Logo Groupe Réussite
Groupe Réussite
  • Cours particuliers
    • Cours maths
    • Cours anglais
    • Cours physique chimie
    • Cours français
    • Cours informatique
  • Stages intensifs
  • Donner cours
  • 01 84 88 32 69

Cours en ligne Maths en Maths Spé

Chapitres Maths en MP, PSI, PC, TSI, PT

Équivalents
Algèbre linéaire et matrices
Séries numériques
Espaces vectoriels
Réduction endomorphismes
Matrices
Espaces vectoriels normés
Suites et séries de fonctions
Intégration intervalle quelconque
Séries entières
Dénombrement
Intégrales à paramètre
Variables aléatoires
Probabilités
Espaces préhilbertiens
Espaces euclidiens
Fonctions de variables
Courbes paramétrées
Équations différentielles linéaires
Familles sommables
À savoir démontrer
CONTACTEZ-NOUS

Cours en ligne Maths en Maths Spé

Chapitres Maths en MP, PSI, PC, TSI, PT

Équivalents
Algèbre linéaire et matrices
Séries numériques
Espaces vectoriels
Réduction endomorphismes
Matrices
Espaces vectoriels normés
Suites et séries de fonctions
Intégration intervalle quelconque
Séries entières
Dénombrement
Intégrales à paramètre
Variables aléatoires
Probabilités
Espaces préhilbertiens
Espaces euclidiens
Fonctions de variables
Courbes paramétrées
Équations différentielles linéaires
Familles sommables
À savoir démontrer
CONTACTEZ-NOUS

Préhilbertiens pour les MP, PC, PSI et PT

Résumé de cours Exercices Corrigés

Résumé de cours et méthodes – Préhilbertiens

1. Pour démontrer que l’on a défini un produit scalaire

\bullet M1. Si E est un \mathbb{R}-espace vectoriel,
\ast vérifier que E^2 \to \mathbb{R}, \, (x , \,y) \mapsto \varphi (x , \,y) est une forme bilinéaire symétrique en démontrant les deux propriétés :
…  \forall \, y \in E, \; x \mapsto \varphi(x , \,y) est linéaire
… et \forall\, (x , \,y) \in E^2, \; \varphi(x , \,y) = \varphi(y ,\, x).
\ast  puis montrer que \varphi est positive non dégénérée en prouvant que :
… \forall \, x \in E, \; \varphi(x , \,x) \geq 0
…  \varphi(x , \,x) = 0 \Rightarrow x = 0
ce qui est plus simple en général que de prouver que : \quad \quad \forall \, x \in E \setminus \{0\},\; \varphi(x ,\, x) > 0.

\bullet M2. Lorsque E = \mathbb{R}^n, on peut aussi
\ast écrire f(x , \, y) = X^{\textrm{T}} \, A\, Y où X et Y sont les matrices de x et y dans la base canonique b et vérifier que A est une matrice symétrique réelle.
\ast et démontrer que \textrm{Sp}(A) \subset \mathbb{R}^{+*}.

\bullet M3. Pour montrer que N est une norme euclidienne, il faut montrer qu’il existe un produit scalaire \varphi défini sur E vérifiant \forall \, x \in \, E ,\; N(x) =\sqrt {\varphi(x ,\, x)}.

On peut trouver l’expression de \varphi en utilisant l’une des deux identités de polarisation :
\varphi(x ,\, y) =
\displaystyle \quad \frac 1 2 (N(x + y)^2 - N(x)^2 - N(y)^2)
ou \displaystyle \varphi(x , \, y) = \frac 1 4 (N(x + y)^2 - N(x - y)^2).

\bullet M4. Connaître les produits scalaires au programme.
\ast Sur \mathbb{R}^n, le produit scalaire canonique
si x = (x_1 , \, \cdots \, , \, x_n) et y = (y_1 , \, \cdots \, , \, y_n), \displaystyle (x\, | \, y) = \sum_{i = 1} ^n x_i \, y_i.

\ast Sur \mathcal{M} _{n , 1} (\mathbb{R}), le produit scalaire canonique :
si X = (x_i) _{1 \leq i \leq n} et Y = (y_i) _{1 \leq i \leq n}
\quad \quad \displaystyle (X\, | \, Y) = X^{\textrm{T}}\, Y = \sum_{i = 1} ^n x_i \, y_i.

