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Cours en ligne ECS2

Chapitres Maths en ECS2

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Algèbre Bilinéaire
Compléments Variables Aléatoires Réelles
Couples Variables Aléatoires Discrètes
Couples et n-uplets de Variables Aléatoires Réelles
Introduction aux Fonctions de n Variables
Calcul Différentiel
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Cours Couples et n-uplets de variables aléatoires réelles ECS2

Résumé de cours Exercices Corrigés

Cours en ligne de Maths en ECS2

Ce cours en ligne gratuits sur les couples et n-upets de variables aléatoires en ECS2 vous aidera à progresser en maths. Vous êtes encouragé à renforcer votre apprentissage en associant nos cours gratuits en ligne à nos cours de maths.

Méthodes – Couples et n-uplets de var dans le cas général

1. Loi d’un couple ou d’un n-uplet

Méthode 1 : Comment trouver la fonction de répartition d’un couple (X,Y) de v.a.r. ? d’un n-uplet (X_{1},\dots,X_{n}) de v.a.r. ?

\bullet La fonction de répartition d’un couple (X,Y) de v.a.r. est la fonction F_{(X,Y)}:\mathbb{R}^{2}\to\mathbb{R} définie par:
F_{(X,Y)}(x,y)=\mathbb{P}([X\leq x]\cap[Y\leq y]).

\bullet La fonction de répartition d’un n-uplet (X_{1},\dots,X_{n}) de v.a.r. est la fonction F_{(X_{1},\dots,X_{n})}:\mathbb{R}^{n}\to\mathbb{R} définie par: F_{(X_{1},\dots,X_{n})}(x_{1},\dots,x_{n}) =\mathbb{P}([X_{1}\leq x_{1}]\cap\dots\cap[X_{n}\leq x_{n}]).

Exemple : X et M sont deux v.a.r. définies sur le même espace probabilisé, M est constante égale à m, m\in \mathbb{R}.

Trouver la fonction de répartition du couple (X,M).

Réponse :  Pour x et y réels, [X\leq x]\cap[Y\leq y]=\emptyset si y<m, et si y\geq m, [Y\leq y]=\Omega, donc [X\leq x]\cap[Y\leq y]=[X\leq x].

Donc pour tout x réel, F_{(X,M)}(x,y)=0 si y<m, F_{(X,M)}(x,y)=F_{X}(x) si y\geq m.

Méthode 2 : Comment trouver la loi d’un couple (X,Y) de v.a.r.? d’un n-uplet (X_{1},\dots,X_{n}) de v.a.r. ?

La loi du couple (X,Y), ou du n-uplet (X_{1},\dots,X_{n}), est donnée en général par sa fonction de répartition.

Si les v.a.r. X_{1},\dots,X_{n} sont discrètes, la loi de (X_{1},\dots,X_{n}) est le plus souvent donnée par l’ensemble \Omega'_{(X_{1},\dots,X_{n})} des valeurs prises par le n-uplet (X_{1},\dots,X_{n}) et, pour tout (x_{1},\dots,x_{n}) de \Omega'_{(X_{1},\dots,X_{n})},

\mathbb{P}([X_{1}=x_{1}]\cap\dots\cap[X_{n}=x_{n}]).

Exemple : X est une v.a.r. qui suit la loi exponentielle de paramètre 1. Trouver la loi du couple (X,-X).

Méthode 3 : Comment trouver les lois de X et Y connaissant la loi du couple (X,Y)?
Que dire de la loi de g(X,Y), ou de g(X_{1},\dots,X_{n}) quand (X,Y) est un couple de v.a.r. ou (X_{1},\dots,X_{n}) un n-uplet de v.a.r.?

\bullet Pour tous x,y réels, \mathbb{P}([X\leq x])=\displaystyle \lim_{y\to +\infty}\mathbb{P}([X\leq x]\cap[Y\leq y]) et \mathbb{P}([Y\leq y])=\displaystyle \lim_{x\to+\infty}\mathbb{P}([X\leq x]\cap[Y\leq y]).

\bullet La loi de g(X,Y) dépend de la loi du couple (X,Y): si g est une fonction continue de \mathbb{R}^{2} dans \mathbb{R}, et si (X_{1},Y_{1}) et (X_{2},Y_{2}) ont même loi, g(X_{1},Y_{1}) et g(X_{2},Y_{2}) ont même loi.

