Logo Groupe Réussite
Groupe Réussite
  • Cours particuliers
    • Cours maths
    • Cours anglais
    • Cours physique chimie
    • Cours français
    • Cours informatique
  • Stages intensifs
  • Donner cours
  • 01 84 88 32 69

Mon parcours pour réussir en maths

Je révise en autonomie

Je progresse avec un prof

Je m’entraîne sur des annales corrigées

Je cherche un prof de maths

Avis Google France 
★★★★★ 4,9 sur 5

Corrigé du sujet EDHEC Maths ECS 2016

Revenir à tous les corrigés des annales maths BCE

Exercice 1 : Scilab, dérivation et variation de suite

1/ a/ La fonction f est dérivable sur \mathbb{R}_+^* comme quotient de deux fonctions dérivables dont le dénominateur ne s’annule pas sur \mathbb{R}_+^*, et on a :

f'(x)=\dfrac{-e^{-x}(x+1)}{x^2}<0 sur \mathbb{R}_+^*

Donc la fonction f est strictement décroissante sur \mathbb{R}_+^*.

De plus, \lim\limits_{x\to0^+}f(x)=+\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0 (pas des formes indéterminées)

edhec 2016 derivation

 

 

 

 

 

b/ Par récurrence immédiate de la propriété

\mathscr{P}(n):u_n est bien défini et u_n>0

function y=f(x,n)
if x==1 then y=n
else y=(1-x^(n+1))/(1-x)-1
endfunction

2/ Les script calculent les termes successifs de la suite, mais le premier script s’arrête lorsque u<=0.00001 et le second lorsque u>=100000, n sert de compteur, il indique l’indice du dernier terme calculé.

Conclusion : u_5\leqslant0,00001 et u_6\geqslant100000 et ce sont les premiers termes de la suite à vérifier ces inégalités.

De telles écarts peuvent nous faire conjecturer que la suite n’admet pas de limite (et même que la suite des termes de rang pair tend vers +\infty et celle des termes de rang impair tend vers 0).

3/ a/ g est évidemment dérivable sur \mathbb{R}_+ et g'(x)=-e^{-x}-2x<0 sur \mathbb{R}_+.

La fonction g est donc continue et strictement décroissante sur \mathbb{R}_+, elle réalise alors une bijection de \mathbb{R}_+ sur g(\mathbb{R}_+)=]-\infty,1]

b/ Sur \mathbb{R}_+^*, f(x)=x ssi \dfrac{e^{-x}}{x}=x

ssi e^{-x}=x^2 ssi g(x)=0.

Or d’après la question précédente 0 possède un unique antécédent dans \mathbb{R}_+ par g. On le note alors \alpha\in\mathbb{R}_+.

c/ Déterminons le signe de g\left( \dfrac{1}{e}\right) et g(1) :

On a : g\left( \dfrac{1}{e}\right)=e^{-1/e}-\dfrac{1}{e^2}=\dfrac{1}{e^{1/e}}-\dfrac{1}{e^2},

or  \dfrac{1}{e}<2

donc par croissance de la fonction exponentielle e^{1/e}<e^2,

donc en inversant \dfrac{1}{e^{1/e}}>\dfrac{1}{e^2}

et donc g\left( \dfrac{1}{e}\right)>0.

Plus simplement, g(1)=\dfrac{1}{e}-1<0, puisque e>2.

En conclusion : g(1)<g(\alpha)<g\left( \dfrac{1}{e}\right), or comme g est strictement décroissante

on a donc : 1>\alpha>\dfrac{1}{e}.

4/ a/ On peut calculer : u_0=1, u_1=\dfrac{1}{e} et

u_2=f\left(\dfrac{1}{e}\right)=\dfrac{e^{-1/e}}{1/e}=e^{\dfrac{e-1}{e}}.

Or pour cette dernière, \dfrac{e-1}{e}>0 donc e^{\dfrac{e-1}{e}}>1

et on a alors bien u_2=f(u_1)>1 donc u_2>u_0.

Pour l’autre inégalité, il suffit de remarquer que f est décroissante de : u_2>u_0 on tire
f(u_2)<f(u_0) soit u_3<u_1

b/ Montrons que (u_{2n})_{n\in\mathbb{N}} est croissante. Pour cela, on peut montrer par récurrence que, pour tout n\in\mathbb{N} :

    \[u_{2n+2}>u_{2n}\]

L’initialisation a été faite en (a).

Supposons que u_{2n+2}>u_{2n} pour un certain rang n\in\mathbb{N} fixé, on a alors en composant par f (décroissante) :

    \[u_{2n+3}<u_{2n+1}\]

et en composant encore une fois par f (décroissante) :

    \[u_{2n+4}>u_{2n+2}\]

La propriété est alors initialisée pour n=0 et elle est héréditaire, elle est donc vraie pour tout n\in\mathbb{N}.

Conclusion : (u_{2n})_{n\in\mathbb{N}} est croissante.

Pour (u_{2n+1})_{n\in\mathbb{N}} c’est plus simple : comme (u_{2n})_{n\in\mathbb{N}} est croissante on a pour tout n\in\mathbb{N} :

    \[u_{2n+2}>u_{2n}\]

en composant par f (décroissante), on a alors, pour tout n\in\mathbb{N} :

    \[u_{2n+3}<u_{2n+1}\]

et (u_{2n+1})_{n\in\mathbb{N}} est alors bien décroissante.