\ast Sur l’espace vectoriel E des fonctions continues sur [a ,\, b] à valeurs dans \mathbb{R}, \quad \quad (f \, | \, g) = \displaystyle \int_a ^b f(t) \, g(t) \, \textrm{d} \, t.

\ast Sur l’espace vectoriel E des fonctions continues et de carré intégrable sur l’intervalle I à valeurs dans \mathbb{R},  \quad \quad (f \, | \, g) = \displaystyle  \int_I f(t) \, g(t) \, \textrm{d} \, t.

\ast et le résultat classique à savoir démontrer : Soit E = \mathcal{M}_n(\mathbb{R}).
\quad \quad E \times E \to \mathbb{R},\; (A , B) \mapsto \textrm{Tr}(A^{\textrm{T}} \, B) définit un produit scalaire sur E.

 

COURS DE MATHS

Les meilleurs professeurs particuliers

Pour progresser et réussir

Cours particuliers maths

Avis Google France ★★★★★ 4,9 sur 5

 

2. Comment utiliser le fait que (E , ( . \,|\, . )) est un préhilbertien réel ?

\bullet M1. Pour démontrer qu’un vecteur x de E préhilbertien réel est nul, on peut
\ast démontrer que \Vert x \Vert ^2 = 0
\ast démontrer que \forall \, y \in E,\; (x \,|\, y) = 0, c’est-à-dire que x \in E^{\perp}.
En particulier si l’on a prouvé que \quad \quad \forall \, y \in E,\; (x\, |\, y) = (x' \,|\, y),
alors \forall \, y \in E,\; (x - x' \,|\, y) = 0, donc x - x' \in E^{\perp} = \{0\}.

\bullet M2. Si F est un sous-espace vectoriel de dimension finie du préhilbertien réel E, E = F \oplus ^{\perp} F^{\perp}.

\bullet M3. Si (E , ( .\, |\, . )) est un préhilbertien réel, on peut utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz :\quad \quad \forall \, (x , y) \in E^2, \; \vert (x \,| \,y)\vert \leq \Vert x \Vert \; \Vert y \Vert .
Il y a égalité si, et seulement si, la famille (x ,\, y) est liée.

\bullet M4. Inégalité de Bessel :
Si (E , ( .\, | \,. ) ) est un préhilbertien réel et si (e_i)_{1 \leq i \leq n} est une famille orthonormale de E,
\quad \forall x \in E,\, \displaystyle \sum _{i = 1} ^n (e_i \, | \, x)^2 \leq \Vert x \Vert ^2.

\bullet M5. Cas des familles totales :
rappel : la suite (e_n)_{n \in \mathbb{N}} de vecteurs de E est totale si l’espace vectoriel qu’elle engendre est une partie dense de E i.e. E = \overline {\textrm{Vect} ( (e_n )_{n \in \mathbb{N }})}.
P : Soit (e_n)_{n \in \mathbb{N}} une suite orthonormale totale d’éléments de E.
On note p_n la projection orthogonale sur l’espace F_n = \textrm{Vect}(e_0 \, , \, \cdots \, , \, e_n),
\forall x \in E,\, \displaystyle \lim _{n \to + \infty} p_n(x)= x
soit \displaystyle x = \sum _ {n = 0}^{+\infty} (x \, | \, e_n)\, e_n .

h.p
: On peut démontrer la formule de Parseval :
Si (e_n)_{n \in \mathbb{N}} est une suite orthonormale totale d’éléments de E, alors \quad \quad  \forall \, x \in E,\; \Vert x \Vert ^2 = \displaystyle \sum _ {n = 0} ^ {+\infty} (x \, | \, e_n)^2 .

Dans la suite du paragraphe, E est un espace euclidien. 
\bullet M6. Utilisation d’une base orthonormale \mathcal{B} = (e_i)_{1 \leq i \leq n}\,,
\ast \forall \, x \in E,\; \displaystyle x = \sum_ {i = 1} ^n (x \, | \, e_i) \, e_i.
\ast \forall \, (x , \,y) \in E^2,
\displaystyle x = \sum_{i = 1} ^n x_i \, e_i\, et \displaystyle y = \sum_{i = 1} ^n y_i \, e_i\,, alors \displaystyle (x\, | \, y) = \sum_{i = 1} ^n x_i \, y_i et \Vert x \Vert ^2 = \displaystyle \sum_{i = 1} ^n x_i ^2.
\ast Si l’on note X et Y les matrices colonnes de x et y dans la base \mathcal{B}, (x \, | \, y ) = X^{\textrm{T} } \, Y.

