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Cours en ligne Maths en Terminale

Chapitres Maths en Terminale Générale

Raisonnement et récurrence
Les suites
Les limites
Continuité
Algorithmique
Fonctions exponentielles
Fonctions logarithmes
Fonctions trigonométriques
Conditionnement et indépendance
Primitives
Dérivation et convexité
Calcul intégral
Figures et équation cartésienne
Dénombrement
Loi binomiale
Lois des grands nombres
Loi normale, intervalles, estimation
Nombres complexes - algèbre
Équations polynomiales
Géométrie et complexes
Arithmétique - Congruences
Arithmétique - PGCD PPCM
Nombres Premiers et Fermat
Matrices
Graphes
Chaîne de Markov
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Cours sur les nombres complexes en terminale

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Terminale

Suite à la réforme du bac, le programme de maths en terminale a été revu à la hausse, ainsi, le niveau exigé en maths en classe de terminale est plus élevé qu’auparavant. Les élèves qui choisissent l’option maths expertes devront alors, fournir davantage d’efforts. Il est conseillé de prendre des cours particuliers de maths pour exceller durant votre année de terminale en maths. Cependant, cette spécialité permettra de préparer au mieux les élèves aux meilleures prepa scientifiques, comme les meilleures prepa MP ou les meilleures prepa PC.

Résumé de cours : les nombres complexes en Terminale en Maths Expertes

Ce cours en ligne sur les nombres complexes au programme de terminale permet de revoir les notions importantes du cours pour réussir en terminale et obtenir de bons résultats au bac.

1. Calculs dans \mathbb{C} en Terminale

1.1. Complexes, partie réelle et imaginaire

\bullet On admet l’existence d’un ensemble appelé ensemble des nombres complexes et noté \mathbb{C} vérifiant les propriétés :
\ast \mathbb{C} est un ensemble contenant \mathbb{R} et un élément noté \textrm{i} tel que \textrm{i} ^2 = - 1.

\ast Tout élément z \in \mathbb{C} s’écrit sous la forme z = a + \textrm{i} \, b où a et b sont des réels. Cette écriture, appelée écriture cartésienne de z, est unique.
a est la partie réelle de z et est notée \mathcal{R}e (z)
b est la partie imaginaire de z et est notée \mathcal{I}m (z).

\ast Si z = a + \textrm{i} \, b où a et b sont réels, z = 0 ssi a = b = 0.

\ast Si (z , z') \in \mathbb{C}^2 sont écrits z = a +\textrm{i} \, b et z' = a' + \textrm{i} \,\, b' où a,b,a' et b' sont réels,
\;\;\; z + z' = (a + a') + \textrm{i} \,(b + b')
\;\;\; z \, . \, z' = (a \, a' - b \, b') + \textrm{i} \,(a \, b+ a \, b').

\bullet si (z , z') \in \mathbb{C}^2 et si k \in \mathbb{R},
\qquad \mathcal{R}e(z + z') = \mathcal{R}e (z) + \mathcal{R}e(z')
\qquad \mathcal{R}e(k \, z) = k \, \mathcal{R}e (z)
\qquad \mathcal{I}m(k \, z) = k \, \mathcal{I}m (z).

1.2. Conjugué d’un nombre complexe

\bullet Si z = a + \textrm{i} \, b où a et b sont réels, le conjugué de z est noté \overline{z} et défini par \overline{z} = a - \textrm{i} \, b.

\bullet Propriétés :
Si z et z' sont des complexes
\ast \overline {\left ( \overline{z} \right ) } = z
\ast \overline{z + z'} = \overline{\mathstrut z} + \overline{ \mathstrut z'}
\ast \overline{\mathstrut z . z'} = \overline{\mathstrut z} . \overline{\mathstrut z'}
\ast \displaystyle \overline{\left ( \frac {1} {z} \right ) } = \frac 1 {\overline{z} }
\ast Si n \in \mathbb{N},\, \overline {z ^n} = \left ( \overline{z} \right ) ^n

\bullet Si z \in \mathbb{C},
\quad \mathcal{R} e(z) = \displaystyle \frac {z + \overline{z}} 2 et \mathcal{I}m(z) = \displaystyle \frac {z - \overline{z}} {2\, \textrm{i}}

\bullet Si z \in \mathbb{C}
\ast z est réel ssi \mathcal{I}m(z) = 0 ssi z = \overline{z}
\ast z est un imaginaire pur ssi \mathcal{R}e(z) = 0 ssi z = - \overline{z}.

