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Cours en ligne Maths en Maths Spé

Chapitres Maths en MP, PSI, PC, TSI, PT

Équivalents
Algèbre linéaire et matrices
Séries numériques
Espaces vectoriels
Réduction endomorphismes
Matrices
Espaces vectoriels normés
Suites et séries de fonctions
Intégration intervalle quelconque
Séries entières
Dénombrement
Intégrales à paramètre
Variables aléatoires
Probabilités
Espaces préhilbertiens
Espaces euclidiens
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Séries entières en Maths Spé

Résumé de cours Exercice et corrigés

Résumé de cours et méthodes – Séries entières

1. Trouver le rayon de convergence R de la série de terme général a_n\, x^n ?

Il faut avoir en mémoire la représentation suivante, si \sum a_n \, x^n a un rayon de convergence R> 0  :

Séries entières MP, PC, PSI

A la question : définition du rayon de convergence R  de \sum a_n \, x^n la réponse attendue est :
R est la borne supérieure de l’ensemble \quad \{ r \geq 0 \, /\, (a_n \, r^n)_n \textrm{ est bornée} \}
si cet ensemble est majoré et R = +\infty sinon.

Le dessin précédent donne lorsque R est fini et z \in \mathbb{C}  :

\bullet Si \vert z \vert < R,
\ast \sum a_n \, z^n converge absolument
\ast \displaystyle \lim_{n \to +\infty} a_n \, z^n = 0
\ast la suite (a_n\; z^n)_n est bornée.

\bullet Si \vert z \vert > R,
\ast \sum a_n \, z^n diverge grossièrement
\ast la suite (a_n\, z^n )_n ne converge pas vers 0
\ast la suite (a_n \, z^n)_n n’est pas bornée.

\bullet Si \vert z\vert = R,
l’étude est à faire selon la valeur de la suite (a_n)_n, on peut avoir :
\ast convergence en tout z
(exemple a_n = 1/n^2)
\ast convergence en certains z et divergence en d’autres z
(exemple a_n = 1/n)
\ast divergence pour tout z
(exemple a_n = 1).

\bullet M1. Par double inégalité :
\ast S’il existe x_0 tel que la série de terme général a_n \,x_0^n converge : R \geq \vert x_0 \vert.
\ast S’il existe x_0 tel que la suite (a_n \, x_0^n)_n soit bornée  : R \geq \vert x_0 \vert.
\ast S’il existe x_1 tel que la série de terme général a_n \, x_1^n diverge : R \leq \vert x_1 \vert.
\ast S’il existe x_1 tel que la suite a_n \, x_1^n ne soit pas bornée : R \leq \vert x_1 \vert.

Tracer le disque de convergence et placer le point d’affixe x_0 dans le disque fermé de centre 0 et de rayon R et le point d’affixe x_1 à l’extérieur du disque ouvert de convergence.

\bullet M2. Par utilisation de la règle de d’Alembert
M2.1. Il vaut mieux faire la démonstration complète à partir de la règle de d’Alembert pour les séries numériques  :
On vérifie que \forall \, n \in \mathbb{N} ,\, a_n \neq 0, on démontre que le quotient \displaystyle \left \vert \frac {a_{n+1}\, x^{n + 1}} {a_{n}\, x^{n}}\right \vert où x \neq 0 admet une limite que l’on met en évidence.
\ast Si cette limite est nulle, \sum a_n\, x^n converge pour tout x, donc R = +\infty.
\ast Si cette limite est égale à q \, \vert x\vert avec q > 0, \sum a_n \, x^n converge si \vert x \vert < 1/q et diverge si \vert x \vert > 1/q, donc R = 1/q.
M2.2. En utilisant la forme suivante à la limite du programme :
On vérifie que \forall \, n \in \mathbb{N} ,\, a_n \neq 0, on démontre que le quotient \displaystyle \left \vert \frac {a_{n+1}} {a_{n}}\right \vert admet une limite L que l’on met en évidence.
\ast Si L > 0, R = 1/L.
\ast Si L = 0, R = +\infty.

