Comment choisir entre les concours post bac ingénieur et une CPGE ?
Nos conseils pour vous aider à choisir entre des études en prépa ou non
De nombreux élèves se posent cette question une fois arrivés en terminale : faire une prépa scientifique ou directement intégrer une école post bac ingénieur via les concours Avenir, Puissance Alpha ou encore Geipi Polytech. La France compte environ 200 écoles d’ingénieurs pour environ 200 000 étudiants, dont un tiers via les cursus post bac (prépa intégrée et cycle ingénieur). Le taux d’insertion est d’environ 90% dans les 6 mois après le diplôme avec un salaire brut annuel moyen de 38 000€.
Qu’est-ce qu’une CPGE ? Fonctionnement et filières
Une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE), aussi appelée prépa, est une formation de deux ans qui se déroule dans un lycée. Il s’agit d’une classe qui vous prépare aux concours d’entrée des grandes écoles comme l’ENS, HEC, Polytechnique, Centrale, etc. Il est à noter que certaines écoles prestigieuses comme Mines ParisTech, CentraleSupelec, l’école Polytechnique, etc ne sont accessibles qu’après une CPGE.
Ainsi, durant deux années, les élèves se préparent intensément aux épreuves des concours des écoles d’ingénieurs. Il s’agit de deux ans intensifs, où l’élève suit des cours sur différentes matières : maths, physique-chimie, SI, informatique, français, anglais. C’est donc une charge de travail intensive, voire compétitive dans toutes les filières, que ce soit en MPSI, en MP2I, PCSI, PTSI ou encore BCPST.
Les seuls inconvénients évidents de faire une prépa sont la charge de travail importante, le stress et l’anxiété qui peuvent en découler, ainsi que le fait de retarder son entrée en école et dans la vie professionnelle de deux ans.
Lire aussi : résultats des élèves de Groupe Réussite aux concours post bac ingénieurs.
Qu’est-ce qu’une école d’ingénieurs post-bac ? la prépa intégrée ?
Si nous vous parlons d’alternatives à la CPGE, c’est qu’il est tout à fait possible d’intégrer des écoles d’ingénieurs directement après le bac, de faire deux ans de prépa intégrée avant d’effectuer le cycle ingénieur au sein de l’école choisie. Ce sont donc les écoles post-bac, qui acceptent les élèves en première année de licence tout de suite après le bac, sans forcément passer par une CPGE.
En dehors des formations traditionnelles connues, comme les formations courtes (BTS, BUT) ou les formations longues (universités), vous avez aussi des formations post-bac. Ces formations sont donc spécifiquement conçues pour les étudiants désirant intégrer une école d’ingénieur ou de commerce directement après le bac, sans passer par la case prépa.
Les écoles post-bac sont souvent accessibles à travers des concours post-bac comme Puissance Alpha, Geipi Polytech, ou le concours Avenir. C’est le cas de l’EPF, l’ESTACA, l’ECE ou encore de l’ESILV. Les écoles du concours Avenir et des autres concours post-bac ont pour la majorité une prépa intégrée dans la formation de cinq ans (master).
D’autres écoles, comme celle proposant une formation post-bac en Tech et Business, choisissent leurs élèves sur dossier, après une étude minutieuse de leur dossier de candidature.
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Prépa ou concours post bac : les critères de choix
Voici quelques critères de choix qui vous aideront dans votre prise de décision entre la prépa et la prépa intégrée :
- Niveau scolaire et dossier : La CPGE exige un très bon dossier en terminale, avec des notes solides en maths et et en sciences (physique chimie, NSI ou SI), ainsi que de bonnes appréciations. Les écoles post-bac, accessibles via des concours comme Avenir, Puissance Alpha ou Advance, sont ouvertes à des profils plus variés, à condition de bien préparer les concours post bac ingénieurs et le dossier Parcoursup.
- Maturité du projet professionnel : Si vous ne savez pas encore précisément quel métier ou quel secteur vous attire, la CPGE offre deux années supplémentaires pour mûrir votre orientation tout en ayant un bon niveau scientifique généraliste. À l’inverse, si vous avez déjà une idée claire de votre spécialisation (numérique, aéronautique, énergie…), l’école post-bac permet de s’y plonger dès la première année.
- Rapport au stress et au rythme de travail : La prépa impose un rythme très soutenu avec des colles hebdomadaires, des DS chaque semaine et une charge de travail intense sur deux ans. L’école post-bac en cinq ans propose un rythme plus progressif, avec un meilleur équilibre entre vie étudiante, vie associative et études, tout en restant exigeante.