\bullet M7. Si \mathcal{B} = (e_i)_{1 \leq  i \leq n\, } est une base orthonormale de l’espace euclidien E et si A = M_ {\mathcal{B} }(u) où u \in \mathcal{L}(E), \forall \, (i, \, j) \in [\![1, \, n]\!]^2,\,a_{i , \, j} = (e_i \, | \, u(e_j))\,
(à redémontrer).

\bullet M8. Si f est un produit scalaire sur l’espace vectoriel euclidien E de base \mathcal{B} = (e_i)_{1 \leq  i \leq n}\,, on peut définir la matrice A = (a_{i,j})_{1 \leq i , \, j \leq n} où \quad  \forall \, (i , j) \in [\![1 ,\, n]\!]^2, \; a_{i , j} = f(e_i , \, e_j),
(on dit que A est la matrice du produit scalaire f dans la base \mathcal{B}).
En notant X = M_{\mathcal{B}} (x) = (x_i)_{1 \leq i \leq n} et Y = M_{\mathcal {B}} (y) = (y_i)_{1 \leq i \leq n} ,
\quad \quad f(x , \, y) = X^{\textrm{T} } \, A \, Y.

 

PROF DE MATHS PARTICULIER

Des cours de qualité et enseignants aguerris

Préparer des concours ou s'exercer

Cours de maths à domicile

Avis Google France ★★★★★ 4,9 sur 5

 

3. Comment construire une famille orthonormale ?

Dans ce paragraphe, (E ,\, ( . \, | \, . )) est un espace préhilbertien réel.

\bullet M1. en utilisant le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt :
\ast Introduire une famille libre (e_1 \, ,\, e_2 \, ,\, \cdots \, ,\, e_n) de E.
\ast Poser \varepsilon _1 = \displaystyle \frac {e_1} {\Vert e_1\Vert}.
\ast Construire les vecteurs par récurrence : après avoir construit (\varepsilon _1 \, , \, \cdots \, , \, \varepsilon _ k), on introduit la projection orthogonale p_k sur \textrm{ Vect}(\varepsilon _1 \, , \, \cdots \, , \, \varepsilon _ k) définie par p_k(u) = \displaystyle \sum _ {i = 1} ^k (u \, | \, \varepsilon_i) \, \varepsilon_i et on calcule u_{k + 1} = e_{k + 1} - p_k (e_{k + 1}) puis on définit (*) \varepsilon _{k + 1}= \displaystyle \frac {u_{k + 1}} {\Vert u_{k + 1} \Vert}.

Il est aussi possible en cas d’oubli de la formule d’introduire, \quad \quad u_{k + 1} = e_ {k + 1} + \displaystyle \sum _ {i = 1} ^{k} \alpha_i \, \varepsilon _ i
puis de chercher (\alpha_i) _ {1 \leq i \leq k} tels que \quad \forall \, j \, \in [\![1, \, k]\!] ,\; (\varepsilon _j \, |\,  u_{k + 1} ) = 0
soit \alpha_j+ ( \varepsilon _j \, | \, e_{k + 1})  = 0 , ce qui permet de calculer les \alpha_j et on termine par (*).

Remarque : dans le cas où E est de dimension finie et où (e_i)_{1 \leq i \leq n} est une base de E, on construit ainsi une base orthonormale (\varepsilon _k) _{1 \leq k \leq n} de E.

Rappel : La famille construite par le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt décrit ci-dessus est l’unique famille orthonormale vérifiant pour tout k \in [\![1 , \, n]\!], (e_k \, | \, \varepsilon_k) > 0 et
\textrm{Vect} (e_1\, , \, \cdots \, , \, e_k) = \textrm{Vect}(\varepsilon_1\, ,\, \cdots \, , \, \varepsilon_k).

\bullet M2. Si E = F \oplus^{\perp} G et si E est de dimension finie, il suffit de construire une base orthonormale de F et une base orthonormale de G, pour obtenir une base orthonormale de E par juxtaposition des bases.

\bullet M3. (h.p.) Si E est un espace euclidien orienté de dimension 3 et si (u ,\, v) est une famille orthonormale, (u ,\, v ,\,  u \wedge v) est une base orthonormale directe de E.