Important : la règle de d’Alembert ne peut servir qu’à déterminer un rayon de convergence, elle n’est d’aucune utilité lorsque l’on connaît le rayon de convergence de \sum a_n x^n .
Ne pas oublier de préciser que x \neq 0 en utilisant M2.1.
Il est indispensable d’utiliser M2.1. pour les séries dites « lacunaires » (par exemple si les a_{2n} sont nuls ou si les a_{2n+1} sont nuls).

La règle de d’Alembert est assez efficace lorsque a_n est un produit de facteurs.
Lorsque a_n est « compliquée »,  il vaut mieux chercher avant un équivalent simple b_n de a_n. On rappelle que \sum a_n \, x^n et \sum b_n \, x^n ont alors même rayon de convergence.

\bullet M3. Par comparaison à une série de terme général b_n\, x^n dont on connaît le rayon de convergence R' :
\ast M3.1. si \forall \, n \in \mathbb{N} , \vert a_n \vert \leq \vert b_n \vert : R \geq R'
\ast M3.2. si a _n \underset {n \to +\infty}{ = } \textrm{O} (b_n) : R \geq R'
\ast M3.3. si a _n \underset {n \to +\infty}\sim b_n : R = R'.

\bullet M4- Par utilisation des opérations sur les séries entières :
\ast M4.1. Si \sum a_n\, x^n et \sum b_n\, x^n ont pour rayons de convergence respectifs R et R', le rayon de convergence R'' de  \sum (a_n + b_n)\, x^n est égal à \min(R , \, R') lorsque R \neq R' et supérieur ou égal à R lorsque R = R'.
\ast M4.2. Si \sum a_n\, x^n et \sum b_n\, x^n ont pour rayons de convergence respectifs R et R', le rayon de convergence R'' de la série  produit de Cauchy, \sum c_n\, x^n où \displaystyle c_n = \sum _{k = 0} ^n a_k \, b_{n - k} \,, est supérieur ou égal à \min(R , R').
\ast M4.3. Il y a conservation du rayon de convergence par dérivation ou intégration terme à terme.

\bullet M5. Si l’on connaît les rayons de convergence R_1 et R_2 de \sum a_{2n} \, x^{2n} et de \sum a_{2n+1} \, x^{2n+1}, le rayon R de convergence de \sum a_{n} \, x^{n} est égal à R = \min(R_1 , \, R_2)

 

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2. Comment utiliser les propriétés de la somme d’une série entière de terme général a_n \, x^n de rayon de convergence R > 0 ?

\bullet P1. La série de fonctions x \mapsto a_n \, x^n est normalement convergente sur tout segment inclus dans l’intervalle ouvert de convergence ]- R ,\,  R[.
\bullet P1B.  La série de fonctions z \mapsto a_n \, z^n est normalement convergente sur tout compact inclus dans le disque ouvert de convergence \{ z \in \mathbb{C}, \, /\, \vert z \vert < R \}.

\bullet P2. La somme de la série est continue sur l’intervalle ouvert de convergence et sur le disque ouvert de convergence.

\bullet P3. Si R > 0 est le rayon de convergence de \sum a_n \, x^n et si \sum \vert a_n \vert \, R^n converge, la somme S est continue sur [ - R, \, R].
La démonstration est obligatoire.

\bullet P4. La somme S de la série est de classe C^{\infty} sur l’intervalle ]-R , R[ et on obtient sa dérivée en dérivant terme à terme la somme de la série de terme général a_n \, x^n.

\bullet P5. On peut calculer les dérivées successives en 0 de la somme S de la série entière de terme général a_n \, x^n :
S^{(n)} (0) = n! \; a_n.

\bullet P6. On obtient une primitive de la somme S de la série sur ]-R , \, R[ en intégrant terme à terme la série de terme général a_n \, x^n.

