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Cours en ligne ECS2

Chapitres Maths en ECS2

Compléments Algèbre Linéaire
Réduction des Endomorphismes
Algèbre Bilinéaire
Compléments Variables Aléatoires Réelles
Couples Variables Aléatoires Discrètes
Couples et n-uplets de Variables Aléatoires Réelles
Introduction aux Fonctions de n Variables
Calcul Différentiel
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Cours : Compléments sur les variables aléatoires réelles en ECS2

Résumé de cours Exercices Corrigés

Cours en ligne de Maths en ECS2

Ce cours en ligne consacré aux compléments sur les variables aléatoire réelles en ECS2 représente une précieuse ressource pour vous aider à avancer tout au long de votre année en classe préparatoire aux grandes écoles. N’hésitez pas à enrichir votre apprentissage en combinant nos cours gratuits en ligne avec nos cours de soutien en maths.

Valeurs propres & Vecteurs propres et Probas à densité

1. Généralités sur les variables aléatoires réelles

Méthode 1 : Comment utiliser les tribus?

\bullet Un espace probabilisable est un couple (\Omega,\mathcal{A}) où \mathcal{A} est une tribu sur \Omega: c’est la tribu des événements.

\bullet Sur \mathbb{R}, la tribu des Boréliens est la plus petite tribu contenant tous les intervalles de \mathbb{R}.
On peut dire aussi que la tribu des Boréliens est la plus petite tribu contenant tous les intervalles du type ]-\infty, x], x\in \mathbb{R}, puisqu’on peut écrire tous les intervalles de \mathbb{R} à l’aide d’intervalles de ce type et des opérations passage au complémentaire, intersection au plus dénombrable, union au plus dénombrable.

\bullet Une application X:\Omega\to \mathbb{R} est une variable aléatoire réelle sur (\Omega,\mathcal{A}) si, pour tout x\in \mathbb{R}, [X\leq x]\in \mathcal{A}.

\bullet Si X est une variable aléatoire sur (\Omega,\mathcal{A}), la tribu \mathcal{A}_{X} liée à X est la plus petite tribu contenant les [X\leq x], x\in \mathbb{R}.
Alors, pour tout intervalle I, [X\in I]\in \mathcal{A}_{X}, et même pour tout Borélien B, [X\in B]\in \mathcal{A}_{X}.

\bullet Utiliser les tribus permet de faire les opérations ensemblistes indifféremment sur les Boréliens ou sur les éléments de \mathcal{A}_{X}, comme on le trouve le plus commode,
on passe des uns aux autres à l’aide de X.
On ne cherche pas, en général, à décrire tous les éléments d’une tribu; on s’en sert, tout simplement.

Exemple : X est une variable aléatoire réelle sur (\Omega,\mathcal{A}). Est-ce que [|X|>2] appartient à \mathcal{A}_{X}?

Méthode 2 : Comment montrer que X est une variable aléatoire réelle?

On vérifie d’abord que X est une application de \Omega dans \mathbb{R}. Puis on peut

\bullet Montrer que, pour tout x réel, [X\leq x] est un événement;

\bullet Remarquer que X s’écrit comme combinaison linéaire, somme, ou produit de variables réelles, et utiliser: si U et V sont deux variables réelles sur (\Omega,\mathcal{A}), si a et b sont deux réels, alors aU+b, U+V, UV sont des variables aléatoires réelles sur (\Omega,\mathcal{A}).

Exemple : X est une v.a.r. strictement positive sur (\Omega,\mathcal{A}). On pose Y=\ln (X).

Y est-elle une v.a.r.?

Réponse : Pour tout y réel, [Y\leq y]=[X\leq e^{y}], et comme X est une v.a.r., [X\leq e^{y}]\in \mathcal{A}, donc Y est une v.a.r..

 

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2. Recherches des valeurs et vecteurs propres

Méthode 3 : Comment peut-on calculer sur des sommes infinies?

Si la série \displaystyle \sum_{i=1}^{+\infty} |a_{i}| converge, alors \displaystyle \sum_{i=1}^{+\infty} a_{i} est un réel que l’on peut calculer, comme
lorsque la somme est finie, en changeant l’ordre des termes (commutativité généralisée), ou en regroupant certains termes (associativité généralisée).

De même, si la somme double \displaystyle \sum_{(i,j)\in I\times J} |a_{i,j}| converge, on peut calculer \displaystyle \sum_{(i,j)\in I\times J} a_{i,j}, et pour ce faire,
on peut changer l’ordre des termes ou regrouper certains termes comme dans le cas des sommes finies.