1.3. Module d’un nombre complexe

\bullet Si z est un complexe, z \, \overline{z} est un réel positif ou nul.
Le module de z est défini par :
\qquad \vert z \vert = \sqrt{z \, \overline {z} } = \sqrt{a ^2 + b ^2}
en écrivant z = a + \textrm{i} \, b où a et b sont réels.

\bullet Propriétés :
Si z et z' sont des complexes :
\ast \vert z \, . \, z'\vert = \vert z \vert \, . \, \vert z' \vert.
\ast si z = a + \textrm{i} \, b est un complexe non nul, \displaystyle \frac 1 z = \frac {\overline {z} } {z \,. \, \overline{z} } =\frac{ \overline {z} }{\vert z \vert ^2} = \frac {a - \textrm{i} \, b} {a ^2 + b ^2} .
\ast si z est un complexe non nul,
\qquad \qquad \qquad \displaystyle \left \vert \frac 1 z \right \vert = \frac 1 {\vert z \vert }
\ast si z' \neq 0, \displaystyle \left \vert \frac z {z'} \right \vert = \frac {\vert z \vert } {\vert z' \vert }
\ast si n\in \mathbb{N},\, \overline{z ^n} = \left ( \overline{z} \right ) ^n.

1.4. Ensemble des nombres complexes de module 1

On note \mathbb{U} l’ensemble des nombres complexes de module 1.
\ast 1 \in \mathbb{U}, \textrm{i} \in \mathbb{U}.
\ast Si (z , z') \in \mathbb{U} ^2,
\qquad z \, z' \in \mathbb{U}, \displaystyle \frac 1 z \in \mathbb{U} et \displaystyle \frac z {z'} \in \mathbb{U}.
\ast Si z \in \mathbb{U}, - z \in \mathbb{U} et \overline{z} \in \mathbb{U}.
\ast Si z \in \mathbb{U}, pour tout n \in \mathbb{N}, \, z^n \in \mathbb{U}.
\ast z \in \mathbb{U} ssi \displaystyle \frac 1 z \in \mathbb{U}.

Pour tout complexe z, , \overline{z} , - z ont même module que z.

1.5. Formule du binôme de Newton

Si z et z' sont des complexes et n \in \mathbb{N}^*
\qquad (z + z') ^n = \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n \binom n k z ^k \, {z'\,} ^{n - k}
avec \displaystyle \binom n k = \frac {n!}{k! \, (n - k)!}
où 0! = 1
et si k \in \mathbb{N}^*, \, k! = 1 \times 2\times \cdots \times \, k.

Démonstration :
Si n \in \mathbb{N}^*, on note
\quad \mathcal{P}(n) : (z + z') ^n = \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n \binom n k z ^k \, {z'\, } ^{n - k}

Initialisation : Pour n = 1, \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n \binom n k \, z ^k \, {z'\,} ^{n - k} = \qquad \displaystyle \binom 1 0 \, z ^0 \, {z'} ^{1 - 0} + \binom 1 1 \, z ^1 \, {z'} ^{1 - 1}
z + z' = (z + z') ^1
On a donc prouvé \mathcal{P}(1).