Pour avoir de bonnes notes et une bonne moyenne en Maths Spé, il faut connaître parfaitement son cours et également connaître les bonnes méthodes de travail à adopter. Avoir la bonne méthodologie pourra vous faire gagner beaucoup de temps et vous évitez des erreurs. Dans les cours en ligne de PT en Maths, mais aussi les cours en ligne de Maths en PC, les cours en ligne de Maths en PSI et les cours en ligne de Maths en MP mais de plus nos profs particuliers de maths comportent justement toutes les méthodes à connaître pour maximiser vos résultats.

4. Sous-espaces orthogonaux

4.1. Pour démontrer que deux sous-espaces sont orthogonaux
\bullet M1. Pour démontrer que F et G sont orthogonaux, il suffit de prouver que \quad \quad \forall\, f \in F et \forall \, g \in G, (f\, |\, g) = 0.
F et G sont orthogonaux ssi F \subset G^{\perp} ssi G \subset F^{\perp}.

\bullet M2. Utilisation d’une famille génératrice.
\ast Si G = \textrm{Vect}(g_1\, , \, \cdots \, , \, g_p), pour montrer que F et G sont orthogonaux, il suffit de prouver que \quad \quad \forall \, f \in F ,\; \forall j \in [\![1 , \, p]\!] , \; (f \, | \, g_i) = 0.
\ast Si F = \textrm{Vect}(f_1\, , \, \cdots \, , \, f_n) et G = \textrm{Vect}(g_1\, , \, \cdots \, , \, g_p), pour montrer que F et G sont orthogonaux, il suffit de prouver que \forall (i , \, j) \in [\![1 , \, n]\!] \times [\![1 , \, p]\!] , (f_i \, | \, g_j) = 0.

\bullet M3. Les sous-espaces propres d’un endomorphisme symétrique sont deux à deux orthogonaux.

Si F et G sont des sous espaces orthogonaux, F \cap G = \{0\}.
En effet, F \perp G \Rightarrow G \subset F^ {\perp}, alors \{0\} \subset F \cap G \subset F \cap F^{\perp } = \{0\}, donc F \cap G = \{0\}.

4.2. Détermination de l’orthogonal d’un sous-espace vectoriel 
\bullet M1. Dans le cas le plus simple : \mathbb{R}^n muni du produit scalaire canonique
\ast Si H est l’hyperplan d’équation a_1\, x_1 \, + a_2\, x_2 \, + \, \cdots \, +\, a_n \, x_n = 0 dans la base canonique, H ^{\perp} =\textrm{Vect} (a) où a = (a_1\, , \,a_2 \, ,\, \cdots \, ,\, a_n).
\ast Soit a = (a_1\, , \,a_2 \, ,\, \cdots \, ,\, a_n) \neq 0 et  F = \textrm{Vect}(a), F^{\perp} est l’hyperplan d’équation a_1\, x_1 \, + \,  \cdots \, +\, a_n \, x_n = 0 dans la base canonique.

\bullet M2. Si F = \textrm{Vect}(u_1\, , \, \cdots \, , \, u_p), (u_1\, , \, \cdots \, , \, u_p) étant une famille quelconque,
x \in F ^{\perp} ssi \forall \, i \in [\![1 , \, p]\!], \; (x \, | \, u_i) = 0.

\bullet M3. Si F est de dimension finie et si l’on connaît une base orthonormale de F notée (u_1\, , \, \cdots \, , \, u_p),
F^{\perp } = \displaystyle \left \{ x - \sum _{i = 1} ^p (x \, | \, u_i) \, u_i \; / \; x \in E \right \} .

4.3. Supplémentaires orthogonaux
\bullet M1. Si E est de dimension finie ou non et si F est un sous-espace vectoriel de dimension finie de E, E = F \oplus^{\perp } F^{\perp }.
Si E est de dimension infinie, il est possible lorsque F n’est pas de dimension finie que F et F^{\perp } ne soient pas des supplémentaires orthogonaux.

\bullet M2. Si E est un préhilbertien, pour démontrer que les sous-espaces vectoriels F et G sont des supplémentaires orthogonaux, il suffit de prouver que E = F + G et que \forall \, f \in F et \forall \, g \in G,\; (f\, | \, g) = 0.
Donc F \cap G = \{0\} et E = F \oplus ^{\perp} G.

\bullet M3. Si E est un espace euclidien, pour démontrer que F et G sont des supplémentaires orthogonaux,
\ast M3.1. la méthode la plus simple est souvent de prouver \; \textrm{dim}\,  E = \textrm{dim}\,F + \textrm{dim}\, G et F \perp G  (a)
et de rappeler le raisonnement du 4.1. donnant  : F \perp G \Rightarrow F \cap G = \{0\} (b)  donc E = F \oplus^{\perp}  G, en utilisant (a) et (b).