Exemple : Calculer S, où S=\displaystyle \sum_{(i,j)\in \mathbb{N}^{2}} (i+j)e^{-(i+j)}.

Réponse : Les termes de la somme sont positifs. Sous réserve d’existence des sommes infinies, on a:
S=\displaystyle \sum_{k=0}^{+\infty} \sum_{(i,j):i+j=k} ke^{-k}=\sum_{k=0}^{+\infty} (k+1)ke^{-k}=\sum_{h=1}^{+\infty} h(h-1)(1/e)^{h-1}= (1/e)\sum_{h=2}^{+\infty}h(h-1)(1/e)^{h-2}.
Comme 1/e \in [0,1[, cette dernière somme est un réel, à savoir \dfrac{2}{(1-(1/e))^{3}}. Donc toutes les sommes écrites convergent, et
S=(1/e)\dfrac{2}{(1-(1/e))^{3}}

Méthode 4 : X est une v.a.r. discrète sur (\Omega,\mathcal{A},\mathbb{P}). Comment savoir si X admet une espérance et la calculer? si X est centrée?

\bullet Si X(\Omega) est fini, X admet une espérance: \mathbb{E}(X)=\displaystyle \sum_{x_{i}\in X(\Omega)} x_{i}\mathbb{P}([X=x_{i}]).

\bullet Sinon, X admet une espérance si et seulement si \displaystyle \sum_{x_{i}\in X(\Omega)} |x_{i}|\mathbb{P}([X=x_{i}]) converge, et si
c’est le cas \mathbb{E}(X)=\displaystyle \sum_{x_{i}\in X(\Omega)} x_{i} \mathbb{P}([X=x_{i}]).

\bullet Si X admet une espérance: \begin{cases} \textrm{si}\ \mathbb{E}(X)=0, X \: \textrm{est centr\'ee}. \\ \textrm{en g\'en\'eral, la variable centr\'ee associ\'ee à}\ X\ \textrm{est}\ X-\mathbb{E}(X).\end{cases}

Exemple : X est une v.a.r. telle que X(\Omega)=\mathbb{N}^{*} et, pour tout k\in \mathbb{N}^{*}, \mathbb{P}([X=k])=\dfrac{1}{k}-\dfrac{1}{k+1}.

X admet une espérance? Si oui, calculer \mathbb{E}(X);

Réponse : \mathbb{P}([X=k])=\dfrac{1}{k(k+1)}, donc k\mathbb{P}([X=k])=\dfrac{1}{k+1}, et la série de terme général \dfrac{1}{k+1}

Méthode 5 : Comment utiliser les inégalités dans les études d’espérance?

\bullet On peut prouver l’existence d’une espérance par domination: si X et Y sont deux v.a.r. discrètes telles que 0\leq|X|\leq Y p.s., et si Y admet une
espérance, alors X admet une espérance et |\mathbb{E}(X)|\leq \mathbb{E}(Y).
Pour des v.a.r. qui admettent une espérance, deux propriétés:

\bullet Positivité de l’espérance: si X est une variable discrète positive qui admet une espérance, \mathbb{E}(X)\geq 0, et si \mathbb{E}(X)=0, alors
X=0 p.s..

\bullet Croissance de l’espérance: si X et Y sont deux v.a.r. discrètes qui admettent des espérances et si X\leq Y p.s., alors \mathbb{E}(X)\leq \mathbb{E}(Y)

Exemple :

Y est une v.a.r. à valeurs dans \mathbb{N} qui admet une espérance, et X=\ln (1+Y). Montrer que X admet une espérance et que

0\leq \mathbb{E}(X)\leq \mathbb{E}(Y).

Réponse : On a: 0\leq X\leq Y, donc \mathbb{E}(X) existe et 0\leq \mathbb{E}(X)\leq \mathbb{E}(Y).

Méthode 6 : Comment définir une probabilité conditionnelle? une loi conditionnelle?

\bullet Si A est un événement tel que \mathbb{P}(A)\neq 0, on peut définir la probabilité conditionnelle par A: pour tout événement B, \mathbb{P}_{A}(B)=\dfrac {\mathbb{P}(A\cap B)}{\mathbb{P}(A)}. Alors \mathbb{P}_{A} est une probabilité sur (\Omega,\mathcal{A}).

\bullet Si X est une v.a.r. sur (\Omega,\mathcal{A},\mathbb{P}), si A est un événement de probabilité non nulle, la loi de X sachant A est la loi de X pour la probabilité \mathbb{P}_{A}. Elle est donnée par X(\Omega) et les \mathbb{P}_{A}([X=x_{i}]) pour tout x_{i} de X(\Omega).

