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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

Récurrence
Sommes et produits
Nombres complexes
Trigonométrie
Nombres réels
Ensembles et applications
Fonctions (intro)
Fonctions usuelles
Primitives
Équations différentielles
Suites numériques
Limites et continuité
Dérivées
Systèmes
Polynômes
Fractions rationnelles
Arithmétique et polynômes
Arithmétique et fractions rationnelles
Analyse asymptotique
Développements limités
Dénombrements
Espaces vectoriels
Matrices
Intégrations
Espaces préhilbertiens
Espaces euclidiens
Séries numériques
Probabilités
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Cours : Ensembles et applications en Maths Sup MP2I, MPSI, PCSI, PTSI

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Résumé de cours et méthodes – Ensembles et applications en Maths Sup

Plan :

1. Raisonnements sur les ensembles
2. Raisonnements sur les applications
3. Image directe et image réciproque
4. Relations d’équivalence et d’ordre
5. Lois internes
6. Structures

Ce chapitre fait partie des fondamentaux de l’année de maths sup. Les raisonnements et les propriétés qui seront travaillées en classe de MPSI, PCSI, PTSI ou encore de MP2I vous serviront durant les deux années de CPGE. Pour exceller, n’hésitez pas à faire appel à nos meilleurs professeurs de maths à domicile qui vous aideront à maitriser tous les éléments de ce chapitre.

 

1. Raisonnements sur les ensembles en MPSI, MP2I, PCSI, PTSI

1.1. Égalité et inclusion 
\bullet Pour démontrer que l’ensemble E est inclus dans l’ensemble F, on démontre que tout élément de E est élément de F.

Il faut prendre le bon départ :
Si la propriété P est vraie, pour démontrer que E \subset F, on part de x \in E, pour arriver à x \in F, en utilisant dans la démonstration la propriété P.
Un raisonnement consistant à traduire l’hypothèse P ne permet pas de prendre le bon départ, donc ne permet pas de prouver l’inclusion attendue.

exemple : Soient A , \, B ,\, C trois parties de E. Démontrer que \quad \quad B \subset C \Rightarrow A \cup B \subset A \cup C.

Correction : Il faut s’assurer de prendre le bon départ  :  on cherche à prouver une inclusion. 
On part donc de : x \in A \cup B, 
\ast lorsque x \in A, x \in A \cup C  car A \cup B \subset A \cup C
\ast lorsque x \in B, x \in C car B \subset C donc x \in A \cup C.
Dans les deux cas, x \in A \cup C. 
On a donc prouvé que A \cup B \subset A \cup C.

\bullet Pour démontrer que l’ensemble E n’est pas inclus dans l’ensemble F, on cherche un élément de E qui n’est pas élément de F.

\bullet Pour utiliser le fait que E n’est pas inclus dans F, on introduit e \in E tel que e \notin F.

\bullet Il est parfois possible de démontrer l’inclusion E \subset F en raisonnant directement sur les ensembles et en utilisant les propriétés de l’intersection et de la réunion.

exemple : Soient A , \, B ,\, C trois parties de E.  Démontrer que \quad \quad    A \cup B \subset A \cap C \Rightarrow B \subset C.

Correction : On utilise la suite d’inclusions  \quad \quad B \subset A \cup B \subset A \cap C \subset C 
pour démontrer que B \subset C.

Si l’on veut raisonner avec les éléments, on part de x \in B. 
Alors x \in B \cup A, donc x \in A \cap C et en particulier x \in C. 
On a prouvé que tout élément x de B est élément de C, donc prouvé que B \subset C.  

\bullet Pour démontrer que les ensembles E et F sont égaux, il suffit de prouver que E \subset F et que F \subset E.

\bullet Pour démontrer que les ensembles E et F sont différents, il suffit de trouver un élément x de E qui n’est pas dans F ou de trouver un élément y de F qui n’est pas dans E.

\bullet Il est parfois possible de démontrer l’égalité E = F en raisonnant directement sur les ensembles et en utilisant les propriétés des lois intersection et réunion.

exemple : Soient A , B, X , Y quatre parties de E. Si A \cup B = E, \; \; A \cap X = A \cap Y et B \cap X = B \cap Y,
on peut établir directement que X = Y.

Correction : On suppose que A \cap X = A \cap Y et B \cap X = B \cap Y où A \cup B = E.
X = E \cap X = ( A \cup B) \cap X X = (A \cap X) \cup (B \cap X)
En utilisant les hypothèses : 
X = (A \cap Y) \cup (B \cap Y)= ( A \cup B) \cap Y

X = E \cap Y = Y.

A ne pas confondre les différentes notations.
Si E est un ensemble, si A et B sont deux parties de E et x un élément de E, on écrit :
\ast x \in A ou x \notin A
\ast A \subset E ou A \in \mathcal {P} (E)
\ast x \in E mais \{x \} \subset E
\ast si A est inclus dans B, A \subset B ou A \in \mathcal {P} (B).
Bien distinguer « \in » de « \subset« .

1.2. Complémentaires
Définition :
Si A est une partie de E, le complémentaire de A \quad \quad \quad E \setminus A = \overline {A} = C_E A
est l’ensemble des éléments de E qui ne sont pas dans A.

