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Partie 1 : Propriétés des polynômes de Bernstein

1.a \ds B_{2,0}(X)={2 \choose 0}X^0(1-X)^2

=1-2X+X^2,

\ds B_{2,1}(X) = {2\choose 1} X^1(1-X)^1

= 2X-2X^2,

\ds B_{2,2}(X) = {2\choose 2} X^2(1-X)^0

=X^2,

donc

K_2=\begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ -1 & 2 & 0 \\ 1 & -2 & 1 \end{pmatrix}

b. K_2 est inversible car il s’agit d’une matrice triangulaire inférieure et ne contient aucun 0 sur la diagonale ; \ds (B_{2,0},B_{2,1},B_{2,2}) est donc une base de \ds \mathbb{R}_2[X].

c.(T_2(A_0))(X) = \ds \sum_{k=0}^2A_0\left(\dfrac k2\right)B_{2,k}(X)

= B_{2,0}(X)+B_{2,1}(X)+B_{2,2}(X)

= 1

(T_2(A_1))(X) = \ds \sum_{k=0}^2A_1\left(\dfrac k2\right)B_{2,k}(X)

= \dfrac 12 B_{2,1}(X)+B_{2,2}(X)

= X-X^2+X^2

=X

(T_2(A_2))(X) = \sum_{k=0}^2A_2\left(\dfrac k2\right)B_{2,k}(X)

= \dfrac 14 B_{2,1}(X)+B_{2,2}(X)

= \dfrac 12 (X-X^2)+X^2

=\dfrac X2 + \dfrac{X^2}{2}

donc H_2=\begin{pmatrix} 1 & 0 & 0 \\ 0 & 1 & 1/2 \\ 0 & 0 & 1/2 \end{pmatrix}

H_2 étant une matrice triangulaire inférieure, ses valeurs propres sont les éléments sur la diagonale donc \encadre{Sp(T_2)=Sp(H_2)=\left\{ 1, \dfrac 12\right\}}

T_2(A_0)=A_0 et T_2(A_1)=A_1 donc \Vect(A_0,A_1) est inclus dans E_1(T_2) ;

\ds H_2\times \left(\begin{array}{r} 0 \\ 1 \\ -1 \\ \end{array}\right) = \dfrac 12\left(\begin{array}{r} 0 \\ 1 \\ -1 \\ \end{array}\right)

donc \ds X-X^2 \in E_{1/2}(T_2) ;

La somme des dimensions des espaces propres ne peut pas dépasser 3,

E_1(T_2)

= Vect(A_0,A_1)

=\mathbb{R}_1[X]

et E_{1/2}(T_2) =Vect(X-X^2)}

2.a Pour k\in [\![0\,;n]\!], \ds B_{n,k}(X)= {n\choose k} X^k (1-X)^{n-k} donc le terme non égal à zéro de plus faible degré de \ds B_{n,k} est \ds {n\choose k} X^k.

Donc, la matrice K_n de la famille \ds (B_{n,0}, \cdots,B_{n,n}) dans la base {\cal C}_n est une matrice triangulaire inférieure et ses coefficients diagonaux sont les \ds {n\choose k}, 0\leq k\leq n. Ces coefficients diagonaux sont tous non nuls, donc K_n est inversible, d’où \ds (B_{n,0}, \cdots,B_{n,n}) est une base de \mathbb{R}_n[X].

2.b. \bullet Pour tout P\in \mathbb{R}_n[X], T_n(P) est combinaison linéaire des \ds B_{n,k}, 0\leq k\leq n, donc T_n(P) \in \mathbb{R}_n[X] : T_n est un endomorphisme de \mathbb{R}_n[X].

\bullet Injectivité : soit P\in \mathbb{R}_n[X] tel que T_n(P)=0, alors \sum_{k=0}^n P \left( \dfrac kn\right) B_{n,k}(X) =0,

Or la famille des \ds B_{n,k} est libre, donc

\forall k \in [\![0\,;n]\!], \:\: P\left( \dfrac kn \right)=0.

P possède alors n+1 racines distinctes, or P est de degré inférieur ou égal à n, donc P est le polynôme nul : Ker(T_n)=0 donc T_n est injectif.

\bullet T_n étant un endomorphisme injectif d’un espace de dimension finie, T_n est alors un automorphisme de cet espace.

2.c. A_0(X)=1 donc \ds (T_n(A_0))(X)

=\sum_{k=0}^n B_{n,k}(X)

=\sum _{k=0}^n {n\choose k} X^k(1-X)^{n-k}

=(X+1-X)^n

= 1 :

T_n(A_0)=A_0

A_1(X)=X donc

T_n(A_1)(X)=\ds \sum_{k=0}^n \dfrac kn B_{n,k}(X)

=\ds \sum _{k=1}^n \dfrac kn {n\choose k} X^k(1-X)^{n-k} en enlevant le premier terme nul

= \ds \sum _{k=1}^n{n-1\choose k-1} X^k(1-X)^{n-k}

= \ds \sum _{k=0}^{n-1}{n-1\choose k} X^{k+1}(1-X)^{n-1-k}

= \ds X (X+1-X)^{n-1}

= X

donc T_n(A_1)=A_1

2.d. Montrons par récurrence finie sur k\in[\![0,n]\!] : ({\cal H}_k) : \: T_n(A_k) est de degré k.

\bullet Initialisation : T_n(A_0)=1 donc ({\cal H}_0) est vraie et T_n(A_1)=A_1 donc({\cal H}_1) est vraie également.

\bullet Hérédité : soit k\in [\![1\,;n-1]\!] tel que ({\cal H}_k) soit vraie, et notons \alpha_k\not = 0 le coefficient de son terme de degré k. D’après le résultat admis,

(T_n(A_{k+1}))(X)

= \dfrac 1n X(1-X) (T_n(A_k))'(X) + X(T_n(A_k))(X)

Le terme de plus haut degré de \ds \dfrac 1n X(1-X) (T_n(A_k))'(X) est : \ds -\dfrac kn \alpha_kX^{k+1} ,celui de \ds X(T_n(A_k))(X) est : \ds \alpha_kX^{k+1}.

