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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

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Sommes et produits
Nombres complexes
Trigonométrie
Nombres réels
Ensembles et applications
Fonctions (intro)
Fonctions usuelles
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Équations différentielles
Suites numériques
Limites et continuité
Dérivées
Systèmes
Polynômes
Fractions rationnelles
Arithmétique et polynômes
Arithmétique et fractions rationnelles
Analyse asymptotique
Développements limités
Dénombrements
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Matrices
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Cours : Polynômes en Maths Sup MPSI, PTSI, MP2I, PCSI

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Résumé de cours et méthodes – Polynômes en Maths Sup

Plan :

1. Un problème de notation et de vocabulaire
2. Opérations sur les polynômes et degrés
3. Polynôme dérivé
4. Racines multiples
5. Comment démontrer qu’un polynôme divise un autre polynôme ?
6. Comment trouver le reste de la division de A par B ?
7. Nombre de racines d’un polynôme.
8. Comment factoriser un polynôme en produit de facteurs irréductibles ?
9. Polynômes scindés
10. Utiliser la notion d’espace vectoriel

On suppose dans tout ce chapitre sauf indication contraire que \mathbb{K}= \mathbb{R} ou \mathbb{C}.

 

1. Un problème de notation et de vocabulaire

1.  Un polynôme P \in \mathbb{K} [\textrm{X}] peut être noté P =\displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n \,\textrm{X}^n, en convenant que a_n = 0 si n > \textrm{deg } P, mais lorsqu’il est de degré p, il peut aussi  être noté \quad \quad P = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{p} a_n \,\textrm{X}^n avec a_p \neq 0.
L’égalité P =\displaystyle \sum_{n = 0} ^{p} a_n \,\textrm{X}^n = 0 signifie que \forall \, i \in [\![0 , \, p]\!], \, a_i = 0.
\textrm{X} est l‘indéterminée du polynôme P, ce n’est ni un réel ni un complexe.
On ne peut donc égaler \textrm{X} à un réel ou un complexe (puisqu’un polynôme de degré 1 n’est pas égal à une constante qui est un polynôme de degré inférieur ou égal à 0).

⚠️ Si l’on veut trouver les racines de P dans le corps \mathbb{K}, il ne faut pas écrire P = 0, mais il faut prendre x\in \mathbb{K} et résoudre l’équation algébrique \quad \quad \quad \quad \quad \quad P(x) = 0.

2.  Le polynôme P = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n \,\textrm{X}^n peut aussi être noté P = P(\textrm{X}).
La fonction polynôme associée au polynôme P est la fonction notée \widetilde{P} , ou encore P, définie par \quad \forall\, x \in \mathbb{K}, \, P(x) = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n \,x^n.
Il y a une bijection entre \mathbb{K} [\textrm{X}] et l’ensemble des fonctions polynômes définies sur \mathbb{K} ce qui permet si nécessaire d’identifier le polynôme P et sa fonction polynôme.

2. Opérations sur les polynômes et degrés

Dans ce paragraphe, \mathbb{K} peut aussi être égal à \mathbb{Z} ou \mathbb{Q}.

Rappel
\textrm{deg}( 0 ) = - \infty et sinon \textrm{deg} (P)  \in \mathbb{N}.
Si P\neq 0, \textrm{deg }P = n ssi n est le plus grand entier k tel que a_k\neq 0.
On convient que \quad \quad ( - \infty) + ( - \infty) = - \infty
et si n \in \mathbb{N} , \, - \infty + n = - \infty
\quad \quad \quad \quad \quad \max(n , - \infty) = n.

On note
\quad P = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{+\infty} a_k \, \textrm{X}^k et Q = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{+\infty} b_k \, \textrm{X}^k.

\bullet M1. Somme
\textrm{deg} (P + Q) \leq \max (\textrm{deg} (P) \, , \, \textrm{deg} (Q))
\ast si \textrm{deg} (P) \neq \textrm{deg} (Q),
\textrm{deg} (P + Q) = \max (\textrm{deg} (P) \, , \, \textrm{deg} (Q) )
\ast si \textrm{deg} (P ) = \textrm{deg} (Q) = n et P + Q \neq 0
… si a_n + b_n \neq 0, \textrm{deg} (P + Q)= n
… sinon, trouver le plus grand entier p < n tel que a_p + b_p \neq 0.