5/ a/ Pour x>0,
h(x)=f(f(x))=\dfrac{e^{-f(x)}}{f(x)}

= \dfrac{e^{-\dfrac{e^{-x}}{x}}}{\dfrac{e^{-x}}{x}}

= x\dfrac{e^{-\dfrac{e^{-x}}{x}}}{e^{-x}}

= xe^{x-\dfrac{e^{-x}}{x}}

= xe^{x-f(x)}

De plus, d’après la question 1., on a : \lim\limits_{x\to0^+}f(x)=+\infty et \lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0,

donc par composition de limite : \lim\limits_{x\to0^+}f(f(x))=0=h(0),

donc h est bien continue en 0.

b/ Soit x\in\mathbb{R}_+. On a :
h(x)=x ssi xe^{x-f(x)}=x

ssi \left\{\begin{array}{l} x=0\\ ou~en~divisant~par~ x\neq0, x-f(x)=0 \end{array} \right.

L’équation h(x)=x n’admet donc que deux solutions sur \mathbb{R}_+ : 0 et \alpha.

c/ (u_{2n+1})_{n\in\mathbb{N}} est décroissante et minorée (par 0) donc elle converge vers une limite l<u_1=\dfrac{1}{e}<\alpha (d’après la question 3.(c)),

de plus u_{2n+3}=h(u_{2n+1}), donc l vérifie h(l)=l.

Donc, compte tenu de ce qui précède et du fait que l<\alpha on a nécessairement l=0.

d/ Si \lim\limits_{n\to+\infty}u_{2n}=l'\geqslant1=u_0 alors grâce à f continue sur \mathbb{R}_+^*,

on aurait \lim\limits_{n\to+\infty}f(u_{2n})=f(l'), ou encore \lim\limits_{n\to+\infty}u_{2n+1}=f(l')=0, d’après la question précédente.

Ceci est absurde puisque 0 n’a pas d’antécédent par f d’après la question 1.(a).

Conclusion : (u_{2n})_{n\in\mathbb{N}} diverge, de plus, étant croissante, sa limite ne peut être que +\infty.

 

COURS DE MATHS

Les meilleurs professeurs particuliers

Pour progresser et réussir

Cours particuliers maths

Avis Google France ★★★★★ 4,9 sur 5

 

Exercice 2 : Algèbre linéaire

1/ a/ f et Id commutent, donc :

(f-Id)^2+f\circ(2Id-f) = f^2-2f+Id + 2f-f^2 = Id

b/ D’après la question précédente, Id=(f-Id)^2+f\circ(2Id-f) donc pour tout x\in\mathbb{R}^n, on a :

Id(x)=(f-Id)^2(x)+(f\circ(2Id-f))(x)

soit : x=(f-Id)^2(x)+\left(f\circ(2Id-f)\right)(x)

c/ f\circ(f-Id)^2=0

donc, pour tout x\in\mathbb{R}^n, (f-Id)^2(x)\in Ker(f).

De plus, \left(f\circ(2Id-f)\right)(x)\in Im(f).

Donc, avec (b), tout vecteur x de \mathbb{R}^n peut s’écrire comme somme d’un vecteur de Ker(f) et d’un vecteur de Im(f),

on a alors \mathbb{R}^n=Ker(f)+Im(f).

Reste à montrer que Ker(f)\cap Im(f)=\{0\} pour avoir une somme directe :

Si y\in Ker(f)\cap Im(f) alors il existe x\in\mathbb{R}^n tel que y=f(x) et f(y)=f^2(x)=0.

Développons alors f\circ(f-Id)^2=0, cela revient à : f^3-2f^2+f=0 que l’on applique à x pour obtenir :

f^3(x)-2f^2(x)+f(x)=0

Soit :

    \[f(x)=y=0\]

Conclusion : \mathbb{R}^n=Ker(f)\oplus Im(f)

2/ a/ On peut poser P(X)=aX+b, puis on trouve en identifiant : a=-\dfrac{1}{4} et b=\dfrac{5}{4}.

Conclusion : P(X)=-\dfrac{1}{4}X+\dfrac{5}{4}.

b/ Comme dans la question 1., on a cette fois-ci à partir de \dfrac{1}{4}(X-1)(X-4)+ XP(X)=1
\dfrac{1}{4}(f-Id)\circ(f-4Id)+ f\circ P(f)=Id

Donc, pour tout x\in\mathbb{R}^n :
x=\left(\dfrac{1}{4}(f-Id)\circ(f-4Id)\right)(x)+ (f\circ P(f))(x)

Or l’énoncé nous dit que : f\circ(f-Id)\circ(f-4Id)=0,

donc \left(\dfrac{1}{4}(f-Id)\circ(f-4Id)\right)(x)\in Ker(f)

de plus (f\circ P(f))(x)= f[(P(f))(x)]\in Im(f).

Donc \mathbb{R}^n=Ker(f)+Im(f).

De plus, de f\circ(f-Id)\circ(f-4Id)=0 on a X(X-1)(X-4)=X^3-5X^2+4X est annulateur de f

et comme dans la question 1., si y=f(x)\in Ker(f)\cap Im(f)

alors f^3(x)-5f^2(x)+4f(x)=0

soit 4f(x)=4y=0,

donc \mathbb{R}^n=Ker(f)\oplus Im(f).

