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Corrigé du sujet ECRICOME Maths ECS 2018

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Exercice 1 : Caractérisation d’un projecteur

Partie 1 : 

1/ On montre que u\circ u=u et v\circ v = v. Pour cela on utilise l’interprétation matricielle des endomorphismes dans la base {\cal B}_2.

    \[{\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(u\circ u)= {\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(u)\times {\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(u)=A\times A=\frac{1}{(1+a^{2})^2}\begin{pmatrix}1 & a\\a & a^{2}\end{pmatrix}^2 = \frac{1}{(1+a^{2})^2}\begin{pmatrix}1+a^2 & a+a^3\\a+a^3 & a^{2}+a^4\end{pmatrix}\]


    \[=\frac{1+a^{2}}{(1+a^{2})^2}\begin{pmatrix}1 & a\\a & a^{2}\end{pmatrix}=A={\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(u)\]

Donc u\circ u=u et

    \[\boxed { \text{$u$ est un projecteur de $\mathbb{R}^2.$.}}\]

De façon analogue, on a B\times B= \frac14 \begin{pmatrix}2 & 2\\2 & 2\end{pmatrix}=B donc {\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(v^2)={\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(v) donc v\circ v=v et

    \[\boxed { \text{$v$ est un projecteur de $\mathbb{R}^2.$.}}\]

2/ a/ On sait que \hbox{rg}(u)=\hbox{rg}(A). Or la deuxième colonne de A est égale à la première multipliée par a donc le rang de A est \hbox{rg}\left(\frac{1}{1+a^2}\begin{pmatrix}1\\a\end{pmatrix}\right)=1 car il s’agit d’une colonne non nulle.

Le rang de v est celui de B, il est immédiat que le rang de B est 1 car les colonnes de B sont non nulles et égales.

Enfin {\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(u\circ v)=A\times B =\frac{1}{2(1+a^2)}\begin{pmatrix}1+a & 1+a\\a+a^2& a+a^2\end{pmatrix} après calculs. Là aussi, il y a des colonnes qui sont non nulles et égales. Donc u\circ v est aussi de rang 1.

Bilan :

    \[\boxed { \text{Les endomorphismes $u$, $v$ et $u\circ v$ sont tous de rang $1$.}}\]

b/ On sait que {\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(1,a)=\begin{pmatrix}1\\a\end{pmatrix}.

Ainsi

    \[{\hbox{Mat}}_{{\cal B}_2}(u\circ v((1,a)))=AB\begin{pmatrix}1\\a\end{pmatrix} = \frac{1}{2(1+a^2)}\begin{pmatrix}1+2a+a^2\\a+2a^2+a^3\end{pmatrix}=\frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}\begin{pmatrix}1\\a\end{pmatrix}\]

Donc u\circ v((1,a))=\frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)} (1,a). Remarquons que (1,a)\ne (0,0).

Bilan :

    \[\boxed { \text{Le vecteur $x_{0}=(1,a)$ est un vecteur propre de $u\circ v$.}}\]

c/ On sait que u\circ v est de rang 1 et que \mathbb{R}^2 est de dimension 2 donc u\circ v n’est pas bijectif donc 0 est valeur propre de
u\circ v.

On pense alors à résoudre \frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}= 0,
ce qui est équivalent à 1+2a+a^2=0\Longleftrightarrow (1+a)^2=0\Longleftrightarrow a=-1.

3/ a/ Si a\ne -1, alors \frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}\ne 0, comme \mathbb{R}^2 est de dimension 2, il y a au plus deux valeurs propres. Donc nous les avons toutes déterminées.

Si a=-1, alors \frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}= 0 et A=\frac{1}{2}\begin{pmatrix}1 & -1\\-1 & 1\end{pmatrix} et AB= \begin{pmatrix}0 &0\\0 & 0\end{pmatrix}. Dans ce cas, le spectre est réduit à 0.

Remarque : il est immédiat que, dans les deux cas, (1,-1) est vecteur propre de
u\circ v associé à 0.

Bilan :

    \[\boxed { \text{Le spectre de $u\circ v$ est $\left\{0,\frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}\right\}$ si $a\ne -1$ et il vaut $\left\{0\right\}$ si $a=-1$.}}\]

Si a=-1, la réponse est immédiate.

Si a\ne -1, alors il faut juste s’assurer que \frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}=\frac{(1+a)^2}{2(1+a^2)}\in [0,1].

Il est clair que le calcul de la fraction est positif car des réels au carré le sont.

Calculons 1-\frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}=\frac{2+2a^2-(1+2a+a^2)} {2(1+a^2)} = \frac{1-2a+a^2}{2(1+a^2)}=\frac{(1-a)^2}{2(1+a^2)}\geq 0.

Donc 1\geq\frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}.

Bilan :

    \[\boxed { \text{Les valeurs propres de $u\circ v$ appartiennent \`a l'intervalle $[0;1]$.}}\]

b/ Supposons que u\circ v est un projecteur. Si a=-1, alors u\circ v est la fonction nulle, c’est donc le projecteur sur \{(0,0)\} parallèlement à \mathbb{R}^2.

Si a\ne-1, alors le spectre de u\circ v contient deux valeurs, il ne peut s’agir que de 0 et 1. Car tout projecteur a pour polyn\^ome annulateur X(X-1) de racines 0 et 1.

On en déduit que \frac{1+2a+a^2}{2(1+a^2)}=1 par conséquent

1+2a+a^2=2(1+a^2) donc 1-2a+a^2= donc (1-a)^2=0 donc a=1.

Réciproquement si a=1 alors A=B donc A\times B=B donc u\circ v=v et v est un projecteur, u\circ v l’est aussi.

Bilan :

    \[\boxed { \text{$u\circ v$ est un projecteur si et seulement si $a=-1$ ou $a=1$.}}\]

 

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Partie 2 : Matrice symétrique et valeurs propres

 

4/ On va utiliser la symétrie de B sous la forme ^{t}{B}= B puis le fait que B^2=B car v est un projecteur symétrique dont B est sa matrice dans la base canonique.