\bullet M2. Produit
\textrm{deg} (P \,Q) = \textrm{deg} (P) \, +\, \textrm{deg} (Q)
On rappelle que
\ast si P = \displaystyle \sum _{k = 0}^{+\infty} a_k\, \textrm{X} ^k et Q = \displaystyle \sum _{k = 0}^{+\infty} b_k\, \textrm{X} ^k,
\quad \quad \quad \quad P \, Q = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{+\infty} c_k \, \textrm{X}^k
où \forall\, k \in \mathbb{N},  \, c_k = \displaystyle \sum _{i + j = k} a_i \, b_j.
\ast dans le cas où l’on écrit
\quad P = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{p} a_k \, \textrm{X}^k et Q = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{q} b_k \, \textrm{X}^k
P \, Q = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{p + q} c_k \, \textrm{X}^k où si k\in [\![0, p + q]\!],
c_k = \displaystyle \sum _{i + j = k,\, 0\leq i \leq p, \, 0\leq j \leq q } a_i \, b_j\,.

\bullet M3. Dérivées
\ast Si \textrm{deg} (P)\geq 1, \quad \quad \textrm{deg} (P') = \textrm{deg} (P) - 1
\ast Si \textrm{deg} (P)\geq n et k \leq n, \quad \quad \textrm{deg} (P^{(k)}) = \textrm{deg} (P) - k.

\bullet M4. Si k \in \mathbb{N}^* et P \neq 0,    \quad \quad \textrm{deg} (P(\textrm{X}^k)) = k \; \textrm{deg} (P).

\bullet M5. Si P \neq 0 et Q \neq 0,
\quad \textrm{deg} (P(Q (\textrm{X}))) = \textrm{deg} (P)\, \textrm{deg} (Q).
On rappelle que \quad \quad P(Q (\textrm{X})) = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{+\infty} a_k \, Q^k (\textrm{X}).

⚠️ Si a \in \mathbb{K}, on fera attention à ne pas confondre P(\textrm{X} + a) = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{\infty} a_k (\textrm{X} + a)^k et le produit des polynômes \textrm{X} + a et P.

 

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3. Polynôme dérivé

3.1. Polynôme dérivé 
\bullet Définition Si P = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{+\infty} a_k \, \textrm{X}^k, P' = \displaystyle \sum _{k = 1} ^{+\infty} k \, a_k \, \textrm{X}^{k - 1} \displaystyle P' =\sum _{p = 0} ^{+\infty} (p+1) \, a_{p + 1} \, \textrm{X}^{p}

\bullet Opérations Si (P ,\, Q) \in \mathbb{K} [\textrm{X}] et \alpha ,  \,  \beta \in \mathbb{K},
\ast (\alpha P + \beta \, Q)' = \alpha P' + \beta \, Q'
\ast (P \, Q)' = P' \, Q + P \, Q'.

3.2. Dérivations successives
\bullet Si P\in \mathbb{K} [\textrm{X}],  on définit par récurrence :
P ^{(0)} = P et si n \in \mathbb{N}, P ^{(n + 1)} = \left ( P ^{n } \right ) '

\bullet Si P = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{n} a_k \, \textrm{X}^k, P^{(n)} = n! \, a_n\,.
Si k > \textrm{deg } (P),\, P ^{(k)} = 0.

\bullet Si n\in \mathbb{N}, a \in \mathbb{K} et P = (\textrm{X} - a) ^n
lorsque 0 \leq k \leq n   \quad \quad   \displaystyle P ^{(k)} = \frac {n!} {(n - k)! } (\textrm{X} - a) ^{n - k}
et si k > n,\, P^{(k)} = 0.

\bullet Formule de Leibniz 
Si  (P,\, Q) \in \mathbb{K} [\textrm{X}]^2 et n \in \mathbb{N},
\quad (P \, Q) ^{(n)} = \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n \binom {n} k \, P ^{(k)} \, Q^{(n - k)}.

3.3. Formule de Taylor 
Si P \in \mathbb{K}[\textrm{X}] est non nul et a \in \mathbb{K},
si\, n = \textrm{deg}(P), \quad \quad \quad  \displaystyle P = \sum _ {k = 0} ^n \frac {P^{(k)}(a)} {k \!} \, (\textrm{X} - a) ^k.