La loi de g(X_{1},\dots,X_{n}) dépend de la loi du n-uplet (X_{1},\dots,X_{n}): si g est une fonction continue de \mathbb{R}^{n} dans \mathbb{R} et si (X_{1},\dots,X_{n}) et (Y_{1},\dots,Y_{n}) ont même loi, g(X_{1},\dots,X_{n}) et g(Y_{1},\dots,Y_{n}) ont même loi.

Exemple : On suppose que X_{1} et X_{2} ont même loi, que Y_{1} et Y_{2} ont même loi. Alors,
X_{1}+Y_{1} et X_{2}+Y_{2} ont-elles même loi ?

Réponse : Non, on n’a pas supposé que les couples (X_{1},Y_{1}) et (X_{2},Y_{2}) ont même loi.
Si X_{1}, X_{2}, Y_{1}, Y_{2} suivent des lois de Bernouilli de paramètre p, si X_{1} et Y_{1} sont indépendantes et si Y_{2}=X_{2}, X_{1}+Y_{1} suit une loi binomiale de paramètre (2,p), donc prend la valeur 2 avec probabilité p^{2}, alors que X_{2}+Y_{2}=2X_{2}, et 2X_{2} prend la valeur 2 avec probabilité p.

 

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2. Couple de v.a.r. indépendantes, cas des v.a.r. à densité

Méthode 4 : Si (X,Y) est un couple de v.a.r., quand peut-on dire que X et Y sont indépendantes ?

X et Y sont indépendantes si pour tous x et y de \mathbb{R}, F_{(X,Y)}(x,y)=F_{X}(x)F_{Y}(y), c’est-à-dire \mathbb{P}([X\leq x]\cap[Y\leq y]) =\mathbb{P}([X\leq x])\mathbb{P}([Y\leq y]).

On peut dire aussi: X et Y sont indépendantes si et seulement si pour tous intervalles I et J de \mathbb{R}, \mathbb{P}([X\in I]\cap[Y\in J]) =\mathbb{P}([X\in I])\mathbb{P}([Y\in J])

ou: X et Y sont indépendantes si et seulement si pour tout événement A de \mathcal{A}_{X} et tout événement B de \mathcal{A}_{Y}, \mathbb{P}(A\cap B) =\mathbb{P}(A)\mathbb{P}(B).

Si X et Y sont discrètes, X et Y sont indépendantes si et seulement si pour tout x de X(\Omega) et tout y de Y(\Omega), \mathbb{P}([X=x]\cap[Y=y]) =\mathbb{P}([X=x])\mathbb{P}([Y=y])

Enfin, deux v.a.r. X et Y liées à deux expériences indépendantes sont indépendantes.

Exemple : Peut-on dire: X et Y sont indépendantes si et seulement si pour tous x et y réels, a-ton \mathbb{P}([X>x]\cap[Y>y]) =\mathbb{P}([X>x])\mathbb{P}([Y>y]) ?

Réponse : Oui !

Si X et Y sont indépendantes, [X\in ]x,+\infty[\ ] et [Y\in ]y,+\infty[\ ] sont des événements indépendants; inversement, si ces deux événements sont indépendants, leurs complémentaires le sont aussi, donc \mathbb{P}([X\leq x]\cap [Y\leq y])=\mathbb{P}([X\leq x])\mathbb{P}([Y\leq y]).

Méthode 5 : Si (X,Y) est un couple de v.a.r. à densité indépendantes, comment trouver la loi de X+Y ?

On étudie la convolée de f_{X} et f_{Y}: h(x)=f_{X}*f_{Y}(x) =\displaystyle \int_{-\infty}^{+\infty}f_{X}(t)f_{Y}(x-t)dt.
Si h est définie sur \mathbb{R} et continue sauf peut-être en un nombre fini de points, h est une densité de X+Y.
On peut remarquer que:
– si f_{X} ou f_{Y} est bornée, f_{X}*f_{Y} est définie sur \mathbb{R}.
– si f_{X}*f_{Y}(x) existe, f_{X}*f_{Y}(x)=f_{Y}*f_{X}(x).
– si x n’appartient pas à X(\Omega)+Y(\Omega), f_{X}*f_{Y}(x)=0.

Exemple : X suit la loi exponentielle de paramètre 1, Y la loi exponentielle de paramètre 2, X et Y sont indépendantes. Trouver la loi de X+Y.

Méthode 6 : Quelles sont les lois à densité connues qui sont stables pour la somme ?