Pour tout X\in\mathcal{M}_{n,1}(\mathbb{R}), on a

    \[\|BX\|^{2}=\langle BX,BX\rangle=^{t}{(BX)} BX=^{t}{X}^{t}{B}BX= ^{t}{X}BBX=^{t}{X}BX= \langle X,BX\rangle = \langle BX,X\rangle.\]

Bilan : pour tout X\in\mathcal{M}_{n,1}(\mathbb{R}) :

    \begin{equation*}\|BX\|^{2}=\langle BX,X\rangle.\end{equation*}

On utilise l’inégalité de Cauchy-Schwarz pour écrire

    \[\|BX\|^{2}=\langle BX,X\rangle\leq \Vert BX\Vert\times \Vert X\Vert.\]

Si \Vert BX\Vert=0 alors on a bien \|BX\|=0\le\|X\|.

Sinon on peut diviser par \Vert BX\Vert>0, et on obtient

    \begin{equation*}\|BX\|\le\|X\|.\end{equation*}

5/ On montre que C est symétrique en remarquant

    \[\left. ^{t}\hspace{-0.1cm}C\right= \left. ^{t}\hspace{-0.1cm}BAB\right=\left. ^{t}\hspace{-0.1cm}B\right \left. ^{t}\hspace{-0.1cm}A\right \left^{t}\hspace{-0.1cm}B\right=BAB=C.\]

En effet on a \left^{t}\hspace{-0.1cm}A\right=A car u est symétrique et A est sa matrice dans la base canonique.

De plus C est à coefficients réels.

Bilan :

    \[\boxed { \text{$C$ est diagonalisable dans $\mathcal{M}_{n}(\mathbb{R})$.}}\]

6/ Soit \lambda une valeur propre de C et un X un vecteur propre associé par conséquent X n’est pas la colonne nulle.

a/ On a

    \[\|ABX\|^{2}= \langle ABX,ABX\rangle= \left. ^{t}\hspace{-0.1cm}ABX\right ABX=\left. ^{t}\hspace{-0.1cm}X\right \left. ^{t}\hspace{-0.1cm}B\right{B}\left. ^{t}\hspace{-0.1cm}A\right ABX\]


    \[=\left. ^{t}\hspace{-0.1cm}X\right BAABX=\left. ^{t}\hspace{-0.1cm}X\right BABX=\langle X,CX\rangle = \langle X,\lambda X\rangle = \lambda\Vert X\Vert^2.\]

Bilan :

    \[\boxed { \text{$\|ABX\|^{2}= \lambda\Vert X\Vert^2.$.}}\]

b/ Comme X n’est pas nulle, on peut diviser par \Vert X\Vert^2. De sorte que \lambda=\frac{\|ABX\|^{2}}{\Vert X\Vert^2}\in \mathbb{R}^+ .

Bilan :

    \[\boxed { \text{Les valeurs propres de $C$ sont r\'eelles positives.}}\]

7/ Soit \mu une (éventuelle) valeur propre de AB non nulle, et X un vecteur propre associé. On a donc ABX=\mu X.

a/ Dans un premier temps remarquons que ABX=\mu X\ne 0 car X et \mu sont non nuls. Par conséquent BX n’est pas la colonne nulle sinon ABX serait nulle. Calculons

    \[CBX=BABBX=BABX=B(ABX)=B(\mu X)=\mu BX.\]

Bilan :

    \[\boxed { \text{$BX$ est un vecteur propre de $C$.}}\]

b/ On a \mu AX = A(\mu X)=A(ABX)=A^2BX= ABX.

Or ABX=\mu X donc \mu AX=\mu X. Comme \mu est non nul, on peut diviser par \mu.

Bilan :

    \[\boxed { \text{$AX=X$.}}\]

c/ On utilise ce qui précède

    \[\langle X,BX\rangle=\langle AX,BX\rangle=^{t}{(AX)}BX = ^{t}{X}^{t}{A}BX= ^{t}{X}ABX=^{t}{X}(\mu X) = \mu\|X\|^{2}.\]

Bilan :

    \[\boxed { \text{$\langle X,BX\rangle=\mu\|X\|^{2}$.}}\]

8/ Une éventuelle valeur propre nulle est bien dans [0,1].

Soit \mu une valeur propre non nulle de AB et X un vecteur propre associé, avec la question 4., on a \|BX\|^{2}=\langle BX,X\rangle.

La question 7.c), donne \langle X,BX\rangle=\mu\|X\|^{2} donc \|BX\|^{2}=\mu\|X\Vert^{2}.

On utilise encore la question 4., cela donne \mu\|X\|^{2}= \|BX\|^{2}\leq \Vert X\Vert^2

On divise par \Vert X\Vert^2>0, on a alors 0\leq \mu=\frac{\|BX\|^{2}}{\|X\|^{2}}\leq 1.

Donc \mu \in[0,1].

Bilan :

    \[\boxed { \text{Le spectre de $AB$ est inclus dans $[0;1]$.}}\]

Exercice 2 : Théorème de Schwarz

1/ On utilise la stricte croissance de la racine carrée sur \mathbb{R}^+.

    \[\varphi=\frac{1+\sqrt{5}}{2}>\frac{1+\sqrt{4}}{2}=\frac{3}{2}>1.\]

Le discriminant de x^{2}-x-1=0 est \Delta = 1-(-4)=5. On a alors deux racines réelles distinctes \varphi=\frac{1+\sqrt{5}}{2} et
\overline{\varphi}=\frac{1-\sqrt{5}}{2}.

Or \frac{-1}{\varphi}=\frac{-2}{1+\sqrt{5}}= \frac{-2(1-\sqrt{5})}{(1+\sqrt{5})(1-\sqrt{5})}= \frac{-2(1-\sqrt{5})}{1-5}= \frac{1-\sqrt{5}}{2}=\overline{\varphi}.

Bilan :

    \[\boxed { \text{$\varphi>1$ et les r\'eels $\varphi$ et $\frac{-1}{\varphi}$ sont les solutions de l'\'equation : $x^{2}-x-1=0$.}}\]

2/ a/ f est de classe \mathcal{C}^{2} sur \mathbb{R}^{2} comme fonction de type polynomial en x et y.

b/ f étant de classe \mathcal{C}^{1} sur l’ouvert \mathbb{R}^2, les points critiques de f sont les solutions de \nabla(f)(x,y)=(0,0).