Exemple :

X est une v.a.r. sur (\Omega,\mathcal{A},\mathbb{P}) qui suit une loi géométrique de paramètre p,\ p\in ]0,1[.

Que vaut la loi de X sachant [X\geq 2] ?
Réponse : La loi de X+1 (Faire le calcul)

Méthode  7 : Qu’est-ce que l’espérance sachant A? Comment l’utiliser?

\bullet Si A est un événement de probabilité non nulle, l’espérance de X sachant A, si elle existe, est l’espérance de X pour la probabilité \mathbb{P}_{A}:
\mathbb{E}(X|A)=\displaystyle \sum_{x_{i}\in X(\Omega)} x_{i}\mathbb{P}_{A}([X=x_{i}]), si cette série est absolument convergente.

\bullet On l’utilise dans la formule de l’espérance totale:
Si (A_{k})_{k\in \mathbb{N}} est un système complet d’événements, X admet une espérance si et seulement si
\displaystyle \sum_{\stackrel{(x_{i},k)\in X(\Omega)\times \mathbb{N}}{\mathbb{P}(A_{k})\neq 0}}|x_{i}|\mathbb{P}_{A_{k}}([X=x_{i}])\mathbb{P}(A_{k}) converge;
alors pour tout k tel que \mathbb{P}(A_{k})\neq 0, \mathbb{E}(X|A_{k}) existe et
\mathbb{E}(X)=\displaystyle \sum_{k\in \mathbb{N}, \mathbb{P}(A_{k})\neq 0}\mathbb{E}(X|A_{k})\mathbb{P}(A_{k}).

Exemple : Les A_{k} forment un système complet d’événements tels que, pour tout k\in \mathbb{N}, \mathbb{P}(A_{k})=(1/2)^{k+1}. La loi de X sachant A_{k} est uniforme
sur \{ 0,1,\dots,k\}. Montrer que X admet une espérance et la calculer.

3. Compléments sur les intégrales généralisées

Méthode 8 : Comment définir le reste d’une intégrale convergente? Comment l’utiliser?

\bullet Si f est continue sur [a,+\infty[ (ou [a,b[), et si \displaystyle \int_{a}^{+\infty}\!\!\!\!\!f  \quad (ou \displaystyle \int_{a}^{b}\!\!\!f \quad) converge,

on décomposera souvent l’intégrale en \displaystyle \int_{a}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!f=\int_{a}^{x}\!\!\!f+\int_{x}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!f \quad \quad pour

x\geq a (ou \displaystyle \int_{a}^{b}f=\int_{a}^{x}\!\!\!f+\int_{x}^{b}\!\!\!f \quad, pour a\leq x<b).

\displaystyle \int_{a}^{x}\!\!\!f est l’intégrale de la fonction f continue sur [a,x], le second terme, \displaystyle \int_{x}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!f \quad
(ou \displaystyle \int_{x}^{b}\!\!\!f \quad), est le reste.

Quand x\to +\infty (ou quand x\to b), \displaystyle \int_{a}^{x}\!\!\!f\to \int_{a}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!f\quad
(ou \displaystyle \int_{a}^{x}\!\!\!f\to\int_{a}^{b}\!\!\!f \quad), donc le reste tend vers 0 :

si \displaystyle \int_{a}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!f \quad converge, \displaystyle \int_{x}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!f \to 0 \quad quand x\to +\infty;

si \displaystyle \int_{a}^{b}f \quad converge, \displaystyle \int_{x}^{b}f \to 0 \quad quand x\to b.

\bullet Si f est continue sur ]-\infty,b] (ou sur ]a,b]), et si \displaystyle \int_{-\infty}^{b}\!\!\!\!\!\!f \quad
(ou \displaystyle \int_{a}^{b}\!\!\!f \quad) converge,on écrira de même

\displaystyle \int_{-\infty}^{b}\!\!\!\!\!\!f=\int_{-\infty}^{x}\!\!\!\!\!\!f+\int_{x}^{b}\!\!\!f \quad pour x\leq b \quad

(ou \displaystyle \int_{a}^{b}\!\!\!f=\int_{a}^{x}\!\!\!f+\int_{x}^{b}\!\!\!f \quad pour a<x\leq b)

Le reste est alors \displaystyle \int_{-\infty}^{x}\!\!\!\!\!\!f \quad (ou \displaystyle \int_{a}^{x}\!\!\!f \quad), il tend vers 0 quand x\to -\infty (ou quand x\to a).

Exemple : Calculer \displaystyle \lim_{x\to 1,x>1}\int_{1}^{x}\frac{1}{\sqrt{t-1}}dt.