3/ a/ P\in\mathbb{R}_p[X], il existe donc (a_0,\dots,a_p)\in\mathbb{R}^{n+1} tels que P=a_0+a_1X+\cdots+a_pX^p.

De plus P(0)=a_0 et P'(0)=a_1.

Donc d’après l’énoncé, a_0=0 et a_1\neq0.

b/ Si y\in Ker(f)\cap Im(f), comme précédemment, il existe x\in\mathbb{R}^n tel que

y=f(x) et f(y)=0

(remarque : et plus généralement f^k(x)=0 pour tout entier k\geqslant2).

P étant annulateur de f, on a (P(f))(x)=0,

soit : a_1f(x)+\cdots+a_pf^p(x)=0

et donc d’après la remarque précédente :

a_1f(x)=0.

Or, a_1\neq0 donc f(x)=y=0.

Conclusion : Ker(f)\cap Im(f)=\{0\}.

De plus P(f)=0, donc a_1f+\cdots+a_pf^p=0 ou encore :

f\circ (a_1 Id+a_2f+\cdots+a_pf^{p-1})=0

On a aussi :

a_1Id+a_2f + \cdots+a_pf^{p-1}\; +\;f\circ(-a_2Id-a_3f-\cdots-a_pf^{p-2}) = a_1Id.

Donc pour tout x\in\mathbb{R}^n :
\underbrace{a_1Id+a_2f + \cdots+a_pf^{p-1})(x)}_{\in Ker(f)}\; +\;\underbrace{(f\circ(-a_2Id-a_3f-\cdots-a_pf^{p-2}))(x)}_{\in Im(f)} = a_1x

Donc \mathbb{R}^n=Ker(f)+ Im(f) et avec ce qui précède : \mathbb{R}^n=Ker(f)\oplus Im(f).

c/ C’est plutôt clair, avec dans la question 1. P=X(X-1)^2

et dans la question 2. P=X(X-1)(X-4)

qui vérifient bien P(0)=0 et P'(0)\neq0.

Exercice 3 : fonction à 2 variables et matrice hessienne

1/ a/ On a :
L(\theta_1,\theta_2)=\prod\limits_{i=1}^{n}\dfrac{1}{\sqrt{2\pi\theta_2}}e^{-\dfrac{(x_i-\theta_1)^2}{2\theta_2}}

= \boxed{\dfrac{1}{(2\pi\theta_2)^{\dfrac{n}{2}}}e^{-\dfrac{1}{2\theta_2}\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)^2}}

Donc :

\ln(L(\theta_1,\theta_2))

= \boxed{-\dfrac{n}{2}\ln(2\pi\theta_2) - \dfrac{1}{2\theta_2}\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)^2}

2/ a/ f est bien de classe C^2, par la somme de la composée et de quotient de fonctions de classe C^2 (polynômes) dont le dénominateur ne s’annule pas sur U et de la composée de la fonction \ln qui est bien C^2 sur \mathbb{R}_+^*.

b/ On a :

\boxed{\partial_1(f)(\theta_1,\theta_2)=\dfrac{1}{\theta_2}\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)} et :

\boxed{\partial_2(f)(\theta_1,\theta_2)=-\dfrac{n}{2\theta_2} + \dfrac{1}{2\theta_2^2}\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)^2}

On cherche les points critiques donc :

\left\{ \begin{array}{l} \partial_1(f)(\theta_1,\theta_2)=0\\[7mm] \partial_2(f)(\theta_1,\theta_2)=0 \end{array} \right.
\Leftrightarrow \left\{ \begin{array}{l} \sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)=0\\ n\theta_2=\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)^2 \end{array} \right.
\Leftrightarrow \left\{ \begin{array}{l} \sum\limits_{i=1}^{n}x_i = n\theta_1\\ n\theta_2=\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i^2-2x_i\theta_1+\theta_1^2) \end{array} \right.

\Leftrightarrow \left\{ \begin{array}{l} \theta_1=\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}x_i\\ n\theta_2=\sum\limits_{i=1}^{n}x_i^2-2\theta_1\sum\limits_{i=1}^{n}x_i+n\theta_1^2 \end{array} \right.

Or, d’après la première ligne \sum\limits_{i=1}^{n}x_i=n\theta_1 donc en remplaçant dans la deuxième ligne, on a :

\left\{ \begin{array}{l} \partial_1(f)(\theta_1,\theta_2)=0\\[7mm] \partial_2(f)(\theta_1,\theta_2)=0 \end{array} \right.

\Leftrightarrow \left\{ \begin{array}{l} \theta_1=\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}x_i\\ n\theta_2=\sum\limits_{i=1}^{n}x_i^2-n\theta_1^2 \end{array} \right.

On remarque alors que \theta_1 est uniquement déterminé par les (x_i)_{1\leqslant i\leqslant n}

et \theta_2 est lui aussi uniquement déterminé par les (x_i)_{1\leqslant i\leqslant n} et \theta_1 (qui est unique).

