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Cours en ligne ECS2

Chapitres Maths en ECS2

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Couples et n-uplets de Variables Aléatoires Réelles
Introduction aux Fonctions de n Variables
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Cours : Calcul différentiel en ECS2

Résumé de cours Exercices Corrigés

Cours en ligne de Maths en ECS2

Fonctions partielles, fonctions C1

1. Fonctions partielles, dérivées partielles et gradient

Méthode 1 : Si f:\mathbb{R}^{n}\to\mathbb{R}, si a=(a_{1},\dots,a_{n}) appartient à \mathbb{R}^{n},comment définir les applications partielles de f en a ?

\bullet Si f:\mathbb{R}^{2}\to\mathbb{R}, la première application partielle de f en a est f_{1,a}:\mathbb{R}\to\mathbb{R} définie par: f_{1,a}(x)=f(x,a_{2}), et la deuxième application partielle de f en a est f_{2,a}:\mathbb{R}\to\mathbb{R} définie par: f_{2,a}(y)=f(a_{1},y).

\bullet Si f:\mathbb{R}^{n}\to\mathbb{R}, n\geq 2, pour i\llbracket 1,n \rrbracket, la i^{\textrm{ème}} application partielle de f en a est f_{i,a}:\mathbb{R}\to \mathbb{R} définie par f_{i,a}(t)=f(a_{1},\dots,a_{i-1},t,a_{i+1},\dots,a_{n}) (f_{1,a}(t)=f(t,a_{2},\dots,a_{n}) et
f_{n,a}(t)=f(a_{1},\dots,a_{n-1},t)).

On a donc f_{i,a}(a_{i})=f(a).

Exemple : La fonction f:\mathbb{R}^{3}\to\mathbb{R} est définie par f(x,y,z)=x^{2}y+\dfrac{z}{x^{2}+1}, et m=(a,b,c).

Calculer f_{1,m}(x), f_{2,m}(y), f_{3,m}(z).

Réponse : f_{1,m}(x)=x^{2}b+\dfrac{c}{x^{2}+1}, f_{2,m}(y)=a^{2}y+\dfrac{c}{a^{2}+1}, et f_{3,m}(z)=a^{2}b+\dfrac{z}{a^{2}+1}.

Méthode 2 : Si f:\mathbb{R}^{n}\to\mathbb{R}, si i\in\llbracket 1,n \rrbracket et si a\in\mathbb{R}^{n}, quand peut-on dire que f admet une i^{\textrm{ème}} dérivée partielle en a ?

f admet une i^{\textrm{ème}} dérivée partielle en a, notée \partial_{i}(f)(a), si la i^{\textrm{ème}} application partielle en a est dérivable en a_{i}, et alors

\partial_{i}(f)(a)=f'_{i,a}(a_{i}).

Exemple : Soit f:\mathbb{R}^{3}\to\mathbb{R} telle que f(x,y,z)=x^{2}+|y-1|-z, et a=(2,\lambda,4). Alors

(i) :  f admet-elle des dérivées partielles \partial_{i}(f)(a) pour i=1,2,3 quelque soit la valeur de \lambda ?

(ii) : \partial_{1}(f)(a) et \partial_{2}(f)(a) existent quelque soit la valeur de \lambda, mais \partial_{2}(f)(a) n’est définie que si \lambda\in\mathbb{R}^{+} ?

(iii) :  \partial_{1}(f)(a) et \partial_{2}(f)(a) existent pour tout \lambda de \mathbb{R}, mais \partial_{2}(f)(a) n’est définie que si \lambda\neq1 ?

Réponse :

(i) Faux

(ii) Faux

(iii) Vrai

Méthode 3 : Comment calculer des dérivées partielles en utilisant un taux d’accroissement ?