On calcule \partial_1(f)(x,y)=6x^2-6y et \partial_2(f)(x,y)=-6x+6y-6.
Ainsi
\nabla(f)(x,y)=(0,0)

\Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}x^2-y=0\\-x+y-1=0\end{array}\right.

\Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}y=x^2\\y=x+1\end{array}\right.

\Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}x^2-x-1=0\\y=x+1\end{array}\right

\Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}x=\varphi\hbox{ ou } x=\frac{-1}{\varphi}\\y=x+1\end{array}\right.

\Longleftrightarrow (x,y)=(\varphi,1+\varphi) \hbox{ ou } (x,y)=\left(\frac{-1}{\varphi},\frac{-1}{\varphi}+1\right).

Or \frac{-1}{\varphi}+1= \frac{-2}{1+\sqrt{5}}+1= \frac{-2(1-\sqrt{5})}{(1+\sqrt{5})(1-\sqrt{5})}+1=\frac{1-\sqrt{5}}{2}+1=\frac{3-\sqrt{5}}{2}.

Et \frac{1}{\varphi+1}=\frac{1}{\frac{1+\sqrt{5}}{2}+1}= \frac{2}{3+\sqrt{5}}= \frac{2(3-\sqrt{5})}{(3+\sqrt{5})(3-\sqrt{5})}=\frac{3-\sqrt{5}}{2}= \frac{-1}{\varphi}+1.

Bilan : Les seuls points critiques de f sont (\varphi,\varphi+1) et \left(-\frac{1}{\varphi},\frac{1}{\varphi+1}\right).

c/ On calcule la hessienne de f, on a \partial_{1,1}^2(f)(x,y)=12x, \partial_{1,2}^2(f)(x,y)=\partial_{2,1}^2(f)(x,y)=-6, \partial_{2,2}^2(f)(x,y)=6. On a utilisé le théorème de Schwarz sachant f de classe \mathcal{C}^{2}.

    \[\nabla^2f(x,y)=\begin{pmatrix}12x & -6\\-6 & 6\end{pmatrix} =6\begin{pmatrix}2x & -1\\-1 & 1\end{pmatrix}.\]

La matrice est symétrique réelle, elle est diagonalisable dans \mathbb{R}. On cherche les signes de ses valeurs propres lorsque (x,y) est un point critique. On peut étudier le spectre de \begin{pmatrix}2x & -1\\-1 & 1\end{pmatrix} car le spectre de \nabla^2f(x,y) s’obtient en multipliant par 6 les valeurs propres de \begin{pmatrix}2x & -1\\-1 & 1\end{pmatrix}.

On sait par ailleurs que \lambda est valeur propre de \begin{pmatrix}2x & -1\\-1 & 1\end{pmatrix} si et seulement si \begin{pmatrix}2x -\lambda& -1\\-1 & 1-\lambda\end{pmatrix} est non inversible si et seulement si (2x -\lambda)(1-\lambda) -1 =0.

On résout (2x -\lambda)(1-\lambda) -1 = \lambda^2-(2x+1)\lambda+2x-1=0.

On voit \Delta = (2x+1)^2-4(2x-1)= 4x^2-4x+5=4(x^2-x)+5=9. En effet les deux points critiques ont pour abscisses les racines de X^2-X-1 donc dans les cas x^2-x=1.

Les racines sont donc a=\frac{2x+1+3}{2}= x+2 et b=\frac{2x+1-3}{2}=x-1.

Donc le spectre de \nabla^2f(x,y) est \{x+2,x-1\} dans le cas où (x,y) est un point critique.

Si (x,y) = (\varphi,\varphi+1), alors \varphi+2 et \varphi-1 sont strictement positifs donc f a un minimum local en (\varphi,\varphi+1).

Si (x,y) =\left(-\frac{1}{\varphi},\frac{1}{\varphi+1}\right), alors -\frac{1}{\varphi}+2=\frac{-1+2\varphi}{\varphi}>0 et -\frac{1}{\varphi}-1<0 donc f n’a pas d’extremum en \left(-\frac{1}{\varphi},\frac{1}{\varphi+1}\right). Il s’agit d’un point col.

3/ On pose, pour tout entier n\in\mathbb{N}, H_n:\left(u_{n}u_{n+2}-u_{n+1}^{2}=(-1)^{n+1}\right).

Au rang 0, on a u_0=0, u_1=u_2=1 donc u_{0}u_{2}-u_{1}^{2}=-1=(-1)^{0+1}. Donc H_0 est vraie.

Supposons H_n vraie pour un n\in\mathbb{N}, alors

    \begin{align*} u_{n+1}u_{n+3}-u_{n+2}^{2} & = u_{n+1}(u_{n+1}+u_{n+2})-u_{n+2}^{2} \\ &= u_{n+1}^2+u_{n+2}\underset{=-u_n}{\underbrace{(u_{n+1}-u_{n+2})}} \\ &=u_{n+1}^2-u_{n+2}u_n \\ &=-( u_{n}u_{n+2}-u_{n+1}^{2})\underset{H_n}{=} -(-1)^{n+1} \\ &= (-1)^{n+2}. \\ \end{align*}


Donc H_{n+1} vraie.

Bilan :

    \[\boxed { \text{Pour tout entier $n\in\mathbb{N}$, $u_{n}u_{n+2}-u_{n+1}^{2}=(-1)^{n+1}$.}}\]

4/ a/

function u=suite(n)
   v=0
   w=1
   for k=2:n // ici v vaut u(k-2) et w vaut u(k-1)
      temporaire = v+w // temporaire vaut u(k-2) + u(k-1) = u(k)
      v = w // v vaut u(k-1)
      w = temporaire // w vaut u(k)
   end // en sortie de boucle k=n et w vaut u(n)
   u= w
endfunction

b/ On commence par résoudre

    \[\left\{\begin{array}{l}\lambda\varphi^{0}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{0} = u_0\\\lambda\varphi^{1}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{1}=u_1\end{array}\right.\Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}\lambda+\mu = 0\\\lambda\varphi+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)=1\end{array}\right. \Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}\mu = - \lambda\\\lambda\left(\varphi+\left(\frac{1}{\varphi}\right)\right)=1\end{array}\right. \Longleftrightarrow \left\{\begin{array}{l}\mu = - \frac{\varphi}{\varphi^2+1}\\\lambda=\frac{\varphi}{\varphi^2+1}\end{array}\right.\]

On garde ces deux valeurs pour \lambda et \mu.
On pose ensuite :

    \begin{equation*}\forall n\in\mathbb{N},\quad z_{n}=\lambda\varphi^{n}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}.\end{equation*}

Ce qui précède dit que z_0=u_0,\; z_1=u_1.