Conclusion : f admet un unique point critique A=\left(\widehat{\theta_1},\widehat{\theta_2}\right) sur U et A vérifie :

\widehat{\theta_1}=\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}x_i et \widehat{\theta_2}=\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}x_i^2-\widehat{\theta_1}^2

c/ Calculons les dérivées partielles d’ordre 2 de f :

\partial_{1,1}^2(f)(\theta_1,\theta_2)=-\dfrac{n}{\theta_2};

\partial_{2,2}^2(f)(\theta_1,\theta_2)=\dfrac{n}{2\theta_2^2}-\dfrac{1}{\theta_2^3}\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)^2

et \partial_{1,2}^2(f)(\theta_1,\theta_2)=-\dfrac{1}{\theta_2^2}\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\theta_1)

Donc en A=\left(\widehat{\theta_1},\widehat{\theta_2}\right), avec par définition

\sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\widehat{\theta_1})=0 et \sum\limits_{i=1}^{n}(x_i-\widehat{\theta_1})^2=n\widehat{\theta_2}

(voir la question 2.(b)), on a :

\boxed{\partial_{1,1}^2(f)(\widehat{\theta_1},\widehat{\theta_2})=-\dfrac{n}{\widehat{\theta_2}};}

\boxed{ \partial_{1,2}^2(f)(\widehat{\theta_1},\widehat{\theta_2})=0}

et

\boxed{\partial_{2,2}^2(f)(\widehat{\theta_1},\widehat{\theta_2})=\dfrac{n}{2\widehat{\theta_2}^2}-\dfrac{n\widehat{\theta_2}}{\widehat{\theta_2}^3}=\dfrac{-n}{2\widehat{\theta_2}^2}}

d/ La matrice hessienne de f en A est donc diagonale et ses valeurs propres : -\dfrac{n}{\widehat{\theta_2}} et \dfrac{-n}{2\widehat{\theta_2}^2} sont strictement négatives, f admet donc un maximum local en A.

e/ f admet donc un maximum local en A signifie qu’il existe un voisinage V de A tel que

\forall (\theta_1,\theta_2)\in V,\; f(\theta_1,\theta_2)\leqslant f(A),

or L=\exp(f) et la fonction exponentielle étant croissante, on a

\forall (\theta_1,\theta_2)\in V,\; L(\theta_1,\theta_2)\leqslant L(A).

Conclusion : L admet bien un maximum local en A.

3/ On a :

E(\overline{X_n})=\dfrac{1}{n} E\left(\sum\limits_{i=1}^{n}X_i\right)

=\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}E(X_i)

=\dfrac{1}{n} \sum\limits_{i=1}^{n}m

=m.

Donc \overline{X_n} est bien un estimateur sans biais de m.

4/ Rappelons que pour tout i\in [1,n], E(X_i^2)=E(X^2).

On a alors :

E(Z_n)=\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}E(X_i^2)-E(\overline{X_n}^2)

= E(X^2)-\dfrac{1}{n^2}E\left(\left(\sum\limits_{i=1}^{n}X_i\right)^2\right)

Or, \left(\sum\limits_{i=1}^{n}X_i\right)^2=\sum\limits_{i=1}^{n}X_i^2+2\sum\limits_{1\leqslant i<j\leqslant n}X_iX_j

donc : \dfrac{1}{n^2} E\left(\left(\sum\limits_{i=1}^{n}X_i\right)^2\right)

=\dfrac{1}{n^2}\left( nE(X^2) +2\sum\limits_{1\leqslant i<j\leqslant n}E(X_iX_j)\right)

mais par indépendance avec i\neq j : E(X_iX_j)=E(X_i)E(X_j)=(E(X))^2 donc :

\dfrac{1}{n^2} E\left(\left(\sum\limits_{i=1}^{n}X_i\right)^2\right) =\dfrac{1}{n}E(X^2) +\dfrac{2}{n^2}\sum\limits_{1\leqslant i<j\leqslant n}(E(X))^2

La dernière somme compte  \dfrac{(n-1)n}{2}  termes,

donc : \dfrac{1}{n^2} E\left(\left(\sum\limits_{i=1}^{n}X_i\right)^2\right)

=\dfrac{1}{n}E(X^2)+\dfrac{2}{n^2}\times\dfrac{(n-1)n}{2}(E(X))^2

=\dfrac{1}{n}E(X^2)+\dfrac{n-1}{n}(E(X))^2

En revenant à E(Z_n) on a alors :

E(Z_n)=E(X^2)-\dfrac{1}{n}E(X^2)-\dfrac{n-1}{n}(E(X))^2

= \dfrac{n-1}{n}\sigma^2\underset{n\to+\infty}{\longrightarrow}\sigma^2

Conclusion : Z_n est un estimateur asymptotiquement sans biais de \sigma^2.

5/ a/ \overline{X_n} étant un estimateur sans biais de m, il suffit, pour qu’il soit convergent, que V(\overline{X_n})\underset{n\to+\infty}{\longrightarrow}0.

Or, on a : V(\overline{X_n}) = \dfrac{1}{n}V(X)\underset{n\to+\infty}{\longrightarrow}0, donc (\overline{X_n}) converge bien en probabilité vers m.

Puisque la fonction réelle x\mapsto x^2 est continue, on peut en déduire que la suite (\overline{X_n}^2) converge en probabilité vers m^2.

b/ On a la loi de X, une densité de X est \varphi_{m,\sigma^2}.