\bullet M1. Si P = \displaystyle \sum _{k = 0} ^{p} a_k \, \textrm{X}^k, \quad \forall\, k \in [\![0,\, n]\!]\, , \displaystyle a_k = \frac {P^{(k)}(0)} {k \!}.

4. Racines multiples

\bullet Si P \in \mathbb{K}[\textrm{X}], a \in \mathbb{K} et k \in \mathbb{N}^*, il y a équivalence entre
\ast a est racine d’ordre k de P
\ast (\textrm{X} - a) ^k divise P et (\textrm{X} - a) ^{k + 1} ne divise pas P.
\ast Il existe Q \in \mathbb{K}[\textrm{X}] tel que \quad \quad P = (\textrm{X} - a) ^k \, Q avec Q(a) \neq 0
\ast P(a) = P'(a) = \cdots \, P^{(k - 1)} (a) = 0 et P^{(k )} (a) \neq 0.

\bullet Si a est racine d’ordre k\geq 2 de P,  a est racine d’ordre k - 1 de P'.

\bullet Si a \in \mathbb{C} est racine d’ordre k de P \in \mathbb{C}[\textrm{X}], \overline {a} est racine d’ordre k de \overline{P}

\bullet Si a \in \mathbb{C} \setminus \mathbb{R} est racine d’ordre k de P \in \mathbb{R}[\textrm{X}], \overline {a} est racine d’ordre k de P .

\bullet Si a est racine de P \in \mathbb{K}[\textrm{X}]\setminus \{0\}, a admet un ordre de multiplicité inférieur ou égal au degré de P.

5. Comment démontrer qu’un polynôme divise un autre polynôme ?

🧡 Théorème de division euclidienne
Si (A , B) \in \mathbb{K} [\textrm{X}] ^2 avec B \neq 0, il existe un unique couple (Q , R) \in \mathbb{K} [\textrm{X}] ^2 tel que A = B \, Q + R
\quad \quad où \textrm{deg } (R) < \textrm{deg } (Q).
R est le reste de la division euclidienne de A par B.
Q est le quotient de la division euclidienne de A par B.

Si (A , B) \in \mathbb{K} [\textrm{X}]^2, B divise A s’il existe Q\in \mathbb{K} [\textrm{X}] tel que A = B \, Q.

\bullet M1. Le polynôme A est divisible par X - a ssi A(a) = 0.

\bullet M2. Si (a_i)_{1 \leq i \leq n} sont n \geq 1 éléments de \mathbb{K} deux à deux distincts,
le polynôme A est divisible par \; \; B = (\textrm{X} - a_1)\, (\textrm{X} - a_2)\cdots \, (\textrm{X} - a_n) ssi \forall \, i \in [\![1 , \, n]\!], A(a_i) = 0.

\bullet M3. Soient k \in \mathbb{N}^* et a \in \mathbb{K}.
Le polynôme A est divisible par B = (\textrm{X} - a)^k ssi \; \; A(a) = A'(a) = \cdots = A^{(k-1)}(a) = 0.

\bullet M4. Si p \leq n où n = \textrm{deg}(P), on note B = (\textrm{X} - a) ^p.
En conséquence de la formule de Taylor,
\ast \displaystyle \sum _ {k = 0} ^{p - 1} \frac {P^{(k)}(a)} {k \!} \, (\textrm{X} - a) ^k est le reste de la division de P par B
\ast \displaystyle \sum _ {k = p} ^{n} \frac {P^{(k)}(a)} {k \!} \, (\textrm{X} - a) ^{k - p} est le quotient de la division de P par B.

\bullet M5. Si (a_i)_{1 \leq i \leq n} sont n \geq 1 éléments de \mathbb{K} deux à deux distincts, tels que \forall \, i \in [\![1 , \, n]\!], (\textrm{X} - a_i)^{k_i} divise A \in \mathbb{K} [\textrm{X}], le produit \displaystyle \prod_{i = 1} ^n (\textrm{X} - a_i)^{k_i}
divise A dans \mathbb{K} [\textrm{X}].

\bullet M6. Le polynôme A \in \mathbb{R} [\textrm{X}] est divisible par B = \textrm{X} ^2 + p \, \textrm{X} + q où p^2 - 4 \, q < 0 ssi A(z) = 0 où z est l’une des deux racines complexes de B.