Manipuler correctement les complémentaires :
\ast \overline {\varnothing} = E et \overline {E} = \varnothing
\ast Si A \subset E, \; \overline {\, \overline {A}\, } = A
\ast Si A \subset E et B \subset E,
\; \; \overline{ A \cup B} = \overline{A} \cap \overline{B} et \overline{ A \cap B} = \overline{A} \cup \overline{B}.
\ast Pour toute famille non vide (A_i)_{i \in I} de parties de E.
\; \quad \displaystyle \overline{ \bigcup _{i \in I} A_i } = \bigcap_{i \in I} \overline {A_i} et \displaystyle \overline{ \bigcap _{i \in I} A_i } = \bigcup_{i \in I} \overline {A_i}\,.

Une formule utile :
Si A et B sont deux parties de E, \quad \quad A = (A \cap B) \cup (A \cap \overline{B}).
Elle découle de \quad \quad A = A \cap E = A \cap (B \cup \overline{B}).

1.3. Propriétés de la réunion et l’intersection (PCSI)
Soit E un ensemble.
Si A , B , C sont trois parties de E,
\bullet Associativité :
\quad \ast A \cup (B \cup C) = (A \cup B) \cup C.
\quad \ast A \cap (B \cap C) = (A \cap B) \cap C.

\bullet Commutativité
\quad \ast A \cup B = B \cup A.
\quad \ast A \cap B = B \cap A.

\bullet Avec \varnothing et E,
\quad \ast A \cup \varnothing = A.
\quad \ast A \cap \varnothing = \varnothing.
\quad \ast A \cap E = A.

\bullet Distributivité
\quad  \ast de l’intersection par rapport à la réunion
A \cap (B \cup C) = (A \cap B) \cup (A \cap C).
\quad \ast de la réunion par rapport à l’intersection
A \cup (B \cap C) = (A \cup B) \cap (A \cup C).

1.4. Réunion et intersection d’une famille quelconque
Soit E un ensemble et I un ensemble non vide.
On suppose que \forall\, i \in I, \, A_i \subset E.
Soit x \in E.
\quad \displaystyle x \in \bigcup _{i \in I} A_i ssi \exists\, i \in I,\, x \in E_i
\quad \displaystyle x \in \bigcap _{i \in I} A_i ssi \forall\, i \in I,\, x \in E_i\,.

Dans la suite, on garde les mêmes notations.

Propriétés 
\bullet si B \subset E
\quad \ast \displaystyle B \cap \left ( \bigcup _{i \in I} A_i \right ) = \bigcup _{i \in I} (B \cap A_i)
\quad \ast \displaystyle B \cup \left ( \bigcap _{i \in I} A_i \right ) = \bigcap _{i \in I} (B \cup A_i)

\bullet Lois de Morgan
\quad \ast \displaystyle C_E \left ( \bigcup _{i \in I} A_i \right ) = \bigcap _{i \in I} (C_E \, A_i)
\quad \ast \displaystyle C_E \left ( \bigcap _{i \in I} A_i \right ) = \bigcup _{i \in I} (C_E \, A_i)

 

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2. Raisonnements sur les applications en prepa maths sup

2.1. Les définitions 
\bullet Connaître les différentes notations
Si E et F sont deux ensembles non vides,
\ast \mathcal{F}(E , F) = F ^E est l’ensemble des applications de E dans F.
\ast \textrm{Id}_E est l’élément de E ^E défini par \quad \quad \forall \, x \in E, \, \textrm{Id}_E(x) = x.
\ast Si A \subset B, l’indicatrice de A est l’application notée \mathbf{1}_A : A \to \mathbb{R} définie par \mathbf{1}_A(x) = \left \{ \begin{matrix} 1&\textrm{ si }& x \in A\\ 0&\textrm{ si }& x \notin A\end{matrix} \right..

👍 Si A et B sont deux parties de E,
\ast A = B ssi \mathbf{1}_A = \mathbf{1}_B
\ast A \subset B ssi \mathbf{1}_A \leq \mathbf{1}_B\,.
On peut donc utiliser les fonctions indicatrices pour démontrer l’égalité ou l’inclusion de deux ensembles.

\bullet Si A est une partie de E et f \in E ^F, la restriction de f à A est
f |_ A : A \to F, \forall \, x \in A,\, f|_A(x) = f(x).

\bullet Si A est une partie de E, on appelle prolongement de f \in A ^F à E toute application g  telle que la restriction de g à A soit égale à f.
\bullet Soient f \in E ^E et A une partie de E,
\ast A est stable par f
\quad ssi \forall\, x \in A, \, f(x) \in A
\quad ssi f(A) \subset A.
\ast Si A est stable par f, on peut définir l’application induite par f sur A : \quad \quad f | _A : A \to A , x \mapsto f(x).

\bullet Composition
\ast Soient E, F et G 3 ensembles non vides, si f \in \mathcal{F}(E , F) et g \in \mathcal{F}(F , G), on peut définir g \circ f \in \mathcal{F}(E , G)
par \forall\, x \in E, \, (g \circ f) (x) = g(f(x))
⚠️ Toujours vérifier que la composition a un sens.
Si (f, \, g) \in \mathcal{F}(E , E)^2, on peut toujours définir f \circ g et g \circ f.