Pour calculer la i^{\textrm{ème}} dérivée partielle de f en a, il suffit d’écrire le taux d’accroissement de f_{i,a} en a_{i}:

\tau=\dfrac{f_{i,a}(t)-f_{i,a}(a_{i})}{t-a_{i}} =\dfrac{f(a_{1},\dots,a_{i-1},t,a_{i+1},\dots,a_{n})}{t-a_{i}} -\dfrac{f(a_{1},\dots,a_{i-1},a_{i},a_{i+1},\dots,a_{n})}{t-a_{i}}.

Si \tau a une limite réelle quand t\to a_{i}, \partial_{i}(f)(a) existe et \partial_{i}(f)(a)=\displaystyle \lim_{t\to a_{i}}\tau.

En posant t=a_{i}+h, on peut aussi écrire \tau sous la forme:

\tau=\dfrac{f_{i,a}(a_{i+h})-f_{i,a}(a_{i})}{h} =\dfrac{f(a_{1},\dots,a_{i-1},t,a_{i+1},\dots,a_{n})}{h} -\dfrac{f(a_{1},\dots,a_{i-1},a_{i},a_{i+1},\dots,a_{n})}{h},

et si \tau a une limite réelle quand h\to 0, \partial_{i}(f)(a) existe et \partial_{i}(f)(a)=\displaystyle \lim_{h\to 0}\tau.

Exemple : Dans \mathbb{R}^{2}, a=(-1,3), et f est une fonction de \mathbb{R}^{2} dans \mathbb{R} telle que \partial_{1}(f)(a) existe.

On définit g:\mathbb{R}^{2}\to\mathbb{R} par g(x_{1},x_{2})=f(x_{1}x_{2},x_{2}).

Montrer que \partial_{1}(g)(a) existe et calculer \partial_{1}(g)(a) à l’aide de \partial_{1}(f)(a).

Réponse : On forme le taux d’accroissement de g_{1,a} en a_{1}=-1:

\tau=\dfrac{f((-1+h)3,3)-f((-1)3,3)}{h} =3\times\dfrac{f_{1,a}(-3+3h)-f_{1,a}(-3)}{3h}.
Quand h\to 0, \dfrac{f_{1,a}(-3+3h)-f_{1,a}(-3)}{3h}\to \partial_{1}(f)(a), donc \partial_{1}(g)(a) existe et \partial_{1}(g)(a)=3\partial_{1}(f)(a).

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Méthode 4 : Si f est une fonction définie sur \mathbb{R}^{n} à valeurs dans \mathbb{R}, comment définir, pour i\in \llbracket 1,n \rrbracket, la i^{\textrm{ème}} dérivée partielle de f ? Comment en calculer l’expression ?

Si pour tout a de \mathbb{R}^{n}, \partial_{i}(f)(a) existe, on peut définir la fonction \partial_{i}(f):\mathbb{R}^{n}\to\mathbb{R} qui à tout a de \mathbb{R}^{n}
associe \partial_{i}(f)(a); \partial_{i}(f) est alors la i^{\textrm{ème}} dérivée partielle de f.

Pour tout a de \mathbb{R}^{n}, \partial_{i}(f)(a) =\left[\dfrac{d}{dt}\left(f(a_{1},\dots,a_{i-1},t,a_{i+1},\dots,a_{n})\right)\right]_{t=a_{i}}, ou encore, pour tout x de \mathbb{R}^{n}, \partial_{i}(f)(x) =\left[\dfrac{d}{dt}\left(f(x_{1},\dots,x_{i-1},t,x_{i+1},\dots,x_{n})\right)\right]_{t=x_{i}}.

Pour calculer l’expression de \partial_{i}(f)(x) à partir de l’expression de f(x), on considère x_{1},\dots,x_{i-1},x_{i+1},\dots,x_{n} comme des constantes, et on dérive par rapport à la variable x_{i}.

Exemple : Soit f:\mathbb{R}^{3}\to\mathbb{R} telle que f(x,y,z)=2x+(x+y^{2})z^{2}. Les dérivées partielles de f sont données par:

(i) \partial_{1}(f)(x,y,z)=2+2xz, \partial_{2}(f)(x,y,z)=2x+2yz^{2}, et \partial_{3}(f)(x,y,z)=2z(x+y^{2}) ?