Le terme de plus haut degré de \ds (T_n(A_{k+1}))(X) est donc : \ds \left( -\dfrac kn +1\right)\alpha_kX^{k+1} avec

\left( -\dfrac kn +1\right)a_k\not = 0 car k\in [\![1\,;n]\!] et \alpha_k\not=0

\ds (T_n(A_{k+1})) est donc bien de degré k+1 : \ds ({\cal H}_{k+1}) est vraie.

2.e. D’après la question précédente, \ds \alpha_0=1 et

\forall k\in\[\![0,n-1]\!] : \alpha_{k+1}

= \left( -\dfrac kn +1\right)\alpha_k

= \dfrac{n-k}{n}\alpha_k

Il s’ensuit, par récurrence :

\alpha_0=1 et  \forall k\in[\![1,n]\!] \alpha_k

= \dfrac{n(n-1)\cdots (n-k+1)}{n^k}

=\dfrac{n!}{(n-k)!n^k}}

Notons alors H_n la matrice de T_n dans la base {\cal C}_n ; d’après la question d) H_n est triangulaire supérieure, elle a pour valeurs propres ses coefficients diagonaux, qui sont les \alpha_k.

Or \alpha_0=\alpha_1=1, mais à partir du rang 1 on a : \ds \alpha_{k+1}=\dfrac{n-k}{n}\alpha_k < \alpha_k, donc tous les autres coefficients diagonaux sont distincts.

On a déjà \ds \Vect (A_0,A_1) \subset E_1(T_n)donc \dim(E_1(T_n)) \geq 2 ; et pour k\in[\![2,n]\!], \ds \dim (E_{\alpha_k}(T_n)) \geq 1, donc \ds \dim(E_1(T_n))+ \sum _{k=2}^n \dim(E_{\alpha_k}(T_n)) \geq \dim(\mathbb{R}_n[X]) ;

ainsi : T_n est diagonalisable, E_1(T_n)=Vect(A_0,A_1) et \forall k\in [\![2\,;n]\!] \dim (E_{\alpha_k}(T_n)) =1.}

3.a Z_n peut être considérée comme la somme de n Variable Aléatoire Réelle de Bernoulli, indépendantes et de même paramètre z ; ces variables étant d’espérance z et admettant une variance, par la loi faible des grands nombres \ds (\overline{Z_n})_{n\geq 1}converge en probabilité vers z.

3.b. |f| est une fonction continue sur un segment, elle est donc bornée et atteint ses bornes.

3.c. Notons que \overline{Z_n} \in [0,1], donc \ds |f(\overline{Z_n})| \leq M et de même |f(z)| \leq M. Raisonnons alors par disjonction de cas :

\bullet Si U_n est réalisé, alors \ds 1_{U_n}=1 et \ds 1_{\overline{U_n}}=0, et :

|f(\overline{Z_n})-f(z)|

\leq |f(\overline{Z_n}) | + |f(z)| \leq 2M

= 2M 1_{U_n} + \epsilon1_{\overline{U_n}}

\bullet Si U_n n’est pas réalisé, alors \ds 1_{U_n}=0 et \ds 1_{\overline{U_n}}=1, et :

|f(\overline{Z_n})-f(z)|

\leq \epsilon =2M 1_{U_n} + \epsilon1_{\overline{U_n}}

3.d. Pour tout \epsilon >0 fixé :

|E(f(\overline{Z_n}))-f(z)| = |E( f(\overline{Z_n})-f(z)| (linéarité de l’espérance)

\leq E|f(\overline{Z_n})-f(z)|  (inégalité triangulaire)

\leq \ds E( 2M1_{U_n} +\epsilon 1_{\overline{U_n}}) (croissance de l’espérance)

\leq& \ds 2M E( 1_{U_n}) +\epsilon E( 1_{\overline{U_n}})

\leq & \ds 2MP(U_n) + \epsilon P(\overline{U_n}) (car 1_A est une VAR de Bernoulli de paramètre P(A))

\leq& \ds 2MP(U_n)+\epsilon (car P(\overline{U_n}) \leq 1)

Or, puisque la suite (\overline{Z_n})_{n\geq 1} converge en probabilité vers z, et que f est une fonction continue, alors la suite f(\overline{Z_n})_{n\geq 1} converge en probabilité vers f(z). Ainsi : \lim_{n\to\infty} P(U_n)=0.

Il existe donc un rang N tel que : \forall n\geq N, \:\:\: 2MP(U_n) \leq \epsilon

on a alors :

\forall \epsilon >0 \:\:\: \exists N\in \nz \:\:\: \forall n \geq N \:\:\: \left| E(f(\overline{Z_n}))-f(z) \right| \leq 2\epsilon,

donc \ds \lim_{n\to\infty} \left| E(f(\overline{Z_n}))-f(z) \right| =0, donc :

\encadre{ \lim_{n\to\infty}E(f(\overline{Z_n}))=f(z)}

Il reste à faire le lien avec f_n(z) : pour tout n\in\mathbb N^*, en remarquant que, pour tout \in \mathbb N^* et tout k\in [\![1\,;n]\!],

B_{n,k}(z)={n\choose k}z^k(1-z)^{n-k}=P(Z_n=k).

Ainsi,

\ds f_n(z) = \sum_{k=0}^n f\left(\dfrac kn \right)P(Z_n=k) donc, par le théorème de transfert,

f_n(z)=E \left( f\left(\dfrac{Z_n}{n}\right)\right)= E(f(\overline{Z_n})), d’où :

\lim_{n\to\infty} f_n(z)=f(z)

4.a Z=grand(1,1, « bin » ,n,z)

4.b. Ce code simule 1000 VAR indépendantes suivant la loi de \overline{Z}_{100}, puis calcule la moyenne des valeurs de f prises sur ces variables.