\ast M3.2. Il est aussi possible de prouver que G = F ^{\perp } et d’utiliser : dans tout espace euclidien, E = F \oplus ^{\perp} F^{\perp}.

\bullet M4. Si u est un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien, \textrm{Ker } u et \textrm{Im } u sont des supplémentaires orthogonaux.

\ast M3.1. la méthode la plus simple est souvent de prouver \; \textrm{dim}\,  E = \textrm{dim}\,F + \textrm{dim}\, G et F \perp G  (a)
et de rappeler le raisonnement du 4.1. donnant  : F \perp G \Rightarrow F \cap G = \{0\} (b)  donc E = F \oplus^{\perp}  G, en utilisant (a) et (b).

\ast M3.2. Il est aussi possible de prouver que G = F ^{\perp } et d’utiliser : dans tout espace euclidien, E = F \oplus ^{\perp} F^{\perp}.

\bullet M4. Si u est un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien, \textrm{Ker } u et \textrm{Im } u sont des supplémentaires orthogonaux.

Exercices sur les espaces préhilbertiens

1. Un problème de distance

Exercice 1 :
On note E l’espace vectoriel des applications continues sur [-1,1] et à valeurs réelles.

1. Démontrer que l’on définit un produit scalaire sur E en posant pour f et g dans E, \displaystyle (f\, |\, g)=\int_{-1}^1f(t)g(t)\;\textrm{d}\,t.

3. On note u\ :\ t\mapsto 1, v\ :\ t\mapsto t et F=\textrm{Vect}(u,v). Déterminer une base orthonormale de F.

3. Déterminer le projeté orthogonal de la fonction w\ :\ t\mapsto \textrm{e} ^t sur le sous-espace F et en déduire la valeur du réel \displaystyle \inf_{(a,b)\in\mathbb{R} ^2}\int_{-1}^1\left (\textrm{e} ^t-(a+bt)\right )^2\;\textrm{d} t.

2. Convergence faible et convergence

Exercice 2 :
Soit E un espace préhilbertien réel. On dit qu’une suite (x_n)_{n \in \mathbb{N}} de vecteurs de E converge faiblement vers x \in E si \forall \, y \in E, \displaystyle \lim _{n \to + \infty} (x_n - x \, | \, y) = 0.

1. Si la suite (x_n)_n converge vers x, (x_n)_{n \in \mathbb{N}} converge faiblement vers x.

2. On suppose que E est de dimension finie. Si (x_n)_{n \in \mathbb{N}} converge faiblement vers x, (x_n)_n converge vers x.

3. La réciproque du résultat de la question 1 est fausse en dimension infinie.

3. Exercices sur les matrices de Gram

Exercice 3 : 

Soit (E , (.\,|\,.)) un préhilbertien réel.
Étant donnés n vecteurs de E  (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n), on définit la matrice de Gram :
G(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) = ((x_i | x_j))_{1 \leq i , j \leq n}\, .
On note DG(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) son déterminant.

1. Si (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) est une famille liée, DG(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) = 0.

2. On suppose que (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) est libre et on note F = \textrm{Vect} (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n).
Soit A la matrice de la famille (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) dans une base orthonormale de F.
G (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) = A^{\textrm{T}}\, A et DG(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) > 0.

3. DG(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) est invariant lorsque l’on ajoute à l’un des vecteurs une combinaison linéaire des autres vecteurs.

4. On suppose que (x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) est une famille libre.
Soit F = \textrm{Vect}(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) et  x \in E.
d(x ,\, F)^2 =\displaystyle \frac {DG(x \,, \,  x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n) } {DG(x_1 \,,\, \cdots \,, \,x_n)}.

5. Soit \mathcal {B} = (a_1\, , \, ,\, \cdots \, , \, , a_n) une base orthonormale de l’espace euclidien E, et u \in \mathcal{L}(E).
DG(u(a_1),\, \cdots \,, \, u(a_n)) = \textrm{det}^2 (u)

Corrigés des exercices sur les préhilbertiens :

Exercice 1 :

1. \ast Toute fonction continue sur un segment est intégrable sur ce segment, donc (.|.) est défini sur E^2.
\ast La symétrie provient de la commuta- tivité de la multiplication dans \mathbb{R}.
\ast La linéarité par rapport à la première variable découle de la linéarité de l’intégrale sur le segment [-1, \, 1].
\ast Si f\in E, f^2\geq 0 \Rightarrow (f \, |\,f)\geq 0.
Si (f \, | \, f) = 0, f^2 est une fonction continue positive d’intégrale nulle, donc f^2 est nulle. f l’est donc aussi. Ceci justifie le caractère défini positif.