Réponse :

La fonction intégrée est continue sur ]1,2] et

\displaystyle \int_{1}^{2}\frac{1}{\sqrt{t-1}}dt converge.

Pour 1<x\leq 2, \displaystyle \int_{1}^{x}\frac{1}{\sqrt{t-1}}dt est le reste de cette intégrale, il tend vers 0 quand x tend vers 1, x>1.

Méthode 9 : Comment intégrer par parties dans une intégrale généralisée?

Si f=u'v où u et v sont de classe C^{1} sur un intervalle I, on effectue une intégration par parties sur un segment [\alpha,\beta] inclus dans I:
\displaystyle \int_{\alpha}^{\beta}u'v=[uv]_{\alpha}^{\beta}-\int_{\alpha}^{\beta}uv'.
Si I=[a,+\infty[ (ou I=[a,b[), on prend \alpha=a, et, si on le peut, on passe à la limite dans l’égalité quand \beta\to +\infty (ou quand \beta\to b);
si I=]-\infty,b] (ou I=]a,b]), on prend \beta=b, et, si on le peut, on passe à la limite dans l’égalité quand \alpha\to -\infty (ou quand \alpha\to a).

Exemple :

Existence et valeur de \displaystyle \int_{0}^{+\infty} t^{2} e^{-t^{2}/2} dt.

Méthode 10 : Comment effectuer un changement de variable dans une intégrale généralisée?

On utilise le théorème suivant:

Si f est continue sur ]a,b[, (a,b réels ou infinis), si \varphi:]\alpha,\beta[\to]a,b[ (\alpha, \beta réels ou infinis), est une bijection strictement
monotone de classe C^{1}, \displaystyle \int_{\alpha}^{\beta}f(\varphi(t))\varphi'(t)dt et \displaystyle \int_{a}^{b}f(u)du sont de même nature, et
\displaystyle \int_{\alpha}^{\beta}f(\varphi(t))\varphi'(t)dt=\displaystyle \int_{\lim_{\alpha}\varphi}^{\lim_{\beta}\varphi}f(u)du.

Remarque 1: si \varphi est strictement croissante, \lim_{\alpha}\varphi=a et \lim_{\beta}\varphi=b;

Si \varphi est strictement décroissante, \lim_{\alpha}\varphi=b et \lim_{\beta}\varphi=a; on préfère écrire pour la suite des calculs
\displaystyle \int_{b}^{a}f=-\int_{a}^{b}f.

Remarque 2: dans une intégrale généralisée, on peut toujours effectuer un changement de variable affine: \varphi(t)=ct+d, où c\neq 0.

Exemple :

Existence et valeur de \displaystyle \int_{0}^{1}\frac{1}{\sqrt{1-t}}dt.

Indication : On pourra effectuer le changement de variable t=\sin x

 

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4. Compléments sur les variables aléatoires à densité

Méthode 11 : X est une v.a.r. à densité sur (\Omega,\mathcal{A},\mathbb{P}). On considère une v.a.r. Y de la forme Y=g(X).
Comment savoir si Y est à densité et trouver sa loi?

On cherche la fonction de répartition F_{Y} de Y. Si F_{Y} est continue sur \mathbb{R} et C^{1} sur \mathbb{R} privé peut-être d’un nombre fini de points,
Y est à densité.

Une densité de Y est donnée par f_{Y}(y)=F_{Y}'(y) si F_{Y} est dérivable en y, f_{Y}(y)=0 sinon.
Si f_{Y} est nulle en dehors d’un intervalle ]a,b[ (a et b réels ou infinis), et strictement positive sur ]a,b[, alors Y(\Omega)=]a,b[ p.s..

Exemple : Y=aX+b, a\neq 0, et X a pour densité f. Y admet pour densité

(i) \dfrac{1}{a}f(\dfrac{y-b}{a})?

(ii) \dfrac{1}{a} f\left( \dfrac {|y-b|}{a}\right)?

(iii) \dfrac{1}{|a|}f\left(\dfrac{y-b}{a}\right)?

Réponse :

(i) Faux: attention au signe de a; (ii) Faux; (iii) Vrai.

Méthode 12 : Si X est une v.a.r. à densité et si Y=g(X), comment étudier l’espérance de Y?

Si X(\Omega)=]a,b[ p.s. (a, b réels ou infinis), et si g est continue sur ]a,b[ sauf peut-être en un nombre fini de points, g(X) admet une espérance si et seulement si \displaystyle \int_{a}^{b} |g(t)|f_{X}(t)dt converge, et si c’est le cas, \displaystyle \mathbb{E}(g(X))=\int_{a}^{b}g(t)f_{X}(t)dt.