\bullet M7. Soient A \in \mathbb{R} [\textrm{X}] et z \in \mathbb{C} \setminus \mathbb{R}.
Si (\textrm{X} - z)^k divise A, le polynôme (\textrm{X} - z)^k \, (\textrm{X} - \overline{z} )^k divise A.

exemple :
CNS pour que B = \textrm{X}^2 + \textrm{X} + 1 divise A = \textrm{X} ^n + \textrm{X} + 1 lorsque n \in \mathbb{N}, n \geq 2

Correction : B = \textrm{X}^2 + \textrm{X} + 1 a pour racines \textrm{j} et \textrm{j} ^2.
B divise A = \textrm{X} ^n + \textrm{X} + 1 ssi A(\textrm{j} ) = 0
or A(\textrm{j} ) = \textrm{j}^n + \textrm{j} + 1 = \textrm{j}^n - \textrm{j} ^2
A(\textrm{j} ) = 0 \Leftrightarrow \textrm{j}^n = \textrm{j} ^2 \quad \quad \quad \; \; \Leftrightarrow \exists \, k \in \mathbb{N}\,, \, n = 3\,  k + 2.

6. Comment trouver le reste de la division de A par B ?

\bullet M1. Le reste de la division de A par X - a est égal à A(a).

\bullet M2. Si (a_i)_{1 \leq i \leq n} sont n \geq 1 éléments de \mathbb{K} deux à deux distincts, on détermi- ne le reste de la division de A par B = \displaystyle \prod _{i = 1} ^n (\textrm{X} - a_i) en écrivant que le reste R est de degré strictement inférieur à n donc de la forme R = \displaystyle \sum _ {k = 0} ^{n - 1} r_k \, \textrm{X} ^k, que A = B\, Q + R et en introduisant les n équations : \forall \, i \in [\![1 , \, n]\!],   A(a_i) = B(a_i ) \, Q(a_i ) + R(a_i) = R(a_i) on obtient un système linéaire de n équations à n inconnues permettant de déterminer les r_i\,.

exemple 1  : Reste de la division de A = \textrm{X} ^n + 1 par B = \textrm{X} (\textrm{X} - 1).
exemple 2 : Reste de la division de A = \textrm{X} ^n + 1 par B = X^2 + 1.

Correction :

exemple 1
A = \textrm{X} ^n + 1 et B = \textrm{X} (\textrm{X} - 1).

Il existe (Q , R) \in \mathbb{R} [\textrm{X}]^2 tel que A = B \, Q + R avec \textrm{deg } R < \textrm{deg } B, donc R = a \, \textrm{X} + b où a et b sont deux réels. 
Comme A(0) = R(0) et A(1) = R(1), on obtient 1 = b et 2 = a + b donc b = 1 et a = 1. Le reste est égal à \textrm{X} + 1.

exemple 2
A = \textrm{X} ^n + 1 et B = X^2 + 1.
Il existe (Q , R) \in \mathbb{R} [\textrm{X}]^2 tel que A = B\, Q + R avec \textrm{deg } R < \textrm{deg } B, donc R = a \, \textrm{X} + b où a et b sont deux réels. 
Comme A(\textrm{i}) = R(\textrm{i}) , \, \textrm{i}^n + 1 = a \, \textrm{i} + b. 
\ast Si n = 2\, p , (-1)^p + 1 = a\,  \textrm{i} + b avec a et b réels, donc a = 0 et b = (-1)^p + 1, le reste est égal à R = 1 + (- 1)^p. 
\ast Si n = 2\,  p + 1, \textrm{i}\,  (- 1)^p + 1 = a \, \textrm{i} + b avec a et b réels, donc a = (-1)^p et b = 1, le reste est R. = (-1)^p \, \textrm{X} + 1.

On remarque que B divise A ssi il existe q \in \mathbb{N} tel que n = 4\,  q + 2. 