Pour que X possède un moment d’ordre 4 il faut que l’intégrale \displaystyle \int_{-\infty}^{+\infty}x^4\varphi_{m,\sigma^2}(x)\mathrm{d}x soit absolument convergente (ou tout simplement converge, l’intégrale étant positive).

Or, par croissance comparée, x^6\varphi_{m,\sigma^2}(x)\underset{x\to\pm\infty}{\longrightarrow}0,

donc x^4\varphi_{m,\sigma^2}(x)\underset{x\to\pm\infty}{=}o\left(\dfrac{1}{x^2}\right),

donc \displaystyle \int_1^{+\infty}x^4\varphi_{m,\sigma^2}(x)\mathrm{d}x et \displaystyle \int_{-\infty}^{-1}x^4\varphi_{m,\sigma^2}(x)\mathrm{d}x convergent et X admet bien un moment d’ordre 4.

Par conséquent X^2 admet un moment d’ordre 2, on peut donc utiliser la loi faible des grands nombres avec E(X^2)=V(X)+E(X)^2 = \sigma^2+m^2 (Koenig-Huygens) :

\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}X_i^2 converge en probabilité vers \sigma^2+m^2

c/ \left(\left|Z_n-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right)=\left(\left|\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}X_i^2-\overline{X_n}^2-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right)

soit encore en ajoutant et retranchant m^2 :
\left(\left|Z_n-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right) =\left(\left|\underbrace{\dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}X_i^2-(\sigma^2+m^2)}_{A_n}+\underbrace{(m^2-\overline{X_n}^2)}_{B_n}\right|\geqslant\varepsilon\right)

Or, si |A_n+B_n|\geqslant\varepsilon alors |A_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2} ou |B_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2},

car sinon, par inégalité triangulaire :

|A_n+B_n|\leqslant|A_n|+|B_n|<\dfrac{\varepsilon}{2}+\dfrac{\varepsilon}{2}=\varepsilon
Donc :

\left(\left|Z_n-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right)=\left(|A_n+B_n|\geqslant\varepsilon\right)

et \left(|A_n+B_n|\geqslant\varepsilon\right)\subset\left(|A_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)\cup\left(|B_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)

Ce qu’il fallait démontrer.

5/ d/ Il suffit pour cela de montrer que (Z_n) converge en probabilité vers \sigma^2. Or, pour tout \varepsilon>0, on a :

\left(\left|Z_n-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right)\subset\left(|A_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)\cup\left(|B_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)

P\left(\left|Z_n-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right)\leqslant P\left(|A_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right) + P\left(|B_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)

mais, d’après la question 5. (b), \dfrac{1}{n}\sum\limits_{i=1}^{n}X_i^2 converge en probabilité vers \sigma^2+m^2

ce qui revient à P\left(|A_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)\underset{n\to+\infty}{\longrightarrow}0

et, d’après la question 5. (a), (\overline{X_n}^2) converge en probabilité vers m^2

ce qui revient à P\left(|B_n|\geqslant\dfrac{\varepsilon}{2}\right)\underset{n\to+\infty}{\longrightarrow}0.

On a alors bien :

\forall\varepsilon>0,\; \lim\limits_{n\to+\infty}P\left(\left|Z_n-\sigma^2\right|\geqslant\varepsilon\right)=0

et Z_n est bien un estimateur convergent de \sigma^2.

 

COURS A DOMICILE

Des cours sur mesure de qualité

POUR ACCÉLÉRER MA PROGRESSION

Professeur particulier à domicile

Avis Google France ★★★★★ 4,9 sur 5

 

Problème : Algèbre linéaire et probabilité avec les chaines de Markov

Partie 1 : Résultats préliminaires

1/ Pour tout n\in\mathbb{N} et tout (i,j)\in [1,4] \times [1,4], le coefficient situé à l’intersection de la i^ème ligne et de la j^ème colonne de BA_n est donné par :

\sum\limits_{k=1}^{4}b_{i,k}a_{k,j}(n) et par somme finie de limites, on a :

\left(\sum\limits_{k=1}^{4}b_{i,k}a_{k,j}(n)\right)\underset{n\to+\infty}{\longrightarrow}\left(\sum\limits_{k=1}^{4}b_{i,k}a_{k,j}\right)

qui n’est rien d’autre que le coefficient situé à l’intersection de la i^ème ligne et de la j^ème colonne de BA.

Conclusion : on a donc bien \lim\limits_{n\to+\infty}BA_n=BA.

2/ En considérant la matrice colonne
X=\begin{pmatrix} 1\\1\\1\\1 \end{pmatrix}, on a dans ce cas AX=cX.

c est donc bien une valeur propre de A.

3/ On utilise le résultat bien connu : pour toutes matrices M et N de \mathscr{M}_n(\mathbb{R}), Tr(MN)=Tr(NM) que l’on redémontre ici :

Tr(MN)=\sum\limits_{i=1}^{n}\sum\limits_{k=1}^{n}m_{i,k}n_{k,i}

= \sum\limits_{k=1}^{n}\sum\limits_{i=1}^{n}n_{k,i}m_{i,k}

=Tr(NM)

Or, si A est diagonalisable il existe une matrice diagonale D=diag(\lambda_1,\lambda_2,\lambda_3,\lambda_4) constituées des valeurs propres de A et une matrice inversible P telles que : A=PDP^{-1}. On a alors :

Tr(A)=Tr(PDP^{-1})

=Tr(DPP^{-1})=Tr(D)

=\sum\limits_{i=1}^{4}\lambda_i d’après le résultat redémontré précédemment.

