Pourquoi préparer les études de santé dès la terminale ?
Parce que la première année de santé ne laisse pas le temps d'apprendre à travailler. Le rythme, le volume et le mode d'évaluation n'ont rien à voir avec la terminale, et l'étudiant qui découvre tout en septembre perd les semaines qui comptent le plus.
Le paysage change d'ailleurs pour les terminales d'aujourd'hui. À la rentrée 2027, le PASS et la L.AS disparaissent au profit d'une voie unique d'accès aux études de santé, harmonisée au niveau national.
La première année s'organisera en trois blocs : un bloc santé de 24 à 30 ECTS, commun aux cinq filières MMOPK (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie, kinésithérapie), un bloc disciplinaire de 24 à 30 ECTS rattaché à une licence au choix et un bloc transversal de 6 à 12 ECTS.
Deux candidatures seront possibles, en fin de première et en fin de deuxième année de licence, à condition d'avoir validé les blocs santé et disciplinaire avec au moins 10/20 dans chacun.
Ce que la réforme ne change pas : le nombre de places reste fixé par les universités et la sélection reste sévère. Les fondamentaux scientifiques du bloc santé restent la anatomie, la physiologie, la biologie, la physique et la chimie. Autrement dit, ce qui se prépare utilement en terminale reste le socle scientifique, pas le par cœur.
Quelles matières travailler avant la première année de santé ?
Les matières dites techniques, celles qui demandent de la méthode et de la pratique plutôt que de la mémorisation. Trois familles se travaillent utilement dès la terminale.
Les maths d'abord, qui conditionnent la réussite en biostatistiques et en probabilités. C'est souvent le point faible des profils très SVT, et c'est là que se perdent les points les moins coûteux à récupérer. La physique ensuite, avec la mécanique, l'optique et les bases de la biophysique. La chimie enfin, générale et organique, dont le formalisme dérouté beaucoup d'étudiants en début d'année.
Le reste, l'anatomie et les sciences humaines notamment, relève de connaissances à mémoriser en première année. Les travailler un an à l'avance n'a pas de sens : elles seront oubliées avant la rentrée. La semaine de stage sert donc à installer des réflexes de résolution et une vitesse de rédaction, pas à empiler du contenu.
Comment se déroule la semaine de prépa à la médecine ?
Le stage dure une semaine complète, du lundi au vendredi, pendant les vacances scolaires. Chaque matière occupe 2 heures par jour, soit 10 heures sur la semaine, et un élève inscrit dans trois matières travaille jusqu'à 6 heures par jour.
Le format est celui du travail dirigé, pas du cours magistral. Le professeur vérifie les acquis en début de séance, puis vous passez l'essentiel du temps sur les exercices et les annales, avec une attention particulière portée à la rédaction. Il circule dans les rangs et débloque chacun individuellement, ce que permettent des groupes de 8 à 12 élèves, 15 au maximum. Entre 10 et 20 classes ouvrent à chaque période, réparties par niveau.
En présentiel, les stages se tiennent à Paris, au 28 rue Pierre Nicole dans le 5ème arrondissement (RER B Port-Royal), et à Lyon, au 1 place Gensoul. La formule en visio est proposée au même tarif : professeur en direct, tableau blanc interactif, quiz et chat.
Côté tarifs, la grille lycée s'applique : 25 €/h pour une matière (250 € les 10 heures), 22 €/h pour deux matières (440 € les 20 heures) et 20 €/h pour trois matières (600 € les 30 heures). Le règlement se fait par carte bancaire, chèque ou virement.