Méthode 13 : Quelles propriétés de l’espérance peut-on utiliser pour les v.a.r. à densité?

Les propriétés suivantes sont valables pour des v.a.r. X, Y à densité:

\bullet linéarité de l’espérance: si X et Y admettent une espérance, si a,b sont des réels, aX+bY admet une espérance et
\mathbb{E}(aX+bY)=a\mathbb{E}(X)+b\mathbb{E}(Y);

\bullet positivité de l’espérance: si X est à valeurs positives et admet une espérance, \mathbb{E}(X)\geq 0;

\bullet croissance de l’espérance: si X\leq Y p.s., et si X et Y admettent des espérances, alors \mathbb{E}(X)\leq \mathbb{E}(Y).

Exemple : X suit une loi exponentielle de paramètre 1/3, Y suit une loi uniforme sur [-1,2].

L’espérance de X+Y est :

(i) 11/6

(ii) 9/2

Réponse : La (ii) est vraie : \mathbb{E}(X)=3 et \mathbb{E}(Y)=3/2.

Méthode 14 : Comment définir le moment d’ordre r, r\in \mathbb{N}^{*}, d’une v.a.r. à densité? Comment l’utiliser?

\bullet Le moment d’ordre r de X est l’espérance de X^{r}, quand elle existe.

\bullet Si X est à densité et admet un moment d’ordre r, r\in\mathbb{N}^{*}, X admet un moment d’ordre k pour tout entier k tel que 1\leq k\leq r.

Exemple : X admet pour densité f, où f(t)=3/t^{4} si t\geq 1, f(t)=0 sinon.

X admet :

(i) un moment d’ordre 4 ?

(ii) aucun moment d’ordre r, r\geq 3 ?

(iii) des moments d’ordre 1 et 2 ?

Réponse :

(i) Faux: \displaystyle \int_{1}^{+\infty}\!\!\!\!\!\!dt \quad diverge.

(ii) Vrai: pour k\geq 3, \displaystyle \int_{1}^{+\infty} \!\!\!(t^{k}/t^{4})dt \quad diverge.

(iii) Vrai: pour k\in \{1,2\}, \displaystyle \int_{1}^{+\infty}\!\!\!(t^{k}/t^{4})dt \quad converge.

Méthode 15 : Comment calculer la variance ou l’écart-type d’une v.a.r. à densité X? Quelles en sont les propriétés?

\bullet X admet une variance si et seulement si elle admet un moment d’ordre 2. Alors X admet une espérance et
\textrm{Var}(X)=\mathbb{E}((X-\mathbb{E}(X))^{2})=\mathbb{E}(X^{2})-(\mathbb{E}(X))^{2}.

\bullet Si X est à densité et admet une variance,
(i) \textrm{Var}(X)\geq 0
(ii) si a et b sont réels, aX+b admet une variance et \textrm{Var}(aX+b)=a^{2}\textrm{Var}(X).

\bullet Si X admet une variance, l’écart-type de X est \sigma(X)=\sqrt{\textrm{Var}(X)}.

\bullet Si X est à densité et admet une variance, la variable centrée réduite associée à X est X^{*}=\dfrac{X-\mathbb{E}(X)}{\sigma}.

5. Loi \gamma et loi normale

Méthode 16 : Qu’est-ce que la fonction \Gamma? la loi \gamma?

\bullet La fonction \Gamma est définie par: \forall x>0, \Gamma(x)=\displaystyle \int_{0}^{+\infty}t^{x-1}e^{-t}dt.
Elle vérifie la relation: \forall x>0 \ \Gamma(x+1)=x\Gamma(x), et donc: \forall n\in \mathbb{N}\ \Gamma(n+1)=n!.

\bullet Une v.a.r. X suit la loi \gamma (\nu) si elle admet pour densité f: f(t)=\dfrac{1}{\Gamma(\nu)} t^{\nu-1}e^{-t} si t>0, f(t)=0 sinon.
Si X suit la loi \gamma (\nu), X admet une espérance et une variance: \mathbb{E}(X)=\nu, \textrm{Var}(X)=\nu.

Exemple : X suit une loi exponentielle de paramètre \lambda, \lambda>0.

Quelle loi suit -X ?

Réponse : \mathcal{N}(0,1)

Allez plus loin, et prenez dès à présent de l’avance sur le programme de maths en ECS2 :

  • les couples de variables aléatoires discrètes
  • les couples et n-uplets de variables aléatoires générales dans le cas général
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  • les compléments en algèbre linéaire

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