\bullet P7. On peut intervertir le signe \sum et le signe \int sur tout segment inclus dans l’intervalle ouvert de convergence
pour tout (c ,\, d) \in \; ]- R , R[ ^2, \quad \displaystyle \int_c^d \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n \, t ^n\, \textrm{d} \, t = \sum _{n = 0} ^{\infty} \int _c ^d a_n \, t ^n \, \textrm{d} \, t

\bullet P8. Unicité des coefficients du développement en série entière :
s’il existe \alpha > 0 tel que \displaystyle \forall x \in \;  ]-\alpha , \alpha[, \; \sum _{n = 0} ^{+\infty} a_n \, x^n = \sum _{n = 0} ^{+\infty} b_n \, x^n  pour tout n de \mathbb{N}, a_n = b_n.

\bullet P9. Pour démontrer qu’une fonction f est de classe C^{\infty} au voisinage de 0, il suffit de prouver que f est la somme d’une série entière sur ]- \alpha , _, \alpha[.
C’est utilisable en particulier pour \quad x \mapsto \displaystyle \frac {\sin(x)} x, \quad x \mapsto \displaystyle \frac {1 - \cos(x)} {x^2}, \quad x \mapsto \displaystyle \frac {\ln(1 + x)} x, \quad x \mapsto \displaystyle \frac {\textrm{e}^{ x} - 1 } x
(avec démonstration et en prolongeant par continuité la fonction en 0).

\bullet P10. On peut en déduire le développement limité à l’ordre n au voisinage de 0 de f :
si pour x \in\;  ]-R , R[ où R > 0, f(x) = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n \, x ^n, alors \quad  \quad \displaystyle f(x) \underset {x \to 0} { = } \sum_{k = 0} ^{n} a_k \, x ^k + o(x^n).

3. Comment démontrer qu’une fonction f est développable en série entière sur ] - \alpha , \, \alpha[ ?

\bullet M1. En utilisant la formule de Taylor :
\ast M1.1. Par la formule de Taylor avec reste intégral (peu utilisé).
Par la condition nécessaire et suffisante : f étant supposée de classe C^{\infty} sur ] - \alpha , \, \alpha[, f(x) = S_n(x) + R_n(x) où \displaystyle S_n(x) = \sum_{k = 0} ^n \frac {f ^{(k)}(0)} {k!} {x ^k} et \displaystyle R_n(x) = \int_0 ^x \frac {(x - t) ^{n} } {n !} {f ^{(n + 1 )}(t)}\, \textrm{d} \, t.
f est développable en série entière sur ] - \alpha , \, \alpha[ ssi pour tout x de ] - \alpha , \, \alpha[, la suite de terme général (R_n(x))_n converge vers 0.

\bullet M1.2. Par la condition suffisante :
f étant supposée de classe C^{\infty} sur [-\alpha ,\, \alpha], f est développable en série entière sur [-\alpha ,\, \alpha] lorsque la suite de terme général \quad \quad \quad \quad \displaystyle \frac {\alpha^{n + 1} } {(n + 1)! } \Vert f ^{(n + 1)} \Vert _{\infty , [- \alpha , \, \alpha] }
converge vers 0.

\bullet M2. En utilisant des sommes de DSE connus. C’est utilisable :
\ast 1. pour tout polynôme en \cos(x) ou \sin(x), en linéarisant l’expression.
\ast 2. pour toute expression de la forme \textrm{e} ^{a \, x}\, \cos(b\, x) ou \textrm{e} ^{a \, x} \, \sin(b\, x), en introduisant \textrm{e} ^{(a + \textrm {i} \,b)\, x}.
\ast 3. pour tout polynôme en \textrm{ch}(x) et \textrm{sh}(x), en exprimant \textrm{ch}(x) et \textrm{sh}(x) en fonction de \textrm{e}^{x} et de \textrm{e} ^{- x}.
\ast 4. utiliser  \ln(1 - x +x ^2) = \ln(1 + x^3) - \ln(1 + x) et pour \ln(1 + x + x^2) = \ln(1 - x^3) - \ln(1 - x).
\ast 5. pour \displaystyle \frac 1 {1 - x + x^2} = \frac {1 + x} {1 + x^3}, utiliser :  \displaystyle \frac 1 {1 - x + x^2} = \frac 1 {1 + x^3} + \frac x {1 + x^3}
pour \displaystyle \frac 1 {1 + x + x^2} = \frac {1 - x} {1 - x^3},  utiliser \displaystyle \frac 1 {1 + x + x^2} = \frac 1 {1 - x^3} - \frac x {1 - x^3}.