\ast Si E, F, G et H sont quatre ensembles non vides, si f \in \mathcal{F}(E , F), g \in \mathcal{F}(F , G) et h \in \mathcal{F}(G , H), \quad \quad h \circ (g \circ f ) = (h \circ g) \circ f
Cette application est notée h \circ g \circ f.

2.2. Injection
Dans ce paragraphe, f est une application de E dans F.
\bullet pour démontrer que f est une injection, on démontre que si x et x' sont deux éléments de E tels que f(x) = f(x'), alors x = x'.

\bullet pour démontrer que f est une injection, il suffit de montrer que f est la composée de deux injections.

\bullet pour démontrer que f n’est pas injective, on cherche x \neq x' dans E tels que f(x) = f(x').

⚠️ : pour démontrer que sous l’hypothèse H, l’application f définie sur E est injective, il faut prendre le bon départ :
On part de x et y dans E tels que f(x) = f(y) et on obtient (en utilisant H au cours du raisonnement) que x = y.

exercice : Soit f \in E ^F.
S’il existe g \in F ^H tel que g \circ f est injective, f est injective.

Correction : Soit (x ,\,  x') \in E^2 tel que f(x) = f(x'), ce sont deux éléments de F. 
On prend l’image par g : \quad \quad g(f(x)) = g(f(x')) 
\quad soit g \circ f (x) = g \circ f(x'), 
comme g \circ f est injective, x = x'. 

On a prouvé que f est injective.

2.3. Surjection
Dans ce paragraphe, f est une application de E dans F.
\bullet pour démontrer que f est une surjection de E sur F, on démontre que pour tout élément y de F, on peut trouver x dans E tel que y = f(x).
Ce qui revient à prouver que f(E) = F.

\bullet Pour démontrer que f est surjective, il suffit de montrer que f est la composée de deux surjections.

\bullet Pour prouver que f n’est pas surjective, on trouve y \in F tel que pour tout x \in E, y \neq f(x).

⚠️ : pour démontrer que sous l’hypothèse H, l’application f définie sur E à valeurs dans F est surjective, il faut prendre le bon départ :
On part de y \in F et il faut trouver x \in E (en utilisant H au cours du raisonnement) tel que y = f(x).

Exercice : Soit f \in E ^F.
S’il existe g \in H ^E tel que f \circ g est surjective, f est surjective.

Correction : L’application f \circ g est définie et f \circ g : H \to F.

Soit y \in F, comme f \circ g est surjective, il existe t \in H tel que \quad \quad \quad y = f \circ g(t) = f(g(t)), 
on écrit donc y = f(x) où x = g(t) \in E. 
On a prouvé que f est une surjection de E sur F. 

2.4. Bijection
Dans le paragraphe, f est une application de E dans F.
\bullet Il y a équivalence entre
\; \; \ast f est une bijection de E sur F
\; \; \ast f est injective et surjective
\; \; \ast pour tout y de F, il existe un et un seul x de E tel que y = f(x)
\; \; \ast il existe (g , h) \in \mathcal{F}(F , E)^2 tel que \quad \quad g \circ f = \textrm{Id}_E et f \circ h = \textrm{Id}_F
( alors g = h = f^{-1} ).

\bullet Dans le cas où f est une fonction définie dans un intervalle I de \mathbb{R} à valeurs dans J \subset \mathbb{R}, on peut chercher à démontrer que f est continue sur I, strictement monotone sur I et que f(I) = J. Alors f est une bijection de I sur J.
Dans ce cas les graphes de f et de f ^{- 1} sont symétriques par rapport à la droite d’équation y = x.

\bullet Si f \in E ^E vérifie f \circ f = \textrm{Id}_E\,, alors f est une bijection et f ^{- 1} = f.

\bullet Lorsque f est une bijection de E sur F, pour déterminer f^{-1} :
\ast on peut résoudre l’équation : y \in F et x \in E, y = f(x) , alors
\quad \quad f^{ -1} : F \to E ,\, y \mapsto x.
\ast on peut déterminer une fonction g de F dans E telle que g \circ f = \textrm{Id}_E ou telle que f \circ g = \textrm{Id}_F , alors g = f^{ -1} .

\bullet Si f est une composée de deux bijections, f est bijective.

\bullet ⚠️ si f \in E ^F et g \in F ^ G, lorsque f et g sont des bijections, g \circ f est une bijection de E sur G et \quad \quad (g \circ f) ^{- 1}= f^{- 1} \circ g ^{- 1}

Un petit dessin pour illustrer.

surjection injection bijection en maths sup

 

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3. Image directe et image réciproque

3.1. Les définitions 
Soient f \in \mathcal{F}(E , F), A une partie de E et B une partie de F.
\bullet Connaître les définitions :
\ast l’image directe de A par f :
\quad \quad f(A) = \{ f(x) / x \in A\}
c’est une partie de F.
\ast l’image réciproque de B par f :
\quad f ^{ - 1}(B) = \{x \in E /  f(x) \in B \}
c’est une partie de E.

\bullet Savoir les traduire :
\ast y \in f(A) ssi \exists \, x \in A, \, y = f(x)
\ast x \in f ^{- 1}(B) ssi f(x) \in B.