(ii) \partial_{1}(f)(x,y,z)=2+z^{2}, \partial_{2}(f)(x,y,z)=2yz^{2}, et \partial_{3}(f)(x,y,z)=2z(x+y^{2}) ?

(iii) \partial_{1}(f)(x)=2+y^{2}z^{2}, \partial_{2}(f)(x,y,z)=2yz^{2}, et \partial_{3}(f)(x,y,z)=2z(x+y^{2}) ?

Réponse :

(i) Non: \partial_{1}(f)(x,y,z)=2+z^{2}, \partial_{2}(f)(x,y,z)=2yz^{2}, et \partial_{3}(f)(x,y,z)=2z(x+y^{2}).

(ii) Oui.

(iii) Non: \partial_{1}(f)(x,y,z)=2+z^{2}, \partial_{2}(f)(x,y,z)=2yz^{2}, et \partial_{3}(f)(x,y,z)=2z(x+y^{2}).

Méthode 5 : Quelles opérations peut-on faire sur les dérivées partielles ?

Elles sont analogues aux opérations que l’on peut faire sur les dérivées: si f et g sont deux fonctions définies sur \mathbb{R}^{n} à valeurs réelles, si a appartient à \mathbb{R}^{n}, et si pour i\in \llbracket 1,n \rrbracket, \partial_{i}(f)(a) et \partial_{i}(g)(a) existent,

\bullet pour tout \lambda réel, \partial_{i}(\lambda f)(a) existe et \partial_{i}(\lambda f)(a)=\lambda \partial_{i}(f)(a);

\bullet \partial_{i}(f+g)(a) existe et \partial_{i}(f+g)(a)=\partial_{i}(f)(a)+\partial_{i}(g)(a);

\bullet \partial_{i}(fg)(a) existe et \partial_{i}(fg)(a)=\partial_{i}(f)(a) g(a)+f(a)\partial_{i}(g)(a);

\bullet si g(a)\neq 0, \partial_{i}\left(\dfrac{f}{g}\right)(a) existe et \partial_{i}\left(\dfrac{f}{g}\right)(a)=\dfrac{\partial_{i}(f)(a)g(a)-f(a)\partial_{i}(g)(a)}{g(a)^{2}};

\bullet si u:\mathbb{R}\to \mathbb{R} est dérivable en f(a), \partial_{i}(u\circ f)(a) existe et \partial_{i}(u\circ f)(a)=u'(f(a))\partial_{i}(f)(a).

Exemple : Si x\in \mathbb{R}^{n}, f(x)=\sqrt{1+\Vert x\Vert^{2}}. Alors, pour tout i de \llbracket 1,n \rrbracket,

(i) \partial_{i}(f)(x)=\dfrac{\Vert x\Vert}{\sqrt{1+\Vert x\Vert^{2}}} ?

(ii) \partial_{i}(f)(x)=\dfrac{2x_{i}}{\sqrt{1+\Vert x\Vert^{2}}} ?

(iii) \partial_{i}(f)(x)=\dfrac{x_{i}}{\sqrt{1+\Vert x\Vert^{2}}} ?

Réponse : (i) Non: \partial_{i}(f)(x)=\dfrac{x_{i}}{\sqrt{1+\Vert x\Vert^{2}}}?\\

(ii) Non: \partial_{i}(f)(x)=\dfrac{x_{i}}{\sqrt{1+\Vert x\Vert^{2}}}?\\

(iii) Oui.

Méthode 6 : Qu’est-ce que le gradient d’une fonction f définie sur \mathbb{R}^{n} à valeurs dans \mathbb{R} ?

La fonction f admet un gradient en un point a de \mathbb{R}^{n} si pour tout i de \llbracket 1,n \rrbracket, \partial_{i}(f)(a) existe. Alors le gradient de f en a, noté \nabla(f)(a), est l’élément de \mathbb{R}^{n} égal à (\partial_{1}(f)(a),\dots,\partial_{n}(f)(a)).