Si X_{1} et X_{2} sont deux v.a.r. indépendantes,
\bullet si X_{1} et X_{2} suivent des lois \gamma(\nu_{1}) et \gamma(\nu_{2}), alors X_{1}+X_{2} suit la loi \gamma(\nu_{1}+\nu_{2}): la loi \gamma est stable pour la somme.
\bullet si X_{1} et X_{2} suivent des lois normales de paramètres (m_{1},\sigma_{1}^{2}) et (m_{2},\sigma_{2}^{2}), alors X_{1}+X_{2} suit la loi normale de paramètre \left(m_{1}+m_{2},\left(\sqrt{\sigma_{1}^{2}+\sigma_{2}^{2}}\right)^{2}\right): la loi normale est stable pour la somme.

Exemple : Si X et Y sont indépendantes, et suivent des lois exponentielles de paramètres \lambda et \mu, alors :

(i) X+Y suit la loi exponentielle de paramètre \lambda+\mu ?
(ii) \lambda X+\mu Y suit la loi \gamma de paramètre 2 ?
(iii) \dfrac{1}{\lambda}X+\dfrac{1}{\mu}Y suit la loi exponentielle de paramètre 2 ?

Réponse : La bonne réponse est (ii).

\lambda X suit la loi exponentielle de paramètre 1, qui est la loi \gamma(1), \mu Y suit la loi \gamma(1).

3. n-uplets de v.a.r. indépendantes, suites de v.a.r. discrètes indépendantes

Méthode 7 : Quand peut-on dire que n v.a.r. X_{1},\dots,X_{n}, n\geq 2 sont mutuellement indépendantes ?

\bullet X_{1},\dots,X_{n} sont mutuellement indépendantes si pour tous réels x_{1},\dots,x_{n}, F_{(X_{1},\dots,X_{n})}(x_{1},\dots,x_{n}) =F_{X_{1}}(x_{1})\dots F_{X_{n}}(x_{n}), c’est-à-dire \mathbb{P}([X_{1}\leq x_{1}]\cap\dots\cap[X_{n}\leq x_{n}]) =\mathbb{P}([X_{1}\leq x_{1}])\dots\mathbb{P}([X_{n}\leq x_{n}]).

On peut dire aussi:

\bullet X_{1},\dots,X_{n} sont indépendantes si et seulement si pour tous intervalles I_{1},\dots,I_{n} de \mathbb{R}, \mathbb{P}([X_{1}\in I_{1}]\cap \dots \cap[X_{n}\in I_{n}]) =\mathbb{P}([X_{1}\in I_{1}])\dots \mathbb{P}([X_{n}\in I_{n}]),
ou
\bullet X_{1},\dots,X_{n} sont indépendantes si et seulement si pour tous événements A_{1},\dots,A_{n} de \mathcal{A}_{X_{1}},\dots,\mathcal{A}_{X_{n}}, \mathbb{P}(A_{1}\cap\dots\cap A_{n})=\mathbb{P}(A_{1})\dots \mathbb{P}(A_{n}).

\bullet Si X_{1},\dots,X_{n} sont discrètes, elles sont mutuellement indépendantes si et seulement si pour tous x_{1},\dots,x_{n} de X_{1}(\Omega),\dots,X_{n}(\Omega), \mathbb{P}([X_{1}=x_{1}]\cap\dots\cap[X_{n}=x_{n}]) =\mathbb{P}([X_{1}=x_{1}])\dots\mathbb{P}([X_{n}=x_{n}]).

Exemple : Si X_{1}, X_{2}, X_{3} sont mutuellement indépendantes, peut-on être sûr que X_{2} et X_{3} sont indépendantes ?

Réponse : Oui !

\mathbb{P}([X_{2}\in I_{2}]\cap [X_{3}\in I_{3}]) =\mathbb{P}([X_{1}\in \mathbb{R}]\cap [X_{2}\in I_{2})\cap [X_{3}\in I_{3}])
=\mathbb{P}([X_{1}\in \mathbb{R}])\mathbb{P}([X_{2}\in I_{2}])\mathbb{P}([X_{3}\in I_{3}]) et \mathbb{P}([X_{3}\in \mathbb{R}])=1.

 

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Méthode 8 : Quand peut-on dire qu’une suite infinie de v.a.r. est formée de v.a.r. mutuellement indépendantes ?

La suite (X_{n})_{n\geq 1} est une suite de v.a.r. mutuellement indépendantes si et seulement si pour tout entier n, n\geq 2, X_{1},\dots,X_{n} sont mutuellement indépendantes.