⚠️ : Si B est une partie de F, on peut définir f ^{-1}(B) même si f n’est pas bijective.
Lorsque f est bijective, f ^{-1}(B) est aussi l’image directe de B par l’application réciproque f ^{- 1}.
On peut définir pour tout y \in F, f ^{- 1}( \{y \}) qui est une partie de E, mais pour définir f ^{- 1}(y), l’application f doit être bijective et dans ce cas, f ^{- 1}(y) est un élément de E.

⚠️ Il faudra faire attention :
\quad \ast Lorsque x est élément de E, f(x) est un élément de F et f(\{x \}) est une partie de F.
\quad \ast Lorsque A est une partie de E, f(A) est une partie de F.
\quad \ast Lorsque B est une partie de F, f ^{ -1} (B) est une partie de E.

Deux images pour illustrer (image directe puis image réciproque)

image directe en maths sup
image directe
image reciproque en maths sup
image réciproque

3.2. Les propriétés
Soit f une application de E dans F.
\bullet f est une surjection de E sur F ssi f(E) = F.

\bullet Vous pouvez utiliser les évidences :
\; \ast A \subset A' \subset E \Rightarrow f(A) \subset f(A').
\; \ast B \subset B' \subset F \Rightarrow f^{-1} (B) \subset f^{-1}(B').

Dans la suite, les propriétés énoncées ne sont pas explicitement au programme mais seront démontrées dans une des autres tâches.

\bullet les propriétés de l’image directe 
Si A \subset E et B \subset E,
\quad \ast f( A \cup B) = f(A) \cup f(B)
\quad \ast f(A \cap B) \subset f(A) \cap f(B)
⚠️ inclusion seulement dans le cas général : prendre f : \mathbb{R} \to \mathbb{R},\,  x \mapsto x^2, A = \{1 \} et B = \{ - 1\}, f(A) = f(B) = \{1\} et f(A\cap B) = \varnothing.

\bullet les propriétés de l’image réciproque 
Si A \subset F et B \subset F,
\; \ast f^{-1} ( A \cup B) = f^{-1}(A) \cup f^{-1}(B)
\; \ast f^{-1}(A \cap B) = f^{-1}(A) \cap f(B)
\; \ast f ^{-1}\left(C_F\, A\right) = C_E \, f ^{-1}(A).

\bullet les propriétés combinées
\quad \ast Si A \subset E, A \subset f ^{- 1} (f(A))
\quad \ast Si B \subset F, f( f ^{- 1} (B)) \subset B.
⚠️ en général ce ne sont que des inclusions

Démonstration : \bullet Première propriété 
\ast Si A \subset E , 
pour tout x \in A, f(x) \in f(A) donc par définition de l’image réciproque, \quad \quad \quad x \in f ^{- 1} (f(A)).
On a prouvé que A \subset f ^{- 1} (f(A)). 

\ast un exemple d’inclusion stricte. 
Prendre f : \mathbb{R} \to \mathbb{R}, \, x \to 0
A = \{1\}, f(A) = \{0\} et f ^{- 1} (f(A)) = \mathbb{R}. 

\bullet Deuxième propriété 
\ast Si B \subset F, 
pour tout y \in f( f ^{- 1} (B)), il existe x \in f ^{- 1} (B) tel que y = f(x) et par définition de l’image réciproque, f(x) \in B soit y \in B.
On a prouvé que f( f ^{- 1} (B)) \subset B.

\ast un exemple d’inclusion stricte. 
Prendre f : \mathbb{R} \to \mathbb{R}, \, x \to 0
B =\{1\}, f ^{-1}(B) = \varnothing et f( f ^{- 1} (B)) = \varnothing

4. Relation d’équivalence et relation d’ordre

4.1. Relation binaire
Soit E un ensemble
\bullet Se donner une relation binaire \mathcal{R} sur E revient à se donner une partie \Gamma de E \times E et on écrit alors \quad \quad \quad x \, \mathcal {R} \, y \Leftrightarrow (x , \, y) \in \Gamma.

\bullet Soit \mathcal{R} une relation binaire sur l’ensemble E.
\ast \mathcal{R} est réflexive si \forall \, x \in E, \, x \, \mathcal{R}\,  x
\ast \mathcal{R} est symétrique si \quad  (x, y) \in E^2,\,  x \, \mathcal{R} \, y \Rightarrow y \, \mathcal{R} \, x
\ast \mathcal{R} est antisymétrique si (x, y) \in E^2, \, (x \, \mathcal{R} \, y et y \, \mathcal{R}\,  x ) \Rightarrow x = y
\ast \mathcal{R} est transitive si (x, y, z) \in E^3,
(x\,  \mathcal{R} \, y et y \, \mathcal{R}\,  z)  \Rightarrow x\,  \mathcal{R} \, z

4.2. Définitions 
Soit E un ensemble.
\bullet Une relation binaire \mathcal{R} sur E est une relation d’équivalence lorsqu’elle est réflexive, symétrique et transitive.

exemples :
\ast Sur tout ensemble E,  » x = y  » définit une relation d’équivalence.
\ast Sur l’ensemble \mathcal{D} des droites du plan \mathcal{P} la relation  » D est parallèle à D'  » définit une relation d’équivalence.