Hérédité : On suppose que \mathcal {P}(n) est vraie.
On multiplie l’égalité de \mathcal {P}(n) par z + z'
(z + z') ^{n + 1} = \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n \binom n k z ^{k + 1} \, {z'\, } ^{n - k} \qquad \qquad \displaystyle +\, \sum _ {k = 0} ^n \binom n k z ^{k + 1} \, {z'\, } ^{n - k + 1 }
on pose i = k + 1 dans la première somme :
(z + z') ^{n + 1} = \displaystyle \sum _ {i = 1} ^{n + 1} \binom n {i - 1} z ^{i} \, {z'\, } ^{n - i + 1 } \displaystyle \qquad \qquad + \, \sum _ {k = 0} ^n \binom n k z ^{k + 1} \, {z'\, } ^{n - k + 1 }

On additionne donc deux expressions :
\qquad \qquad \displaystyle \sum _ {i = 1} ^{n + 1} a_ i + \sum _ {i = 0} ^{n} b_ i
en notant a_ i = \displaystyle \binom n {i - 1} z ^{i} \, {z'\, } ^{n - i + 1 } et \displaystyle b_ i = \binom n {i} z ^{i} \, {z'\,} ^{n - i + 1 }.

\ast on a un seul indice i = 0 avec
b _ 0 = \displaystyle \binom n {0} z ^{0} \, {z'\,} ^{n - 0 + 1 } b_0 \displaystyle = \binom {n + 1} {0} z ^{0} \, {z'\,} ^{n - 0 + 1 } car \displaystyle \binom {n} 0 = \binom {n + 1} 0 = 1.

\ast on a un seul indice i = n + 1, avec
a_{n + 1} =\displaystyle \binom n {n} z ^{n + 1 } \, {z'\,} ^{0} a_{n + 1} \displaystyle = \binom {n + 1} {n +1} z ^{n + 1 } \, {z'\,} ^{0}
car \displaystyle \binom {n} n = \binom {n + 1} {n + 1} = 1.

\ast Lorsque 1 \leqslant i \leqslant n
\displaystyle a_ i + b _ i = \left ( \binom n {i - 1} + \binom n {i} \right ) z ^{i} \, {z'\, } ^{n - i + 1 }
\gamma_ i = \displaystyle \binom n {i - 1} + \binom n {i} \displaystyle \gamma_ i = \frac {n!} {(i - 1)!\, (n - i + 1)!} + \frac {n!} {i!\, (n - i)!}
dont le dénominateur commun est i! \, (n - i + 1)!
\gamma_ i \displaystyle = \frac {n!} {i! \, (n - i + 1)!} \left ( i + n - i + 1\right )
\gamma_ i \displaystyle = \frac {n! (n + 1) } {i! \, (n - i + 1)!} = \frac {(n + 1)!} {i ! \, (n + 1 - i)!}
\displaystyle \gamma _ i = \binom {n + 1} i
et a _ i + b _ i = \displaystyle \binom {n + 1} i \, z^i {z'\, } ^{n + 1 - i}

ce qui permet d’écrire
\displaystyle (z + z') ^{n + 1} = \sum _ {i = 0} ^{n + 1} \binom {n + 1} i \, z^i {z'\, } ^{n + 1 - i}
On a prouvé \mathcal{P}(n + 1)

Conclusion : la propriété est vraie par récurrence.

1.6. Suite géométrique complexe en maths expertes

\bullet Soit (u_n)_{n \geqslant 0} une suite complexe. C’est une suite géométrique s’il existe q \in \mathbb{C} (appelé raison)tel que pour tout entier n, u_{n + 1} = q \, u_n\,.

Les propriétés suivantes des suites géométriques réelles sont encore valables :

\bullet La suite géométrique (u_n)_{n \geqslant 0} de raison q vérifie \quad pour tout entier n, u_n = u_0 \, q^n

\bullet Soit k \in \mathbb{N}^* . La suite géométrique (u_n)_{n \geqslant k} de raison q vérifie \quad pour tout entier n \geqslant k, u_n = u_k \, q^{n - k}

\bullet Si q \in \mathbb{C} et q \neq 1,
\quad 1 + q + \cdots \, + q^n = \displaystyle \frac {1 - q ^{n + 1}} {1 - q}
ce qui s’écrit aussi
\qquad \quad \displaystyle \sum _ {k = 0} ^n q ^k = \frac {1 - q ^{n + 1}} {1 - q}.

