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Cours en ligne Maths en ECG1

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Corrigés : Raisonnement et vocabulaire ensembliste en ECG1

Résumé de cours Exercices Corrigés

Cours en ligne de Maths en ECG1

Corrigés – Raisonnement et vocabulaire ensembliste

Exercice 1 : 

1) On procède par double inclusion.

\bullet Soit y \in f^{- 1} \left( A \cap B \right).

Dire que y \in f^{- 1} \left( A \cap B \right), cela signifie que f \left( y \right) \in A \cap B. En particulier, f \left( y \right) \in A et y \in f^{-1} \left( A \right). De la même fa\c{c}on, y \in f^{-1} \left( B \right) donc on a justifié que y \in f^{-1} \left( A \right) \cap f^{-1} \left( B \right).

On a prouvé que f^{-1} \left( A \cap B \right) \subset f^{-1} \left( A \right) \cap f^{-1} \left( B \right).

\bullet Soit z \in f^{-1} \left( A \right) \cap f^{-1} \left( B \right). Comme z \in f^{-1} \left( A \right), cela signifie que f \left( z \right) \in A. De la même fa\c{c}on, f \left( z \right) \in B. Donc f \left( z \right) \in A \cap B soit z \in f^{- 1} \left( A \cap B \right).

On a prouvé que f^{-1} \left( A \right) \cap f^{-1} \left( B \right) \subset f^{-1} \left( A \cap B \right).

2) On procède par double inclusion.

\bullet Soit y \in f \left( A \cap B \right). Ainsi, il existe x \in A \cap B tel que y = f \left( x \right). Comme x \in A, y = f \left( x \right) \in f \left( A \right). De la même fa\c{c}on, y \in f \left( B \right) puis y \in f \left( A \right) \cap f \left( B \right).

On a prouvé que l’inclusion f \left( A \cap B \right) \subset f \left( A \right) \cap f \left( B \right) est toujours vraie, même si l’on ne suppose pas f injective.

\bullet Soit z \in f \left( A \right) \cap f \left( B \right). Il existe donc x_1 \in A (respectivement x_2 \in B) tel que y = f \left( x_1 \right) (respectivement y = f \left( x_2 \right)). Ainsi y= f \left( x_1 \right) = f \left( x_2 \right).

Par injectivité de f, on a x_1 = x_2 \in A \cap B. D’où y \in f \left( A \cap B \right).

On a prouvé l’inclusion f \left( A \cap B \right) \subset f \left( A \right) \cap f \left( B \right).

 

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Exercice 2 : 

1) Comme f \left( E \right) \subset E, f \left( E \right) est un ensemble fini et

\mathrm{card} \left( f \left( E \right) \right) \le \mathrm{card} \left( E \right) soit m \le n.

2) Soit, pour n\in \mathbb{N}^*, la proposition \mathcal P_n :  » si F est un ensemble fini de cardinal n et g une application injective de F dans G, \mathrm{card} \left( F \right) = \mathrm{card} \left( g \left( F \right) \right)« .

\bullet Si n=1, F = \left\{ a \right\} et g \left( F \right) = \left\{ g \left( a \right) \right\}, donc \mathrm{card} \left( F \right) = \mathrm{card} \left( g \left( F \right) \right)= 1 et \mathcal P_1 est vérifiée.

\bullet On suppose que \mathcal P_n est vraie pour un entier n \in \mathbb{N}^* donné.

Soit F un ensemble de cardinal n + 1 et a \in F.

On note F' = F \backslash \left\{ a \right\}, alors \mathrm{card} \left( F' \right) = n.

Comme F = F' \cup \left\{ a \right\}, g \left( F \right) = g \left( F' \right) \cup \left\{ g \left( a \right) \right\}.

Si l’on avait g \left( a \right) \in g \left( F ' \right), il existerait x \in F' tel que g \left( a \right) = g \left( x \right) ; comme g est injective, on aurait x = a, donc a \in F', ce qui est impossible.

Les ensembles g \left( F' \right) et \left\{ g \left( a \right) \right\} sont finis et disjoints, donc

\mathrm{card} \left( g \left( F \right) \right) = \mathrm{card} \left( g \left( F' \right) \right) + \mathrm{card} \left( \left\{ g \left( a \right) \right\} \right) = \mathrm{card} \left( g \left( F' \right) \right) + 1.
En utilisant l’hypothèse de récurrence et le fait que la restriction de g à F' est injective, il vient que \mathrm{card} \left( g \left( F \right) \right) = n + 1.

