J'ai toujours fait de l'accompagnement individuel en parallèle de mes études (Licence de Maths Fondamentales à Paris 11 et M2 Recherche à Paris 7). J'ai exercé en tant que chargé de TD et tuteur pendant mon doctorat. Le goût que j'y ai pris et les retours des étudiants m'ont motivé à enseigner au-delà de ce qui était requis par mon contrat doctoral. Après ma thèse puis un pivot de 2 ans en tant que Data Scientist pour une fintech basée à Londres, j'ai décidé de revenir à l'enseignement en région parisienne.
Toujours des belles progressions, parfois spectaculaires, et avec des profils variés: de l'élève qui a juste besoin d'un peu plus répéter ses "gammes" à celui ou celle qui est en décrochage total et ne sait pas par quel bout prendre le problème, en passant par le profil travailleur mais qui manque d'intuition.
Le cœur de mon enseignement est la mise en situation réelle d'exercice et la reconstruction "par le bas" de la compréhension du cours, dont la nécessité est rendue évidente pour l'élève par le fait de bloquer sur un problème. Je fais le moins possible de correction directe ou de cours magistral. Je demande surtout "pourquoi ?". Même si la réponse est correcte, je prends le temps de faire décomposer à l'élève toutes les étapes de son raisonnement pour m'assurer que tout soit compris et que rien ne soit récité comme des invocations magiques. Souvent, le blocage vient du fait que l'énoncé lui-même n'est pas vraiment compris. Beaucoup trop d'élèves ne sont pas complètement à l'aise dans les faits avec le sens de certains mots qui pourtant paraissent évidents ("si...alors", "donc",...). Beaucoup fonctionnent par association vague d'idées mal définies et leur propre pensée n'est pas claire pour eux-mêmes. Il est malheureusement assez possible de passer longtemps entre les mailles du filet sans n'avoir jamais fait l'expérience de réellement comprendre pourquoi une preuve est une preuve, ou la différence entre définir un objet et affirmer quelque chose sur cet objet. Cela rend l'auto-diagnostic d'autant plus difficile en maths. C'est une priorité pour moi, et c'est en général un cap chez l'élève. Idéalement, les notes ne deviennent par la suite qu'une question de temps de travail solo. Quand l'élève traîne des années de lacunes accumulées (comme c'est souvent le cas), je ne cède pas à la pression du programme de l'année en cours. Je nous fais remonter aussi loin que nécessaire. Je n'ajoute pas un étage avant que les fondations ne soient solides. C'est un petit retard à court terme mais précieux sur le long terme. Même lorsqu'une notion est assimilée, elle peut rapidement se perdre si elle n'est pas répétée régulièrement. Sur ce point-là, je vois l'enseignement des maths comme celui d'une langue, d'un sport ou d'un instrument de musique. Je tiens des notes de tout ce qui a bloqué ou réussi, pour m'aider à ajuster mes cours et permettre à l'élève de plus facilement visualiser le chemin parcouru.
Voici en vert les plages horaires pendant lesquelles Hadrien donne des cours habituellement