Par la loi faible des grands nombres, la valeur affichée fournit une valeur approchée de E( f(\overline{Z}_{100})).

Comme 100 peut sans doute être considéré comme un grand nombre, la valeur affichée est également une valeur approchée de f(z)=-0,4 \ln(0,4).

La méthode utilisée ici est la méthode de Monte Carlo.

 

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Partie 2 : Polynômes d’interpolation de Lagrange

5.a Linéarité évidente

\bullet Injectivité : soit P\in\mathbb{R}_n[X] tel que \phi(P)=0, alors P(x_0)=\cdots=P(x_n)=0 ; P possède alors n+1 racines distinctes, or P est de degré inférieur ou égal à n, donc P est nul :\Ker(\phi)={0} donc \phi est injectif.

\bullet \phi étant une application linéaire injective entre deux espaces de même dimension, \phi est un isomorphisme.

5.b. Pour tout (i,k) \in [\![0\,;n]\!] ^2, \ds L_i(x_k)=\delta_{i,k}.

L_i est un polynôme de degré inférieur ou égal à n, admettant n racines distinctes ; ainsi il existe un réel \lambda_i tel que

L_i(X) = \lambda_i \prod _{k\in [\![0\,;n]\!], \: k\not = i} (X-x_k)

De plus, L_i(x_i)=1,

Donc \ds \lambda_i \prod _{k\in [\![0\,;n]\!], \: k\not = i} (x_i-x_k) = 1 d’où :

L_i(X) = \prod _{k\in [\![0\,;n]\!], \: k\not = i} \dfrac{X-x_k}{x_i-x_k}}

5.c. \bullet Symétrie :

\forall (P,Q)\in(\mathbb{R}_n[X])^2\:\: \psi(Q,P)

= \sum_{k=0}^n Q(x_k)P(x_k)

=\sum_{k=0}^n P(x_k)Q(x_k)

= \psi(P,Q) par commutativité du produit des réels.

\bullet Bilinéarité : soit (P,Q,R)\in(\mathbb{R}_n[X])^3 et \lambda\in\mathbb{R},

\psi(\lambda P+Q,R)

= \sum_{k=0}^n (\lambda P(x_k)+Q(x_k))R(x_k)

=\lambda \sum_{k=0}^n P(x_k)R(x_k) + \sum_{k=0}^n Q(x_k)R(x_k)

= \lambda\psi(P,R)+ \psi(Q,R)

\psi est linéaire à gauche, et à droite par symétrie.

\bullet Positivité : soit P\in \mathbb{R}_n[X], \psi(P,P)=\sum_{k=0}^n P^2(x_k) \geq 0.

\bullet Caractère défini : soit P\in \mathbb{R}_n[X] tel que \psi(P)=0, alors P(x_0)=\cdots=P(x_n)=0 car une somme de termes positifs est nulle ssi ils sont tous nuls.

P admet donc n+1 racines distinctes, or P est de degré inférieur ou égal à n, donc P est nul.

\bullet (L_0,...,L_n) base orthonormée :

soit (i,j) \in [\![1\,;n]\!] ^2, tel que i\not = j, \psi (L_i,L_j)=\sum_{k=0}^n \delta_{i,k}\delta_{j,k} = 0 car i\not =j donc il y a toujours un facteur nul dans chaque terme de la somme.

Soit i \in [\![0\,;n]\!],

\ds \psi (L_i,L_i)=\sum_{k=0}^n \delta_{i,k}^2= 1+\sum _{k\not = i} 0 = 1

La famille (L_0,\cdots,L_n) est orthonormée, donc libre ; elle est de cardinal n+1, c’est donc une base de \mathbb{R}_n[X].

5.d. Pour tout polynome P de \mathbb{R}_n[X], de coordonnées a_0,...,a_n dans la base (L_0,\cdots,L_n), \ds P(X)=\sum_{i=0}^n a_iL_i(X) ;alors, pour tout k\in [\![0\,;n]\!],\ds P(x_k)=\sum_{i=0}^n a_i \delta _{i,k} = a_k.

P a donc pour coordonnées P(x_0),...,P(x_n).

Ainsi, pour tout i\in [\![0\,;n]\!], A_i a pour coordonnées dans la base(L_0,\cdots,L_n) : \ds (x_0^{i},\cdots,x_n^{i}).

donc A=\begin{pmatrix} 1 & x_0 & x_0^2 & ... & x_0^n  \\ 1 & x_1 & x_1^2 & ... & x_1^n \\ ... & ... & ... & ... & ... \\ 1 & x_n & x_n^2 & ... & x_n^n \end{pmatrix}

5.e. Si P\in \mathbb{R}_n[X], \ds \left( P(x_0)

=f(x_0), \cdots P(x_n)=f(x_n) \right) \Leftrightarrow \phi(P)

= (f(x_0),\cdots,f(x_n)).

Or \phi est un isomorphisme d’espaces vectoriels, il existe donc un unique antécédent P_f.

D’après la question d,

P_f(X)=\sum_{k=0}^n P_f(x_k)L_k(X) = \sum_{k=0}^n, f(x_k)L_k(X)

6.a P_f est un polynôme de degrén et Q_f de degré n+1, Q_f-P_f est donc un polynôme de degrén+1 ; P_f et Q_f ayant les mêmes valeurs en x_0,...,x_n, Q_f-P_f admet les n+1 réels x_0,...,x_n comme racines distinctes. Il existe donc un réel \delta tel que :

Q_f(X)-P_f(X)=\delta \prod_{k=0}^n (X-x_k)=\delta w(X)

et donc en particulier :

\ds \forall t \in [a,b] \:\:\: Q_f(t)-P_f(t)=\delta w(t).