\bullet M3. Pour déterminer le reste R de la division de A par (X - a)^ k, on écrit que A - R est divisible par (\textrm{X} - a)^k , c’est-à-dire que
\; \forall \, i \in [\![0 , \, k - 1]\!], \; A^{(i) } (a) = R^{(i)}(a),
Donc R = \displaystyle \sum _ {i = 0} ^{k - 1} \frac {A^{[i)} (a)} {i !}  (\textrm{X} - a) ^{i} en utilisant la formule de Taylor.

exemple 3
Reste de la division de A = \textrm{X} ^n + 1 où n \geq 3 par (\textrm{X} - 1)^3.

Correction : Le reste R de la division par (\textrm{X} - 1)^3 est un polynôme de degré inférieur ou égal à 2 qui vérifie : A - R est divisible par (\textrm{X} - 1)^3
donc (A - R) (1) = (A - R)'(1)  = 0 et (A - R)''(1) = 0
soit R(1) = A(1) = 2 ,\, R'(1) = A'(1) = n et R''(1) = A''(1) = n (n - 1) .
Par la formule de Taylor, R = R(1) + R'(1) (\textrm{X} - 1) \displaystyle \quad \quad \quad \quad \quad \quad +\,  \frac 1 2 R''(1) (\textrm{X} - 1) ^2 
R = 2 + n(\textrm{X} - 1) + \displaystyle \frac 1 2 n(n - 1) (\textrm{X} - 1)^2 .

7. Nombre de racines d’un polynôme

7.1. Théorème de D’Alembert-Gauss.
Si A \in \mathbb{C} [\textrm{X}] est de degré au moins égal à 1, A admet au moins une racine réelle.

Le nombre de racines distinctes d’un polynôme de degré n \geq 1 est majoré par n.

7.2. Comment utiliser qu’un polynôme de degré n admet au plus n racines distinctes ?
\bullet M1. Pour démontrer que le polynôme P est nul, il suffit de prouver que P a une infinité de zéros.
M1bis. Pour prouver que P est nul, on peut raisonner par l’absurde et supposer que P est de degré n. Si l’on peut trouver n+1 racines distinctes de P, P est nul.
M1ter. Pour démontrer que les polynômes P et Q sont égaux, il suffit de trouver n racines distinctes de P - Q lorsque \textrm{deg }(P - Q) < n.

\bullet M2. Un polynôme à coefficients réels de degré impair a au moins une racine réelle.
Le nombre de racines non réelles d’un polynôme à coefficients dans \mathbb{R} est pair.

\bullet M3. Les seuls polynômes périodi- ques sont les polynômes constants, ou ce qui est équivalent :
si P \in \mathbb{K} [\textrm{X}] vérifie : il existe a \in \mathbb{K}^* tel que \forall \, x \in \mathbb{K}, \, P(x + a) = P(x),
P est constant.

7.3. Application aux polynômes d’interpolation de Lagrange
(en exercice en PCSI).
Soient (a_0\, , \,a_1\, ,\, \cdots \, , \,a_n) n + 1 éléments de \mathbb{K}, deux à deux distincts.
Résultat 1 
Pour tout i de [\![0 , n]\!], il existe un unique polynôme L_i \in \mathbb{K}_n[{\textrm X}] tel que
\forall j \in [\![0 , n]\!], L_i(a_j)= \delta_{i , j}\,.
Les polynômes (L_i)_{ 0 \leqslant i \leqslant n} sont appelés polynômes d’interpolation de Lagrange sur les points (a_0\, , \, a_1\,  ,\, .\cdots \, , \, a_n).
Résultat 2
Pour tout i de [\![0 , n]\!],
L_i = \displaystyle\prod_{0\leqslant j\leqslant n,\,j\neq i}\left(\frac{ {\textrm X} - a_j}{a_i-a_j}\right).
Résultat 3
\forall\; (b_0 \, ,\, b_1 \, ,\; \cdots \; ,\, b_n) \in \mathbb{K}^{n + 1}, \exists\, ! \, P\in \mathbb{K}_n[{\textrm X}] tel que \forall \, i \in [\![0 , n]\!], P(a_i)= b_i\,, de plus P =\displaystyle\sum_{i=0}^{n}b_i\, L_i \,.

 

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8. Comment factoriser un polynôme en produit de facteurs irréductibles ?