Si (X_{n})_{n\geq 1} est une suite de v.a.r. mutuellement indépendantes, pour tout entier k, k\geq 2, et tous entiers n_{1},\dots,n_{k}, X_{n_{1}},\dots,X_{n_{k}} sont mutuellement indépendantes.

Exemple : Si (X_{n})_{n\geq 1} est une suite de v.a.r. mutuellement indépendantes et si i et j sont deux entiers non nuls distincts, X_{i} et X_{j} sont indépendantes.

Méthode 9 : Qu’est-ce que le lemme des coalitions ?

Si X_{1},\dots,X_{n} sont des v.a.r. mutuellement indépendantes (n\geq 2), et si 1\leq p<n, une v.a.r. de la forme g(X_{1},\dots,X_{p}) et une v.a.r. de la forme h(X_{p+1},\dots,X_{n}) sont indépendantes.

Exemple : Si X_{1},\dots,X_{9} sont mutuellement indépendantes, X_{2}+X_{4} et X_{1}X_{3}X_{5}, alors :

(i) sont indépendantes?

(ii) on ne peut rien dire, ce n’est pas l’énoncé du lemme des coalitions ?

Peut-on trouver une base de \mathbb{R}^{3} formée de vecteurs propres de f?

Réponse : Oui : Les ensembles d’indices \{2,4\} et \{1,3,5\} ont une intersection vide.

Méthode 10 : Quelles propriétés de l’espérance s’étendent aux v.a.r. en général ?

Les propriétés de l’espérance déjà vues s’étendent au cas général:

\bullet Positivité: si X est une v.a.r. positive qui admet une espérance, alors \mathbb{E}(X)\geq 0;

\bullet Croissance: si X\leq Y et si X et Y admettent une espérance, \mathbb{E}(X)\leq \mathbb{E}(Y);

\bullet Existence par domination: si 0\leq |X|\leq Y p.s. et si Y admet une espérance, X admet une espérance et \mathbb{E}(X)\leq \mathbb{E}(Y);

\bullet Linéarité : si X et Y admettent une espérance, pour tous réels a et b, aX+bY admet une espérance et \mathbb{E}(aX+bY)=a\mathbb{E}(X)+b\mathbb{E}(Y);

si X_{1},\dots,X_{n} admettent une espérance, si a_{1},\dots,a_{n} sont des réels, a_{1}X_{1}+\dots+a_{n}X_{n} admet une espérance et \mathbb{E}(a_{1}X_{1}+\dots +a_{n}X_{n}) =a_{1}\mathbb{E}(X_{1})+\dots +a_{n}\mathbb{E}(X_{n});

\bullet Si X,Y sont indépendantes et admettent une espérance, XY admet une espérance et \mathbb{E}(XY)=\mathbb{E}(X)\mathbb{E}(Y);

si X_{1},\dots,X_{n} sont mutuellement indépendantes et admettent une espérance, X_{1}\dots X_{n} admet une espérance et \mathbb{E}(X_{1}\dots X_{n})=\mathbb{E}(X_{1})\dots \mathbb{E}(X_{n}).

Enfin, si X et Y sont discrètes et indépendantes, si A appartient à \mathcal{A}_{Y} et \mathbb{P}(A)\neq 0, \mathbb{E}(X|A)=\mathbb{E}(X).

Exemple : X est une v.a.r. positive. On pose g_{X}(t)=\mathbb{E}(t^{X}).

Montrer que g_{X} est définie sur [0,1] et que, si X et Y sont indépendantes, g_{X+Y}=g_{X}g_{Y}.

Méthode 11 : Quelles sont les propriétés de la variance et de la covariance dans le cas général ?

Les définitions de la variance et de la covariance s’étendent au cas général :

\textrm{Var}(X)=\mathbb{E}\left((X-\mathbb{E}(X))^2\right), et \textrm{cov}(X,Y) =\mathbb{E}\left((X-\mathbb{E}(X))(Y-\mathbb{E}(Y))\right), quand ces espérances existent.

On a: \textrm{Var}(X)=\textrm{cov}(X,X).