\bullet M3. En intégrant des DSE connus (par exemple pour x \mapsto \textrm{ Arctan} x, x \mapsto \ln(1 + x), x \mapsto \textrm{Arcsin}(x)).

\bullet M4. En dérivant des DSE connus (pour retrouver par exemple le DSE sur ]-1 ,\, 1[ de x \mapsto \displaystyle \frac 1 {(1 - x)^k}).
\quad \displaystyle \frac 1 {(1 - x)^k} = \sum_{n = 0} ^{+\infty} \binom {n + k - 1} {n} x^n.

\bullet M5. En utilisant des produits de DSE connus.
Si \vert x \vert < R_1, \displaystyle f(x) = \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n \, x^n et si \vert x\vert < R_2, \displaystyle g(x) = \sum_{n = 0} ^{+\infty} b_n \, x^n, en notant R = \min(R_1 \, , \, R_2), si x \in\; ]- R ,\, R[, \displaystyle \, f(x) \, g(x) =\sum _ {n = 0} ^{+ \infty} c_n \, x^n où pour tout n \in \mathbb{N }, \, \displaystyle c_n =\sum _{k = 0} ^n a_k \, b _{n - k}\,.
Prendre le temps d’écrire la formule avant de faire l’application numérique.

Si certaines difficultés persistent n’hésitez pas à bien relire votre cours ou prendre cours de maths à Lyon et à croiser les méthodes et les exemples de cours avec les notions de cours présentes dans les cours en ligne de Maths en PC, les cours en ligne de Maths en PSI ou encore les cours en ligne de Maths en MP et aussi les cours en ligne de PT en Maths.

\bullet M6. En utilisant des fractions rationnelles dont le dénominateur ne s’annule pas :
On développe f en éléments simples dans le domaine complexe soit sous la forme de sommes de quantité du type suivant :
\ast pour a \in \mathbb{C}^*, si \vert x \vert < \vert a \vert,
\displaystyle \frac 1 {x+ a} = \frac 1 a \times \frac 1 {1 +(x/a)} \displaystyle \frac 1 {x + a} = \frac 1 a \sum_{n = 0} ^{\infty} ( - 1) ^n \left ( \frac x a \right ) ^n.

\ast pour a \in \mathbb{C}^* et p \in \mathbb{N}^* \setminus \{1 \}, si \vert x \vert < \vert a \vert, \displaystyle \frac 1 { {(x+ a)}^p} = \frac 1 {a^p} \times \frac 1 {(1 +(x/a)) ^p } \displaystyle \quad  = \frac 1 {a^p} \sum_{n = 0} ^{\infty} \binom {n + p - 1} {p - 1} \left ( - \frac x a \right ) ^n.

On peut conserver les termes de la forme \displaystyle \frac 1 {(x^k + a)^p} où (k, \, p)\,\in \mathbb{N}^{*2} et a \in \mathbb{C}^* , en utilisant les calculs précédents en remplaçant x par x^k.