1.7. Résolution de deux équations d’ordre 1.

\bullet Pour résoudre une équation de la forme a \, z + b = 0 dans \mathbb{C}, lorsque a \neq 0, il suffit d’écrire :
\qquad \qquad z = \displaystyle \frac {- b} {a} = \frac {- b \; \overline {a} } {\vert a \vert ^2}.
Il vaut mieux éviter d’introduire la partie réelle et imaginaire de z, ce qui alourdit la démonstration

\bullet Pour résoudre une équation de la forme a \, z + b \, \overline {z}= c dans \mathbb{C},
Il faut dans ce cas introduire \qquad z = x + \textrm{i} \, y où x et y sont réels, et en égalant les parties réelles et imaginaires, on obtient un système de deux équations à deux inconnues.

 

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2. Plan complexe sur les nombres complexes en terminale

Dans toute la suite, on suppose le plan rapporté à un repère orthonormal direct \left (O, \, \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{v} \right ).
On dit que l’on se place dans le plan complexe.

2.1. Affixe d’un point

\bullet À tout complexe z = x +\textrm{i} \, y, on associe le point M(x , y) .
On dit que z est l’affixe du point M et que M est l’image du complexe z.

\bullet À tout point M de coordonnées (x , y) on associe le complexe z = x + \textrm{i}\, y .

\bullet Cas particuliers
\ast Un point M a une affixe réelle ssi il appartient à l’axe des abscisses appelé axe des réels.
\ast Un point M a une affixe imaginaire pure ssi il appartient à l’axe des ordonnées appelé axe des imaginaires purs.
\ast Deux points sont égaux ssi ils ont même affixe.

\bullet Propriétés :
\ast les images M et M' de z et -z sont symétriques par rapport à O.
\ast Les images M et M'' de z et de \overline{z} sont symétriques par rapport à l’axe des réels.
\ast Les images M et M_1 de z et - \overline{z} sont symétriques par rapport à l’axe des ordonnées.
\ast si M est l’image du complexe z, \vert z \vert = OM.

\bullet Si A et B ont pour affixes z_A et z_B\,, le milieu C du segment [A\,B] a pour affixe \displaystyle \frac {z_A + z_B} 2\,.

2.2. Affixe d’un vecteur

\bullet A tout complexe z = x + \textrm{i} \, y , on associe le vecteur \overrightarrow{w} de coordonnées \begin{pmatrix} x \\ y\end{pmatrix} , on dit que z = x + \textrm{i} \, y est l’affixe du vecteur \overrightarrow{w}

\bullet Réciproquement, à tout vecteur \overrightarrow{w} de coordonnées \begin{pmatrix} x \\ y \end{pmatrix}, on associe le complexe z = x + \textrm{i}\, y .

\bullet z est l’affixe du point M ssi z est l’affixe du vecteur \overrightarrow{OM}.

\bullet Si z_A est l’affixe de A et z_B est l’affixe de B, z_B - z_A est l’affixe du vecteur \overrightarrow{AB}.

\bullet Si z_A est l’affixe de A et z_B est l’affixe de B, z_A + z_B est l’affixe du point C tel que \overrightarrow{OC}= \overrightarrow{OA }+ \overrightarrow{OB} .
OC est une diagonale du parallélogramme construit sur \overrightarrow{OA } et \overrightarrow{OB} .
z_B - z_A est l’affixe du quatrième som- met D du parallélogramme construit sur \overrightarrow{OA } et \overrightarrow{AB} .
(voir le dessin ci-dessous)

affixe d'un vecteur en maths expertes au programme de terminale

3. Forme trigonométrique d’un complexe non nul

Dans toute la suite, on suppose le plan rapporté à un repère orthonormal direct \left (O, \, \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{v} \right ).

3.1. Définition de l’argument d’un complexe non nul

\bullet Soit z = x + \textrm{i} \, y un complexe non nul.
Il existe un réel \theta tel que
\qquad \cos \theta = \displaystyle \frac {x} {\vert z \vert} et \sin \theta = \displaystyle \frac {y} {\vert z \vert}.
Et si \theta est solution, toute autre solution est de la forme \theta + 2\, k \, \pi où k\in \mathbb{Z} .
On dit que \theta est un argument du complexe z et on écrit
\qquad \qquad \arg(z) = \theta \quad (2 \pi)
et on lit que l’argument de z est égal à \theta modulo 2\, \pi.

