Programme terminale nsi
Le programme de NSI en terminale : numérique et sciences informatiques
Programme de Terminale
Le programme de terminale de la spécialité numérique et sciences informatiques pèse 6 heures par semaine en terminale, contre 4 heures en première. Son programme tient en six rubriques : histoire de l’informatique, structures de données, bases de données, architectures matérielles et réseaux, langages et programmation, algorithmique. Vous y retrouverez des notions déjà croisées en première, poussées beaucoup plus loin, avec deux nouveautés de poids : les bases de données relationnelles et le langage SQL d’un côté, les arbres et les graphes de l’autre. Le texte de référence est l’arrêté du 19 juillet 2019, publié au Bulletin officiel spécial n°8 du 25 juillet 2019.
Thèmes nsi terminale
Les six rubriques du programme de NSI en terminale
6 heures par semaine, dont un quart au moins réservé aux projets. Cliquez sur une rubrique pour afficher les notions et les capacités attendues.
| Notions et contenus | Capacités attendues |
|---|---|
| Événements clés de l’histoire de l’informatique | Situer dans le temps les principaux événements de l’histoire de l’informatique et leurs protagonistes. Identifier l’évolution des rôles relatifs des logiciels et des matériels. |
| Notions et contenus | Capacités attendues |
|---|---|
| Structures de données, interface et implémentation | Spécifier une structure de données par son interface. Distinguer interface et implémentation. Écrire plusieurs implémentations d’une même structure de données. |
| Vocabulaire de la programmation objet : classes, attributs, méthodes, objets | Écrire la définition d’une classe. Accéder aux attributs et aux méthodes d’une classe. |
| Listes, piles, files : structures linéaires. Dictionnaires, index et clé | Distinguer des structures par le jeu des méthodes qui les caractérisent. Choisir une structure de données adaptée à la situation à modéliser. Distinguer la recherche d’une valeur dans une liste et dans un dictionnaire. |
| Arbres : structures hiérarchiques. Arbres binaires : nœuds, racine, feuilles, sous-arbres gauche et droit | Identifier des situations nécessitant une structure de données arborescente. Évaluer quelques mesures des arbres binaires, la taille et un encadrement de la hauteur notamment. |
| Graphes : structures relationnelles. Sommets, arcs, arêtes, graphes orientés ou non orientés | Modéliser des situations sous forme de graphes. Écrire les implémentations correspondantes : matrice d’adjacence, liste de successeurs ou de prédécesseurs. Passer d’une représentation à une autre. |
| Notions et contenus | Capacités attendues |
|---|---|
| Modèle relationnel : relation, attribut, domaine, clef primaire, clef étrangère, schéma relationnel | Identifier les concepts définissant le modèle relationnel. |
| Base de données relationnelle | Savoir distinguer la structure d’une base de données de son contenu. Repérer des anomalies dans le schéma d’une base de données. |
| Système de gestion de bases de données relationnelles | Identifier les services rendus par un SGBD relationnel : persistance des données, gestion des accès concurrents, efficacité de traitement des requêtes, sécurisation des accès. |
| Langage SQL : requêtes d’interrogation et de mise à jour | Identifier les composants d’une requête. Construire des requêtes d’interrogation avec SELECT, FROM, WHERE, JOIN. Construire des requêtes d’insertion et de mise à jour avec UPDATE, INSERT, DELETE. |
| Notions et contenus | Capacités attendues |
|---|---|
| Composants intégrés d’un système sur puce | Identifier les principaux composants sur un schéma de circuit et les avantages de leur intégration en termes de vitesse et de consommation. |
| Gestion des processus et des ressources par un système d’exploitation | Décrire la création d’un processus et l’ordonnancement de plusieurs processus par le système. Mettre en évidence le risque de l’interblocage (deadlock). |
| Protocoles de routage | Identifier, suivant le protocole de routage utilisé, la route empruntée par un paquet. Le nombre de sauts sert de critère avec le protocole RIP, le coût des routes avec le protocole OSPF. |