6.b. \bullet Par définition du polynome d’interpolation, Q_f prend les mêmes valeurs que f en \overline{x},x_0,...,x_n donc h s’annule en ces n+2 points.

\bullet h est de classe {\cal C}^{n+1} comme différence de telles fonctions.

Pour la commodité des notations, on renomme \overline{x},x_0,\cdots,x_n en : y_0 < y_1 < \cdots < y_{n+1}.

\bullet Pour tout k\in [\![0\,;n]\!], h est continue sur \ds \left[y_k,y_{k+1} \right], dérivable sur \ds \left]y_k,y_{k+1} \right[, et \ds h(y_k)=h(y_{k+1})=0 ; par le théorème de Rolle,

\exists y_k^{(1)} \in\left]y_k,y_{k+1} \right[ \: \ \:\: h'(y_k^{(1)}) =0

h' est alors une fonction de classe {\cal C}^{(k)} sur [a,b], admettant n+1 racines distinctes dans ]a,b[ (car situées dans des intervalles disjoints) : \ds y_0^{(1)},..., y_n^{(1)}.

\bullet Le procédé peut être répété, et ainsi, par récurrence sur j\in [\![1\,;n+1]\!], h^{(j)} admet n+2-j racines distinctes \ds y_0^{(j)}, ..., y_{n+1-j}^{(j)}.

En particulier, \ds h^{(n+1)} admet une racine \theta \in ]a,b[.

6.c. \bullet Puisque Q_f prend, par définition, la même valeur que f en \overline{x},

on a d’après la question 6.a

f(\overline{x}) - P_f(\overline{x}) = Q_f(\overline{x})-P_f(\overline{x}) = \delta w (\overline{x})

\bullet Expression de \delta par les dérivées : w est un polynôme de degré n+1 et son terme de plus haut degré est X^{n+1}, par conséquent \ds w^{(n+1)}(X)=(n+1)!.

D’autre part, puisque P_f est de degré n, \ds P_f^{(n+1)}=0 et donc

Q_f-P_f=\delta w \Rightarrow Q_f^{(n+1)} = \delta w^{(n+1)}=\delta (n+1)!

\bullet Or \ds h^{(n+1)}(\theta)=0,

donc \ds Q_f^{(n+1)}(\theta) = f^{(n+1)}(\theta) et ainsi :\delta = \dfrac{f^{(n+1)}(\theta)}{(n+1)!}

On obtient bien :f(\overline{x}) - P_f(\overline{x})

= \delta w (\overline{x})

= \dfrac{1}{(n+1)!} \times f^{(n+1)}(\theta) \times w (\overline{x})

6.d. \bullet Si t\in [a,b] \setminus \{x_0,\cdots,x_n\},la question précédente s’applique en prenant \overline{x}=t :

\left| f(t)-P_f(t) \right| = \dfrac{1}{(n+1)!} \times| f^{(n+1)}(\theta)|\times | w (t) |

\leq\dfrac{1}{(n+1)!} \times | w (t) | \times\sup_{[a,b]} | f^{(n+1)}|

\bullet Si t \in\{x_0,\cdots,x_n\}, |f(t)-P_f(t)|=0 donc l’inégalité reste vraie.

Ainsi :{\forall t\in [a,b] \:\:\: \left| f(t)-P_f(t) \right|

\leq\dfrac{1}{(n+1)!} \times | w (t) | \times\sup_{[a,b]} | f^{(n+1)}|}

 

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Partie 3 : Exemple d’interpolation et phénomène de Runge

7.a f_{\rho} est de classe {\cal C}^{\infty} sur \mathbb{R} car c’est l’inverse d’une fonction polynomiale ne s’annule jamais.

7.b. Posons g(x) = f_{\rho}(-x).

D’une part, f_{\rho} est paire donc g=f_{\rho} et :

\forall n\in\mathbb N^* \forall x \in \mathbbR g^{(n)}(x)=f_{\rho}^{(n)}(x)

D’autre part, par dérivation des fonctions composées :

\forall n\in \mathbbN^* \forall x \in\mathbb R g^{(n)}(x)= (-1)^n f_{\rho}^{(n)}(-x)

Par identification, \forall n\in\mathbb N^* \forall x \in\mathbb R f_{\rho}^{(n)}(x)

= (-1)^n f_{\rho}^{(n)}(-x)  donc \left| f_{\rho}^{(n)}(x) \right|

= \left| f_{\rho}^{(n)}(-x) \right|}

7.c. Pour tout x tel que |x|<\rho,

\dfrac{1}{x^2+\rho^2}

=\dfrac{1}{\rho^2}\dfrac{1}{1+\dfrac{x^2}{\rho^2} } avec \dfrac{x^2}{\rho^2} \in [0,1[

=\dfrac{1}{\rho^2} \sum_{k=0}^{\infty} (-1)^k\left( \dfrac{x^2}{\rho^2}\right)^2

=\ds \sum_{k=0}^{\infty} \dfrac{(-1)^k}{\rho^{2k+2}} x^{2k}

8.a p=q=\dfrac{\rho}{2}} conviennent.

8.b.v est une fonction paire donc, par le même raisonnement qu’à la question 7.b,| v^{(n)}(-x)| = |v^{(n)}(x)|

8.c. \bullet D’après les égalités des questions 7.b et 8.b, il suffit d’établir l’inégalité demandée pour x\geq 0.