Il ne reste plus qu’à vérifier que la suite (z_n)_{n\in\mathbb{N}} vérifie la même relation que (u_n)_{n\in\mathbb{N}}, une récurrence double immédiate assurera que les deux suites sont égales.

Soit n\in \mathbb{N},

    \[z_{n+2}=\lambda\varphi^{n+2}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n+2} =\lambda\varphi^{n}\times \varphi^{2}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n} \times \left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{2}\]


    \[= \lambda\varphi^{n}\times(1+ \varphi)+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n} \times \left(1+\frac{-1}{\varphi}\right)=\lambda\varphi^{n}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}+\lambda\varphi^{n+1}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n+1}=z_n+z_{n+1}.\]

Bilan :

    \[\boxed { \text{$\forall n\in\mathbb{N},\quad u_{n}=\lambda\varphi^{n}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}.$}}\]

c/ La suite \left(\frac{u_{n+1}}{u_{n}}\right)_{n\ge 1} a du sens car la suite u est non nulle à partir du rang 1. En effet, pour n\in\mathbb{N}, u_{n+2}-u_{n+1}=u_n. On peut montrer facilement par récurrence double que u_n>0 dès que n\geq 1. La suite est strictement croissante à partir du rang 1 et u_n\geq u_1=1.

On a \frac{u_{n+1}}{u_{n}}=\frac{\lambda\varphi^{n+1}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n+1}}{\lambda\varphi^{n}+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}}=\frac{\varphi^{n}}{\varphi^{n}}\times \frac{\lambda\varphi+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n+1}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}}{\lambda+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}}= \frac{\lambda\varphi+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n+1}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}}{\lambda+\mu\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}}

Il est clair que \lambda=\frac{\varphi}{\varphi^2+1}\ne 0 donc on peut diviser par \lambda, ainsi

    \[\frac{u_{n+1}}{u_{n}}=\frac{\varphi+\frac{\mu}{\lambda}\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n+1}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}}{1+\frac{\mu}{\lambda}\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}}\]

Or \varphi>1 donc 0< \frac{1}{\varphi}= \left\vert \frac{1}{\varphi}\right\vert <1 donc \left\vert\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}\right\vert= \left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}\underset{n\to +\infty}{\longrightarrow}0.

Donc

    \[\frac{u_{n+1}}{u_{n}}\underset{n\to +\infty}{\longrightarrow}\varphi.\]

5/ On considère pour tout n\in\mathbb{N}^{*} : S_{n}=\disp\sum_{k=1}^{n}\frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}}

a/ On montre d’abord que u_n\underset{+\infty}{\sim}\lambda \varphi^{n}. Pour cela on établit que le quotient converge vers 1.

    \[\frac{u_n}{\lambda \varphi^{n}}= 1+\frac{\mu}{\lambda}\left(\frac{-1}{\varphi}\right)^{n}\left(\frac{1}{\varphi}\right)^{n}\underset{n\to +\infty}{\longrightarrow}1.\]

Ainsi on a \frac{1}{u_{n}u_{n+1}}\underset{+\infty}{\sim}\frac{1}{\lambda^2 \varphi}\left(\frac{1}{\varphi^2}\right)^n.

Or \varphi>1 donc \varphi^2>1 donc 0<\frac{1}{\varphi^2}<1 donc la série géométrique \sum\limits_{n\geq 1} \left(\frac{1}{\varphi^2}\right)^n converge.

Donc par comparaison des séries à terme général positif, la série de terme général \frac{1}{u_{n}u_{n+1}} converge.

b/ La série \sum\limits_{k\geq 1}\frac{1}{u_{k}u_{k+1}} converge or \left\vert \frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}}\right\vert = \frac{1}{u_{k}u_{k+1}} donc la série \sum\limits_{k\geq 1}\frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}} est absolument convergente donc convergente donc la suite (S_n)_{n\geq 1} de ses sommes partielles converge.

c/ Pour tout n\in\mathbb{N}^{*} :

    \begin{equation*}S_{n+1}-S_{n}=\disp\sum_{k=1}^{n+1}\frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}}-\disp\sum_{k=1}^{n}\frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}}= \frac{(-1)^{n+1}}{u_{n+1}u_{n+2}}\underset{Q3}{=} \frac{u_{n}u_{n+2}-u_{n+1}^{2}}{u_{n+1}u_{n+2}}=\frac{u_{n}}{u_{n+1}}-\frac{u_{n+1}}{u_{n+2}}.\end{equation*}

d/ Soit N\in\mathbb{N}, N>1, on somme ce qui précède de n=1 à n=N puis on réalise deux télescopages. Il est immédiat que u_1=u_2=1, ces valeurs sont utilisées en fin de calcul.

    \[\sum_{n=1}^{N} \left( S_{n+1}-S_{n} \right)= \sum_{n=1}^{N} \left(\frac{u_{n}}{u_{n+1}}-\frac{u_{n+1}}{u_{n+2}}\right)\]


donc

    \[S_{N+1}-S_{1} = \frac{u_{1}}{u_{1+1}}-\frac{u_{N+1}}{u_{N+2}}\]

donc

    \[S_{N+1} - \left(\frac{-1}{u_1u_2}\right) = 1-\frac{u_{N+1}}{u_{N+2}}\]


Donc \frac{u_{N+1}}{u_{N+2}} = -S_{N+1}.

La question 4.c) a montré que \frac{u_{n+1}}{u_{n}}\underset{n\to +\infty}{\longrightarrow}\varphi. Donc \frac{u_{N+1}}{u_{N+2}}\underset{n\to +\infty}{\longrightarrow}\frac{1}{\varphi}.

Par conséquent, un passage à la limite dans la relation \frac{u_{N+1}}{u_{N+2}} = -S_{N+1} lorsque N\to +\infty indique que

    \[\frac{1}{\varphi}=-\disp\sum_{k=1}^{+\infty}\frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}}\]

Pour conclure, il reste à établir que \frac{1}{\varphi}=\varphi-1.