| Sécurisation des communications | Décrire les principes du chiffrement symétrique à clef partagée puis du chiffrement asymétrique à clef privée et clef publique. Décrire l’échange d’une clef symétrique par un protocole asymétrique pour sécuriser une communication HTTPS. |
| Notions et contenus | Capacités attendues |
|---|---|
| Notion de programme en tant que donnée. Calculabilité, décidabilité | Comprendre que tout programme est aussi une donnée. Comprendre que la calculabilité ne dépend pas du langage de programmation utilisé. Montrer, sans formalisme théorique, que le problème de l’arrêt est indécidable. |
| Récursivité | Écrire un programme récursif. Analyser le fonctionnement d’un programme récursif. |
| Modularité | Utiliser des API ou des bibliothèques. Exploiter leur documentation. Créer des modules simples et les documenter. |
| Paradigmes de programmation | Distinguer sur des exemples les paradigmes impératif, fonctionnel et objet. Choisir le paradigme de programmation selon le champ d’application d’un programme. |
| Mise au point des programmes. Gestion des bugs | Savoir répondre aux causes typiques de bugs : problèmes liés au typage, effets de bord non désirés, débordements dans les tableaux, instruction conditionnelle non exhaustive, choix des inégalités, comparaisons et calculs entre flottants, mauvais nommage des variables. |
| Notions et contenus | Capacités attendues |
|---|---|
| Algorithmes sur les arbres binaires et sur les arbres binaires de recherche | Calculer la taille et la hauteur d’un arbre. Parcourir un arbre de différentes façons : ordres infixe, préfixe ou suffixe, ordre en largeur d’abord. Rechercher une clé dans un arbre de recherche, insérer une clé. |
| Algorithmes sur les graphes | Parcourir un graphe en profondeur d’abord et en largeur d’abord. Repérer la présence d’un cycle dans un graphe. Chercher un chemin dans un graphe. |
| Méthode diviser pour régner | Écrire un algorithme utilisant la méthode diviser pour régner. Le tri fusion en est l’exemple de référence, avec un coût en n log2 n dans le pire des cas. |
| Programmation dynamique | Utiliser la programmation dynamique pour écrire un algorithme. L’alignement de séquences et le rendu de monnaie servent d’exemples. |
| Recherche textuelle | Étudier l’algorithme de Boyer-Moore pour la recherche d’un motif dans un texte. L’intérêt du prétraitement du motif est mis en avant. |
Aucune notion ne correspond à cette recherche.
Source : programme d’enseignement de spécialité de numérique et sciences informatiques de la classe terminale de la voie générale, arrêté du 19 juillet 2019, Bulletin officiel spécial n°8 du 25 juillet 2019, Ministère de l’éducation nationale, 2019.
COURS DE NSI A DOMICILE
Des cours particuliers de NSI de qualité, proposés à domicile
Une équipe pédagogique à votre service
Avis Google France ★★★★★ 4,9 sur 5
Quel est le volume horaire de la spécialité NSI en terminale ?
La NSI occupe 6 heures hebdomadaires en terminale générale, comme les onze autres enseignements de spécialité. C’est deux heures de plus qu’en première et cet écart se sent : le programme ajoute deux rubriques entières tout en approfondissant les six autres.
Sur ces 6 heures, tout n’est pas du cours magistral. Le programme réserve un tiers au moins de l’horaire total à la conception et à l’élaboration de projets menés par de petits groupes d’élèves, soit l’équivalent de 2 heures par semaine. Attention à une confusion fréquente : la règle du quart, souvent recopiée sur les sites de révision, concerne la classe de première. En terminale, la barre est bien à un tiers.
Les thèmes de projet sont libres et le professeur encourage les élèves à les choisir eux-mêmes. Le programme cite des pistes très concrètes : un site web adossé à une base de données, une application mobile, un interpréteur de mini-langage, la recherche d’itinéraire sur une carte avec l’algorithme A*, un jeu de stratégie, un objet connecté. Ces projets nourrissent directement le grand oral pour les élèves qui choisissent d’y présenter la NSI.
Ce qui change entre le programme de NSI de première et de terminale
Le programme de première comptait huit rubriques, celui de terminale en compte six. La réduction du nombre trompe : le contenu, lui, monte franchement en abstraction.