Les propriétés vues pour les v.a.r. discrètes s’étendent au cas général :

\bullet Formule de Koenig-Huygens pour la variance: X admet une variance si et seulement si X admet un moment d’ordre 2 et alors \textrm{Var}(X)=\mathbb{E}(X^2)-(\mathbb{E}(X))^2;

\bullet Formule de Koenig-Huygens pour la covariance: \textrm{cov}(X,Y) existe si et seulement si XY admet une espérance et alors \textrm{cov}(X,Y) =\mathbb{E}(XY)-\mathbb{E}(X)\mathbb{E}(Y);

\bullet Si X admet une variance, \textrm{Var}(X)\geq 0, et \textrm{Var}(\lambda X)=\lambda^2 \textrm{Var}(X);

\bullet Inégalité de Cauchy-Schwarz: si X et Y admettent une variance, \textrm{cov}(X,Y) existe et |\textrm{cov}(X,Y)|\leq \sigma_{X}\sigma_{Y};

\bullet Si X et Y sont indépendantes et admettent une variance, \textrm{cov}(X,Y)=0;

\bullet Si X et Y sont indépendantes et admettent une variance, X+Y admet une variance et \textrm{Var}(X+Y)=\textrm{Var}(X)+\textrm{Var}(Y);

si X_{1},\dots,X_{n} sont mutuellement indépendantes et admettent une variance, X_{1}+\dots +X_{n} admet une variance et \textrm{Var}(X_{1}+\dots +X_{n}) =\textrm{Var}(X_{1})+\dots +\textrm{Var}(X_{n});

\bullet Si X et Y admettent une variance, X+Y en admet une et \textrm{Var}(X+Y) =\textrm{Var}(X)+\textrm{Var}(Y)+2\textrm{cov}(X,Y);

si X_{1},\dots,X_{n} admettent une variance, X_{1}+\dots +X_{n} en admet une et \textrm{Var}(X_{1}+\dots +X_{n}) =\textrm{Var}(X_{1})+\dots +\textrm{Var}(X_{n}) +\displaystyle \sum_{1\leq i,j\leq n,i\neq j}\textrm{cov}(X_{i},X_{j})

=\textrm{Var}(X_{1}+\dots +\textrm{Var}(X_{n}) +\displaystyle 2\sum_{1\leq i<j\leq n}\textrm{cov}(X_{i},X_{j}).

Exemple : On suppose que pour 1\leq i\leq n, \textrm{Var}(X_{i})=v, et que pour 1\leq i<j\leq n, \textrm{cov}(X_{i},X_{j})=c.

Calculer la variance de X_{1}+\dots +X_{n}.

Réponse : Le nombre de couples (i,j) tels que 1\leq i<j\leq n est \dfrac{n(n-1)}{2}, donc \textrm{Var}(X_{1}+\dots +X_{n}) =nv+n(n-1)c.

 

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Méthode 12 : Dans quels cas classiques peut-on connaître la loi d’une somme de v.a.r. indépendantes ?

Si X_{1},\dots,X_{n} sont des v.a.r. mutuellement indépendantes qui suivent

\bullet une loi de Bernouilli de paramètre p, X_{1}+\dots +X_{n} suit une loi binomiale de paramètre (n,p);

\bullet des lois binomiales de paramètre (k_{1},p),\dots,(k_{n},p), X_{1}+\dots+X_{n} suit une loi binomiale de paramètre (k_{1}+\dots +k_{n},p);

\bullet des lois de Poisson de paramètres \lambda_{1},\dots,\lambda_{n}, X_{1}+\dots+X_{n} suit une loi de Poisson de paramètre \lambda_{1}+\dots+\lambda_{n};

\bullet des lois \gamma(\nu_{1}),\dots,\gamma(\nu_{n}), X_{1}+\dots +X_{n} suit une loi \gamma(\nu_{1}+\dots+\nu_{n});

\bullet des lois exponentielles de paramètre 1, X_{1}+\dots+X_{n} suit une loi \gamma(n);

\bullet des lois exponentielles de paramètre \lambda, \lambda(X_{1}+\dots+X_{n}) suit une loi \gamma(n).

\bullet des lois normales de paramètres (m_{1},\sigma_{1}^{2}),\dots,(m_{n},\sigma_{n}^{2}), X_{1}+\dots+X_{n} suit une loi normale de paramètre \left(m_{1}+\dots+m_{n},\left(\sqrt{\sigma_{1}^{2}+\dots+\sigma_{n}^{2}}\right)^{2}\right).

Exemple : X, Y, Z sont mutuellement indépendantes et suivent respectivement la loi exponentielle de paramètre 2, la loi gamma de paramètre 1/2, la loi exponentielle de paramètre 3. Trouver la loi de 2X+Y+3Z.

Réponse : 2X et 3Z suivent la loi exponentielle de paramètre 1; 2X, Y et 3Z sont mutuellement indépendantes, donc 2X+Y+3Z suit la loi \gamma(5/2).

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