Conclusion : Si A est diagonalisable alors Tr(A) est égal à la somme de ses valeurs propres.

Partie 2 : Étude de la matrice d’une chaîne de Markov

4/Tout d’abord, il faut remarquer que, les tirages étant des échanges, il y a toujours 3 boules dans chaque urnes.

De plus, si l’urne U contient i boules blanches alors elle contient aussi (3-i) boules noires et dans ce cas l’urne V contient i boules noires et (3-i) boules blanches.

  •  Si l’urne U contient 0 boule blanche alors un échange donnera nécessairement 1 boules blanche dans l’urne U.
    Donc : \boxed{P_{(X_n=0)}(X_{n+1}=1)=1}.
  •  Si l’urne U contient 3 boule blanche alors un échange donnera nécessairement 2 boules blanche dans l’urne U.
    Donc : \boxed{P_{(X_n=3)}(X_{n+1}=2)=1}.
  • Dans les autres cas, si l’urne U contient i\in\{1,2\} boules blanches alors au prochain tirage elle ne pourra en contenir que i, i+1 ou i-1.

Pour rester avec le même nombre i de boules dans U, il faut choisir une boule noire dans U et une boule noire dans V ou alors il faut choisir une boule blanche dans U et une boule blanche dans V.

On a donc : P_{(X_n=i)}(X_{n+1}=i)=\dfrac{3-i}{3}\times\dfrac{i}{3} + \dfrac{i}{3}\times\dfrac{3-i}{3}

Soit : \boxed{P_{(X_n=i)}(X_{n+1}=i)=\dfrac{2i(3-i)}{3^2}}

Pour augmenter le nombre de boules blanches d’une unité il faut choisir une boule noire dans U et une boule blanche dans V.

Donc : \boxed{P_{(X_n=i)}(X_{n+1}=i+1)=\dfrac{(3-i)^2}{3^2}}

Pour diminuer le nombre de boules blanches d’une unité il faut choisir une boule blanche dans U et une boule noire dans V.

Donc : \boxed{P_{(X_n=i)}(X_{n+1}=i-1)=\dfrac{i^2}{3^2}}

5/ a/ La matrice M est donnée par :
\begin{pmatrix} P_{(X_n=0)}(X_{n+1}=0) & P_{(X_n=0)}(X_{n+1}=1) & P_{(X_n=0)}(X_{n+1}=2) & P_{(X_n=0)}(X_{n+1}=3)\\ P_{(X_n=1)}(X_{n+1}=0) & P_{(X_n=1)}(X_{n+1}=1) & P_{(X_n=1)}(X_{n+1}=2) & P_{(X_n=1)}(X_{n+1}=3)\\ P_{(X_n=2)}(X_{n+1}=0) & P_{(X_n=2)}(X_{n+1}=1) & P_{(X_n=2)}(X_{n+1}=2) & P_{(X_n=2)}(X_{n+1}=3)\\ P_{(X_n=3)}(X_{n+1}=0) & P_{(X_n=3)}(X_{n+1}=1) & P_{(X_n=3)}(X_{n+1}=2) & P_{(X_n=3)}(X_{n+1}=3)\\ \end{pmatrix}

Soit, d’après la question précédente :
M= \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 & 0\\ 1/9 & 4/9 & 4/9 & 0\\ 0 & 4/9 & 4/9 & 1/9\\ 0 & 0 & 1 & 0 \end{pmatrix}

qui est bien la matrice donnée à la question 12.

b/ Pour tout j\in [\![0\,;3]\!], d’après la formule des probabilités totales avec le système complet d’événements ((X_n=i)_{0\leqslant i\leqslant 3}), on a :

P(X_{n+1}=j) = P(X_n=0)P_{(X_n=0)}(X_{n+1}=j)

+P(X_n=1)P_{(X_n=1)}(X_{n+1}=j)

+P(X_n=2)P_{(X_n=2)}(X_{n+1}=j)

+P(X_n=3)P_{(X_n=3)}(X_{n+1}=j)

L’égalité demandée est donc vraie pour le (j+1)^ème coefficient de L_{n+1}.

Or, ceci étant vrai pour tout j, on bien :

Pour tout entier n\geqslant3,\; L_{n+1}=L_nM admis pour n=0,1 et 2

c/ Par une récurrence immédiate

6/ a/ La somme des coefficients d’une ligne de M vaut toujours 1, donc d’après la question 2., 1 est valeur propre de M.

b/ Un simple calcul donne :

\boxed{M\,{}^tE_1=\dfrac{-1}{9}{}^tE_1}

et \boxed{M\,{}^tE_2=\dfrac{1}{3}{}^tE_2}

Donc {}^tE_1 est bien un vecteur propre de M associé à la valeur propre \dfrac{-1}{9} et {}^tE_2 est bien un vecteur propre de M associé à la valeur propre \dfrac{1}{3}.

c/ Si M est diagonalisable alors, d’après la question 3., la somme des valeurs propres de M doit être égale à Tr(M)=\dfrac{8}{9}.

On a déjà 3 valeurs propres de M, la dernière \lambda vérifie donc :

1+\dfrac{-1}{9}+\dfrac{1}{3}+\lambda=\dfrac{8}{9} et donc \lambda=\dfrac{-1}{3}.

