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Corrigés : Suites réelles en ECG1

Résumé de cours Exercices Corrigés

Cours en ligne de Maths en ECG1

Corrigés – Suites réelles

Exercice 1 : 

1) C’est faux !

En effet, prenons u_n = \begin{cases} \dfrac1n & \text{si} \; n \; \text{est pair}, \\ 0 & \text{sinon} \end{cases}. Il est clair que \left( u_n \right)_{n \in \mathbb{N}} converge vers 0 et qu’elle n’est pas décroissante car u_{2 n + 1} \le u_{2n + 2} pour tout n \in \mathbb{N}.

2) C’est faux encore !

En effet, en utilisant la racine carrée, on obtient la convergence de la suite \left( \sqrt{u_n^2} \right)_{n \in \mathbb{N}}. Puis \sqrt{u_n^2} = \left| u_n \right| donc \left(\left| u_n \right| \right)_{n \in \mathbb{N}} converge…

Pour trouver un contre-exemple, prenons u_n = \left( - 1 \right)^n.

u_n^2 =1 donc la suite \left( u_n^2 \right)_{n \in \N} converge et pourtant \left( u_n \right)_{n \in \N} diverge car les suites extraites \left( u_{2n} \right)_{n \in \mathbb{N} et \left( u_{2n + 1} \right)_{n \in \N} convergent vers des limites différentes (1 et -1).

3) Si l’on rajoute l’hypothèse u_n \ge 0, c’est vrai ! En effet, la suite \left( \sqrt{u_n^2} \right)_{n \in \mathbb{N}} converge et \sqrt{u_n^2} = \left| u_n \right| = u_n.

4) C’est vrai !

Si l’on appelle l la limite de la suite \left( u_n \right)_{n \in \mathbb{N}}, alors en écrivant la définition de la limite, on a :

\forall \epsilon > 0, \, \exists N \in \mathbb{N}, \, \forall n \in \mathbb{N}, \left( n \ge N \right) \Rightarrow \left( \left| u_n - l \right| \le \epsilon \right).
En choisissant \epsilon = 1, par l’inégalité triangulaire, si n \ge N

    \[\left| u_n \right| = \left| \left( u_n - l \right) + l \right| \le \left| u_n - l \right| + \left| l \right| \le 1 + \left| l \right|.\]

Puis on introduit M = \max \left\{ \left| u_0 \right| , \left| u_1 \right|, \cdots , \left| u_{N-1} \right|, \left| l \right| + 1 \right\}, on a, en distinguant les cas n \le N -1 et n \ge N

    \[\text{pour tout} \; n \in \mathbb{N}, \left| u_n \right| \le M.\]

5) C’est vrai et c’est du cours !

 

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Exercice 2 : 

1) La suite \left( u_n \right)_{n \in \N} est définie par une somme, on calcule

    \begin{eqnarray*} u_{n+ 1} - u_n &=& \sum_{k=0}^{n + 1} \dfrac{1}{2^k} - \left( n + 1 \right) - \sum_{k=0}^{n } \dfrac{1}{2^k} + n \\ &=& \dfrac{1}{2^{n + 1}} - 1 \\ &\le& 0. \end{eqnarray*}

Donc la suite \left( u_n \right)_{n \in \N} est décroissante.

2) La suite est définie par un quotient et u_n > 0, calculons \dfrac{u_{n+ 1}}{u_n} :

    \begin{eqnarray*} \dfrac{u_{n + 1}}{u_n} &=& \dfrac{e^{n + 1}}{ \left( n + 1 \right)! } \times \dfrac{n!}{e^n} \\ &=& \dfrac{e}{n}. \end{eqnarray*}

Comme 2 \le e \le 3, on a \dfrac{u_{n + 1}}{u_n} \le 1 pour n \ge 3. Il s’ensuit que la suite \left( u_n \right)_{n \ge 3} est décroissante.