Rappel : 
\ast Les polynômes irréductibles de \mathbb{C} [\textrm{X}] sont les polynômes de degré 1.
\ast Les polynômes irréductibles de \mathbb{R} [\textrm{X}] sont les polynômes de degré 1 et les polynômes  \lambda (\textrm{X}^2 + p \, \textrm{X} + q) où \lambda, p et q sont des réels tels que p ^2 - 4\, q < 0 et \lambda \neq 0.
\ast Tout polynôme de \mathbb{K} [\textrm{X}] de degré au moins égal à 1 s’écrit d’une unique façon (à l’ordre près des facteurs) comme produit de polynômes irréduc- tibles dans \mathbb{K} [\textrm{X}].
C’est-à-dire
\ast Si P \in \mathbb{C}[\textrm{X}] n’est pas constant de coefficient dominant \lambda, il existe n \in \mathbb{N}^*, des complexes (a_k)_{1\leq k \leq n} deux à deux distincts et des entiers (\alpha_k)_{1 \leq k \leq n} strictement positifs tels que
\quad \quad \quad P = \displaystyle \lambda   \prod _ {k = 1} ^n (\textrm{X} - a_k) ^{\alpha_ k}.
\ast Si P \in \mathbb{R}[\textrm{X}] n’est pas constant de coefficient dominant \lambda, il existe
… n \in \mathbb{N}, des complexes (a_k)_{1\leq k \leq n} deux à deux distincts et des entiers (\alpha_k)_{1 \leq k \leq n} strictement positifs,
… r \in \mathbb{N} et une famille de couples deux à deux distincts (p_k \, , \, q_k) \in \mathbb{R}^2 tels que p_k^2 - 4 \, q _k < 0 et une famille d’entiers strictement positifs (\beta_k)_{1 \leq k \leq r}
tels que  P s’écrive :
\displaystyle\lambda  \prod _ {k = 1} ^n (\textrm{X} - a_k) ^{\alpha_ k} \prod _{k = 1} ^r (\textrm{X} ^2 + p_k \, \textrm{X} + q_k) ^{\beta _ k}.

Il y a unicité à l’ordre près des facteurs de cette décomposition.

⚠️ dans la factorisation, ne pas oublier de multiplier par le coefficient domi- nant.

\bullet M1. Pour factoriser un polynôme bicarré, on l’écrit sous la forme \quad \quad A^2 - B^2 = (A - B) (A + B ).

exemple 1 :  Factoriser  dans \mathbb{R}[\textrm{X} ] \textrm{X} ^4 + 1 et \textrm{X}^4 + \textrm{X} ^2 + 1.

\bullet M2. Pour factoriser un polynôme P \in \mathbb{R} [\textrm{X}] dans \mathbb{R} [\textrm{X}] (lorsque la décomposition n’est pas évidente), on cherche les racines de P.
On les classe en
\quad \ast racines réelles
\quad \ast racines complexes non réelles que l’on regroupe deux par deux en racines conjuguées .
Ne pas oublier devant la factorisation le coefficient dominant du polynôme .

\bullet M3. Pour factoriser dans \mathbb{R} [\textrm{X}] un polynôme de la forme \textrm{X}^n - 1 ou \textrm{X}^n + 1 (ou tout polynôme faisant intervenir les racines n-ièmes d’un complexe) :
ces racines n-ièmes dépendent d’un entier k qui doit prendre n valeurs consécutives entières.
👍 Choisir si possible ces valeurs consécutives de façon à pouvoir regrouper facilement les racines conjuguées.

exemple 3 : Factoriser \textrm{X}^{2n} - 1 et \textrm{X}^{2 n + 1} - 1 dans \mathbb{R}[\textrm{X}].

9. Polynômes scindés

D : Un polynôme P\in \mathbb{K}[\textrm{X}] de degré n \geq 1 est scindé sur \mathbb{K} lorsqu’on peut l’écrire sous l’une des deux formes suivantes :
\quad \ast P = \displaystyle a_n \prod_{k = 1} ^n (\textrm{X} - x_k)
où (x_k)_{1 \leq k \leq n} est une famille de n éléments de \mathbb{K} et a_n son coefficient dominant.

\quad \ast Il existe p \in \mathbb{N} ^* une famille (x_k)_{1 \leq k \leq p} d’éléments 2 à 2 distincts de \mathbb{K} et une famille (\alpha _k)_{1 \leq k \leq p} \in \mathbb{N}^{* p}, de somme égale à n tels que \quad \quad P = \displaystyle a_n \prod_{k = 1} ^p (\textrm{X} - x_k)^{\alpha_k}
où a_n est son coefficient dominant.

