x)=P(\sqrt{2Z}\le x)=P(Z\le x^2/2) car Z est positive.

F_T(x)=\begin{cases}G(x^2/2) si x\ge0,\\0 sinon \end{cases}

G étant de classe \class1 sur ]0 ; +\infty[, par composition F_T est de classe \class1 sur \mathbb{R}^*, et une densité de T est donnée par :

f_T:x\mapsto\begin{cases}xg(x^2/2)=\sqrt{\dfrac2\pi}e^{-x^2/2} si x\ge0,\\0 sinon \end{cases}

Les densités f_Y et f_T étant identiques, T suit la même loi que Y.

3.b. T=\sqrt{2Z} induit Z=\dfrac{T^2}{2}, or T^2 admet une espérance, égale à \mathbb{E}(Y^2), valant 1 d’après la question 1.c. Par linéarité, Z possède une espérance égale à \dfrac{1}{2}.

4. x = grand(1,1,’norm’,0,1)} permet de simuler X.

y = abs(x)} permet de simuler Y, donc T qui suit la même loi.

z = y\^{}2/2} permet de simuler Z.

La valeur absolue ne sert à rien, puisqu’on élève au carré, on peut proposer :

z = (grand(1,1,’norm’,0,1))\^{}2/2}}

5.a. L’algorithme proposé simule n variables (W_i)_{1\le i\le n} indépendantes de loi exponentielle de paramètre 1, et calcule la moyenne des variables (W_i')_{1\le i\le n} définies par W_i'=\dfrac{W_i\sqrt{W_i}}{\sqrt\pi}. On sait que (d’après la loi faible des grands nombres), cette moyenne s’approche de leur espérance commune m=\mathbb{E}(W_i').

Donc pour n grand, s contient une valeur proche de m.

Or par transfert : m=\mathbb{E}(\dfrac{W_i\sqrt{W_i}}{\sqrt\pi})

={\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#\dfrac{x\sqrt x}{\sqrt(\pi)}e^{-x}\text{d}#x}\xspace}

={\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#x^{2}g(x)\text{d}#x}\xspace}

5.b. Par le théorème du transfert et les questions précédentes,

={\ensuremath{\displaystyle \int_{\borne{#0}}^{\borne{#+\infty}}#x^{2}g(x)\text{d}#x}\xspace}

=\mathbb{E}(Z^{2})

=\mathbb{E}(\dfrac{T^{4}}{4})

=\mathbb{E}(\dfrac{Y^{4}}{4})

=\mathbb{E}(\dfrac{|X|^{4}}{4})

=\dfrac{1}{4}\mathbb{E}(X^{4})

=\dfrac{3}{4}

 

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Exercice 3 : base orthonormale et algèbre bilinéaire

1. D’après le cours, f est un endomorphisme symétrique de l’espace euclidien \mathbb{R}^n donc il est diagonalisable et il existe une base orthonormale \mathcal{B'}de \mathbb{R}^n formée de vecteurs propres de f.

2.a. Soit x un vecteur de \mathbb{R}^n.

\displaystyle \sum_{i=1}^{n} x_{i}u_{i}, décomposition de x dans \mathcal{B'}. Notons \lambda_k la valeur propre associée à u_k, ainsi pour tout k de k\in[\![1,n]\!], f(u_k)=\lambda_k uk.

<x,f(x)>

=<{\displaystyle \sum_{i=1}^{n} x_{i}u_{i}},{\displaystyle \sum_{k=1}^{n} x_{k}f(uk)}>

=\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\sum_{k=1}^n x_ix_k\lambda_k<{u_i},{u_k}>,par bilinéarité.

Or <{u_i},{u_k}>=1 si k=i et 0 sinon. Donc <{x},{f(x)>=\displaystyle \sum_{i=1}^n x_i^2\lambda_i\ge0 puisque pour tout i, \lambda_i>0.

Donc \forall x\in\mathbb{R}^n, <{x},{f(x)}>\ge0.

2.b. En reprenant les notations précédentes, (<x,f(x)>=0)

\Rightarrow(\forall i\in[\![1,n]\!],x_i^2\lambda_i=0)

\Rightarrow(\forall i\in[\![1,n]\!], x_i=0)

(car \forall i,\lambda_i\neq0)

Donc <x,f(x)>=0\Rightarrow x=0.

La réciproque est évidente puisque <0,0>=0.

Ainsi : <x,f(x)> = 0 si, et seulement si, x=0.

2.c. x, y et z désignent des vecteurs de \mathbb{R}^n,\alpha un réel.

\bullet \varphi est symétrique car

\varphi(y,x)=<y,f(x)>

=<f(x),y> par symétrie de <.,.>

\varphi(y,x)=<x,f(y)>

=\varphi(x,y) car f est symétrique.