Montrons que M+\dfrac{1}{3}I_4 n’est pas inversible ou, ce qui revient au même, montrons que A=9\left(M+\dfrac{1}{3}I_4\right) n’est pas inversible :

On a :
A=\begin{pmatrix} 3 & 9 & 0 & 0\\ 1 & 7 & 4 & 0\\ 0 & 4 & 7 & 1\\ 0 & 0 & 9 & 3 \end{pmatrix}.

Les étapes successives suivantes :
\begin{array}{l} L_2\leftarrow3L_2-L_1\\ L_3\leftarrow3L_3-L_2\\ L_4\leftarrow L_4-L_3 \end{array}

donnent la matrice :

\begin{pmatrix} 3 & 9 & 0 & 0\\ 0 & 12 & 12 & 0\\ 0 & 0 & 9 & 3\\ 0 & 0 &0 & 0 \end{pmatrix}

qui n’est pas inversible, donc A n’est pas inversible.

Conclusion : \lambda=\dfrac{-1}{3} est bien valeur propre de M qui possède alors 4 valeurs propres distinctes et est donc bien diagonalisable.

Remarque : pour montrer que A n’est pas inversible, on aurait pu aussi montrer que : C_2-3C_1-C_3+3C_4=0

Partie 3 : Recherche d’une loi stationnaire

7/ D’après la question précédente, M est diagonalisable.

De plus un vecteur propre associé à la valeur propre 1 est le vecteur ne contenant que des « 1 » (voir la question 2.).

Il existe donc une matrice inversible Q (constituée de vecteurs propres dont le premier peut être le vecteur propre ne contenant que des « 1 ») et une matrice diagonale D=\mathrm{diag}\left(1\; \dfrac{-1}{9}\; \dfrac{1}{3}\; \dfrac{-1}{3} \right) telles que M=QDQ^{-1}.

8/ Une récurrence immédiate montre que, pour tout n\in\mathbb{N}, M^n=QD^nQ^{-1}.

Or, D étant diagonale, on a D^n=\mathrm{diag}\left(1\; \left(\dfrac{-1}{9}\right)^n\; \dfrac{1}{3^n}\; \left(\dfrac{-1}{3}\right)^n \right)

De plus \lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac{-1}{9}\right)^n =\lim\limits_{n\to+\infty}\dfrac{1}{3^n}

=\lim\limits_{n\to+\infty}\left(\dfrac{-1}{3}\right)^n

=0

donc \lim\limits_{n\to+\infty}D^n= \mathrm{diag}(1\; 0\; 0\; 0) et d’après les résultats admis dans les préliminaires :

\boxed{\lim\limits_{n\to+\infty}M^n=Q \mathrm{diag}(1\; 0\; 0\; 0) Q^{-1}}

9/ a/ De M=QDQ^{-1} on tire Q^{-1}M=DQ^{-1}, soit :

\begin{pmatrix} \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 0 & 1 & 0 & 0\\ 1/9 & 4/9 & 4/9 & 0\\ 0 & 4/9 & 4/9 & 1/9\\ 0 & 0 & 1 & 0 \end{pmatrix}

= \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 & 0\\ 0 & \times & 0 & 0\\ 0 & 0 & \times & 0\\ 0 & 0 & 0 & \times \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times \end{pmatrix}

En identifiant chaque coefficient de la première ligne du résultat de ces produits, on obtient alors :
\left\{ \begin{array}{lllll} & \dfrac{1}{9}\times\ell_2 & & & = \ell_1\\ \ell_1 & + \dfrac{4}{9}\ell_2 & + \dfrac{4}{9}\ell_3 & & = \ell_2\\[2mm] & \dfrac{4}{9}\ell_2 & + \dfrac{4}{9}\ell_3 & + \ell_4 & = \ell_3\\ & & \dfrac{1}{9}\ell_3 & & = \ell_4 \end{array} \right.
De L_1 et L_4 on tire : \boxed{\ell_2=9\ell_1} et \boxed{\ell_3=9\ell_4}

et de L_2-L_3 : \boxed{\ell_1-\ell_4=\ell_2-\ell_3}

et on a alors bien :

\boxed{\ell_1=\ell_4} et \boxed{\ell_2=\ell_3=9\ell_4}

b/ On a Q^{-1}Q=I_4 et d’après la question 7., la première colonne de Q ne contient que des « 1 », donc :

\begin{pmatrix} \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times \end{pmatrix} =\begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 & 0\\ 0 & 1 & 0 & 0\\ 0 & 0 & 1 & 0\\ 0 & 0 & 0 & 1 \end{pmatrix}

On a donc : \ell_1+\ell_2+\ell_3+\ell_4=1, mais comme \ell_1=\ell_4 et \ell_2=\ell_3=9\ell_4 cela revient alors à : \ell_4+9\ell_4+9\ell_4+\ell_4=1 donc :
\boxed{\ell_4=\dfrac{1}{20}}

10/ \lim\limits_{n\to+\infty}M^n=Q \mathrm{diag}(1\; 0\; 0\; 0) Q^{-1}

= \begin{pmatrix} 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times \end{pmatrix} \begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 & 0\\ 0 & 0 & 0 & 0\\ 0 & 0 & 0 & 0\\ 0 & 0 & 0 & 0 \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times\\ \times & \times & \times & \times \end{pmatrix}