3) Si f \left( x \right) = \dfrac{\ln^2 \left( x \right)}{x}, alors u_n =f \left( n \right). On a pour x > 0, f ' \left( x \right) = \dfrac{\ln \left( x \right) \left( 2 - \ln \left( x \right) \right)}{x^2}. f ' \left( x \right) \le 0 dès que x \ge e^2 \approx 7,34. Ainsi la suite \left( u_n \right)_{n \ge 8} est décroissante.

Exercice 3 : 

1) On a v_{n + 1} - v_n = u_{n + 2} - 2 u_{n + 1} + u_n. Or 2 u_{n + 1} \le u_n + u_{n + 2} soit v_{n + 1} - v_n \ge 0, donc la suite \left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est croissante.

2) Comme la suite \left( u_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est bornée, la suite \left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}} l’est comme différence de deux suites bornées. La suite \left( v_n \right)_{n \in \mathhb{N}} étant croissante et majorée converge vers une limite notée l. On montre que l =0.

Pour cela, on raisonne par l’absurde et on suppose, par exemple, l > 0, le cas l < 0 se traitant de manière analogue. On écrit que \lim_{n \to +\infty} u_{n + 1 } - u_n = l,

    \[\forall \epsilon > 0, \; \exists N \in \mathbb{N}, \; \forall n \in \mathbb{N} , \; \left( n \ge N \right) \Rightarrow \left( l - \epsilon \le u_{n + 1} - u_n \le l + \epsilon \right).\]

On a le choix de \epsilon, prenons \epsilon = \dfrac{l }{2} > 0 de sorte que l - \epsilon = \dfrac{l}{2} > 0, ainsi pour tout n \ge N, on a \dfrac{l}{2} \le u_{n + 1} - u_n.

Soit p \ge N + 1, en sommant la relation précédente pour n compris entre N et p -1, on obtient : \displaystyle\sum_{n = N}^{p - 1} \dfrac{l}{2} \le \displaystyle\sum_{n = N}^{p - 1} \left( u_{n + 1} - u_n \right) soit \left( p - N \right) \dfrac{l}{2} \le u_{p } - u_N puis u_p \ge u_N + \left( p - N \right) \dfrac{l}{2}.

Par minoration par une suite qui diverge vers + \infty, \lim_{p \to +\infty} u_p = +\infty. Cela contredit le fait que la suite \left( u_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est bornée. Ainsi l = 0.

Exercice 4 : 

1) La suite \left( u_n \right)_{n \in \N} est une suite récurrente linéaire d’ordre 2. La méthode est classique. L’équation caractéristique est r^2 = r + 1. On a \Delta = 5. Ainsi, l’équation caractéristique a deux solutions réelles : r_1 = \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2} et r_2 = \dfrac{1 - \sqrt{5}}{2}.

Ainsi, il existe deux constantes réelles A et B telles que : pour tout n \in \N, u_n = A \left( \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2} \right)^n + B \left( \dfrac{1 - \sqrt{5}}{2} \right)^n.

Pour trouver A et B, utilisons les valeurs de u_0 et u_1. Cela donne le système suivant :

    \[\begin{cases} A + B & = 0 \\ A \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2} + B \dfrac{1 - \sqrt{5}}{2} & = 1 \end{cases}.\]

La résolution de ce système donne A= \dfrac{1}{\sqrt{5}} et B = - \dfrac{1}{\sqrt{5}}. Si bien que pour tout n \in \mathbb{N},

    \[u_n = \dfrac{1}{\sqrt{5}} \left( \dfrac{1 + \sqrt{5}}{2} \right)^n - \dfrac{1}{\sqrt{5}} \left( \dfrac{1 - \sqrt{5}}{2} \right)^n .\]

2) La suite \left( u_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est arithmético-géométrique.

On résout l’équation l = 2l + 3. Cela donne l = -3.

Soit la suite \left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}^*} définie par v_n = u_n - l = u_n + 3. Il est facile de voir que \left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}^*} est géométrique de raison 2.

Ainsi pour tout n \ge 1, on a v_n = 2^{n - 1} v_1 = 6 \times 2^{n - 1}.