0 n’a pas d’argument !

3.2. Interprétation de l’argument d’un complexe non nul

\bullet Soit z un complexe non nul et M son image.
\ast \arg(z) est une mesure en radian de l’angle orienté entre \overrightarrow{u} et \overrightarrow{OM},
on note \left ( \overrightarrow{u}\,,\, \overrightarrow{OM} \right ) = \arg(z) \quad (2\, \pi).

\bullet Si \overrightarrow{w} est le vecteur image du complexe z, \arg(z) est une mesure de l’angle de vecteurs \left ( \overrightarrow{u}\,,\, \overrightarrow{w }\right ).

interprétation d'un complexe non nul en maths expertes en terminale

3.3. Propriétés de l’argument d’un complexe non nul

\bullet propriétés simples à connaître :
\ast \arg(z) = 0 \quad (2 \pi) ssi z \in \mathbb{R}^{+ *}
\ast \arg(z) = \pi \quad (2 \pi) ssi z \in \mathbb{R}^{-*}
\ast \arg(z) = \displaystyle \frac {\pi} 2 \quad (2 \pi) ssi z est un imaginaire pur à partie imaginaire strictement positive.
\ast \arg(z) = \displaystyle \frac {- \pi} 2 \quad (2 \pi) ssi z est un imaginaire pur à partie imaginaire strictement négative.

\bullet Si z est un complexe non nul
\ast \arg (-z) = \arg(z) + \pi \quad (2\, \pi)
\ast \arg (\overline {z}) = - \arg(z) \quad (2\, \pi)
\ast \arg (-\overline{z} ) = \pi - \arg(z) \quad (2\, \pi)

\bullet si z et z' sont deux complexes non nuls
\ast \arg(z \, z') = \arg(z) + \arg(z')\quad (2\, \pi)
\ast si n \in \mathbb{N}^*,\qquad \qquad \arg(z ^n ) = n \, \arg(z) \quad (2\, \pi)
\ast \displaystyle \arg \left ( \frac 1 z \right ) = - \arg(z)\quad (2\, \pi)
\ast \displaystyle \arg \left ( \frac z {z'} \right ) = \arg(z) - \arg(z')\quad (2\, \pi)

3.4. Forme trigonométrique

Soit z un complexe non nul, on note r = \vert z \vert et \theta = \arg(z) \quad (2\, \pi]
Alors z = r \left ( \cos (\theta) + \textrm{i} \, \sin(\theta) \right ).
Une telle écriture est appelée la forme trigonométrique du complexe z.

\bullet Propriété
Deux complexes z et z' non nuls vérifient
z = z' ssi \left \{ \begin{matrix} \vert z \vert = \vert z' \vert \\ \arg(z) = \arg(z') \quad (2\, \pi) \end{matrix} \right.

3.5. Pour trouver la forme trigonométrique d’un complexe (première partie)

\bullet M1. Lorsque l’on a obtenu \qquad Z = r \, \left ( \cos(t) + \textrm{i } \sin(t) \right ),
ne pas conclure hâtivement:
\ast si r = 0, Z = 0, module nul, pas d’argument,
\ast si r > 0, \vert Z \vert = r et \arg (Z) = t \quad {(2 \pi})
\ast si r < 0,
\quad \vert Z \vert = - r et \arg (Z ) = \pi + t \quad {(2 \pi)}.

\bullet M2. On peut faire le calcul de \vert Z \vert = \sqrt{Z \, \overline{Z} }, puis écrire
\qquad \quad Z = \vert Z \vert \, (u + \textrm{i} \, v),
alors il reste à trouver un réel t tel que
u + \textrm{i } v = \cos(t) + \textrm{i } \sin(t), c’est à dire à trouver un réel t tel que \cos (t) = u et \sin (t) = v.