On constate le résultat suivant : (x^{2k}) ^{(n)} = A_{2k}^n x^{2k-n} donc \forall x\in\mathbb R_+,|(x^{2k})^{(n)}|=(x^{2k})^{(n)}}

\bullet Le résultat admis par l’énoncé s’applique à la fonction f_{\rho}, avec R=\rho et u_k= \dfrac{(-1)^k}{\rho^{2k+2}} ; f_{\rho} est donc de classe {\cal C}^{\infty} sur ]-\rho,\rho[, et

\forall n\in\mathbb N^* \forall x \in ]-\rho,\rho[ f_{\rho}^{(n)}(x)

= \sum_{k=0}^{\infty} \dfrac{(-1)^k}{\rho^{2k+2}}\left(x^{2k}\right)^{(n)}

Par inégalité triangulaire sur les séries absolument convergentes :

\forall n\in\mathbb N^* \forall x \in ]-\rho,\rho[ |f_{\rho}^{(n)}(x)|

\leq \sum_{k=0}^{\infty}\dfrac{1}{\rho^{2k+2}}(x^{2k})^{(n)}

\bullet D’autre part, pour x\in ]-\rho,\rho[,

v(x)= \dfrac 12(\dfrac{\rho}{\rho-x} + \dfrac{\rho}{\rho+x}\right)

=\dfrac 12\left( \dfrac{1}{1-\dfrac{x}{\rho}} + \dfrac{1}{1+\dfrac{x}{\rho}}\right)

=\dfrac 12 \left( \sum_{k=0}^{\infty} \left(\dfrac{x}{\rho}\right)^k +<\sum_{k=0}^{\infty} (-1)^k \left(\dfrac{x}{\rho}\right)^k \right)

=\dfrac 12\sum_{k=0}^{\infty}\left(\dfrac{x}{\rho}\right)^k (1+(-1)^k)

=\sum_{k=0}^{\infty} \left(\dfrac{x}{\rho}\right)^{2k}

donc v est de classe {\cal C}^{\infty} sur ]-\rho,\rho[, et \forall n\in\mathbb N^* \forall x \in ]-\rho,\rho[ v^{(n)}(x)

=\sum_{k=0}^{\infty} \dfrac{1}{\rho^{2k}}\left(x^{2k})^{(n)}

d’où :

\forall n\in\mathbb N^* \forall x \in [0,\rho[ |v^{(n)}(x)|

=\sum_{k=0}^{\infty} \dfrac{1}{\rho^{2k}}(x^{2k})^{(n)}

On en déduit bien :

\forall n\in\mathbb N^* \forall x \in [0,\rho[| f_{\rho}^{(n)}(x)|

\leq \dfrac{1}{\rho^2}| v^{(n)}(x)|

ce résultat étant valable, par parité, dans ]-\rho,0].

8.d. Une récurrence immédiate sur n\in\nz^* montre que :

\forall n\in\mathbb N^* \forallx \in ]-\rho,\rho [ v^{(n)}(x)

= \dfrac{\rho}{2}(\dfrac{n!}{(\rho-x)^{n+1}} + \dfrac{n!}{(\rho+x)^{n+1}})

donc \forall n\in\mathbb N^* \forallx \in ]-\rho,\rho [|f_{\rho}^{(n)}(x)|

\leq \dfrac{1}{\rho^2} \times \dfrac{\rho}{2} \times n! \times \left( \dfrac{1}{|\rho-x|^{n+1}} + \dfrac{1}{|\rho+x|^{n+1}} \right)

8.e. Lorsque \rho>1, et x\in [-1,1], un dessin plaçant sur l’axe des réels les nombres suivants : -1,-\rho,x\rho,1 permet d’observer les inégalités suivantes :

\bullet x\leq 1 < \rho donc \rho -x \geq \rho-1 >0, d’où \dfrac{1}{|\rho-x|^{n+1}}

\leq \dfrac{1}{(\rho-1)^{n+1}} ;

\bullet -\rho <-1 \leq x donc 0 < \rho-1 \leq \rho +x, d’où \dfrac{1}{|\rho+x|^{n+1}}

\leq \dfrac{1}{(\rho-1)^{n+1}} ;

ainsi \forall n\in\mathbb N^* \forallx \in ]-\rho,\rho [ \quad |f_{\rho}^{(n)}(x) |

\leq \dfrac{1}{\rho}\times \dfrac{n!}{(\rho-1)^{n+1}}}

9.a Là encore un dessin est recommandé, en remarquant que les \ds x_{kn} forment une subdivision régulière de [-1,1].

\bullet Puisque \ds x_{0,n} < ... x_{k,n} < x < x_{k+1,n}, on a :

\forall j \in [\![0\,;k]\!] \quad 0 <x-x_{j,n} < x_{k+1,n}-x_{j,n}

= \left( -1+\dfrac{2 (k+1)}{n}\right) - \left( -1+\dfrac{2j}{n} \right)

= \dfrac 2n (k+1-j).

\bullet Puisque \ds x_{k,n} <x < x_{k+1,n}< \cdots x_{n,n}, on a :

\forall j \in [\![k+1\,;n]\!] \quad 0 <x_{j,n} -x < x_{j,n}-x_{k,n}

= \left( -1+\dfrac{2j}{n}\right) - \left( -1+\dfrac{2k}{n} \right)

= \dfrac 2n (j-k).

\bullet Par conséquent,

|w_n(x)| = \prod_{j=0}^n | (x-x_{j,n}) |

\leq \prod _{j=0}^k(\dfrac 2n (k+1-j)) \times \prod_{j=k+1}^n(\dfrac 2n (j-k))

\leq (\dfrac{2}{n})^{n+1} \times \prod _{j=0}^k (k+1-j) \times \prod_{j=k+1}^n (j-k)

\leq (\dfrac {2}{n})^{n+1} \times \prod _{i=1}^k i\times \prod _{i=1}^{n-k} i

\leq (\dfrac {2}{n})^{n+1} k! (n-k)!

\bullet Il reste à montrer que, pour k\in [\![0\,;n-1]\!],\ds (k+1)!(n-k)!

\leq n!, ce qui équivaut à : k+1 \leq {n\choose k}.