Exemple : On donne f:\mathbb{R}^{3}\to \mathbb{R}, telle que f(x,y,z)=e^{2x+y}+z\ln(1+y^{2}). Calculer \nabla (f)(x,y,z).

Réponse : \nabla (f)(x,y,z) =(2e^{2x+y},e^{2x+y}+z\dfrac{2y}{1+y^{2}},\ln(1+y^{2})).

2. Fonctions C^{1}, développement limité à l’ordre 1

Méthode 7 : Qu’est-ce qu’une fonction de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n} ?

Une fonction f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n} si, pour tout i de \llbracket 1,n \rrbracket, f admet une dérivée partielle \partial_{i}(f) définie sur \mathbb{R}^{n} et continue sur \mathbb{R}^{n}.

Exemple : Montrer que la fonction f définie par f(x,y)=2x^{2}y^{3}+3xy^{2}+1 est C^{1} sur \mathbb{R}^{2}.

Réponse : \partial_{1}(f)(x,y)=4xy^{3}+3y^{2} et \partial_{2}(f)(x,y)=6x^{2}y^{2}+6xy; \partial_{1}(f) et \partial_{2}(f) sont des fonctions polynomiales, donc continues sur \mathbb{R}^{2}, donc f est C^{1} sur \mathbb{R}^{2}.

Méthode 8 : Comment justifier sans calculs qu’une fonction définie sur \mathbb{R}^{n} est C^{1} sur \mathbb{R}^{n} ?

\bullet Une fonction constante est C^{1} sur \mathbb{R}^{n}.

\bullet Si f et g sont C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, si \lambda est un réel, \lambda f, f+g, et fg sont C^{1} sur \mathbb{R}^{n};

si pour tout x de \mathbb{R}^{n}, g(x)\neq 0, \dfrac{f}{g} est C^{1} sur \mathbb{R}^{n}.

\bullet Les fonctions polynomiales et les fonctions rationnelles définies sur \mathbb{R}^{n} sont C^{1} sur \mathbb{R}^{n}.

\bullet Si f est C^{1} sur \mathbb{R}^{n} à valeurs dans un intervalle I de \mathbb{R}, et si g:I\to\mathbb{R} est C^{1} sur I, g\circ f est C^{1} sur \mathbb{R}^{n}.

\bullet Si u_{1},\dots,u_{n} sont des fonctions définies sur un intervalle I de \mathbb{R} à valeurs réelles, de classe C^{1} sur I, si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, alors la fonction t\mapsto f(u_{1}(t),\dots,u_{n}(t)) est de classe C^{1} sur I.

\bullet Si u_{1},\dots,u_{n} sont des fonctions définies sur \mathbb{R}^{p} à valeurs réelles, de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{p}, et si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, la fonction de \mathbb{R}^{p} dans \mathbb{R} qui à t=(t_{1},\dots,t_{p}) associe f(u_{1}(t),\dots,u_{n}(t)) est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{p}.

Exemple : On donne la fonction f:\mathbb{R}^{2}\to \mathbb{R} telle que f(x,y)=\exp\left(\dfrac{x^{2}y}{1+x^{2}y^{2}}\right).

Justifier que f est C^{1} sur \mathbb{R}^{2}.

Réponse : La fonction (x,y)\mapsto \dfrac{x^{2}y}{1+x^{2}y^{2}} est rationnelle et définie sur \mathbb{R}^{2}, donc elle est C^{1} sur \mathbb{R}^{2}, et la fonction exponentielle est C^{1} sur \mathbb{R}, donc f est C^{1} sur \mathbb{R}^{2}.

Méthode 9 : Comment définir un développement limité à l’ordre 1 (DL_{1}) pour une fonction de \mathbb{R}^{n} dans \mathbb{R} ?