Les cas particuliers
\begin{vmatrix} ---&-&---&-&----\\ z = &\vert & \textrm{tel que}&\vert & \arg(z) \\ ---&\big |&---&\big |&----\\ x&\Big | & x > 0 &\Big | & 0 \\ ---&\big |&---&\big |&----\\ x &\Big | & x < 0&\Big |& \pi \\ ---&\big |&---&\big |&----\\ \textrm{i} \, y &\Big |& y > 0&\Big | & \displaystyle \frac {\pi} 2\\ ---&\big |&---&\big |&----\\ \textrm{i} \, y&\Big | & y < 0&\Big | & \displaystyle - \frac {\pi } 2 \\ ---&-&---&-&----\end{vmatrix}

On rappelle en particulier les formules à apprendre par cœur :
\begin{vmatrix} ---&-&---&-&----\\ t&\big |& \cos(t)&\big | & \sin(t) \\ ---&\vert&---&\vert&----\\ 0&\big |& 1&\big | & 0 \\ ---&\big |&---&\big |&----\\ \displaystyle \frac {\pi} 6 &\Big | & \displaystyle \frac {\sqrt{3}} 2&\Big |& \displaystyle \frac {1} 2 \\ ---&\big |&---&\big |&----\\ \displaystyle \frac {\pi}4 &\Big |& \displaystyle \frac {\sqrt{2}} 2&\Big | & \displaystyle \frac {\sqrt{2}} 2\\ ---&\big |&---&\big |&----\\ \displaystyle \frac {\pi} 3 &\Big | & \displaystyle \frac {1} 2&\Big | & \displaystyle \frac {\sqrt{3}} 2 \\ ---&\big |&---&\big |&----\\ \displaystyle \frac {\pi} 2 &\Big | & 0&\Big | & 1\\ ---&-&---&-&----\\\end{vmatrix}

\bullet M3. Lorsque Z est un produit ou un quotient de deux complexes, il est souvent plus simple de calculer module et argument des deux facteurs du produit ou du quotient et d’appliquer les règles sur les modules et arguments des produits ou des quotients.

 

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4. Formules de trigonométrie programme de maths expertes en terminale

4.1. Formule de trigonométrie pour la fonction cosinus

Pour tous réels a et b,
\ast \cos(a + b) = \qquad \cos(a) \, \cos(b) - \sin(a) \, \sin(b)
\ast \cos(a - b) = \qquad \cos(a) \, \cos(b) + \sin(a) \, \sin(b)

Démonstration : 
On se place dans le plan complexe muni du repère orthonormé direct \left (O, \, \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{v} \right )

On note \Gamma le cercle de centre O et de rayon 1.
On introduit les points A et B de \Gamma tels que \left ( \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{OA} \right ) = a \quad (2\,\pi)
et \left ( \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{OB} \right ) = b \quad (2\,\pi)
alors \left ( \overrightarrow{OA}, \, \overrightarrow{OB} \right ) = \left ( \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{OB} \right ) - \left ( \overrightarrow{u}, \, \overrightarrow{OA} \right ) \quad (2\,\pi)
\left ( \overrightarrow{OA}, \, \overrightarrow{OB} \right ) = b - a \quad (2\,\pi)
alors \overrightarrow{OA}\cdot \overrightarrow{OB} = OA . OB \, \cos \left ( \overrightarrow{OA}, \, \overrightarrow{OB} \right )
\overrightarrow{OA}\cdot \overrightarrow{OB} = \cos(b - a).

Les coordonnées de \overrightarrow{OA} sont \begin{pmatrix} \cos(a) \\ \sin(a) \end{pmatrix} celles de \overrightarrow{OB} sont \begin{pmatrix} \cos(b) \\ \sin(b) \end{pmatrix}
On calcule le produit scalaire :
\overrightarrow{OA}\cdot \overrightarrow{OB} = \cos(a) \,\cos(b) + \sin(b) \, \sin(a).