- Écoles accessibles à la sortie : La CPGE reste la voie principale pour intégrer les écoles les plus prestigieuses comme Polytechnique, CentraleSupélec, Mines ParisTech, etc. qui ne recrutent pas ou très peu directement après le bac. Les écoles post-bac (INSA, UTC, ESTACA, etc.) délivrent elles aussi un diplôme d’ingénieur CTI reconnu.
- Cadre d’études et environnement : En CPGE, l’étudiant reste dans un cadre proche du lycée (classes à effectif réduit, encadrement fort, emploi du temps structuré). En école post-bac, il intègre directement un campus avec vie associative, projets de groupe, stages en entreprise dès les premières années et souvent une dimension internationale (semestres à l’étranger, doubles diplômes).
- Coût de la formation : Les CPGE sont publiques et gratuites (hors frais de vie et d’internat). Les écoles post-bac peuvent être publiques (INSA, réseau Polytech) avec des frais de scolarités modérés, ou privées (ECE, ESILV, EPF…) avec des frais de scolarité pouvant dépasser 8 000 € par an. Ce critère financier est à prendre en compte dans le choix d’orientation.
- Durée avant l’entrée dans la vie active : Dans les deux cas, le cursus mène à un bac+5. Cependant, les étudiants en école post-bac commencent leurs stages professionnels ou alternance plus tôt et acquièrent une expérience terrain dès la deuxième ou troisième année, tandis que les étudiants de CPGE ne débutent leur immersion en entreprise qu’à partir de leur intégration en cycle ingénieur (bac+3).
La première chose à faire avant de prendre cette décision est de bien définir votre projet professionnel. Pour ce faire, vous devrez vous poser des questions comme :
- Quel métier ?
- Quel secteur ?
- Quelle école ?
- Préférence pour la théorie ou la pratique ?
En répondant à ces questions, vous pourrez avoir une idée de ce que vous devrez faire par la suite.
De plus, il est aussi important de se connaître et de connaître ses capacités. La prépa nécessite d’avoir une certaine autonomie, de la rigueur et une résilience face à la pression et au stress. Si vous sentez que vous ne possédez pas ces qualités, alors la prépa n’est peut-être pas faite pour vous.
Pour finir, il faut savoir que la prépa n’est plus la seule voie possible pour passer par une formation prestigieuse. Il est possible de bien réussir sa vie sans effectuer une CPGE. Par ailleurs, de nombreuses grandes écoles mettent en place des admissions parallèles. Ce qui permet aux étudiants d’accéder aux grandes écoles prestigieuses en deuxième, voire troisième année de la licence, sans être forcément passés par une prépa.
Débouchés et insertion professionnelle
Quelle que soit la voie choisie, école d’ingénieurs post-bac ou cursus après une CPGE, le diplôme d’ingénieur délivré est reconnu par la CTI (Commission des titres d’ingénieur) et offre de très bonnes perspectives d’emploi.
Selon l’enquête insertion de la Conférence des grandes écoles (CGE), le taux d’emploi des jeunes diplômés ingénieurs atteint environ 90 % quelques mois après l’obtention du diplôme, avec un salaire moyen d’entrée avoisinant les 38 000 euros bruts annuels, toutes écoles confondues. Toutefois, des différences existent selon le parcours emprunté.
Les étudiants passés par une CPGE accèdent plus facilement aux écoles les plus prestigieuses (Polytechnique, CentraleSupélec, Mines ParisTech, Télécom ParisTech…), dont les réseaux d’alumni et la réputation auprès des recruteurs peuvent offrir un avantage en début de carrière, notamment en termes de niveau de responsabilité et de progression salariale.
À l’inverse, les diplômés d’écoles post-bac en cinq ans bénéficient souvent d’une immersion professionnelle plus précoce grâce aux stages dès les premières années, à l’alternance, aux projets en entreprise et à une ouverture internationale intégrée au cursus.
Ce profil plus opérationnel est apprécié dans des secteurs comme le numérique, l’énergie ou le conseil en ingénierie, où l’expérience terrain compte autant que le prestige du diplôme.
L’insertion professionnelle dépend davantage de la spécialisation choisie, des stages effectués et de l’implication personnelle de l’étudiant que de la seule voie d’accès à l’école.