En effet

    \[\frac{1}{\varphi}=\frac{2}{1+\sqrt{5}}= \frac{2(\sqrt{5}-1)}{(1+\sqrt{5})(\sqrt{5}-1)} = \frac{\sqrt{5}-1}{2}= \frac{\sqrt{5}+1}{2}-\frac{2}{2}=\varphi-1.\]

Bilan :

    \[\boxed { \text{$\varphi=1-\disp\sum_{k=1}^{+\infty}\frac{(-1)^{k}}{u_{k}u_{k+1}}$.}}\]

 

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Problème : Relation de Panjer

Partie 1 : Variables vérifiant une relation de Panjer

1/ a/ On a pour tout k\in\mathbb{N}^*, P(N=k)=\frac{b}{k}P(N=k-1).

Montrons alors par récurrence que pour tout k\in\mathbb{N}, la propriété \mathscr{P}(k) :  » P(N=k)=\frac{b^k}{k!}P(N=0)\fg\ est vraie. « 

P(N=0)=\frac{b^0}{0!}P(N=0), donc \mathscr{P}(0) est vraie.

Soit k\in\mathbb{N}^*. On suppose que \mathscr{P}(k-1) est vraie. Montrons que \mathscr{P}(k) est vraie.

    \[P(N=k)=\frac{b}{k}P(N=k-1)=\frac{b}{k}\frac{b^{k-1}}{(k-1)!}P(N=0)=\frac{b^k}{k!}P(N=0)\]


La propriété est donc vraie au rang k.
Par axiome de récurrence, on en déduit que

    \[\boxed { \text{$\forall k\in\mathbb{N} \qquad P(N=k)=\frac{b^k}{k!}P(N=0)$.}}\]

b/ La série de terme général \frac{b^k}{k!}P(N=0) est le multiple d’une série exponentielle. On en déduit qu’elle converge et on a

    \[\dis \sum_{k=0}^{+\infty}\frac{b^k}{k!}P(N=0)=P(N=0)\text{e}^{b}\]

Or, la série de terme général \frac{b^k}{k!}P(N=0) coincide avec la série de terme général P(N=k). Sa somme vaut donc aussi 1, car la famille ([N=k])_{k\in\mathbb{N}} est un système complet d’événements. On en déduit que P(N=0)=\text{e}^{-b}. Dès lors,

    \[$N(\Omega)=\mathbb{N}$ et $\forall k\in\mathbb{N}\quad P(N=k)=\text{e}^{-b}\frac{b^k}{k!}$\]

La variable aléatoire suit donc une loi de Poisson de paramètre b. Par conséquent, elle admet une espérance et une variance égale à E(N)=b et V(N)=b.

2/ a/ Montrons par une récurrence rapide que pour tout k\geq 2, P(N=k)=0.

P(N=2)=\left(a+\frac{b}{2}\right)P(N=1)=(a-a)P(N=1)=0.
Soit k\geq 3. Supposons que P(N=k-1)=0. Montrons que P(N=k)=0.

    \[P(N=k)=\left(a-\frac{2a}{k}\right)P(N=k-1)=0\]

par hypothèse de récurrence.

Par principe de récurrence, on a bien

    \[\boxed { \text{$\forall k\geq 2\quad P(N=k)=0$}}\]

b/ On déduit de la question précédente que N(\Omega)=\{0,1\}. Par conséquent, N suit une loi de Bernouilli. De plus,

    \[P(N=1)+P(N=0)=1\]

D’où, -aP(N=0)+P(N=0)=1 et comme a<1, P(N=0)=\frac{1}{1-a}. Par conséquent,

N suit une loi de Bernoulli de paramètre -\frac{a}{1-a}.

3/ a/ Soit k\in [\![1,n]\!]. P(Z=k)=\comb{n}{k}p^k(1-p)^{n-k}. Or \comb{n}{k}=\frac{n+1-k}{k}\comb{n}{k-1}. D’où

    \[P(Z=k)=\frac{n+1-k}{k}\times \frac{p}{1-p}\comb{n}{k-1}p^{k-1}(1-p)^{n+1-k}=\frac{p}{1-p}\times \frac{n-k+1}{k}\times P(Z=k-1)\]

b/ On a déjà comme n\in\mathbb{N}^* que P(Z=0)\neq 1. De plus, avec la relation précédente, en posant a=-\frac{p}{1-p} et b=\frac{p(n+1)}{1-p}, on a bien a<1 car -p<1-p et 1-p>0 et

    \[\forall k\in [\![1,n]\!] \quad P(N=k)=\left(a+\frac{b}{k}\right)P(N=k-1)\]

Enfin, a+\frac{b}{n+1}=0. La relation précédente reste donc vraie pour k=n+1 et par une récurrence immédiate du même type que celle effectuée à la question 2.a, elle reste vraie pour k\geq n+1 car tous les termes sont nuls. On a donc bien

    \[\forall k\in \mathbb{N}^* \quad P(N=k)=\left(a+\frac{b}{k}\right)P(N=k-1)\]

La variable aléatoire Z vérifie donc une relation de Panjer.

4/ a/ P(N=1)=(a+b)P(N=0).

Raisonnons par l’absurde et supposons P(N=0)=0. Alors, une récurrence immédiate du type de celle de la question 2.a montre que pour tout k\in\mathbb{N}^* P(N=k)=0, ce qui est exclu. On en déduit que P(N=0)>0. Or P(N=1)\geq 0 d’où

    \[\boxed { \text{$a+b\geq 0$.}}\]

b/ Soit m\geq 1.

    \[\begin{array}{rcl}\displaystyle \sum_{k=1}^{m}kP(N=k)&=&{\dis a\sum_{k=1}^mkP(N=k-1)+b\sum_{k=1}^{m}P(N=k-1)}\\&=&{\dis a\sum_{j=0}^{m-1}(j+1)P(N=j)+b\sum_{j=0}^{m-1}P(N=j)}\\\end{array}\]

en faisant les changements de variables j=k-1 dans les deux sommes.

c/ Avec le résultat de la question précédente, on a donc pour tout m\geq 1

    \[\dis (1-a)\sum_{k=1}^{m-1}kP(N=k)+mP(N=m)=(a+b)\sum_{k=0}^{m-1}P(N=k)\]

D’où pour tout m\geq 2,

    \[\dis (1-a)\sum_{k=1}^{m}kP(N=k)+(m+1)P(N=m+1)=(a+b)\sum_{k=0}^{m}P(N=k)\qquad (\ast)\]

Or, 1-a>0, a+b\geq 0, (m+1)P(N=m+1)\geq 0 et \sum_{k=0}^{m}P(N=k)\leq 1. Dès lors,

    \[\dis (1-a)\sum_{k=1}^{m}kP(N=k)\leq a+b \qquad \text{et} \qquad \dis \sum_{k=1}^{m}kP(N=k)\leq \frac{a+b}{1-a}\]

La suite \left((1-a)\sum_{k=1}^{m}kP(N=k)\right)_{m\geq 1} est donc majorée par a+b.