On a prouvé que \cos(b - a) = \cos(a) \, \cos(b) + \sin(a) \, \sin(b)
et on termine par parité de la fonction \cos :
\cos(a - b) = \cos(a) \, \cos(b) + \sin(a) \, \sin(b)

Puis en remplaçant b par -b et comme \cos(-b) = \cos(b) et \sin(- b) = - \sin(b),
\cos(a + b) = \cos(a) \, \cos(b) - \sin(a) \, \sin(b)

4.2. Formule de trigonométrie pour la fonction sinus

Pour tous réels a et b,
\ast \sin(a + b) = \qquad \sin(a) \, \cos(b) + \sin(b) \, \cos(b)
\ast \sin(a -( b) = \qquad \sin(a) \, \cos(b) - \sin(b) \, \cos(b)

Démonstration : 
On rappelle que pour tout réel t
\qquad \displaystyle \sin(t) = \cos \left ( \frac {\pi} 2 -t \right ), \qquad \displaystyle \cos(t) = \sin \left ( \frac {\pi} 2 -t \right ).

\sin(a + b) = \displaystyle \cos \left ( \frac {\pi} 2 -(a + b) \right ).
\sin(a + b) = \displaystyle \cos \left ( \frac {\pi} 2 -a - b \right ).

On utilise la formule donnant \cos(a' - b) pour a' = \displaystyle \frac {\pi} 2 -a
\sin(a + b) = \quad \displaystyle \cos \left ( \frac {\pi} 2 -a \right )\, \cos(b) + \sin(b) \, \sin \left ( \frac {\pi} 2 -a \right )
\sin(a + b) = \displaystyle \sin ( a )\, \cos(b) + \sin(b) \, \cos ( a ).

En remplaçant b par -b et en utilisant \sin(-b) = - \sin(b) et \cos(-b) = \cos(b)
\sin(a - b) = \displaystyle \sin ( a )\, \cos(b) - \sin(b) \, \cos ( a ).

4.3. Formule de trigonométrie pour l’angle double

\bullet Pour tout réel t,
\ast \cos(2\, t) = \cos^2(t) - \sin^2(t)
\cos(2\, t) = 2\, \cos^2(t) - 1 = 1 - 2\, \sin^2(t)
\ast \sin(2\, t) = 2\, \sin(t) \, \cos(t)

Démonstration : 
On utilise les formules du début du paragraphe avec a = b = t
puis la formule \cos^2(t) + \sin^2(t) = 1.

5. Fonction exponentielle complexe en maths expertes

5.1. Définition et propriétés de la fonction exponentielle complexe

\bullet Si x \in \mathbb{R}, on note
\qquad \quad \textrm {e}^{\textrm{i } x} = \cos(x) + \textrm{i } \sin(x).

Cas particuliers
\ast \textrm {e}^{\textrm{i } (2\, k \, \pi)} = 1 pour tout k \in \mathbb{Z}
\ast \textrm {e}^{\textrm{i } \pi } = - 1
\ast \textrm{i} = \textrm {e}^{\textrm{i } \pi/2}.

\bullet Propriétés si x et y sont réels
\ast \textrm {e}^{\textrm{i } x} = \textrm {e}^{\textrm{i } y} ssi il existe k \in \mathbb{Z} tel que\, x - y = 2\, k\, \pi
\ast \left \vert \textrm {e}^{\textrm{i } x} \right \vert = 1
\ast \arg \left ( \textrm {e}^{\textrm{i } x} \right ) = x \quad (2\,\pi)
\ast \textrm {e}^{\textrm{i } x} \times \textrm {e}^{\textrm{i } y} = \textrm {e}^{\textrm{i } (x + y)}
\ast \overline {\textrm {e}^{\textrm{i } x}} = \textrm {e}^{- \textrm{i } x}
\ast \displaystyle \frac {\textrm {e}^{\textrm{i } x}} {\textrm {e}^{\textrm{i } y}} = \textrm {e}^{\textrm{i } (x - y)}
\ast Si n \in \mathbb{N}, \left ( \textrm {e}^{\textrm{i } x}\right ) ^n = \textrm {e}^{\textrm{i } n\, x}.

