À qui s'adresse le stage de première générale ?
Le stage de 1ère générale réunit des élèves souhaitant réviser pendant une semaine de vacances, en maths, en français et en physique-chimie : deux heures par matière chaque jour, du lundi au vendredi, au lycée Sévigné à Paris ou en visio avec un professeur en direct. Il sert à installer une méthode de travail et à préparer les épreuves anticipées de juin.
La première change le rythme de l'année. Il y a trois spécialités à suivre, des programmes plus denses et deux épreuves anticipées en fin d'année. Les bulletins rejoignent aussi le dossier Parcoursup. Les habitudes de seconde ne suffisent plus toujours et les lacunes s'installent vite dès le premier trimestre.
Pendant la semaine, les élèves apprennent surtout à travailler : relire le cours avant la séance, chercher un exercice avant de demander de l'aide, rédiger au propre, répartir le travail entre les spécialités. Certains trouvent le déclic dès le premier stage, d'autres ont besoin de revenir à la Toussaint puis en février.
Avant la rentrée, le stage de pré-rentrée en première fait le lien avec le programme de seconde. L'année suivante, les stages de terminale prennent le relais jusqu'au bac. Il est à noter que certains chapitres de cette année scolaire sont très importants pour la prépa aux concours post ingénieurs comme Puissance Alpha et Avenir.
Quel est le meilleur moment pour participer à une semaine intensive ?
Les contenus travaillés durant les sessions de révisions évoluent au fil de l’année scolaire afin de s’aligner sur le programme officiel. Chaque période correspond à des notions précises, abordées en classe à ce moment-là, ce qui permet aux élèves de consolider les apprentissages au bon rythme.
Pré-rentrée : consolider les bases avant l’entrée
Cette session permet de faciliter la transition avec l'année passée et complète les stages intensifs en seconde en anticipant les chapitres.
Français : découverte des objets d’étude (poésie, roman, théâtre, littérature d’idées) et des œuvres au programme.
Maths : révisions des fonctions, équations et calcul littéral, bases indispensables pour aborder les nouveaux chapitres.
Physique-chimie : rappels sur les grandeurs, les unités, l’énergie et les transformations chimiques vues en seconde.
Toussaint : consolider les chapitres de début d'année
Après les semaines de cours, plusieurs notions importantes ont déjà été abordées.
Français : travail sur la poésie ou le roman selon la progression de classe, analyses de textes et méthodes du commentaire.
Maths : étude des fonctions de référence, variations et introduction sur les suites et la dérivation.
Physique-chimie : chapitres sur le mouvement, les interactions et les bilans énergétiques.
Noël : assurer les acquis du trimestre
À la fin du trimestre, les élèves doivent consolider des notions déjà plus exigeantes.
Français : poursuite des objets d’étude (roman ou théâtre), entraînement à la dissertation et au commentaire.
Maths : dérivation, étude plus complète des fonctions, suites numériques, arithmétiques et géométriques.
Physique-chimie : énergie, signaux, transformations de la matière.
Février et Pâques : approfondir et préparer la fin d’année
Les sessions d'hiver et de printemps permettent de lancer les révisions pour les échéances de fin d'année, notamment le bac de français et l'épreuve anticipée de maths.
Français : finalisation des objets d’étude, préparation à l’écrit et à l’oral du bac de français avec des sujets blancs.
Maths : consolidation des fonctions, géométrie, trigonométrie, produits scalaires, probabilités et raisonnements attendus pour l'épreuve anticipée.
Physique-chimie : applications plus complexes sur l’énergie, les transformations chimiques et la modélisation.
Le bac de français 2027 et les œuvres au programme
Le bac de français se joue sur deux épreuves anticipées passées en fin de première : un écrit de 4 heures, commentaire de texte ou dissertation sur une œuvre, et un oral avec explication linéaire d'un texte du descriptif puis entretien sur une lecture personnelle.
Le programme national compte douze œuvres, trois par objet d'étude, renouvelées par quart chaque année. Le professeur en retient une par objet d'étude avec son parcours associé. Pour l'année 2026-2027, le renouvellement porte entièrement sur le roman et le récit, les neuf autres œuvres étant reconduites.
Poésie du XIXème au XXIème siècle : Arthur Rimbaud, Cahiers de Douai. Francis Ponge, La rage de l'expression. Hélène Dorion, Mes forêts.
Littérature d'idées du XVIème au XVIIIème siècle : Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire. Bernard Le Bouyer de Fontenelle, Entretiens sur la pluralité des mondes. Françoise de Graffigny, Lettres d'une Péruvienne.
Roman et récit du Moyen Âge au XXIème siècle, objet d'étude renouvelé cette année : Chrétien de Troyes, Le Chevalier de la charrette. Émile Zola, Pot-Bouille, remplacé par Thérèse Raquin en voie technologique. Simone Schwarz-Bart, Pluie et vent sur Télumée Miracle.
Théâtre du XVIIème au XXIème siècle : Pierre Corneille, Le Menteur. Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour. Nathalie Sarraute, Pour un oui ou pour un non.
Le stage ne se limite pas à relire les textes. Les élèves travaillent la méthode du commentaire, la construction d'une dissertation, la formulation d'une problématique et la conduite de l'argumentation, sur les œuvres effectivement étudiées dans leur classe.
Les sujets d'annales des sessions précédentes servent de support d'entraînement, avec correction détaillée. Côté oral, chacun présente une explication linéaire devant le groupe puis répond aux questions d'entretien, l'exercice que les élèves redoutent le plus et celui qui progresse le plus vite en petit effectif.
Le français se travaille aussi seul, en stage de français, ou à distance dans un stage de première en ligne.
Réussir l'épreuve anticipée de maths en 1ère
Depuis juin 2026, tous les élèves passent une épreuve anticipée de maths d’une durée de 2 heures, avec un coefficient 2 au baccalauréat. Cette épreuve écrite commune évalue à la fois les réflexes mathématiques avec une partie sous forme de QCM notée sur 6 points et la capacité à raisonner et résoudre des problèmes (deux à trois exercices indépendants de 14 points) selon le programme suivi par l’élève : spécialité maths, tronc commun ou enseignement commun en voie techno.
Pour beaucoup d’élèves, cette évaluation peut susciter du stress, surtout lorsqu’ils n’ont pas choisi la spécialité ou qu’ils doutent de leurs acquis. Les stages de maths des vacances scolaires offrent un cadre rassurant et bienveillant pour lever ces freins, reprendre confiance et aborder sereinement l’épreuve.
L’épreuve n’est pas uniquement une succession de calculs : elle demande de lire les énoncés avec précision, de mobiliser des notions clés (fonctions, probabilités, géométrie, raisonnements algébriques, etc.), et surtout de justifier des démarches claires sans calculatrice, ce qui constitue un changement significatif par rapport aux évaluations habituelles. Lors des sessions de soutien scolaire, les élèves :
revoient les automatismes fondamentaux du programme (manipulations algébriques, résolution d’équations simples, calcul mental)
s’entraînent à lire et analyser un énoncé complexe
progressent sur des exercices types épreuve anticipée, avec correction détaillée
apprennent à gérer leur temps sur deux heures complètes, ce qui est un vrai défi en conditions d’examen
Le travail en petits groupes homogènes est un atout majeur : il permet de partager, d’oser poser des questions, d’entendre d’autres façons de raisonner et de dédramatiser les erreurs. Certaines de ces notions vous serviront lors des stages de préparation au concours Sésame en terminale. Cette dynamique collective est souvent ce qui débloque les élèves qui se sentent isolés dans leur difficulté et crée une vraie progression en confiance et en motivation.