D’où u_n + 3 = 6 \times 2^{n - 1} et u_n = 6 \times 2^{n - 1} - 3.

3) Il est facile de montrer, par récurrence double (faites-la !) que, pour tout n \in \mathbb{N}, on a u_n > 0. Posons v_n = \ln \left( u_n \right). La suite \left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}} vérifie :

    \[v_0 = \ln \left( u_0 \right) = 0, v_1 = \ln \left( u_1 \right) = 1 \; \text{et}\; v_{n + 2} = \dfrac12 v_{n + 1} + \dfrac12 v_n.\]

\left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est une suite récurrente linéaire d’ordre 2 \`a coefficients constants. L’équation caractéristique est r^2 = \dfrac12 r + \dfrac12 soit 2 r^2 - r - 1 = 0. \Delta = 9 il y a donc deux solutions r_1 = 1 et r_2 = - \dfrac12.

Ainsi, il existe deux constantes A, B \in \mathbb{R} telles que

    \[\text{pour tout} \; n \in \mathbb{N}, v_n = A 1^n + B \left( - \dfrac12 \right)^n.\]

Pour trouver A et B, utilisons les valeurs de v_0 et v_1. Cela donne le système :

    \[\begin{cases} A + B & = 0 \\ A - \dfrac12 B & = 1 \end{cases}.\]

La résolution de ce système donne A= \dfrac23 et B = - \dfrac23. Ainsi pour tout n \in \mathbb{N}, v_n = \dfrac23 - \dfrac23 \times \left( - \dfrac12 \right)^n puis

    \[u_n = e^{v_n} = e^{\dfrac23 - \dfrac23 \times \left( - \dfrac12 \right)^n}.\]

4) Cherchons une suite « simple » vérifiant la relation u_{n + 1} = 2 u_n + n + 3. On la cherche sous la forme v_n = an + b avec a, b \in \R. En substituant v_n dans la relation, on a : a \left( n + 1 \right) + b = 2 \left( a n + b \right) + n + 3 soit an + a + b = \left( 2 a + 1 \right) n + 2 b + 3. En identifiant les termes devant n et les termes constants, on obtient le système :

    \[\begin{cases} a & = 2 a + 1 \\ a + b & = 2 b + 3 \end{cases},\]

soit a = -1 et b = - 4.

Soit la suite \left( w_n \right)_{n \in \N^*} définie par w_n = u_n - \left( - n - 4 \right).

Il est facile de voir que \left( w_n \right)_{n \in \N^*} est géométrique de raison 2 d’o\`u pour tout n \ge 1, w_n = 2^{n - 1} w_1. Or w_1 = u_1 - \left( - 1 - 4 \right) = 2+ 5 = 7 et w_n = 7 \times 2^{n - 1} et

    \[u_n = w_n - n - 4 = 7 \times 2^{n - 1} - n - 4 .\]

5) La relation donnée est équivalente à u_{n + 3} + u_{n + 2} = u_{n + 1} + u_n.

En posant v_n=u_{n +1} + u_n, la relation précédente montre que la suite \left( v_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est constante. Ainsi pour tout n \in \mathbb{N}, v_n = v_0 = u_0 + u_1 = 3 + 1 = 4.

On a donc montré que pour tout n \in \mathbb{N}, u_{n + 1} = 4 - u_n avec u_0 = 1. La suite \left( u_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est donc arithmético-géométrique.

La suite est classique : on pose w_n = u_n - 2. La suite \left( w_n \right)_{n \in \mathbb{N}} est géométrique de raison -1, ainsi pour tout n \in \mathbb{N}, on a w_n = \left( - 1 \right)^n w_0. Or w_0 = u_0 - 2 =1 d’où, pour tout n \in \mathbb{N}, w_n = \left( - 1 \right)^n pour tout n \in \mathbb{N} et donc u_n = 2 + \left( - 1 \right)^n pour tout n \in \mathbb{N}.

 

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