Que travaille-t-on vraiment pendant un stage en TSI 1 ?
Le stage porte sur les maths et la physique, les deux matières qui décrochent le plus d'élèves au premier trimestre de TSI 1. Format travaux dirigés : très peu de cours magistral, beaucoup d'exercices, avec un professeur qui circule dans les rangs et débloque chacun individuellement.
En maths, le fil conducteur suit les chapitres qui structurent l'année : calcul algébrique, suites et fonctions, algèbre linéaire et matrices, intégration, équations différentielles. En physique, on reprend l'électrocinétique, la mécanique du point, la thermodynamique et l'optique, avec l'accent mis sur le sens physique plutôt que sur l'application aveugle d'une formule.
Le professeur commence chaque séance par des questions de cours pour vérifier ce qui est acquis, puis lance les exercices. C'est de la pédagogie inversée : le temps de la semaine sert à s'entraîner, pas à découvrir le programme. Un exercice ne compte comme fait que lorsqu'il est rédigé au propre, quantificateurs et théorèmes cités, parce que c'est exactement là que se perdent les points aux concours.
Comment se déroule la semaine, heure par heure ?
La journée se coupe en deux blocs de 4 heures : maths d'un côté, physique de l'autre, l'un le matin et l'autre l'après-midi selon la session. L'emploi du temps est publié sur la fiche de chaque stage avant l'inscription, donc rien ne se découvre sur place. À cela s'ajoute une journée complète de français-philosophie sur le thème de l'année, le samedi ou le dimanche, à ne pas négliger dès la première année : en TSI 2, entre les maths, la physique et les sciences industrielles, le temps disponible pour cette matière fond.
Côté lieux, deux adresses en présentiel. À Paris, au collège Sévigné, 28 rue Pierre Nicole dans le 5ème arrondissement, à deux minutes du RER B Port-Royal. À Lyon, au 1 place Gensoul dans le 2ème. La formule visio existe au même prix, avec un professeur en direct, tableau blanc interactif et quiz, pas une vidéo à regarder seul.
Les stages sont des semaines ponctuelles, pas un suivi à l'année : pré-rentrée fin août, Toussaint, Noël, février, Pâques. Le stage de fin août est celui qui change le plus la donne pour une entrée en TSI 1, avec la reprise des bases de terminale avant le premier cours de prépa. Voir le stage de pré-rentrée en prépa scientifique.
À quels concours la filière TSI donne-t-elle accès ?
Deux grandes voies structurent la sortie de TSI 2. Le concours Centrale-Supélec filière TSI, qui ouvre les écoles centrales mais aussi, par le jeu des banques, les écoles de Mines-Ponts, de Mines-Télécom, les Arts et Métiers et l'ESTP. Et le CCINP filière TSI, qui donne accès au groupe INP et au réseau Polytech. Les écrits reposent sur une banque TSI commune à l'École polytechnique et aux banques Mines-Ponts et Centrale-Supélec.
La filière offre moins de places que MP, PC ou PSI, mais elle compte aussi beaucoup moins de candidats : environ 1 000 élèves en TSI contre 5 000 en MP. Résultat, plus de 70 % des élèves de TSI intègrent une école d'ingénieurs en deux ans. C'est un rapport de force nettement plus favorable qu'il n'y paraît, à condition de ne pas prendre de retard en première année.
Un point à intégrer tôt : aux concours, les sciences industrielles portent en TSI un des coefficients les plus lourds, largement plus que dans les filières générales. Les maths et la physique travaillées en stage restent le socle sur lequel s'appuient les épreuves de S2I, l'automatique comme la mécanique. Pour la suite du parcours, voir le stage en prépa TSI 2.