\bullet Si P\in \mathbb{K}[\textrm{X}] de degré n \geq 1 est scindé sur \mathbb{K} et si x_1 \, , \, \cdots \,, \, x_n sont ses n racines, lorsque P = \displaystyle \sum_{k = 0} ^{n} a_k \,\textrm{X}^k,
\quad \quad \quad \displaystyle \sum _ {i = 1} ^n x_i = \frac {- a_{n - 1}}{a_n}
\quad \quad \textrm{ et } \displaystyle \prod _ {i = 1} ^n x_i = (-1) ^n \, \frac { a_{0}}{a_n}.

🧡 Savoir démontrer les résultats suivants
\bullet R1 : Si P \in \mathbb{R}[\textrm{X}] est scindé sur \mathbb{R} à racines distinctes de degré n \geq 2, P' est scindé sur \mathbb{R} à racines distinctes.

\bullet R2 : Si P \in \mathbb{R}[\textrm{X}] est scindé sur \mathbb{R} de degré n \geq 2, P' est scindé sur \mathbb{R}.

\bullet R3. Si P = \displaystyle a_n \prod_{k = 1} ^n (\textrm{X} - x_k)
lorsque x \in \mathbb{K} \setminus \{ (x_k)_{1 \leq k \leq n}\},
\quad \quad \quad \displaystyle \frac {P'(x)}{ P(x) } =\sum _{k = 1} ^n \frac 1 {x - x_k}.

\bullet R4. Si P = \displaystyle a_n \prod_{k = 1} ^p (\textrm{X} - x_k)^{\alpha_k}
lorsque x \in \mathbb{K} \setminus \{ (x_k)_{1 \leq k \leq n} \},
\quad  \quad \quad \displaystyle \frac {P\, '(x)}{ P(x) } =\sum _{k = 1} ^p \frac {\alpha_k} {x - x_k}.

10. Utiliser la notion d’espace vectoriel

Une compilation de résultats sur les polynômes et espaces vectoriels

\bullet \mathbb{K}[\textrm{X}] est un \mathbb{K}-espace vectoriel de dimension infinie, stable par multipli- cation.

\bullet Si (P_1\,  , \, \cdots \, , \, P_n) est une famille de polynômes de degrés 2 à 2 distincts, c’est une famille libre de \mathbb{K}[\textrm{X}].

\bullet Si n \in \mathbb{N}, \mathbb{K}_n[\textrm{X}] est un sous-espace vectoriel de \mathbb{K}[\textrm{X}], de dimension n + 1.
\ast (1 , \, \textrm{X}, \, \cdots \, ,\, \textrm{X}^n) est la base canon- ique de \mathbb{K}_n[\textrm{X}].
\ast Si \forall\, k \in [\![0 \, , \, n]\,], P_k \in \mathbb{K}[\textrm{X}] est de degré k, (P_0\, , \, P_1\,  , \, \cdots \, , \, P_n) est une base de \mathbb{K}_n[\textrm{X}].
\ast Si P \in \mathbb{K}[\textrm{X}] est de degré n, \quad \quad \quad (P,\, P' , \, \cdots \, , \, P ^{(n)})
est une base de \mathbb{K}_n[\textrm{X}].
\ast Soient a_0\, , \,a_1\, ,\, ...\, , \,a_n\,, n + 1 éléments de \mathbb{K}, deux à deux distincts. La famille (L_i)_{ 0 \leqslant i \leqslant n} des polynômes d’interpolation de Lagrange sur les points (a_0\, , \, a_1 \, ,\, ...\, , \, a_n) est une base de \mathbb{K}_n[\textrm{X}]. Pour tout Q \in \mathbb{K}_n[\textrm{X}], Q = \displaystyle \sum _{k = 0} ^n Q(a_k) \, L_k\,. (MPSI seulement)

Si vous maîtrisez le chapitre sur les polynômes, prenez de l’avance en combinant avec les cours de maths sur les révisions des chapitres qui vont suivre comme :

  • fractions rationnelles
  • arithmétique et polynômes
  • arithmétique et fractions rationnelles
  • analyse asymptotique
  • développements limités 

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