Trois ruptures méritent d’être signalées. Les tables de données manipulées en première, sous forme de tableaux et de p-uplets nommés, laissent place aux bases de données relationnelles et au langage SQL, avec un vrai système de gestion derrière. Les structures linéaires vues en première, listes et tableaux, s’enrichissent des arbres et des graphes, structures hiérarchiques et relationnelles qui commandent toute la rubrique algorithmique. Enfin la récursivité, absente du programme de première, devient un outil central : elle sert les parcours d’arbres, la méthode « diviser pour régner » et le tri fusion.
Les paradigmes de programmation apparaissent aussi en terminale. L’élève doit savoir distinguer sur des exemples les approches impérative, fonctionnelle et objet puis choisir celle qui convient au problème posé. La calculabilité et la décidabilité entrent au programme, avec la démonstration, sans formalisme théorique, que le problème de l’arrêt est indécidable.
Un point rassurant sur le choix des spécialités : le programme précise qu’il autorise tous les choix de couplage avec les autres enseignements de spécialité. Rien n’oblige à associer la NSI aux mathématiques, même si l’immense majorité des élèves le fait.
Comment se déroule l'épreuve de spécialité NSI au bac ?
L’épreuve a été refondue par la note de service du 4 juillet 2025, applicable dès la session 2026. Elle se compose de deux parties, notées chacune sur 20, puis agrégées : l’écrit compte pour 0,75 de la note finale, la pratique pour 0,25. Le tout donne une note sur 20 affectée du coefficient 16, le plus élevé du baccalauréat général avec la seconde spécialité.
La partie écrite dure 3 heures 30 et comporte trois exercices indépendants les uns des autres. Elle peut porter sur l’ensemble du programme de terminale. Les notions de première non reprises en terminale doivent rester connues et mobilisables, sans pouvoir constituer le ressort principal d’un sujet.
La partie pratique dure 1 heure et c’est là que se situe le changement de 2026. L’ancien format à deux exercices disparaît : le candidat doit désormais programmer sur ordinateur une application informatique à partir d’un document fourni. L’évaluation se fait dans le dialogue avec un professeur examinateur, qui suit au maximum quatre élèves en même temps et ne peut pas évaluer ses propres élèves de l’année. Les sujets sont regroupés dans une banque nationale publiée au plus tard le 24 mars de chaque session.
En cas d’oral de contrôle au second groupe, comptez 20 minutes de préparation puis 20 minutes d’interrogation, sur au moins deux questions portant sur des parties différentes du programme. Le périmètre est identique à celui de l’écrit.
Questions fréquentes sur le programme de NSI en terminale
La spécialité NSI représente 6 heures par semaine en terminale générale, contre 4 heures en première. Sur ce volume, le programme réserve un tiers au moins de l’horaire total à la conception et à l’élaboration de projets menés en petits groupes, soit environ 2 heures hebdomadaires. Le reste du temps est consacré aux six rubriques du programme. Attention à la confusion courante avec la règle du quart, qui s’applique au programme de première et non à celui de terminale.
Le programme de première compte huit rubriques, celui de terminale six. Le niveau d’abstraction monte pourtant nettement. Trois nouveautés structurent l’année : les bases de données relationnelles et le langage SQL remplacent les tables de données manipulées en première, les arbres et les graphes s’ajoutent aux structures linéaires puis la récursivité devient un outil central. La terminale ajoute aussi les paradigmes de programmation, la calculabilité et la décidabilité, avec la démonstration de l’indécidabilité du problème de l’arrêt. Les notions de première non reprises en terminale restent mobilisables à l’épreuve.
L’épreuve comporte deux parties, notées chacune sur 20. La partie écrite dure 3 heures 30 et propose trois exercices indépendants, elle compte pour 0,75 de la note finale. La partie pratique dure 1 heure et compte pour 0,25 : depuis la session 2026, elle consiste à programmer sur ordinateur une application informatique à partir d’un document fourni plutôt qu’à traiter deux exercices séparés. L’évaluation se fait dans le dialogue avec un professeur examinateur, qui suit au maximum quatre élèves à la fois. La note globale est affectée du coefficient 16.