\bullet Si f est une fonction de \mathbb{R}^{n} dans \mathbb{R} et si a\in \mathbb{R}^{n}, on dira que f admet un DL_{1} au point a s’il existe des réels \lambda_{1},\dots,\lambda_{n} tels que, si h=(h_{1},\dots,h_{n}), f(a+h) =\lambda_{1} h_{1}+\dots+\lambda_{n} h_{n}+\Vert h\Vert \epsilon(h) où \epsilon est continue en 0 et \epsilon(0)=0.

\bullet On peut dire aussi: f admet un DL_{1} en a s’il existe des réels \lambda_{1},\dots,\lambda_{n} tels que, pour x\in \mathbb{R}^{n}, f(x)=f(a)+\lambda_{1}(x_{1}-a_{1})+ \dots+\lambda_{n}(x_{n}-a_{n})+\Vert x-a\Vert \beta(x) où \beta(x)\to 0 quand \Vert x-a\Vert\to 0, \Vert x-a\Vert\neq 0.

Exemple : La fonction f:\mathbb{R}^{2}\to \mathbb{R} est définie par f(x_{1},x_{2})=x_{1}^{2}+3x_{2}^{2}.

Montrer que f admet un DL_{1} en tout point de \mathbb{R}^{2}.

Méthode 10 : Si une fonction f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} admet un DL_{1} en un point a de \mathbb{R}^{n},comment en prévoir les coefficients ? Et comment savoir si une fonction f:\mathbb{R}^{n} \to \mathbb{R} admet un DL_{1} en un point de \mathbb{R}^{n} ?

\bullet Si f admet un DL_{1} en a, f admet des dérivées partielles \partial_{i}(f)(a) pour 1\leq i\leq n, qui sont les coefficients du DL_{1}: f(a+h) =f(a)+\partial_{1}(f)(a)h_{1} +\dots+\partial_{n}(f)(a)h_{n}+\Vert h\Vert \epsilon(h) où \epsilon(0)=0 et \epsilon est continue en 0.

Donc le DL_{1} de f en a, quand il existe, est unique.

\bullet Si f est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, f admet en tout point de \mathbb{R}^{n} un DL_{1} donné par: f(x+h) =f(x)+<\nabla (f)(a),h>+\Vert h\Vert \epsilon(h) où \epsilon(0)=0 et \epsilon est continue en 0.

Exemple : On donne f:\mathbb{R}^{3}\to \mathbb{R} définie par: f(x,y,z)=(x^{2}+y)e^{xz^{2}}. Justifier que f admet un DL_{1} en tout point de \mathbb{R}^{3} et écrire ce DL_{1}.

Réponse : f est C^{1} sur \mathbb{R}^{3}, donc admet un DL_{1} en tout point de \mathbb{R}^{3}:
f(x+h, y+k, z+l) =(x^{2}+y)e^{xz^{2}}+(2x+(x^{2}+y)z^{2})e^{xz^{2}}h +e^{xz^{2}}k+(x^{2}+y)2xze^{xz^{2}}l +\sqrt{h^{2}+k^{2}+l^{2}}\epsilon(h,k,l) où \epsilon(0,0,0)=0 et \epsilon est continue en (0,0,0).

Méthode 11 :  Quels renseignements sur f peut-on déduire d’un DL_{1} de f en un point a de \mathbb{R}^{n} ?

\bullet Si f admet un DL_{1} en a, f est continue en a. Donc une fonction de classe C^{1} sur \mathbb{R} est C^{0} sur \mathbb{R}.

\bullet La fonction u qui à x\in \mathbb{R}^{n} associe f(a)+\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\partial_{i}(f)(a)(x_{i}-a_{i}) est une fonction affine (appelée fonction affine tangente à f en a), et u(x) est une approximation de f(x) quand \Vert x-a\Vert est petit, c’est-à-dire quand x est voisin de a.

Exemple : On donne f:\mathbb{R}^{2}\to \mathbb{R} telle que f(x_{1},x_{2})=(x_{1}^{2}+2x_{2})^{5}. Donner une valeur approchée de f(0,09;-0,08).