On a prouvé que (.|.) est un produit scalaire sur E.

2. On pourrait utiliser les formules de Schmidt. Cependant, il est immédiat que (u\, |\, v) = 0 et il suffit de normer les vecteurs pour obtenir une base orthonormale.
(u \, | \, u) = 2 et (v \, | \, v) = \displaystyle \frac 2 3.
\displaystyle \left(\frac{1}{\sqrt{2}}u\, , \, \sqrt{\frac{3}{2}}\; v\right ) est une b.o.n. de F.

3. \bullet En utilisant la base orthonormale de F définie dans la question précédente \displaystyle \left(\frac{1}{\sqrt{2}}u\, ,\, \sqrt{\frac{3}{2}}\, v\right ), si p est la projection orthogonale sur F,
\quad \quad \displaystyle p(w)=\frac{(w\, |\, u)}{2}\, u+\frac{3 (w\, |\, v)}{2}\, v.

\bullet (w \, | \, u) = \int_{-1} ^1 \textrm{e} ^t \, \textrm{d} \,t = \left [ \textrm{e}^t \right ] _{- 1} ^1 (w \, | \, u) = \textrm{e} - \textrm{e}^{-1}.
(w \, | \, v) = \int_{-1}^1 t \, \textrm{e} ^t \, \textrm{d} \,t = \left [ (t - 1) \, \textrm{e}^t \right ] _{- 1} ^1 (w \, | \, v) = 2 \, \textrm{e}^{-1}.
Donc \displaystyle p(w)=\frac{\textrm{e}-\textrm{e}^{-1}}{2}\, u+{3}\, \textrm{e}^{-1}\, v.

\bullet On remarque que :
\displaystyle \inf_{(a,b)\in \mathbb{R}^2}\int_{-1}^1\left (\textrm{e}^t-(a+bt)\right )^2\;\textrm{d} t
\quad \quad \quad \quad \displaystyle =\inf_{f\in F}\Vert w-f\Vert ^2 = d(w,\, F)^2.
D’après le cours, cette distance est atteinte pour f=p(w) et vaut donc \Vert w-p(w)\Vert^2.
En écrivant que w=(w-p(w))+p(w) et en remarquant que w-p(w) et p(w) sont orthogonaux, le théorème de Pythagore donne :
\quad \quad \displaystyle d(w,\, F)^2 =\Vert w\Vert ^2-\Vert p(w)\Vert ^2
\Vert w\Vert ^2 =\displaystyle \left [ \frac {\textrm{e}^{2 t}} 2 \right ] _ 1 ^1 = \frac{\textrm{e}^2-\textrm{e}^{-2}}{2} .
\displaystyle \Vert p(w) \Vert ^2 = \frac{(w \, | \, u)^2 }{2}+ \frac{3 \, (w\, |\, v)^2}{2}.
\Vert p(w) \Vert ^2 = \displaystyle \frac { ( \textrm{e} - \textrm{e}^{-1})^2 } 2 + 6\, \textrm{e}^{-2}.

Un calcul au brouillon permet de simplifier cette expression et d’obtenir
\displaystyle \inf_{(a,b)\in\mathbb{R} ^2}\int_{-1}^1\left (\textrm{e}^t-(a+bt)\right )^2\;\textrm{d} t \quad \quad \quad \quad =1-{7}\, \textrm{e}^{-2}.

N’oubliez pas, avant les concours de bien revoir tous les chapitres de mathématiques au programme de Maths Spé, afin de vous assurer de n’avoir fait aucune impasse. Quelques chapitres essentiels à réviser avant les concours post-prépa :

  • les espaces euclidiens
  • les fonctions de variables
  • les courbes paramétrées
  • les équations différentielles linéaires
  • les familles sommables

Contact

  • 3 rue de l'Estrapade 75005 Paris
  • contact@groupe-reussite.fr
  • 01 84 88 32 69
Qui sommes-nous ?
  • Témoignages et avis
  • Notre équipe
Nous rejoindre
  • Devenir professeur particulier
Copyright @ GROUPE REUSSITE - Mentions légales
groupe-reussite.fr est évalué 4,9/5 par 1049 clients sur Google France