\bullet Si \mathcal{R} est une relation d’équivalence sur E et x \in E,
la classe d’équivalence de x suivant \mathcal{R} est la partie de E définie par
\quad \quad \textrm{Cl}(x) = \{ y \in E \, / \,  x \, \mathcal{R} \, x \}
elle peut aussi être notée \dot x ou \overline {x}.
\ast x \in \textrm{Cl}(x)
\ast si (x , y) \in E^2, \textrm{Cl}(x) = \textrm{Cl}(y) ou \textrm{Cl}(x) \cap \textrm{Cl}(y) = \varnothing.
\ast E = \displaystyle \bigcup _{x \in E} \textrm{Cl}(x).
L’ensemble des classes d’équivalence forme une partition de E.

4.3.Congruence
\bullet Si t \in \mathbb{R}^*, on définit si  (x, \, y) \in \mathbb{R}^2,
\; \; x \equiv y \; \;  [t] \Leftrightarrow \exists \, n \in \mathbb{Z} , \ x- y = n \, t
C’est une relation d’équivalence sur \mathbb{R} appelée relation de congruence modulo t (cas usuel en trigonométrie : t = 2 \, \pi ou t = \pi).

\bullet  Si n \in \mathbb{N}^*, on définit si (x , \, y) \in \mathbb{Z}^2,
x \equiv y \; \;  [n] \Leftrightarrow \exists\,  p \in \mathbb{Z} , \ x- y = n \, p
C’est une relation d’équivalence sur \mathbb{Z} appelée relation de congruence modulo n.
Pour la relation de congruence modulo n, il y a n classes d’équivalence définies pour k \in [\![0 , \, n - 1]\!] par  \quad\quad \overline k  = \{k + n\, p \,/ \, p \in \mathbb{Z}\}.

Exercice 
La relation de congruence modulo n est une relation d’équivalence sur \mathbb{Z} vérifiant
si x \equiv y \; \;  [n] et z \equiv u \; \;  [n],
\; \; x + z\equiv y + u \; \;  [n] et x\, z \equiv y \, u \; \;  [n].

Correction :

\bullet Relation d’équivalence 
\ast Pour tout x \in \mathbb {Z}, \, x - x = 0 . n donc x \equiv x \; \; [n].
\ast Si (x ,\, y) \in \mathbb{Z}^ 2 vérifie x \equiv y \; \; [n] \exists\,  p \in \mathbb{Z} , \ x- y = n \, p donc y - x = n \, (- p) avec- p \in \mathbb{Z}, donc y \equiv x \; \; [n]. 
\ast Si (x ,\, y, \, z ) \in \mathbb{Z}^ 3 vérifie x \equiv y \; \;[n] et y \equiv z \; \; [n].
\exists (p\, , \, q) \in \mathbb{Z}^2 , \ x- y = n \, p et y - z = n \, q, donc x - z = n (p + q) avec p + q \in \mathbb{Z}, donc x \equiv z \; \; [n]. 

 

On a démontré que la relation de congruence modulo n est une relation d’équivalence sur \mathbb{Z}. 

\bullet Classes d’équivalence.
\ast On suppose que 0 \leq i < j < n, alors i et j ne sont pas congrus modulo n.
En effet 0 < j - i < n n’est pas divisible par n, alors \overline i \neq \overline j.  Il y a donc au moins n classes d’équivalence. 

\ast j \in \overline i ssi j - i est un multiple de n, donc \overline i = \{i + n\, p \,/ \, p \in \mathbb{Z}\}.

\ast Pour tout x \in \mathbb {Z}, par division euclidienne, on écrit x = p \, n + r avec r \in [\![0 , n - 1]\!] et p \in \mathbb{Z}, donc x \equiv r \; \; [n] et x \in \dot r.

Pour la relation de congruence modulo n, il y a n classes d’équivalence
si k \in [\![0 , \, n - 1]\!], \overline k = \{k + n\, p \,/ \, p \in \mathbb{Z}\} 

\bullet Opérations sur les congruences. 
On suppose que x \equiv y \; \;[n] et z \equiv u \; \; [n]
\exists \, (p \, , \, q) \in \mathbb{Z}^2 tel que x = y + n \, p et z = u + n \, q.
\ast Par somme, x + z = y + u + n(p + q) avec p + q \in \mathbb{Z} donc x + z\equiv y + u \; \; [n].
\ast Par produit,  
x \, z = y \, u + n (p \, u + q \, y + n\,  p \, q) avec p \, u + q \, y +n\,  p \, q \in \mathbb{Z}, donc x\, z \equiv y \, u \; \;  [n].  

4.4. Relation d’ordre

Soit E un ensemble non vide.
\bullet Une relation binaire sur E est une relation d’ordre lorsqu’elle est réflexive, antisymétrique et transitive.
On la note souvent \preceq.
On dit alors que l’ensemble (E\, ,\, \preceq) est un ensemble ordonné.

\bullet La relation d’ordre \preceq sur E est une relation d’ordre total lorsque pour tout (x ,\, y) \in E^2 , au moins une des deux relations x \preceq y ou y \preceq x est vérifiée.
On dit alors que (E\, ,\, \preceq) est un ensemble totalement ordonné.