De plus, la suite \left(\sum_{k=1}^{m}kP(N=k)\right)_{m\geq 1} est croissante majorée par \frac{a+b}{1-a}. Par théorème de convergence monotone, elle converge.

La variable aléatoire N admet une espérance si et seulement si la série de terme général kP(N=k) est absolument convergente ce qui équivaut ici à sa convergence car la variable aléatoire N est à valeurs dans \mathbb{N}.

On en déduit donc que

    \[\boxed { \text{$N$ admet une esp\'erance.}}\]

Par conséquent, (m+1)P(N=m+1)\tv{m\to +\infty} 0 comme terme général d’une série convergente. Comme \dis \sum_{k=0}^{+\infty}P(N=k)=1, en faisant tendre m vers +\infty dans la relation (\ast), on en déduit que

    \[(1-a)E(N)=a+b \qquad \text{d'où}\qquad E(N)=\frac{a+b}{1-a}\]

d/ On raisonne avec des calculs similaires à ceux menés dans la question 4.

On a alors pour tout m\geq 1,

    \begin{eqnarray*}\dis \sum_{k=1}^{m}k^2P(N=k)&=&{\dis a\sum_{k=0}^{m-1}(k+1)^2P(N=k)+b\sum_{k=0}^{m-1}(k+1)P(N=k)}\\&=&{\dis a\sum_{k=0}^{m-1}k^2P(N=k)+(2a+b)\sum_{k=0}^{m-1}kP(N=k)+(a+b)\sum_{k=0}^{m-1}P(N=k)}\\\end{eqnarray*}

On a ainsi

    \[{\dis (1-a)\sum_{k=1}^{m-1}k^2P(N=k)+m^2P(N=m)=(2a+b)\sum_{k=0}^{m-1}kP(N=k)+(a+b)\sum_{k=0}^{m-1}P(N=k)}\qquad\]

On a déjà montré que a+b\geq 0.

Il reste à montrer que 2a+b\geq 0. On a 2P(N=2)=(2a+b)P(N=1).

Si P(N=1)=0, alors par une récurrence immédiate, on montre que pour tout k\geq 1, P(N=k)=0 d’où P(N=0)=1, ce qui est exclu.

On a donc P(N=1)>0 et en fait même a+b>0. Comme P(N=2)\geq 0, on en déduit que 2a+b\geq 0. Dès lors, pour tout m\geq 2, en appliquant la dernière égalité au rang m+1, il vient comme (m+1)^2P(N=m+1)\geq 0,

    \[{\dis (1-a)\sum_{k=1}^mk^2P(N=k)\leq (2a+b)E(N)+(a+b)}\]

car \dis \sum_{k=0}^{m}kP(N=k)\leq E(N) et \dis \sum_{k=0}^mP(N=k)\leq 1. Ainsi, \dis \sum_{k=1}^mk^2P(N=k)\leq\frac{2a+b}{1-a}E(N)+\frac{a+b}{1-a}.

La suite \left(\sum_{k=1}^mk^2P(N=k)\right)_{m\geq 1} est donc croissante majorée. Par théorème de convergence monotone, elle converge.

La série de terme général k^2P(N=k) est donc absolument convergente car convergente à termes positifs et N admet un moment d’ordre 2. De plus, (m+1)^2P(N=m+1)\underset{m\to +\infty} {\longrightarrow} 0. En faisant tendre m vers +\infty dans l’égalité (\ast), on obtient

    \[E(N^2)=\frac{2a+b}{1-a}E(N)+\frac{a+b}{1-a}=\frac{(a+b)}{(1-a)^2}(2a+b+1-a)=\frac{(a+b)(a+b+1)}{(1-a)^2}\]

e/ La variable aléatoire N admet un moment d’ordre 2 donc une variance. Avec la formule de Koenig-Huygens, il vient

    \[V(N)=E(N^2)-(E(N))^2=\frac{(a+b)(a+b+1-a-b)}{(1-a)^2}=\frac{a+b}{(1-a)^2}\]

f/ On a déjà que si N suit une loi de Poisson alors E(N)=V(N).

Réciproquement, supposons E(N)=V(N). Avec les résultats des question 4.c et 4.d, on a alors

\frac{(a+b)}{(1-a)^2}(1-(1-a))=0\ssi a=0 ou a+b=0

Si a+b=0, alors P(N=1)=0 et par une récurrence immédiate, on en déduit que P(N=k)=0 pour tout k\geq 1. D’où P(N=0)=1 ce qui est exclu.

On en déduit que a+b\neq 0 d’où a=0. D’après la question 1.b, on en déduit que N suit une loi de Poisson de paramètre b.

On a donc bien l’équivalence voulue.

Partie 2 : Fonction génératrice

5/ Soit x\in[0,1]. Pour tout k\in\mathbb{N}, 0\leq p_kx^k\leq p_k. La série de terme général p_k est convergente de somme 1 donc par théorème de comparaison pour les séries à termes positifs, la série de terme général p_kx^k converge.

6/ Soit x\in[0,1], 1-ax=a\left(\frac{1}{a}-x\right)>0 car a>0 et \frac{1}{a}>1. Par composition, la fonction f est donc de classe \mathcal{C}^{\infty} sur [0,1].