\bullet \varphi est linéaire à gauche car

\varphi(\alpha x+y,z)=<\alpha x+y},{f(z)>

=\alpha<x,f(z)>+<y,f(z)>

=\alpha\varphi(x,z)+\varphi(y,z).

Par symétrie, \varphi est aussi linéaire à droite.

\bullet \varphi est positive par 2.(a) et définie par 2.(b).

\varphi est un produit scalaire sur \mathbb{R}^n.

3.a. Soit g l’endomorphisme défini par :

\forall i\in[\![1,n]\!], g(u_i)=\big(\sqrt{\lambda_i}\big)u_i

Pour tout (i,j) de i\in[\![1,n]\!]^2,

<u_i,g(u_j)> = \sqrt{\lambda_j}<u_i,u_j>

=\begin{cases}\sqrt{\lambda_i} si j=i\\0 sinon \end{cases}

<g(u_i),u_j>=\sqrt{\lambda_i}<u_i,u_j>

=\begin{cases}\sqrt{\lambda_i} si j=i\\0 sinon \end{cases}}

=<u_i,g(u_j)>

Ainsi g est symétrique << sur la base \mathcal{B'} >>. Ce résultat s’étend à \mathbb{R}^n par bilinéarité.

\mathcal{B'} est une base orthonormale formée de vecteurs propres de g, et que ses valeurs propres sont les \sqrt{\lambda_i}, strictement positives.

De plus, pour tout i de i\in[\![1,n]\!], g^2(u_i)=g(\sqrt{\lambda_i}u_i)

=\sqrt{\lambda_i}g(u_i)

=\lambda_iu_i=f(u_i).

Les endomorphismes g^2 et f coïncident sur la base \mathcal{B'}, donc ils sont égaux.

Il existe un endomorphisme g, symétrique, tel que Sp(g)\subset ]0; +\infty[ et g^2=f.

3.b. g n’admet pas 0 pour valeur propre, g est injectif. Et comme g est un endomorphisme d’un espace de dimension finie, g est bijectif.

3.c. Soit (i,j) dans i\in[\![1,n]\!]^2.

\varphi(g^{-1}(e_i),g^{-1}(e_j))

=<g^{-1}(e_i),f(g^{-1}(e_j))>

=<g^{-1}(e_i),g(e_j)> car f\circ g^{-1} =g,

\varphi(g^{-1}(e_i),g^{-1}(e_j))

=<g(g^{-1}(e_i)),e_j> car g est symétrique,

\varphi(g^{-1}(e_i),g^{-1}(e_j))

=<e_i,e_j>

=\begin{cases} 1 si i=j,\\0 sinon,\end{cases} puisque la base canonique est orthonormale pour le produit calaire canonique <.,.>.

Ainsi,\varphi(g^{-1}(e_i),g^{-1}(e_j))

=\begin{cases}1 si i=j,\\0 sinon \end{cases}

\big(g^{-1}(e_1),\dots,g^{-1}(e_n)\big) est une base orthonormale pour le produit scalaire \varphi.

Problème

Partie 1 : reste d’une série

1. Pour n\ge r :

\dbinom nr =\dfrac{n!}{r!(n-r)!}

=\dfrac{n(n-1)\dots(n-r+1)}{r!},

or n(n-1)\dots(n-r+1) {\underset{{#n} \to {\borne{#+\infty}}}{\sim}} n^r

Donc \dbinom nr {\underset{{#n} \to {\borne{#+\infty}}}{\sim}} \dfrac{n^r}{r!}.

2.a. Puisque x\in ]0;1[, nous avons par croissance comparée {\displaystyle \lim_{#n \to {\borne{#+\infty}}}} n^{r+2}x^n=0.

2.b. n^2 \dbinom nrx^n {\underset{{#n} \to {\borne{#+\infty}}}{\sim}} \dfrac{n^{r+2}}{r!} \displaystyle \underset {n \to +\infty } \longrightarrow 0, donc \dbinom nrx^n=o(\dfrac1{n^2}) en +\infty.

Comme \sum_{n\geq 1}\dfrac1{n^{2}} est une série de Riemann convergente, \displaystyle \sum_n\dbinom nrx^n est convergente.