\bullet La relation d’ordre \preceq sur E est une relation d’ordre partiel lorsqu’ il existe (x ,\, y) \in E^2 tel que les relations x \preceq y et y \preceq x soient fausses.
On dit alors que (E \,,\, \preceq) est un ensemble partiellement ordonné.

exemples
\ast sur \mathbb{R}, la relation x \leq y définit une relation d’ordre total.
\ast Si E est un ensemble contenant au moins deux éléments, la relation A \subset B définit une relation d’ordre partiel sur \mathcal{P}(E).
\ast Si A est une partie contenant au moins deux éléments, la relation définie sur \mathcal{F}(A , \mathbb{R}) par
\quad f \leq g \Leftrightarrow \forall\, x \in A, \, f(x) \leq g(x)
est une relation d’ordre partiel.

5. Loi interne

\bullet Définir une loi de composition interne sur un ensemble E revient à se donner une application f : E \times E \to E.
Si a , b \in E, on note souvent f(a , b) = a \ast b ou A\, \textrm{T} \,b ou a + b etc …
exemples :
\ast Sur \mathcal{P}(E), l’intersection, la réunion.
\ast Sur \mathcal{F}(A , \mathbb{R}), l’addition définie si f , g \in \mathcal{F}(A , \mathbb{R}) par \; \forall \, x \in A, (f + g)(x) = f(x) + g(x).
\ast Sur \mathcal{F}(E , E), la loi \circ.

\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \ast définie sur E est associative, on démontre que \forall\, (a ,\, b ,\, c) \in E^3 , \, a \ast (b \ast c) = (a \ast b) \ast c
\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \ast définie sur E n’est pas associative, on trouve trois éléments a,\, b et c de E tels que \quad \;  a \ast (b \ast c) \neq (a \ast b) \ast c.

\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \ast définie sur E est commutative, on démontre que \quad \quad \forall\, (a ,\, b) \in E^2,\, a \ast b = b \ast a.
\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \ast définie sur E n’est pas commutative, on trouve deux éléments a et b de E tels que \quad \quad \quad a \ast b \neq b \ast a .

\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \textrm{T} définie sur E est distributive par rapport à la loi \ast, on démontre que \forall\, (a ,\, b ,\, c) \in E^3 , \,
\quad \quad a \textrm{T} (b * c) = (a\, \textrm{T} \, b) \ast(a \, \textrm{T}\,  c)
\quad et (b \ast c)\,  \textrm{T}\,  a = (b \, \textrm{T} \, a) \ast(c\, \textrm{T} \ a).
👍 la deuxième égalité étant inutile si la loi \textrm{T} est commutative.
\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \textrm{T} définie sur E n’est pas distributive par rapport à la loi \ast, on trouve trois éléments a,\, b et c de E tels que
\quad a \, \textrm{T}\,  (b * c) \neq (a\, \textrm{T} \, b) \ast(a \, \textrm{T}\,  c)
ou (b \ast c) \, \textrm{T} \, a \neq (b\,  \textrm{T} \, a) \ast(c\,  \textrm{T} \, a).

\bullet Pour démontrer qu’une loi de composition interne \ast définie sur E admet un élément neutre :
a) si l’on a l’intuition de la valeur de l’élément neutre e, on vérifie que l’on a bien \forall\, z \in E, \, z \ast e = e \ast z = z.
👍 La démonstration de z \ast e = z suffit dans le cas d’une loi commutative.
b) sinon, on écrit que \quad \quad  \forall\, z \in E , \, z \ast e = e \ast z = z,
pour chercher à déterminer e.
Si le raisonnement n’a pas été fait par équivalence, après avoir trouvé e, il faut vérifier que pour tout z de E,
\quad \quad \quad z \ast e = e \ast z = z.
👍  La recherche de e peut se faire uniquement au brouillon, et dans un devoir on peut se limiter au raisonnement décrit en a).

\bullet Pour démontrer qu’un élément z admet un symétrique pour la loi de composition interne \ast d’élément neutre e,
a) si l’on a l’intuition de la valeur du symétrique z' de z : on vérifie que l’on a bien z \ast z' = z' \ast z = e.
👍 La démonstration de l »égalité z \ast z' = e suffit dans le cas d’une loi commutative.
b) sinon, on écrit que \quad \quad \quad z \ast z' = z' \ast z = e
pour chercher à déterminer z'.
Si le raisonnement n’a pas été fait par équivalence, après avoir trouvé z', il faut vérifier que z \ast z' = z' \ast z = e.
👍 La recherche de z' peut se faire uniquement au brouillon, et dans un devoir, on peut se limiter au raisonnement décrit en a).

\bullet Pour démontrer que la partie A de E est une partie stable pour la loi de composition interne \ast définie sur E, on doit prouver que pour tous a et b de A, a \ast b est élément de A.
\bullet Pour prouver que A n’est pas une partie stable pour la loi \ast, on doit trouver a et b dans A tels que a \ast b ne soit pas élément de A.

Propriétés
Si la loi interne \ast est associative,
\ast si l’élément neutre existe, il est unique
\ast si la loi \ast possède un élément neutre, le symétrique de z lorsqu’il existe est unique.