Réponse : La fonction f est polynomiale, donc C^{1}, f(1,-1)=-1, \partial_{1}(f)(x_{1},x_{2})=10 x_{1}(x_{1}^{2}+2x_{2})^{4} et \partial_{2}(f)(x_{1},x_{2})=10(x_{1}^{2}+2x_{2})^{4}, donc \partial_{1}(f)(1,-1)=\partial_{2}(f)(1,-1)=10; en prenant h=(-0,01;0,02) et en utilisant le DL_{1} de f
en (1,-1), on trouve f(0,09;-0,08)\approx-0,9.

 

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3. Dérivées directionnelles et autres dérivées

Méthode 12 :  Si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R}, si a et h appartiennent à \mathbb{R}^{n}, comment interpréter la fonction g:\mathbb{R}\to \mathbb{R} définie par g(t)=f(a+th)? Comment l’utiliser?

\bullet En utilisant les points et les vecteurs de \mathbb{R}^{n}, m=a+th équivaut à \overrightarrow{AM}=t\vec{h}.

Quand t décrit \mathbb{R}, M décrit la droite \mathcal{D} passant par A dirigée par \vec{h}.

\bullet En particulier, si \vec{h} est de norme 1, (A,\vec{h}) constitue un repère (ortho)normé de \mathcal{D}, et t est l’abscisse du point M dans ce repère;

g(t) donne la valeur de f au point de \mathcal{D} d’abscisse t.

\bullet Si on veut étudier la restriction de f à la droite \mathcal{D}, utiliser la fonction g permet de se ramener à une fonction d’une variable.

Exemple :

f est une fonction de \mathbb{R}^{2} dans \mathbb{R}, de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{2}. On note a=(a_{1},a_{2}) et e_{1}=(1,0), et on pose, pour  t\in\mathbb{R}, g(t)=f(a+te_{1}).

Exprimer g à l’aide de f_{1,a}, montrer que g est dérivable sur \mathbb{R} et calculer g'(0).

Réponse : g(t)=f(a_{1}+t,a_{2})=f_{1,a}(a_{1}+t); comme g est C^{1} sur \mathbb{R}^{2}, f_{1,a} est dérivable sur \mathbb{R}, donc g l’est aussi et  g'(t)=(f_{1,a})'(a_{1}+t), donc g'(0)=(f_{1,a})'(a_{1})=\partial_{1}(f)(a).

Méthode 13 : Comment dériver la fonction de \mathbb{R} dans \mathbb{R} qui à t associe f(a+th) quand f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est C^{1} sur \mathbb{R}^{n} et a,h appartiennent à \mathbb{R}^{n}?

Si f est C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, la fonction t\mapsto f(a+th) est C^{1} sur \mathbb{R} et \dfrac{d}{dt}(f(a+th))=<\nabla(f)(a+th),h>.

Exemple : 

On donne f(x_{1},x_{2})=e^{x_{1}^{2}x_{2}}, a=(-1,0), h=(1,2) et pour t réel, g(t)=f(a+th).

Calculer g'(t) :

(i) sans calculer l’expression de g(t);

(ii) en calculant d’abord l’expression de g(t).

Méthode 14 : Si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, si a et h sont deux éléments de \mathbb{R}^{n}, qu’est-ce que la dérivée de f en a dans la direction h ? Comment l’utiliser?

\bullet La dérivée de f en a dans la direction h est la dérivée de t\mapsto f(a+th) en t=0: elle vaut donc <\nabla (f)(a),h>.

\bullet On peut utiliser la dérivée directionnelle en a pour calculer \nabla (f)(a): il peut être plus simple de dériver f(a+th) par rapport à t que de calculer
les dérivées partielles de f.

\bullet Si \Vert h\Vert=1, l’inégalité de Cauchy-Schwarz donne: -\Vert \nabla (f)(a)\Vert\leq <\nabla f(a),h>\leq \Vert \nabla (f)(a)\Vert, et l’ égalité est obtenue
dans l’inégalité de droite quand \nabla (f)(a) et h sont liés de même sens, dans l’inégalité de gauche quand ils sont liés de sens contraires.