3.a. S_0= \displaystyle \sum_{n=0}^{+\infty} 1 \times x^{n} … Il s’agit d’une série géométrique
Donc : S_0=\dfrac1{1-x}

3.b. (1-x)S_{r+1}= {\displaystyle\sum_{#n=#r+1}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom n{r+1}x^n - {\displaystyle\sum_{#n=#r+1}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom n{r+1}x^{n+1}

= {\displaystyle\sum_{#n=#r}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom {n+1}{r+1}x^{n+1} - {\displaystyle\sum_{#n=#r+1}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom n{r+1}x^{n+1}

=x {\displaystyle\sum_{#n=#r}^{\borne{#+\infty}}} [\dbinom {n+1}{r+1} - \dbinom n{r+1}]x^{n}+\dbinom{r}{r+1}x^{r+1}

Or \dbinom {n+1}{r+1} - \dbinom n{r+1}=\dbinom {n}r par la formule de Pascal et \dbinom{r}{r+1}=0, d’où (1-x)S_{r+1}=xS_r.

3.c. Par une itération (on pourrait également le montrer par récurrence) :
S_r=\dfrac x{(1-x)}S_{r-1}

=\dfrac x{(1-x)}\times\dfrac x{(1-x)}S_{r-2}

=\dots=(\dfrac x{(1-x)})^rS_{0}, ainsi \forall x\in ]0;1[, r\in\N, {\displaystyle\sum_{#n=#r}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom r{n}x^{n} =\dfrac{x^r}{(1-x)^{r+1}}.

3.d. Et en divisant par x^r (x>0),

\forall x\in ]0;1[, r \in \mathbb{N},  {\displaystyle\sum_{#n=#r}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom nrx^{n-r}=\dfrac{1}{(1-x)^{r+1}}

Partie 2 : loi géométrique

1.a. Comme le joueur peut ne jamais jouer, X(\Omega)=\mathbb{N}.

P(X=0)=P(D_1)=\alpha, et pour k\in\mathbb{N}^*,

P(X=k)=P(\overline{D_1}\cap\overline{D_2}\cap\dots\cap\overline{D_k}\cap{D_{k+1}}),

D’après la formule des probabilités composées :

P(X=k)

=P(\overline{D_1})P_{\overline{D_1}}(\overline{D_2})P_{\overline{D_1}\cap\overline{D_2}}(\overline{D_{3}}) \dots P_{\overline{D_1}\cap\overline{D_2}\cap\dots\cap\overline{D_k}}(D_{k+1})

P(X=k)=(1-\alpha)^k\alpha, formule encore valable si k=0.

Donc :

X(\Omega)=\mathbb{N},

et \forall k\in\mathbb{N}, P(X=k)=(1-\alpha)^k\alpha.

1.b. Comme X(\Omega)=\mathbb{N}, T(\Omega)=\mathbb{N}^*, et pour tout k de \mathbb{N}^*, P(T=k)=P(X+1=k)

=P(X=k-1)

=(1-\alpha)^{k-1}\alpha, donc T suit la loi géométrique de paramètre \alpha.

Comme X=T-1 et \mathbb{E}(T)=\dfrac1\alpha, on a, par linéarité, X possède une espérance, et \mathbb{E}(X)=\dfrac1\alpha-1

=\dfrac{1-\alpha}\alpha.

1.c. De même, X=T-1 entraine \mathbb{V}(X) existe et \mathbb{V}(X)=\mathbb{V}(T)

=\dfrac{1-\alpha}{\alpha^2}.

2.a. \bullet Si n=0, l’évènement [X=n] entraine [Y=0] puisque le joueur ne joue jamais (100\% des gagnants ont tenté leur chance …).

Sachant [X=0], Y est constante (ou dégénérée), égale à 0.

\bullet Si n\in\mathbb{N}^*, l’évènement [X=n] entraine que le joueur participe à n partie(s) indépendante(s) avec une même probabilité de succès p. Son nombre de succès Y suit alors la loi binomiale de paramètres n et p.

Sachant [X=n] avec n\in\mathbb{N}^*, la loi conditionnelle de Y est \mathcal{B}(n,p).

2.b. Y(\Omega)=\mathbb{N}, et le système complet d’évènements ([X=n])_{n\in\mathbb{N}} permet d’écrire, à l’aide de la formule des probabilités totales, pour tout k de \mathbb{N}, P(Y=k)= {\displaystyle\sum_{#n=#0}^{\borne{#+\infty}}} P(X=n)P_{[X=n]}(Y=k)

=0+ {\displaystyle\sum_{#n=#k}^{\borne{#+\infty}}} (1-\alpha)^n\alpha\dbinom nkp^k(1-p)^{n-k}

=\alpha(\dfrac{p}{1-p})^k\times {\displaystyle\sum_{#n=#k}^{\borne{#+\infty}}} \dbinom nk[(1-\alpha)(1-p)]^n, soit, en reconnaissant S_k de la partie 1 avec x=(1-\alpha)(1-p) \in ]0;1[,

P(Y=k)=\alpha(\dfrac{p}{1-p})^k \times \dfrac{[(1-\alpha)(1-p)]^k}{[1-(1-\alpha)(1-p)]^{k+1}}

=\dfrac{\alpha p^k(1-\alpha)^k}{(\alpha+p-\alpha p)^{k+1}}

=(\dfrac{p-\alpha p}{\alpha+p-\alpha p})^k \times \dfrac\alpha{\alpha +p-\alpha p}

Soit \beta=\dfrac{p-\alpha p}{\alpha+p-\alpha p}.