Soit :
\lim\limits_{n\to+\infty}M^n=\begin{pmatrix} 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times\\ 1 & \times & \times & \times \end{pmatrix} \begin{pmatrix} \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ 0 & 0 & 0 & 0\\ 0 & 0 & 0 & 0\\ 0 & 0 & 0 & 0 \end{pmatrix}

= \begin{pmatrix} \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4\\ \ell_1 & \ell_2 & \ell_3 & \ell_4 \end{pmatrix}

Or, \ell_1=\ell_4=\dfrac{1}{20} et \ell_2=\ell_3=9\ell_4, donc :

\boxed{\lim\limits_{n\to+\infty}M^n = \begin{pmatrix} \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20}\\ \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20}\\ \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20}\\ \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20} \end{pmatrix}}

11/ a/ Tout d’abord, on a : X(\Omega)=\{0,1,2,3\}. Utilisons les événements suggérés par l’énoncé :

(X=0)=N_1\cap N_2\cap N_3,

donc par la formule des probabilités composées :

P(X=0)=P(N1)P_{N_1}(N_2)P_{N_1\cap N_2}(N_3)

= \dfrac{3}{6}\times\dfrac{2}{5}\times\dfrac{1}{4}

= \dfrac{1}{20}.

De même : (X=1) = (B_1\cap N_2\cap N_3) \sqcup(N_1\cap B_2\cap N_3)\sqcup(N_1\cap N_2\cap B_3)

et par incompatibilité et par la formule des probabilités composées :

P(X=1) = \dfrac{3}{6}\times\dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4}\; +\; \dfrac{3}{6}\times\dfrac{3}{5}\times\dfrac{2}{4} \; +\; \dfrac{3}{6}\times\dfrac{2}{5}\times\dfrac{3}{4}

= 3\times\dfrac{18}{120}

=\dfrac{9}{20}.

Pour (X=3)=B_1\cap B_2\cap B_3, on trouve alors P(X=3)=\dfrac{1}{20}  et
P(X=2) =1-P(X=0)-P(X=1)-P(X=3)

= 1-\dfrac{1}{20}-\dfrac{9}{20}-\dfrac{1}{20}=\dfrac{9}{20}.

Conclusion : la loi de X est donnée par : \boxed{P(X=0)=\dfrac{1}{20},\; P(X=1)=\dfrac{9}{20}} \boxed{P(X=2)=\dfrac{9}{20},\; P(X=3)=\dfrac{1}{20}}

b/ On a :
{}^tM= \begin{pmatrix} 0 & 1/9 & 0 & 0\\ 1 & 4/9 & 4/9 & 0\\ 0 & 4/9 & 4/9 & 1\\ 0 & 0 & 1/9 & 0\\ \end{pmatrix}
et
V=\begin{pmatrix} P(X=0)\\ P(X=1)\\ P(X=2)\\ P(X=3) \end{pmatrix}= \begin{pmatrix} 1/20\\ 9/20)\\ 9/20\\ 1/20 \end{pmatrix}.

Un simple calcul donne : {}^tMV=V, V est donc bien un vecteur propre de {}^tM associé à la valeur propre 1.

c/ Pour cela il suffit de montrer que : \lim\limits_{n\to+\infty}L_n=L=\left(\dfrac{1}{20}\; \dfrac{9}{20} \; \dfrac{9}{20} \; \dfrac{1}{20}\right).

Or, d’après la question 5.(c), on a, pour tout n\in\mathbb{N} ;

L_n=L_0M^n, avec L_0=\left(0\;0\;0\;1\right)

et grâce aux résultats admis dans les préliminaires,

\lim\limits_{n\to+\infty}L_n=\lim\limits_{n\to+\infty}L_0M^n = L_0\left(\lim\limits_{n\to+\infty}M^n\right)

mais d’après la question 10., \lim\limits_{n\to+\infty}M^n= \begin{pmatrix} \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20}\\ \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20}\\ \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20}\\ \dfrac{1}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{9}{20} & \dfrac{1}{20} \end{pmatrix}

un simple calcul montrer alors bien que L_0\left(\lim\limits_{n\to+\infty}M^n\right)=L.

Conclusion : la suite X_n converge alors bien en loi vers X.

d/ Le programme renvoie la suite des n premiers états suivants l’état initial X=4 (pour avoir des valeurs comprises entre 1 et 4, puis on soustrait 1 à chaque coefficient du vecteur renvoyé).

Autrement dit, le programme simule l’expérience et donne le nombre de boules blanches dans l’urne U lors des n premiers tirages.

Ensuite, le programme calcule la moyenne des nombres d’états où X=0 (l’urne U n’a pas de boule blanche),

on peut donc supposer que f sera proche de P(X=0)=\dfrac{1}{20} lorsque n est assez grand.

Contact

  • 3 rue de l'Estrapade 75005 Paris
  • contact@groupe-reussite.fr
  • 01 84 88 32 69
Qui sommes-nous ?
  • Témoignages et avis
  • Notre équipe
Nous rejoindre
  • Devenir professeur particulier
Copyright @ GROUPE REUSSITE - Mentions légales
groupe-reussite.fr est évalué 4,9/5 par 1049 clients sur Google France