Donc, si \nabla(f)(a)\neq 0, la dérivée de f en a dans la direction h est maximale quand h a la direction de \nabla (f)(a), cette variation est minimale (maximale négativement) quand h
a la direction opposée à celle de \nabla (f)(a).

Donc, si \nabla(f)(a)\neq 0, l’augmentation de f à partir de a est maximale dans la direction de \nabla (f)(a), la diminution de f à partir de a est maximale dans la direction opposée
à celle de \nabla (f)(a) (une diminution étant une augmentation négative).

S’il est non nul, le gradient de f en a, représenté comme un vecteur d’origine a, est donc orienté dans le sens des f croissants.

Exemple : Calculer, en utilisant la dérivée directionnelle, le gradient de f quand f(x_{1},\dots,x_{n})=\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\sum_{j=1}^{n}x_{i}x_{j}.

Méthode 15 : Si I est un intervalle de \mathbb{R}, comment dériver la fonction g:I\to \mathbb{R} quand g(t)=f(u_{1}(t),\dots,u_{n}(t)) où u_{1},\dots,u_{n} sont des fonctions de classe C^{1} sur I à valeurs réelles et f une fonction de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n}?

\bullet On a vu que si, pour tout i de \llbracket 1,n \rrbracket, u_{i} est affine: u_{i}(t)=a_{i}+th_{i}, alors g(t)=f(a+th) et

g'(t)= <\nabla (f)(a+th),h>

         =\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\partial_{i}(f)(a+th)h_{i}

         =\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\partial_{i}(f)(u_{1}(t),\dots,u_{n}(t))u_{i}'(t)

\bullet En général, on a de même: g'(t)=\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\partial_{i}(f)(u_{1}(t),\dots,u_{n}(t))u_{i}'(t)

Exemple :

f:\mathbb{R}^{2}\to \mathbb{R} est donnée par: f(x,y)=x^{2}e^{x+y^{2}}, et g:\mathbb{R}\to\mathbb{R} est définie par: g(t)=f(t,v(t)) où v est une fonction
de classe C^{1} sur \mathbb{R}, à valeurs réelles. Justifier que g est C^{1} sur \mathbb{R} et calculer g'(t).

Méthode 16 : Comment calculer les dérivées partielles de la fonction g:\mathbb{R}^{p}\to \mathbb{R} qui à t=(t_{1},\dots,t_{p}) associe f(v_{1}(t),\dots,v_{n}(t)) quand
v_{1},\dots,v_{n} sont C^{1} sur \mathbb{R}^{p} à valeurs réelles et f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est C^{1} sur \mathbb{R}^{n}?

Pour j\in \llbracket 1,n \rrbracket, en considérant les t_{k} pour k\in \llbracket 1,n \rrbracket, k\neq j comme des constantes et t_{j} comme la variable,
et en appliquant le résultat précédent, on obtient:

\partial_{j}(g)(t)=\displaystyle \sum_{i=1}^{n}\partial_{i}(f)(v_{1}(t),\dots,v_{n}(t))\partial_{j}(v_{i})(t)

Exemple : 

La fonction f:\mathbb{R}^{2}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{2}. On définit g:\mathbb{R}^{3}\to \mathbb{R} par:
g(x,y,z)=f(x+y^{2},y^{2}+z^{3}). Calculer les dérivées partielles de g à l’aide de celles de f.

4. Extremas, points critiques

Méthode 17 : Comment différencier un extremum local d’un extremum global ?

\bullet f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} admet en un point a de \mathbb{R}^{n} un maximum global si pour tout x de \mathbb{R}^{n}, f(x)\leq f(a)
(f admet en a un minimum global si pour tout x de \mathbb{R}^{n}, f(x)\geq f(a));

\bullet f admet en a un maximum local s’il existe \alpha >0 tel que, si \Vert x-a\Vert\leq \alpha, f(x)\leq f(a) (f admet en a un minimum local s’il
existe \alpha>0 tel que, si \Vert x-a\Vert\leq \alpha, f(x)\geq f(a)).