La propriété est vraie au rang n + 1, ce qui termine la récurrence.

3) En appliquant le résultat de la question précédente à E ensemble fini et à l’injection f, on en déduit

\mathrm{card} \left( f \left( E \right) \right) = \mathrm{card} \left( E \right) soit m=n.

4) Comme f \left( E \right) est une partie de E de même cardinal que E, f \left( E \right) = E.

On a établi que f est surjective.

On a démontré dans cet exercice que toute application injective d’un ensemble fini dans lui-même est une bijection.

Exercice 3 : 

Supposons f surjective et montrons que f est injective.

Soient x_1, x_2 \in E tels que f \left( x _1 \right) = f \left( x _2 \right), montrons que x_1 =x_2.

f étant surjective, il existe u_1 \in E (respectivement u_2 \in E) tel que x_1 = f \left( u_1 \right) (respectivement x_2 = f \left( u_2 \right)).

La relation f \circ f \circ f = f évaluée en u_1 donne f \circ f \circ f \left( u_1 \right) = f \left( u_1 \right) soit f \circ f \left( x_1 \right) = x_1. La même relation évaluée en u_2 donne f \circ f \left( x_2 \right) = x_2. Comme f \left( x_1 \right) = f\left( x_2 \right), on a f \circ f \left( x_1 \right) = f \circ f \left( x_2 \right) soit x_1 = x_2.

Réciproquement, supposons f injective et montrons que f est surjective. Soit y \in E, cherchons x \in E tel que y = f \left( x \right). La relation f \circ f \circ f = f évaluée en y donne f \circ f \circ f \left( y \right) = f \left( y \right) soit f \left( f \left( f \left( y \right) \right) \right) = f \left( y \right). Par injectivité de f, on récupère f \left( f \left( y \right) \right) = y. Ainsi f est surjective.

Exercice 4 : 

1) C’est vrai !

Si l’on pose A : « Noël est un 26 décembre » et B : « 1 + 1 = 3,  » il est clair que A est fausse ainsi l’assertion A \Rightarrow B est vraie.

2) C’est faux !

Soit f la fonction définie sur \mathbb{R} par

    \[f \left( x \right) = \begin{cases} x & \text{si} \; x \in \mathbb{R} \backslash \left\{ 0 , 1 \right\} \\ 1 & \text{si} \; x= 0 \\ 0 & \text{si} \; x= 1 \end{cases}.\]

f est bijective (vérifie-le !) et f n’est strictement pas monotone car f \left( 2 \right) \ge f \left( 0 \right) (donc f n’est pas strictement décroissante) et f \left( 0 \right) \ge f \left( 1 \right) (f n’est pas strictement croissante).

3) C’est faux !

f n’est pas injective car f \left( 1 , 1 \right) = f \left( 1 , 2 \right) et pourtant \left( 1 , 1 \right) \neq \left( 1 , 2 \right).

4) C’est vrai !

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre la négation de chaque quantificateur. On rappelle que la négation de A \Rightarrow B est A et non \left( B \right).

 

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Exercice 5 : 

1) Soient x et y deux éléments de E tels que f \left( x\right) = f \left( y \right). Montrons que x = y.

En composant par g, il vient que g \left( f \left( x \right) \right) = g \left( f \left( y \right) \right) soit g \circ f \left( x \right) = g \circ f \left( y \right).

Par injectivité de g \circ f, on a x = y .

2) Soit y \in G, trouvons x \in F tel que y = g \left( x \right).

Par surjectivité de g \circ f, il existe u \in E tel que y = g \circ f \left( u \right) soit y = g \left( f \left( u \right) \right). En posant x = f \left( u \right) \in F, on a bien y = g \left( x \right).

3) On utilise les deux questions précédentes.

L’injectivité de f \circ g \circ f = \left( f \circ g \right) \circ f assure l’injectivité de f.

La surjectivité de f \circ g \circ f = f \circ \left( g \circ f \right) assure que f est surjective.

On en déduit que f est bijective et donc f^{-1} existe.

La composée de bijections étant une bijection, on récupère que

    \[g = f^{-1} \circ f \circ g \circ f \circ f^{-1}\]

est bijective.
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