On suppose dans la suite que la loi est associative.
Quand la loi est notée additivement, si la loi possède un élément neutre, il est noté 0 et le symétrique de x, s’il existe, est noté - x et appelé opposé de x .
Quand la loi est notée multiplicativement, si la loi possède un élément neutre, il est noté 1 et le symétrique de x, s’il existe, est noté x^{- 1} et appelé inverse de x.

prop Soit E un ensemble muni d’une loi interne associative notée multiplicativement.
Si x et y possèdent un inverse, x \, y possède un inverse et \quad \quad \quad (x \, y) ^{- 1} = y ^{- 1} \, x ^{- 1}.

Exemple :
Soit E un ensemble contenant au moins deux éléments. Quelles sont les propriétés des lois internes « \cup » et « \cap » dans \mathcal{P}(E) ?

Correction : \bullet Propriétés de la réunion : 
\ast La réunion est associative et commutative. 
\ast \varnothing est élément neutre pour la loi \cup
car pour tout A \in \mathcal {P}(E), \, A \cup \varnothing = A.
\ast Seul \varnothing a un symétrique pour la loi \cup
Car si A \neq \varnothing, pour tout B \in \mathcal {P}(E) , A \subset A \cup B , donc A \cup B \neq \varnothing. 

\bullet Propriétés de l’intersection : 
\ast L’intersection est associative et commutative. 
\ast E est élément neutre pour la loi \cap
car pour tout A \in \mathcal {P}(E), \, A \cap E = A.
\ast Seul E a un symétrique pour la loi \cap
Car si A \neq E, pour tout B \in \mathcal {P}(E) , A \cap B \subset A , donc A \cap B \neq E. 

\bullet Propriétés conjointes : 
\ast La réunion est distributive par rapport à l’intersection : 
si (A , \, B , \, C) \in \mathcal {P}(E)^3,
\quad A \cup ( B \cap C) = (A \cap B) \cup (A \cap C). 
\ast L’intersection est distributive par rapport à la réunion : 
si (A , \, B , \, C) \in \mathcal {P}(E)^3,
\quad A \cap ( B \cup C) = (A \cup B) \cap (A \cup C). 

 

 

6. Structures

6.1. Groupe 
\bullet Soit G un ensemble non vide muni d’une loi interne notée \ast.
On dit que (G , \ast) est un groupe si, et seulement si,
\ast la loi \ast est associative
\ast la loi \ast possède un élément neutre noté e
\ast tout élément x de G possède un symétrique noté x^{-1}.
Si, de plus, la loi \ast est commutative, le groupe est dit commutatif.

\bullet exemples :
\ast Si E est un ensemble non vide, l’ensemble des bijections de E sur E est un groupe pour la loi \circ, appelé groupe des permutations de E et noté S_E.
\ast (\mathbb{C}\,  ,\,  +) est un groupe commutatif
\ast (\mathbb{C}^*\,  ,\,  \times ) est un groupe commutatif.

\bullet notations :
Si (G ,\,  +) est un groupe d’élément neutre 0_G\, et x \in G, on définit
\quad \ast 0 . x = 0_G
\quad et si n \in \mathbb {N}, \, (n + 1) x = n \,x + x
\quad \ast si n \in \mathbb{Z}\setminus \mathbb{N}, \, n\, x = (-n) (-x).

Si (G , \, .) est un groupe d’élément neutre 1_G et x \in G, on définit
\quad \ast x^0 = 1_G et si n \in \mathbb {N}, \, x ^{n + 1} = x^n . x
\quad \ast si n \in \mathbb{Z}\setminus \mathbb{N}, \, x^n = (x^{-1})^{-n}.

exercice :
Si . est une loi de composition interne sur E, associative et admettant un élément neutre e, l’ensemble U des éléments inversibles de E est un groupe pour la multiplication.

Démonstration : \ast U est non vide car e est inversible, d’inverse égal à lui même. 
\ast Si (x , y) \in U^2, on a vu que x \, y est inversible. 
Donc la loi . est une loi interne dans U. 
\ast La multiplication est associative dans U car elle l’est dans E. 
\ast e est encore élément neutre dans U. 
\ast Si x \in U, x^{- 1} est inversible d’inverse égal à x \in U, donc x ^{- 1} \in U. 
On a prouvé que (U , \, . \, ) est un groupe . 

6.2. Sous-groupe
\bullet Soit (G , \ast ) un groupe et H une partie non vide de G. Il y a équivalence entre
\ast H est un sous-groupe de (G , \, \ast).
\ast \forall\, (a , b) \in H^2,\, a \ast b \in H
et \forall\, a \in H,\, a ^{- 1} \in H
\ast \forall\, (a , b) \in H^2,\, a^{- 1} \ast b \in H
alors (H, \, \ast \,) est un groupe.

👍 : Pour démontrer que H est non vide, on démontre que H contient l’élément neutre de G.

Remarque :
si (H , \ast) est un sous groupe de (G , \, \ast ) lui même sous-groupe de (G' , \, \ast) , (H , \, \ast) est un sous-groupe de (G' , \, \ast).

\bullet exemples 
\ast \mathbb{Z} , \mathbb{Q}, \mathbb{R} sont des sous-groupes pour la loi + de (\mathbb{C}\, ,\, + ).