\bullet Si f admet en a un maximum (ou un minimum) global, elle admet en a un maximum (ou un minimum) local.

Exemple : 

f est la fonction de \mathbb{R}^{2} dans \mathbb{R} définie par: f(x,y)=(x^{4}-x^{2})(y+1). Montrer que f admet en (0,0) un maximum local. Est-ce un maximum
global?

 

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Méthode 18 : Si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, comment trouver les points où une fonction admet un extremum (local ou global)?

\bullet Si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n} et si f admet en un point a de \mathbb{R}^{n} un extremum local, alors
\nabla(f)(a)=0.

\bullet Les points a de \mathbb{R}^{n} telsque \nabla(f)(a)=0 sont les points critiques. Les points critiques sont les points candidats à l’extremum
(local ou global).
En un point critique, toutes les dérivées directionnelles sont nulles.

Exemples :  On donne la fonction f:\mathbb{R}^{3}\to \mathbb{R} telle que f(x,y,z)=\dfrac{1}{2}x^{2}+xyz-z+y. En quels points de \mathbb{R}^{3} la fonction f peut-elle présenter un extremum?

On donne la fonction f:\mathbb{R}^{2}\to \mathbb{R} telle que f(x,y)=x^{3}+2x^{2}y. Cette fonction admet-elle un extremum (local ou global) sur \mathbb{R}^{2} ?

Méthode 19 : Si f:\mathbb{R}^{n}\to \mathbb{R} est de classe C^{1} sur \mathbb{R}^{n}, comment savoir si un point critique de f est un point où f admet un extremum (local ou global) ?

Si a est un point critique, on peut former f(x)-f(a) et en étudier le signe, pour tout x de \mathbb{R}^{n} ou pour tout x de \mathbb{R}^{n} voisin de a.

Exemple : Si f:\mathbb{R}^{3}\to \mathbb{R} est définie par f(x,y,z)=\dfrac{1}{2}x^{2}+xyz-z+y, f admet un unique point critique (1,1,-1). La fonction f admet-elle un
extremum (local ou global) sur \mathbb{R}^{2}?

Réponse : f ne peut admettre un extremum qu’au point critique a=(1,1,-1); on trouve f(a)=\dfrac{3}{2}. Pour tout y réel, f(1,y,-y)-\dfrac{3}{2}=-(y-1)^{2} et
f(x,1,-1)-\dfrac{3}{2}=\dfrac{1}{2}(x-1)^{2}; pour tout y\neq 1, f(1,y,-y)-\dfrac{3}{2}<0 et pour tout x\neq 1, f(x,1,-1)-\dfrac{3}{2}>0.
On a \Vert (1,y,-y)-a\Vert^{2}=2(y-1)^{2} et \Vert (x,1,-1)-a\Vert^{2}=(x-1)^{2}, donc quelque soit le réel strictement positif \alpha, il existe y et x réels
tels que \Vert (1,y,-y))-a\Vert\leq \alpha et \Vert (x,1,-1)-a\Vert\leq \alpha, pour lesquels on a f(1,y,-y)<\dfrac{3}{2} et f(x,1,-1)>\dfrac{3}{2}.

Donc le point critique a n’est pas un extremum local; ce n’est pas, à plus forte raison, un extremum global.

Chaque chapitre de maths au programme d’ECS2 doit être travaillé et parfaitement acquis avant les concours post-prépa, les cours en ligne et les cours de maths particulier permettent ainsi de vérifier ses connaissances et d’identifier ses difficultés :

  • les compléments en algèbre linéaire
  • la réduction des endomorphismes
  • l’algèbre bilinéaire
  • les compléments sur les variables aléatoires réelles
  • les couples de variables aléatoires discrètes

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