Alors 1-\beta=\dfrac{\alpha +p-\alpha p-p+\alpha p}{\alpha+p-\alpha p}

=\dfrac{\alpha}{\alpha+p-\alpha p}.

Ainsi : Y(\Omega)=\mathhbb{N}, et, \forall k\in\mathbb{N}, P(Y=k)=\beta^k(1-\beta) avec \beta=\dfrac{p(1-\alpha)}{\alpha+p-\alpha p}.

3. En s’inspirant de la démarche de 1.(b), Y+1 suit la loi géométrique de paramètre 1-\beta, \mathbb{E}(Y) existe et vaut \dfrac1{1-\beta}-1=\dfrac{p(1-\alpha)}{\alpha}.

Et de même, \mathbb{V}(Y)=\mathbb{V}(Y+1)

=\dfrac{\beta}{(1-\beta)^2}

=\dfrac {p(1-\alpha)(\alpha+p-\alpha p)}{\alpha^2}.

4.a. Le joueur gagnant Y parties et en perdant X-Y, G=Y-(X-Y)=2Y-X.

4.b. Par linéarité, \mathbb{E}(G)=2\mathbb{E}(Y)-\mathbb{E}(X)

=2\dfrac{p(1-\alpha)}{\alpha}-\dfrac{1-\alpha}\alpha

=\dfrac{(1-\alpha)(2p-1)}{\alpha}.

4.c.

\bullet Soit n\in\mathbb{N}^*. Sachant [X=n], Y suit \mathcal{B}(n,p) donc \mathbb{E}(Y|[X=n]) existe et vaut np. Par linéarité, \mathbb{E}(XY|[X=n]) existe et vaut n^2p puisque XY=nY.

Notons que, pour n=0, on a encore \E(XY|[X=n])=n^2p=\dots0

\bullet P(X=n)\mathbb{E}(XY|[X=n])

=pn^2P(X=n) est le terme général d’une série convergente puisque X admet un moment d’ordre 2.

\bullet D’après le théorème de l’espérance totale, avec le système complet d’évènements ([X=n])_{n\in\mathbb{N}}, XY possède une espérance et \mathbb{E}(XY)= {\displaystyle\sum_{#n=#0}^{\borne{#+\infty}}} P(X=n)\E(XY|[X=n]).

Par transfert

\E(XY)=p{\displaystyle\sum_{#n=#0}^{\borne{#+\infty}}} n^2P(X=n)

=p\mathbb{E}(X^2)

=p(\mathbb{V}(X)+\mathbb{E}(X)^2)

=p(\dfrac{1-\alpha}{\alpha^2}+\dfrac{(1-\alpha)^2}{\alpha^2}

=\dfrac{p(1-\alpha)(1+1-\alpha)}{\alpha^2}, d’où

\mathbb{E}(XY) existe et vaut \dfrac{p(1-\alpha)(2-\alpha)}{\alpha^2}.

4.d. \mathbb{V}(G)=\mathbb{V}(2Y-X)

=4\mathbb{V}(Y)+\mathbb{V}(X)-4\cov(X,Y), et \cov(X,Y)=\mathbb{E}(XY)-\mathbb{E}(X)\mathbb{E}(Y)

=\dfrac{p(1-\alpha)(2-\alpha)}{\alpha^2}-\dfrac{1-\alpha}{\alpha}\times\dfrac{p(1-\alpha)}{\alpha}

=\dfrac{p(1-\alpha)}{\alpha^2}\big((2-\alpha)-(1-\alpha)\big)

=\dfrac{p(1-\alpha)}{\alpha^2}

\mathbb{V}(G)=\dfrac{1-\alpha}{\alpha^2}\big(4p(p+\alpha+\alpha p)+1-4p\big)

=\dfrac{(1-\alpha)(4p^2(1+\alpha)+4p(\alpha-1)+1)}{\alpha^2}.

5.a. alpha = input(‘entrez la valeur de alpha :’)

p = input(‘entrez la valeur de p :’)

X = grand(1,1,’geom’,alpha) – 1

Y = grand(1,1,’bin’,X,p)

disp(X) ; disp(Y)

5.b. Que l’on peut compléter par :

G = 2*Y – X

disp(G)

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