\bullet M7. Par utilisation d’équations différentielles :
a) On démontre que f est développable en série entière
b) On cherche une équation différentielle (E) dont f est solution et on l’écrit de façon à ce que les calculs qui suivent soient simples.
c) On écrit qu’il existe R > 0 tel que \forall x \in\; ]- R ,\, R[, \; f(x) = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{\infty} a_n \, x^n, puis que f est solution de (E) sur ]-R , \,R[.
En utilisant l’unicité du DSE, on obtient une relation entre les coefficients a_n\,.
d) On calcule a_n et le rayon de convergence.
e) Si l’on obtient une seule suite (a_n)_n\,, on a trouvé le développement en série entière de f.
Si l’on obtient plusieurs suites (a_n)_n\,, on cherche la suite qui convient en utilisant f(0) et éventuellement f '(0).

variante : (c’est la méthode utilisée pour trouver le développement en série entière de x \mapsto (1 + x) ^{\alpha})
 a) On ne sait pas démontrer que f est développable en série entière mais on peut démontrer que f est la seule solution d’une équation différentielle (E) vérifiant de plus une condition (C).
 b) On démontre qu’il existe une et une seule fonction g développable en série entière sur ]-R , R[ solution de (E) et vérifiant la condition (C).
 c) Alors f = g sur ]-R ,\, R[, donc f est développable en série entière sur ]-R ,\, R[.

a) Avant de se lancer dans les calculs, voir s’il n’y a pas de simplification possible (par exemple, f paire ou impaire).
b) On remplace f par son développement en série entière dans (E). On développe les calculs.
On regroupe les termes en x^n, ceux en x^{n - 1} , ceux en x^{n + 1} , etc … . On effectue des changements d’indice de façon à ce que toutes les sommes obtenues s’expriment en fonction de x^n.
les coefficients des x^n doivent être indépendants de x !
c) Si l’on obtient a_n en fonction de a_{n - 2}\, il faut calculer séparément a_{2p} en fonction de a_0 ou a_2 et a_{2p + 1} en fonction de a_1 ou a_3 .

 

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4. Comment calculer la somme d’une série entière ?

\bullet M1. cas où u_n = P(n) x^n où P \in \mathbb{C} _p[\textrm{X} ] et P \neq 0.
En utilisant un équivalent de P(n), démontrer que le rayon de convergence est égal à 1.
Décomposer P dans la base b = (1 ,\, \textrm{X} ,\, \textrm{X}(\textrm{X} - 1) ,\ \cdots\, ,
\quad \quad \quad \quad \quad  \textrm{X}(\textrm{X} - 1)\cdots (\textrm{X} - p + 1)),
de façon à pouvoir utiliser les sommes de séries suivantes :
si \vert x \vert < 1, \displaystyle S_k(x) = \sum_{n = k} ^{+\infty} n(n - 1)\cdots (n- k + 1) x ^n
S_k(x) = \displaystyle \sum _{ n = k} ^{+\infty } \frac {n!} {(n - k)! } x^n
S_k(x)= \displaystyle \sum_{p = 0} ^{\infty} \frac {(p+ k )!}{p! }\, x^{p +k} \S_k(x) = \displaystyle  \frac {k! \, x^k} {(1 -x)^{k + 1}}.

\bullet M2. cas où \displaystyle u_n = \frac {P(n)} {n!} x^n où P \in \mathbb{C} _p[\textrm{X} ] et P \neq 0.
En utilisant un équivalent de P(n), démontrer que le rayon de convergence est égal à +\infty.
Décomposer P dans la base b = (1 ,\, \textrm{X} ,\, \textrm{X}(\textrm{X} - 1) ,\, \cdots\, , \quad \quad \quad \quad \quad \textrm{X}(\textrm{X} - 1)\cdots (\textrm{X} - p + 1)),
de façon à se ramener à des sommes de séries de la forme :
si x \in \mathbb{C},
\displaystyle S_k(x) = \sum_{n = k}^{+\infty} n(n - 1)\cdots (n -k+1) \frac {x ^n}{n!}
\displaystyle S_k(x) = \sum_{n = k} ^{+\infty} \frac 1 {(n - k)! }\, x^n = \sum _{p = 0}^{\infty} \frac {1} {p! } \, x^{p + k} S_k(x)  = x^k \, \textrm{e} ^x.

