La deuxième année de classe préparatoire constitue un véritable tournant dans votre parcours. Après une première année consacrée à l’adaptation au rythme et aux exigences de la CPGE, la BCPST 2 vous place désormais face à l’objectif final : convertir vos connaissances en résultats concrets. Il ne s’agit plus seulement d’assimiler le programme, mais de vous projeter pleinement vers les épreuves écrites et orales des concours Agro-Véto et des grandes écoles.
En maths spé, l’intensité monte progressivement, à la fois sur le plan scientifique et méthodologique. Les notions abordées en biologie, géologie, mathématiques et physique-chimie gagnent en profondeur et en technicité, tandis que les attentes en matière de raisonnement, de rigueur et de qualité de rédaction deviennent nettement plus élevées. Chaque chapitre étudié prend alors une dimension nouvelle : il n’est plus travaillé pour lui-même, mais dans une logique d'examen, avec des applications directes dans des sujets longs, exigeants et fortement discriminants.
Très concrètement, cette 2ème année vous demande de franchir un cap sur plusieurs plans :
- apprendre à hiérarchiser les notions réellement centrales du programme
- développer des raisonnements solides, structurés et reproductibles
- gagner en efficacité sur des épreuves longues, sans perdre en précision
- adopter les standards de rédaction attendus par les correcteurs
Cette filière impose également une gestion du temps et de l’énergie beaucoup plus stratégique. Votre année est rythmée par les devoirs surveillés, les colles et des évaluations régulières, tout en intégrant une préparation progressive avant la date butoir au printemps. À ce stade, chaque épreuve compte, chaque point peut faire la différence, et la régularité du travail devient un levier essentiel pour sécuriser votre classement.
Cette pression s’explique aussi par la sélectivité des débouchés. Les places dans les écoles vétérinaires, les écoles d’ingénieurs agronomiques et les ENS sont limitées, et les écarts de classement se jouent souvent sur des détails : une meilleure gestion du temps, un raisonnement plus clair, une copie mieux structurée.
Réussir, c’est donc comprendre assez tôt que l’enjeu ne réside pas uniquement dans la quantité de travail fournie, mais dans votre capacité à structurer vos révisions, à prioriser efficacement et à travailler selon les méthodes attendues par les jurys. Cette prise de recul est essentielle pour aborder les concours avec lucidité, confiance et ambition, et pour maximiser vos chances d’intégrer l’école que vous visez.