On peut démontrer par récurrence sur n\in\mathbb N^* la propriété {\cal H}_n :\forall k \in [\![0\,;n-1]\!], \:\: k+1\leq {n\choose k}.

{\cal H}_1 est vraie car 0+1 = {1 \choose 0}.

Si {\cal H}_n est vraie : pour k=0, on a bien 0+1 ={n+1 \choose 0} ; pour k=n, ona bien \ds n+1 = {n+1 \choose n} ; et pour k\in [\![1\,;n-1]\!], la formule du triangle de Pascal donne :

{n+1 \choose k} = {n\choose k} + {n \choose k-1}

\geq k+1 + k \geq k+1 par hypothèse de récurrence;

Ainsi, on obtient bien :

w_n(x)| \leq(\dfrac 2n)^{n+1} \times (k+1)! \times (n-k)!

\leq (\dfrac 2n)^{n+1} \times n!

9.b. D’après la formule de Stirling, n! \sim n^ne^{-n}\sqrt{2\pi n} ; ainsi,

(\dfrac 2n)^{n+1} \times n! \sim (\dfrac 2n)^{n+1} n^ne^{-n}\sqrt{2\pi n} \sim

(\dfrac 2e)^{n+1} \dfrac{1}{\sqrt{n}}e\sqrt{2\pi} = \circ ((\dfrac 2e)^{n+1})

Puisque \lim_{n\to\infty} \dfrac{1}{\sqrt{n}}e\sqrt{2\pi} =0, il existe un rang n_0 tel que, pour tout n\geq n_0, 0 \leq \dfrac{1}{\sqrt{n}}e\sqrt{2\pi}\leq 1 ; on a alors :

\forall n \geq n_0 |w_n(x)| \leq (\dfrac 2n)^{n+1} \times n!

\leq(\dfrac 2e)^{n+1}

9.c. \bullet D’après la question 6.d, \forall x \in [-1,1], |f_{\rho}(x)-P_{f_{\rho},n}(x)|

\leq \dfrac{1}{(n+1)!} \times |w_n(x)| \times \sup_{[-1,1]} \left|f_{\rho}^{(n+1)} \right|.

\bullet D’après la question 8.d, pour \rho >1, \sup_{[-1,1]} \left| f_{\rho}^{ (n+1)}\right|\leq \dfrac{1}{\rho} \dfrac{n!}{(\rho-1)^{n+1}}.

\bullet D’après la question 9.b, il existe un rang n_0 à partir duquel : \forall x \in [-1,1] |w_n(x)|\leq \left(\dfrac 2e \right) ^{n+1}.

Il s’ensuit :

\forall n \geq n_0, \forall x \in [-1,1] |f_{\rho}(x)-P_{f_{\rho},n}(x)|

\leq \dfrac{1}{(n+1)!} \times\left(\dfrac 2e \right)^{n+1}

\times \dfrac{1}{\rho} \times \dfrac{n!}{(\rho-1)^{n+1}}

soit |f_{\rho}(x)-P_{f_{\rho},n}(x)|

\leq \dfrac{1}{\rho(n+1)} \left( \dfrac{2}{e(\rho-1)} \right)^{n+1}}

Une condition suffisante pour que \lim_{n\to\infty}|f_{\rho}(x)-P_{f_{\rho},n}(x) | =0 est que la suite géométrique figurant dans la majoration soit de raison strictement inférieure à 1, soit :

\dfrac{2}{e(\rho-1)}<1

\Leftrightarrow e(\rho-1)>2

\Leftrightarrow \rho>1+\dfrac 2e

10.a La fonction u : t\mapsto \ln(t^2+\rho^2) est de classe {\cal C}^1sur le segment [-1,1] ; nous pouvons donc effectuer une intégration par parties avec v'(t)=1, v(t)=t et u'(t)=\dfrac{2t}{t^2+\rho^2}.

H(\rho) = \dfrac 14\left[ t\ln(t^2+\rho^2) \right]_{-1}^1 -\dfrac 14 \int_{-1}^1 \dfrac{2t^2}{t^2+\rho^2} dt

=\dfrac 12 \ln(1+\rho^2) -\dfrac 12 \int_{-1}^1 \left( 1-\dfrac{\rho^2}{t^2+\rho^2} \right)dt

=\dfrac 12 \ln(1+\rho^2) - 1 +\dfrac 12 \int_{-1}^1 \dfrac{\rho^2}{t^2+\rho^2} dt

=\dfrac 12 \ln(1+\rho^2) - 1+ \dfrac 12 \int_{-1}^1 \dfrac{1}{1+ \left(\dfrac{t}{\rho} \right)^2 }dt

= \dfrac 12 \ln(1+\rho^2) - 1+ \dfrac 12 \int_{-1/\rho}^{1/\rho} \dfrac{1}{1+ x^2 }\rho dx par le changement de variable affine x=\dfrac{t}{\rho}

= \dfrac 12 \ln(1+\rho^2) - 1+ \dfrac {\rho}{2} \left[ \arctan x \right]_{-1/\rho}^{1/\rho}

H(\rho)=\dfrac 12 \ln(1+\rho^2) - 1+ \rho \arctan \left( \dfrac{1}{\rho}\right)}

Remarque : pour être cohérent avec la question 11, on peut remarquer que -1 = \dfrac 12 \ln \left( \dfrac 14 \right), et que donc :

H(\rho)=\dfrac 12 \ln \left( \dfrac{1+\rho^2}{4} \right) + \rho \arctan \left( \dfrac{1}{\rho}\right)}

10.b. \bullet La fonction H est continue sur ]0,+\infty[.