\bullet M3. cas où \displaystyle u_n = \frac {P(n)} {Q(n)} \, x^n où P et Q sont des fonctions polynômes et x \in \mathbb{R}.
Décomposer la fraction P/Q en éléments simples.
On saura trouver la somme lorsque l’on obtient des termes de la forme :
 a) \displaystyle \frac {x^n} {n - a} où a \in \mathbb{Z} , en utilisant le changement d’indice p = n - a, on se ramène à la somme \quad \quad \displaystyle \sum_{p = 1} ^{+\infty} \frac {x^p} p = - \ln(1 - x).
 b)\displaystyle \frac {x^n} {2 n + 1}, utiliser le changement de variable :  t= \sqrt{x} \textrm{ si } x > 0 et t = \sqrt{ - x} \textrm{ si } x < 0, de façon à se ramener au calcul de \displaystyle g(t) =\sum _ {n = 0} ^{ +\infty} \frac {t ^{2 n + 1}} {2 n + 1} ou \displaystyle g(t) =\sum _ {n = 0} ^{ +\infty} (- 1) ^n \frac {t ^{2 n + 1}} {2 n + 1} .
Dans ce cas, on calcule g'(t) pour se ramener à la somme d’une série géométrique.

\bullet M4. cas où \displaystyle u_n = \frac {P(n)} {n! \, Q(n)} \, x^n où P et Q sont des fonctions polynômes et x \in \mathbb{R}.
Décomposer la fraction P/Q en éléments simples.
On saura trouver la somme lorsque l’on obtient des termes de la forme :
  a) \displaystyle \frac {x^n} {n!(n - a)} où a \in \mathbb{Z}, introduire \displaystyle g(x) = \sum _{n = max(a + 1, 0)} ^{+\infty} \frac {x^{n - a} } {n!(n - a)} puis calculer g'(x).
  b)\displaystyle \frac {x^n} {n! \,(2 n + 1)} , utiliser le changement de variable : t = \sqrt{x} \textrm{ si } x > 0 et t = \sqrt{-x}  \textrm{ si } x < 0 , de façon à introduire \displaystyle g(t) =\sum _ {n = 0} ^{ +\infty} \frac {t ^{2 n + 1}} {n!(2 n + 1)}  \textrm {ou  } \displaystyle g(t) =\sum _ {n = 0} ^{ +\infty} (- 1) ^n \frac {t ^{2 n + 1}} {n!(2 n + 1)}
et calculer g'(t).

\bullet M5. utilisation d’une équation différentielle : (uniquement si c’est suggéré).
a) Écrire que f est solution d’une équation différentielle (E).
si l’équation différentielle n’est pas donnée par l’énoncé, trouver une expression sans dénominateur liant a_{n + 1} et a_n (et éventuellement a_{n- 1}), sommer les relations ainsi obtenues multipliées par x^n (ou x^{n + 1})  et exprimer ces sommes à l’aide de f(x),\, f '(x) (éventuellement f ''(x)) et x.
b) Résoudre (E).
c) Parmi les solutions de (E), chercher celle qui convient (en général, on utilisera f(0) et même f '(0).

5. Développement en série entière d’une intégrale à paramètre

Hypothèses soit à développer en série entière F(x) = \int_c^d f(x , t) \, \textrm{d} \,t lorsque (x, \, c, \,d) \in \mathbb{R}^3, c < d et si pour tout t \in [c, \, d] ,\;  x \mapsto f(x, \, t) est développable en série entière.