Montrons par récurrence que pour tout k\in\mathbb{N}, la propriété \mathscr{P}(k) :  » \forall x\in[0,1], f^{(k)}(x)=k!\times p_k(1-ax)^{\alpha-k} . »

\bullet Pour tout x\in[0,1], f^{(0)}(x)=p_0(1-ax)^{\alpha}. Donc \mathscr{P}(0) est vraie.

\bullet Soit k\in\mathbb{N}. On suppose \mathscr{P}(k) vraie. Montrons que \mathscr{P}(k+1) est vraie.

Par hypothèse de récurrence, pour tout x\in[0,1], f^{(k)}(x)=k!\times p_k(1-ax)^{\alpha-k}. Alors, pour tout x\in[0,1],

    \[f^{(k+1)}(x)=-a(\alpha-k) k!p_k(1-ax)^{\alpha-(k+1)}=-(a\alpha-ka)k!p_k(1-ax)^{\alpha-(k+1)}\]

Or, (k+1)!p_{k+1}=(k+1)k!\left(a+\frac{b}{k+1}\right)p_k=k!p_k((k+1)a+b) et -(a\alpha-ka)=a+b+ka=b+(k+1)a. On en déduit que

    \[\forall k\in[0,1]\quad f^{(k+1)}(x)=(k+1)!p_{k+1}(1-ax)^{\alpha-(k+1)}\]

et \mathscr{P}(k+1) est vraie.

Par axiome de récurrence, la propriété \mathscr{P}(k) est vraie pour tout k\in\mathbb{N}.

7/ Soit x\in[0,1].

a/ Soit n\in\mathbb{N}. La fonction f est de classe \mathcal{C}^{n+1} sur [0,x] donc par théorème de Taylor avec reste intégral à l’ordre n appliqué entre 0 et x, on a

    \[f(x)=\dis \sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(0)}{k!}x^k+\int_{0}^{x}\frac{(x-t)^n}{n!}f^{(n+1)}(t)\text{d} t\]

D’où, avec les résultats de la question précédente,

    \[f(x)=\dis \sum_{k=0}^{n}p_kx^k+(n+1)p_{n+1}\int_{0}^{x}(x-t)^n(1-at)^{\alpha-(n+1)}\text{d} t\]

b/ Soit t\in[0,x].

    \[1-\frac{x-t}{1-at}=\frac{1-at-x+t}{1-at}=\frac{(1-x)+t(1-a)}{1-at}\]


Or, 1-at>0, car 1/a>1, 1-x\geq 0, t(1-a)\geq 0 d’où 1-\frac{x-t}{1-at}\geq 0 et \frac{x-t}{1-at}\leq 1. Alors, pour tout n\in\mathbb{N}, pour tout t\in[0,x],

    \[0\leq (1-at)^{\alpha-n-1}(x-t)^n=(1-at)^{\alpha-1}\left(\frac{x-t}{1-at}\right)^n\leq (1-at)^{\alpha-1} 1^n\]

car (1-at)>0. Par croissance de l’intégrale, il vient

    \[0\leq \dis \int_0^x(1-at)^{\alpha-n-1}(x-t)^n\text{d} t\leq \int_0^x(1-at)^{\alpha-1}\text{d} t\]

c/ Avec la question précédente, on a pour tout n\in\mathbb{N},

    \[{\dis 0\leq (n+1)p_{n+1}\int_{0}^{x}(x-t)^n(1-at)^{\alpha-(n+1)}\text{d} t\leq (n+1)p_{n+1}\int_0^x(1-at)^{\alpha-1}\text{d} t}\]


Or, N admettant une espérance, (n+1)p_{n+1}\underset{n\to+\infty} {\longrightarrow} 0 d’où {\dis (n+1)p_{n+1}\int_0^x(1-at)^{\alpha-1}\text{d} t}\underset{n\to+\infty} {\longrightarrow} 0. Puis, par théorème d’encadrement,

    \[(n+1)p_{n+1} \int_{0}^{x}(x-t)^n(1-at)^{\alpha-(n+1)}\text{d} t\underset{n\to+\infty} {\longrightarrow}  0\]

Avec l’égalité de la question 7.a, en faisant tendre n vers +\infty, on obtient

f(x)=\dis \sum_{k=0}^{+\infty}p_kx^k=G(x) d’où G(x)=p_0(1-ax)^{\alpha}.

G(1)=p_0(1-a)^{\alpha}. De plus, G(1)=\dis \sum_{k=0}^{+\infty}P(N=k)=1. Par conséquent, p_0=(1-a)^{-\alpha}.

En outre, pour tout x\in[0,1], G'(x)=-a\alpha p_0(1-ax)^{\alpha-1}. D’où G'(1)=-a\alpha p_0(1-a)^{\alpha-1}. Ainsi par définition de \alpha,

    \[G'(1)=(a+b)\frac{1}{1-a}=\frac{a+b}{1-a}=E(N)\]

Partie 3 : Formule de récursivité

9/ La famille \left([N=k]\right)_{k\in\mathbb{N}} est un système complet d’événements. Par conséquent, d’après la formule des probabilités totales,

    \[P(S=0)=\dis \sum_{k=0}^{+\infty} P((S=0)\cap [N=k])\]

(S=0)\cap [N=0]=[N=0] et si k\in\mathbb{N}^*, les variables aléatoires (X_n)_{n\in \mathbb{N}^*} étant à valeurs dans \mathbb{N},

    \[(S=0)\cap [N=k]=\dis \bigcap_{i=1}^{k}[X_i=0]\cap [N=k]\]


Par mutuelle indépendance des variables aléatoires considérées, on a donc

    \[P\left([S=0]\cap [N=k]\right)=P(X_1=0)^kP(N=k)\]


car les variables aléatoires (X_n)_{n\in\mathbb{N}^*} sont de même loi.