\bullet Elle est strictement croissante sur cet intervalle, car elle est de classe {\cal C}^1 et \forall \rho >0, H'(\rho) = \dfrac{\rho}{1+\rho^2} + \arctan\left(\dfrac{1}{\rho}\right)

+\rho \times \left(-\dfrac{1}{\rho^2}\right) \dfrac{1}{1+\dfrac{1}{\rho^2}}

= \arctan(\dfrac{1}{\rho}) >0

\bullet \lim_{\rho \to 0_+} \arctan \left( \dfrac{1}{\rho})=\dfrac{\pi}{2}, donc \lim_{\rho \to 0_+}H(\rho) = -1.

\bullet \arctan \left( \dfrac{1}{\rho} \right) \sim_{+\infty} \dfrac{1}{\rho}, donc \lim_{\rho\to+\infty} \rho \arctan \left( \dfrac{1}{\rho} \right) =1 et \lim_{\rho\to+\infty}H(\rho)=+\infty.

\bullet H réalise donc une bijection strictement croissante de ]0,+\infty[ sur ]-1,+\infty[.

10.c. \ln(2)\simeq 0,7 donc \ln(2)-1\in ]-1,+\infty[ ; \ln(2)-1 admet donc un unique antécédent \rho_0 par H dans ]0,+\infty[.

De plus, H(1) = \dfrac 12 \ln(2)-1 +\arctan(1)

= \dfrac 12 \ln(2)-1 +\dfrac{\pi}{4} \geq\dfrac{0,69}{2}-1 + \dfrac 34

\simeq 0,1>0, donc H(\rho_0) < H(1) d’où, par croissance stricte de H, \rho_0 < 1

10.d. \bullet w_n n’ayant que des racines réelles, w_n(i\rho)\not = 0 donc \left| w_n(i\rho) \right| >0 et \ln (|w_n(i\rho)|) est bien défini.

\bullet \dfrac 1n \ln ( |w_n(i\rho)| )

= \dfrac 1n \ln \left( \left| \prod _{k=0}^n (i\rho-x_{k,n}) \right| \right)

= \dfrac 1n \sum_{k=0}^n \ln \left( |i\rho - x_{k,n}| \right)

\bullet \rho et x_{k,n} étant des réels,

\ln \left( |i\rho-x_{k,n}|\right)

= \ln \left( \sqrt{x_{k,n}^2+\rho^2}\right)

= \dfrac 12 \ln (x_{k,n}^2+\rho^2)

donc \dfrac 1n \ln ( |w_n(i\rho)| )

= \dfrac{2}{n} \sum_{k=0}^n \dfrac 14\ln\left( x_{k,n}^2+\rho^2\right)

Nous reconnaissons une somme de Riemann,

  • pour la fonction continue t \mapsto \dfrac 14\ln(t^2+\rho^2) ;
  • associée à la subdivision (x_{0,n},\cdots,x_{n,n}), de pas \dfrac 2n sur le segment [-1,1] ;

donc {\lim_{n\to \infty} \dfrac 1n \ln (|w_n(i\rho)|)

= \dfrac 14 \int_{-1}^1 \ln(t^2+\rho^2) dt =H(\rho)}

11.a \bullet La fonction G du programme correspond à la fonction H de la question 10).

\bullet H(1)>0 d’après la question 10.c.

\bullet H(0,25) <0 car : d’une part

\dfrac 12 \ln \left( \dfrac{1+0,25^2}{4}\right)

\simeq \dfrac 12 \ln\left( \dfrac 14\right)

\simeq \dfrac 12 (-2\ln(2))

\simeq -\ln (2)

\simeq -0,7,

d’autre part :

0,25\arctan \left( \dfrac{1}{0,25}\right)

\leq 0,25 \times \dfrac{\pi}{2}

\simeq \dfrac 38

\simeq 0,38

\bullet Le programme met en oeuvre la méthode de dichotomie, pour la fonction continue H, sur l’intervalle [0,25 ; 1] où H possède une unique racine d’après le théorème de la bijection et les signes de H(0,25) et H(1)). Cette méthode converge vers la racine, donc s_0 vérifie l’équation : H(s_0)=0.

11.b. H(s_0=0 et H(\rho_0 ) = \ln(2)-1 <0 ; H est strictement croissante, donc \rho_0 < s_0.

12.a Pour tout k\in [\![0\,;n]\!], S(x_{k,n}) = 1- (x_{k,n}^2+\rho^2) P_{f_{\rho},n}( x_{k,n})

= 1- (x_{k,n}^2+\rho^2) f_{\rho}( x_{k,n})

= 1- (x_{k,n}^2+\rho^2) \times \dfrac{1}{x_{k,n}^2 +\rho^2}

= 0

donc x_{k,n} est racine de S_n.

Par conséquent w_n(X)=\prod_{k=0}^n (X-x_{k,n}) divise S.

12.b. Pour tout k\in [\![0\,;n]\!], x_{k,n} = - x_{n-k,n} (faites un dessin), donc

P_{f_{\rho},n}(-x_{k,n})

=P_{f_{\rho},n}(x_{n-k,n})

=f_{\rho}(x_{n-k,n} par définition de P_{f_{\rho},n}

=f_{\rho}(-x_{k,n})

=f_{\rho}(x_{k,n}) par parité de f_{\rho}

= P_{f_{\rho},n}(x_{k,n})

Ainsi les polynômes P_{f_{\rho},n}(X) et P_{f_{\rho},n}(-X) prennent la même valeur en n+1 points distincts ; comme ils sont de degré n,

P_{f_{\rho},n}(X)

= P_{f_{\rho},n}(-X)

12.c. w_n(y_n)

=\prod _{k=0}^n \left( y_n-x_{k,n} \right)

= \prod _{k=0}^n \left(1-\dfrac 1n +1-\dfrac{2k}{n}\right)

= \prod _{k=0}^n \left( 2-\dfrac{2k+1}{n}\right)

donc |w_n(y_n)|

=\dfrac 1n\times \prod_{k=0}^{n-1} \left( 2-\dfrac{2k+1}{n} \right)

=\dfrac {1}{n}\times \prod_{k=0}^{n-1} \dfrac{2(n-k)-1}{n}

= \dfrac 1n \times\dfrac {1}{n^n}\times \prod_{j=1}^{n} (2j-1)

= \dfrac 1n \times\dfrac {1}{n^n}

\times\dfrac{1\times 2\times 3 \times 4 \times \...\times \times (2n-1)\times (2n)}{2\times 4 \times \cdots \times (2n)}

=\dfrac 1n \times \dfrac {1}{n^n}\times \dfrac{(2n)!}{2^n n!}

\sim \dfrac 1n\dfrac {1}{n^n}

\times \dfrac{ (2n)^{2n} \times e^{-2n} \times\sqrt{4\pi n}}{2^n \times n^n \times e^{-n} \times \sqrt{2\pi n}} par la formule de Stirling.