\ast \mathbb{Q}^*, \mathbb{R}^* sont des sous-groupes pour la loi . de (\mathbb{C}^*\,   , \, .).
\ast (\mathbb{U}\, , \, . ) (ensemble des complexes de module 1) est un sous groupe de (\mathbb{C} ^* \, , \, .) et pour tout n \in \mathbb{N}, n \geq 2 , \mathbb{U}_n (ensemble des racines n -ièmes de 1) est un sous-groupe de (\mathbb{U}\, , \, . ).
En cours d’année :
\ast L’ensemble \textrm{GL}(E) des automorphismes de E est un sous-groupe de S_E\, .
\ast Si n \in \mathbb{N} et n \geq 2, l’ensemble \textrm{GL} _ n ( \mathbb{K} ) des matrices carrées d’ordre n à coefficients dans \mathbb{K} inversibles est un groupe pour la multiplication des matrices, appelé groupe spécial linéaire d’ordre n.

6.3. Anneau 
\bullet Soit A un ensemble non vide muni de deux lois de composition internes notées « + » et « .« .
On dit que (A\, ,\, +\, ,\, \, .\times ) est un anneau si, et seulement si,
\quad\ast (A\, , \,+) est un groupe commutatif (l’élément neutre pour l’addition est noté 0_A ou 0 s’il n’y a pas de confusion possible, le symétrique de a \in A pour l’addition est noté - a)
\quad\ast la multiplication est associative, possède un élément neutre noté 1_A (ou 1 s’il n’y a pas de confusion possible) et la multiplication est distributive par rapport à l’addition.
Si la multiplication est commutative, l’anneau est dit commutatif.

\bullet Soient (A , + , \, . ) un anneau et I une partie non vide.
Sur \mathcal{F}(I , A), on définit deux lois internes par
si (f , g) \in \mathcal{F}(I , A)^2,
\ast f + g est définie par \quad \forall\, x \in I, (f + g)(x) = f(x) + g(x)
\ast f . g est définie par \quad \forall\, x \in I, (f . g)(x) = f(x) . g(x).
\mathcal{F}(I , A) est un anneau commutatif.
L’élément neutre pour l’addition est O : I \to A , x \mapsto 0_A\,.
L’élément neutre pour la multiplication est  \mathds{1} : I \to A , x \mapsto 1_A\,.

⚠️ Si (A , + , .) est un anneau, a \neq 0 et b \neq 0 n’impliquent pas a \, b \neq 0.
h.p. Si (A , + , .) est un anneau tel que si (a , b) \in A^2, a\,  b = 0 \Rightarrow a = 0 ou b = 0, on dit que l’anneau est intègre.

En cours d’année, vous rencontrerez les anneaux suivants :
\ast (\mathbb{K}[\textrm{X}],\, + ,\,  .) l’anneau des polynômes à coefficients dans \mathbb{K}
\ast (\mathcal{L}(E), \, + , \, \circ) l’anneau des endomorphismes de E
\ast Si n \in \mathbb{N}^*, (\mathcal{M}_n (\mathbb{K}), \, + , \, .) l’anneau des matrices carrées d’ordre n à coefficients dans \mathbb{K}.

Calculs dans l’anneau (A\, ,\, + \, , \, . ),
\ast Si (a , b) \in A^2, on note \quad \quad \quad a - b = a + (-b)

On note si a \in A et n \in \mathbb{N}
\ast n . a est défini par récurrence par
\quad \quad 0 . a = 0, \quad
\quad et  \forall\, n \in \mathbb{N}, (n + 1) \, a = n \, a + a
Puis si n \in \mathbb{Z} \setminus \mathbb{N}, n \, a = ( - n) (-a).

\ast a^n est défini par récurrence par
\quad a^0 = 1 et si n \in \mathbb{N}, a^{n + 1} = a ^{n} . a

Prop : Si (a \, , \, b) \in A^2
\ast \forall\, (n ,\, p) \in \mathbb{Z}^2,
\quad \quad n(a + b) = n\,  a + n\,  b
\quad et n\, (a \,b) = (n \,a)\,  b = a\,  (n \,b)
\quad et n\,  a + p\, a = (n + p)\, a
\ast \forall\, (n \, , \, p) \in \mathbb{N}^2, a ^n \, . \, a ^p = a ^{n + p}.

\bullet Soient (A\, ,\, + \, , \, . ) un anneau et n \in \mathbb{N}^*. Si a et b sont deux éléments de A tels que ⚠️ a \, b = b \, a,
\ast formule de Leibniz :
\quad a^n - b ^n = (a - b) \displaystyle \left ( \sum _ {k = 0} ^{n - 1} a ^ k \, b ^{n - 1 - k} \right )

\ast binôme de Newton :
\quad \quad (a + b) ^n = \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n \binom {n}{k} \, a ^k \, b ^{n - k}.

6.4. Corps
Un corps est un triplet (\mathbb{K} , \, + ,\,  .) tel que (\mathbb{K} , \, + ,\,  .) est un anneau commutatif contenant au moins deux éléments et tel que tout élément de \mathbb{K}^* est inversible pour la multiplication.

exemples 
(\mathbb{Q},\, + , \, .), (\mathbb{R},\, + , \, .) et (\mathbb{C},\, + , \, .) sont des corps.
En cours d’année, vous rencontrerez
(\mathbb{K}(\textrm{X}),\, + , \, .) le corps des fractions rationnelles à coefficients dans \mathbb{K}.

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