1- Montrer que l’on peut écrire pour tout x \in \; ]- R , R[,\; f(x, t) = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n(t) x^n pour t \in [c , \, d].
2- Fixer x dans ]- R , R[. Lorsque t \in [c ,\,  d], poser u_n(t) = a_n(t)\, x^n (étape indispensable).
Il est important de bien faire attention à la variable de la fonction u_n il s’agit de la variable d’intégration.
3- Montrer que pour tout n \in \mathbb{N}, la fonction u_n est continue sur [c ,\, d].
4- Montrer que la série de fonctions de terme général u_n (de la variable t) converge uniformément sur [c ,\, d].
On peut alors intervertir l’intégrale sur [c ,\, d] et le signe \sum et écrire que :
\forall \, x \in \; ]-R , R[, F(x) = \displaystyle \int_c^d f(x,t) \, \textrm {d} \, t= \int_c^d \sum_{n = 0}^{+\infty} u_n(t) \textrm{d} \,t
\displaystyle F(x) = \sum_{n = 0} ^{+\infty}\int_c^d u_n(t) \, \textrm{d}\, t \displaystyle F(x) =\sum _{n = 0} ^{+\infty} \int _ c^d a_n(t)\, x^n \, \textrm{d}\, t
\displaystyle F(x) = \sum_{n = 0} ^{+\infty} x^n \int_c^d a_n(t)\, \textrm{d}\, t.

Autre cas : lorsque l’intervalle d’intégration I de bornes c et d  n’est pas un segment et lorsque pour tout t \in I, \; x \mapsto f(x, \, t) est développable en série entière.
1- Montrer que l’on peut écrire pour tout x \in \; ]- R , R[,\; f(x, t) = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n(t) x^n pour t \in I.
2- Fixer x dans ]- R , R[. Lorsque t \in I, poser u_n(t) = a_n(t)\, x^n (étape indispensable).
Il est important de bien faire attention à la variable de la fonction u_n il s’agit de la variable d’intégration.
3- Montrer que pour tout n \in \mathbb{N}, la fonction u_n est continue et intégrable sur I.
4- Par hypothèse, la série de fonctions de terme général u_n (de la variable t) converge simplement sur I et sa somme t \mapsto(x,\, t) est continue sur I.
5- Montrer que la série de terme général \displaystyle \int_c^d \vert u_n(t) \vert \, \textrm{d} \, t converge.
On peut alors utiliser le théorème d’intégration terme à terme et intervertir l’intégrale sur I et le signe \sum et conclure comme dans le premier cas que :
\forall \, x \in \; ]-R , R[,\; \quad  \displaystyle F(x) = \sum_{n = 0} ^{+\infty} x^n \int_c^d a_n(t)\, \textrm{d}\, t

Autre cas : lorsque l’intervalle d’intégration I de bornes c et d  n’est pas un segment et lorsque pour tout t \in I, \; x \mapsto f(x, \, t) est développable en série entière.
1- Montrer que l’on peut écrire pour tout x \in \; ]- R , R[,\; f(x, t) = \displaystyle \sum_{n = 0} ^{+\infty} a_n(t) x^n pour t \in I.
2- Fixer x dans ]- R , R[. Lorsque t \in I, poser u_n(t) = a_n(t)\, x^n (étape indispensable).
Il est important de bien faire attention à la variable de la fonction u_n il s’agit de la variable d’intégration.
3- Montrer que pour tout n \in \mathbb{N}, la fonction u_n est continue et intégrable sur I.
4- Par hypothèse, la série de fonctions de terme général u_n (de la variable t) converge simplement sur I et sa somme t \mapsto(x,\, t) est continue sur I.
5- Montrer que la série de terme général \displaystyle \int_c^d \vert u_n(t) \vert \, \textrm{d} \, t converge.
On peut alors utiliser le théorème d’intégration terme à terme et intervertir l’intégrale sur I et le signe \sum et conclure comme dans le premier cas que :
\forall \, x \in \; ]-R , R[,\; \quad  \displaystyle F(x) = \sum_{n = 0} ^{+\infty} x^n \int_c^d a_n(t)\, \textrm{d}\, t.

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  • le dénombrement
  • les intégrales à paramètre
  • les variables aléatoires
  • les probabilités
  • les espaces préhilbertiens

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