\sim \dfrac 1n \times 2^n e^{-n}\sqrt{2}

donc {|w_n(y_n)|\sim \dfrac{\sqrt{2}}{n} \left(\dfrac 2e\right)^n}

12.d. \lim_{n\to\infty} \left( \ln( |w_n(i\rho)|) -nH(\rho) \right)=0

\Rightarrow \lim_{n\to\infty} \ln \left( \dfrac{ |w_n(i\rho)|}{e^{nH(\rho)}} \right)=0

\Rightarrow \lim_{n\to\infty}\dfrac{ |w_n(i\rho)|}{e^{nH(\rho)}}=1

\Rightarrow |w_n(i\rho)| \sim e^{nH(\rho)}

\Rightarrow \left| \dfrac{w_n(y_n)}{w_n(i\rho)} \right| \sim \dfrac{\sqrt{2}}{n} \left(\dfrac 2e\right)^n e^{-nH(\rho)}

\Rightarrow \left| \dfrac{w_n(y_n)}{w_n(i\rho)} \right| \sim\dfrac{\sqrt{2}}{n} 2^n e^{-n(1+H(\rho))}}

13.a \overline{w_n(i\rho)}

= \prod_{k=0}^n \overline{(i\rho-x_{k,n} )}

=\prod_{k=0}^n (-i\rho-x_{k,n} )

=(-1)^{n+1} \prod_{k=0}^n (i\rho + x_{k,n})

=(-1)^{n+1} \prod_{k=0}^n (i\rho - x_{n-k,n}) d’après la question 12.b

=(-1)^{n+1} \prod_{j=0}^n (i\rho - x_{j,n}) par changement d’indice j=k-n

=\prod_{j=0}^n (i\rho - x_{j,n}) car n+1 est pair}

= w_n(i\rho)

donc w_n(i\rho) est un réel, non nul d’après la question 10.d.

\bullet P_{f_{\rho},n} est de degré inférieur ou égal à n, mais P_{f_{\rho},n} est pair d’après la question 12.b ; or n est impair, donc P_{f_{\rho},n} ne peut pas comporter de monôme de degré n ; ainsi, P_{f_{\rho},n} est de degré inférieur ou égal à n-1, donc S_n est de degré inférieur ou égal à n+1.

\bullet w_n divise S_n d’après la question 12.a, et w_n est de degré n+1, donc il existe un réel \lambda tel que :

S_n(X)=\lambda w_n(X).

\bullet S_n(i\rho) = 1 - (-\rho^2+\rho^2)P_{f_{\rho},n}(i\rho)=1, donc \lambda w_n(i\rho) = 1, donc :

{S_n(X) = \dfrac{w_n(X)}{w_n(i\rho)}

13.b. Pour tout x\in [-1,1],

\left| f_{\rho}(x) - P_{f_{\rho},n}(x) \right|

= \dfrac{1}{x^2+\sigma^2} \left| 1- (x^2+\sigma^2)P_{f_{\rho},n} (x) \right|

= f_{\rho}(x) S(x)

= f_{\rho}(x) \left| \dfrac{w(x)}{w(i\rho)} \right|

14.a \bullet D’après 13)b), \left| f_{\rho}(y_n) - P_{f_{\rho},n}(y_n) \right|

=f_{\rho}(y_n) \left| \dfrac{w(y_n)}{w(i\rho)} \right|.

\bullet D’après 12)d), \left| \dfrac{w(y_n)}{w(i\rho)} \right|

\sim \dfrac{\sqrt{2}}{n} 2^n e^{-n(1+H(\rho))}.

\bullet y_n=1-\dfrac 1n et f_{\rho} est continue en 1, donc \lim_{n\to\infty} f_{\rho}(y_n)

= f_{\rho}(1)

=\dfrac{1}{1+\rho^2} >0.

Ainsi, \left| f_{\rho}(y_n) - P_{f_{\rho},n}(y_n) \right|

\sim f_{\rho}(1)\dfrac{\sqrt{2}}{n} 2^n e^{-n(1+H(\rho))} donc

|f_{\rho}(y_n) - P_{f_{\rho},n}(y_n) \right|

\sim \dfrac{ f_{\rho}(1)\sqrt{2}}{n} e^{n( \ln(2)-1-H(\rho)}

Or 0< \rho < \rho_0 et H est strictement croissante, donc H(\rho) < H(\rho_0) = \ln(2)-1 (question 10), donc

\ln(2)-1-H(\rho)>0 et

\lim_{n\to\infty} \left| f_{\rho}(y_n) - P_{f_{\rho},n}(y_n) \right|= +\infty

14.b. Enfin y_n\in [-1,1], donc \left|f_{\rho}(y_n) - P_{f_{\rho},n}(y_n) \right|

\leq \sup_{[-1,1]}\left| f_{\rho}(x) - P_{f_{\rho},n}(x) \right|, donc :

\lim_{n\to\infty}\left| f_{\rho}(x) - P_{f_{\rho},n}(x) \right| = +\infty

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