En posant x=P(X_1=0)\in [0,1], il vient en utilisant les mêmes notations que celles de la partie 2 et les résultats de cette partie car 0<a<1 (seule condition utile dans cette partie),

    \[P(S=0)=\dis \sum_{k=0}^{+\infty}p_k x^k=G(x)=\left(\frac{1-ax}{1-a}\right)^{\alpha}\]

10/ a/ Les calculs intermédiaires et le raisonnement de la question précédente restent vrais dans cette question. On a donc en posant x=P(X_1=0)

    \[P(S=0)=\dis \sum_{k=0}^{+\infty}P(N=k)x^k=\text{e}^{-\lambda}\sum_{k=0}^{+\infty}\frac{(\lambda x)^k}{k!}=\text{e}^{-\lambda(1-x)}\]

b/ La fonction simulX(n) simule une répétition de n expériences identiques et indépendantes qui a deux issues et elle compte le nombre de succès, où un succès est de probabilité 1/2. Par conséquent, simulX(n) simule une loi binomiale de paramètres (n,1/2).

c/ Le programme est le suivant :

function s=simulS(lambda,n)
   N=grand(1,1, »poi »,lambda)
   s=0;
   if N>=1 then
      for k=1:N
      s=s+simulX(n)
      end
   end
endfunction

11/ a/ Soit n\in\mathbb{N} et k\in\mathbb{N}^*. Dans toute cette question, on admet que P(S_{n+1}=k)\neq 0.

Sachant [S_{n+1}=k], pour tout 1\leq i\leq n+1, X_i prend ses valeurs dans [\![0;k]\!] et admet donc une espérance. De plus, les variables aléatoires (X_i)_{1\leq i\leq n+1} suivent la même loi donc sachant [S_{n+1}=k], elles admettent même espérance. Par conséquent,

    \[\dis \sum_{i=1}^{n+1}E(X_i|S_{n+1}=k)=(n+1)E(X_1|S_{n+1}=k)\]


De plus, par linéarité de l’espérance,

    \[\sum_{i=1}^{n+1}E(X_i|S_{n+1}=k)=E\left(\sum_{i=1}^{n+1}X_i|S_{n+1}=k\right)=E(S_{n+1}|S_{n+1}=k)=k\]


On en déduit que pour tout i\in[\![1,n+1]\!], E(X_i|S_{n+1}=k)=\frac{k}{n+1}.

b/ Soit j\in[\![0,k]\!]. Par définition des probabilités conditionnelles,

    \[P_{[S_{n+1}=k]}(X_{n+1}=j)P(S_{n+1}=k)=P([S_{n+1}=k]\cap (X_{n+1}=j))=P([S_n=k-j]\cap [X_{n+1}=j])\]


Or, par mutuelle indépendance des variables aléatoires (X_i)_{1\leq i \leq n+1}, les événements [S_n=k-j] et [X_{n+1}=j] sont indépendants. D’où,

    \[P_{[S_{n+1}=k]}(X_{n+1}=j)P(S_{n+1}=k)=P(S_n=k-j)P(X_{n+1}=j)=q_jP(S_n=k-j)\]

c/ Avec la question précédente,

    \[\begin{array}{rcl}{\dis \sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S_n=k-j)}&=&{\dis P(S_{n+1}=k)\left[\sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)P_{[S_{n+1}=k]}(X_{n+1}=j)\right]}\\&=& P(S_{n+1}=k)E\left(a+\frac{bX_{n+1}}{k} |S_{n+1}=k\right)\\&=&P(S_{n+1}=k)\left(a+\frac{b}{k}E(X_{n+1}|S_{n+1}=k)\right)\\\end{array}\]


par linéarité de l’espérance et parce que sachant [S_{n+1}=k], X_{n+1} est à valeurs dans [\![0,k]\!].

Avec le résultat de la question 11.a,

    \[{\dis \sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S_n=k-j)}=P(S_{n+1}=k)\left(a+\frac{b}{n+1}\right)\]

12/ a/ La famille \left([N=n]\right)_{n\in\mathbb{N}} est un système complet d’événements. D’après la formule des probabilités totales, pour tout j\in [\![0,k]\!],

    \[P(S=k-j)=\dis \sum_{n=0}^{+\infty}P((S=k-j)\cap (N=n))=\sum_{n=0}^{+\infty}P((S_n=k-j)\cap (N=n))=\sum_{n=0}^{+\infty}P(S_n=k-j)p_n\]

par indépendance des variables aléatoires (X_i)_{i\in\mathbb{N}^*} et donc des (S_n)_{n\in\mathbb{N}^*} avec la variable aléatoire N.

b/ Avec le résultat de la question précédente,

    \[\dis \sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S=k-j)=\sum_{j=0}^k\sum_{n=0}^{+\infty}\left(a+\frac{bj}{k}\right)p_nq_jP(S_n=k-j)\]

Or, pour tout j\in[\![0,k]\!], la série de terme général p_nP(S_n=k-j) converge d’après la question 12.a. On a donc

    \[\dis \sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S=k-j)=\sum_{n=0}^{+\infty}p_n\left[\sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S_n=k-j)\right]\]


Or pour tout n\in\mathbb{N}, d’après la question 11.c,

    \[\sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S_n=k-j)=\left(a+\frac{b}{n+1}\right)P(S_{n+1}=k)\]

D’où, \dis \sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S=k-j)=\sum_{n=0}^{+\infty}p_n\left(a+\frac{b}{n+1}\right)P(S_{n+1}=k).

Or, pour tout n\in\mathbb{N}, p_n\left(a+\frac{b}{n+1}\right)=p_{n+1} car N vérifie une relation de Panjer. On a donc bien

    \[\dis \sum_{j=0}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S=k-j)=\sum_{n=0}^{+\infty}p_{n+1}P(S_{n+1}=k)\]

c/ La famille \left([N=n]\right)_{n\in\mathbb{N}} est un système complet d’événements. D’après la formule des probabilités totales, en reprenant le raisonnement de la question 12.a,

    \[P(S=k)=\dis \sum_{m=1}^{+\infty}P(S_m=k)P(N=m)\]


car comme k\in\mathbb{N}^*, P((S=k)\cap (N=0))=0. Avec le changement d’indice n=m-1, on obtient

    \[P(S=k)=\dis \sum_{n=0}^{+\infty}p_{n+1}P(S_{n+1}=k)\]

d/ Avec les résultats des deux question précédentes, on a

    \[\dis \sum_{j=1}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S=k-j)=(1-aq_0)P(S=k)\]

Or q_0\in[0,1] et a<1, par conséquent aq_0\neq 1. D’où

    \[P(S=k)=\frac{1}{1-aq_0}\sum_{j=1}^k\left(a+\frac{bj}{k}\right)q_jP(S=k-j)\]

 

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