Rien ne l’impose. Le programme de NSI précise qu’il autorise tous les choix de couplage avec les autres spécialités et il n’exige aucun prérequis mathématique lourd : le logarithme en base 2 y est utilisé comme simple outil de comptage. La question se pose plutôt pour l’après. Les classes préparatoires scientifiques, les écoles d’ingénieurs et les licences d’informatique attendent un bon niveau en mathématiques et une candidature associant NSI et mathématiques y est mieux armée. Si vous abandonnez la spécialité maths, l’option mathématiques complémentaires permet de garder un socle utile. Combien d'heures de NSI par semaine en terminale ?
Quelle est la différence entre le programme de NSI de première et de terminale ?
Comment se déroule l'épreuve de spécialité NSI au bac ?
Faut-il prendre la spécialité maths avec la NSI en terminale ?
Comment réussir l'année de NSI en terminale ?
Trois écueils reviennent chaque année dans les copies. Le premier est la récursivité, souvent comprise en cours puis mal écrite en devoir, faute de cas de base clairement posé. Le deuxième est SQL, qui paraît simple tant qu’on reste sur une seule table et devient un point de bascule dès que la jointure entre deux relations apparaît. Le troisième est le coût d’un algorithme, une notion souvent apprise comme un vocabulaire alors que le sujet demande de justifier le passage d’un coût quadratique à un coût en n log₂ n.
La bonne nouvelle est que ces trois blocs se travaillent par la pratique, pas par la relecture du cours. Écrire dix fois un parcours d’arbre sur machine vaut mieux que relire dix fois la définition d’un nœud. Le projet, qui occupe un tiers de l’horaire, sert exactement à cela quand il est pris au sérieux.
Reste la question du temps. Avec deux spécialités à coefficient 16, la philosophie et le grand oral, l’année de terminale laisse peu de place au rattrapage tardif. Un élève qui décroche en NSI au premier trimestre a intérêt à reprendre les bases de première rapidement, notamment les tableaux, la spécification de fonctions et les invariants de boucle, puisque tout le programme de terminale s’appuie dessus.
Si la programmation ou les bases de données vous résistent, un accompagnement individuel permet de reprendre les points de blocage un par un, sur machine, avec des professeurs qui enseignent la spécialité : nos cours particuliers de NSI en terminale fonctionnent sur ce principe, avec un travail ciblé sur les rubriques du programme plutôt qu’une révision générale. Pour un rattrapage plus dense pendant les vacances, le stage intensif de terminale générale remet à niveau sur plusieurs matières en quelques jours, à l’approche des épreuves de spécialité de juin.
Que faire après une spécialité NSI ?
Le programme le dit lui-même : cet enseignement est non professionnalisant. Il ne forme pas des développeurs, il installe les fondements scientifiques de l’informatique pour préparer une poursuite d’études.
Les débouchés les plus directs sont les classes préparatoires MP2I puis MPI, créées en 2021 et taillées pour les profils informatiques, les autres voies de prépa scientifique, les BUT informatique, les licences d’informatique et les écoles d’ingénieurs post-bac. La NSI n’est presque jamais exigée à l’entrée de ces formations. Elle constitue en revanche un signal clair sur Parcoursup et fait gagner un semestre d’avance sur l’algorithmique et la programmation.
Un mot sur les mathématiques, puisque la question revient sans cesse. Le programme de NSI de terminale n’exige aucun prérequis mathématique lourd : le logarithme en base 2 y est manipulé comme simple outil de comptage. Ce sont les formations d’après qui attendent un bon niveau en mathématiques, pas l’épreuve de NSI elle-même.
Retrouvez tous les programmes de terminale dans les articles suivants :
- Programme de maths en terminale
- Programme de SVT en terminale
- Programme de physique-chimie en terminale
- Programme de SES en terminale
- Programme de philosophie en terminale
- Programme d’enseignement scientifique en terminale
- Programme de sciences de l’ingénieur en terminale
- Programme HGGSP terminale
- Programme HLP terminale
- Programme en langue terminale
À consulter ci-dessous le programme NSI en terminale générale :