5.2. Formules d’Euler

\bullet Pour tout réel t,
\qquad \cos(t) = \displaystyle \frac {\textrm {e}^{\textrm{i } t} + \textrm {e}^{- \textrm{i } t}} 2
\qquad \sin(t) = \displaystyle \frac {\textrm {e}^{\textrm{i } t} - \textrm {e}^{- \textrm{i } t}} {2 \textrm{ i }}

\bullet Utilisation pour linéariser (c’est-à-dire transformer un produit en une somme)
Pour linéariser une expression de la forme \cos^p(t) \, \sin^q(t) où p et q sont dans \mathbb{N}, remplacer \cos(t) et \sin(t) par les formules d’Euler, utiliser le binôme de Newton, développer, regrouper les termes en \textrm {e}^{\textrm{i }k\, t} et \textrm {e}^{-\textrm{i }k\, t} pour transformer selon le signe en \cos(k\, t) ou \sin(k\, t)

\bullet Transformer une expression de la forme \cos(x)\, \cos(y), \cos(x) \,\sin(y) ou \sin(x)\, \sin(y) :
remplacer par les formules d’Euler, simplifier et regrouper les termes de la forme \textrm {e}^{\textrm{i } t} et \textrm {e}^{-\textrm{i } t} pour transformer selon le signe en \cos( t) ou \sin(\, t).

5.3. Simplification de fonction exponentielle

\bullet M1. Pour simplifier lorsque t et t' sont réels, \textrm{e} ^{\textrm{i } t } + \textrm{e} ^{\textrm{i } t' } ou \textrm{e} ^{\textrm{i } t } - \textrm{e} ^{\textrm{i } t' }, on met en facteur « e puissance la demi-somme des exposants » ,
ce qui donne :
\ast \textrm{e} ^{\textrm{i } t } +\textrm{e} ^{\textrm{i } t' } = \qquad \textrm{e} ^{\textrm{i} \, (t + t')/2} \left ( \textrm{e} ^{\textrm{i} \, (t - t')/2} +\textrm{e} ^{- \textrm{i} \, (t - t')/2} \right )
\textrm{e} ^{\textrm{i } t } + \textrm{e} ^{\textrm{i } t' } = \displaystyle 2 \, \cos \left ( \frac {t - t'} 2 \right ) \; \textrm{e} ^{\textrm{i} \, (t + t')/2}

\ast \textrm{e} ^{\textrm{i } t } -\textrm{e} ^{\textrm{i } t' } = \qquad \textrm{e} ^{\textrm{i} \, (t + t')/2} \left ( \textrm{e} ^{\textrm{i} \, (t - t')/2} -\textrm{e} ^{- \textrm{i} \, (t - t')/2} \right )
\textrm{e} ^{\textrm{i } t } - \textrm{e} ^{\textrm{i } t' } = \displaystyle 2\, \textrm{i}\, \sin \left ( \frac {t - t'} 2 \right ) \; \textrm{e} ^{\textrm{i} \, (t + t')/2}.

\bullet M2. En particulier, il est conseillé de savoir retrouver très rapidement les formules très utilisées
\qquad 1 + \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t} = \displaystyle 2 \, \cos \left ( \frac t 2 \right ) \, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, t /2}
\qquad 1 - \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t} = \displaystyle - 2 \, \textrm{i} \sin \left ( \frac t 2 \right ) \, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, t /2}

Pour cela, on pose 1 = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, 0}.

5.4. Formule de Moivre

Si n \in \mathbb{N} et si t \in \mathbb{R}
\displaystyle \left ( \cos(t) + \textrm{i } \sin(t) \right ) ^n = \qquad \qquad \quad \cos(n\,t) + \textrm{i } \sin(n\,t).

En utilisant le binôme de Newton avec a = \cos(t) et b = \textrm{i } \sin(t),
on développe et en égalant suivant le cas, les parties réelles ou imaginaires, on peut calculer \cos(n\, t) ou \sin(n\, t).

5.5. Forme exponentielle d’un complexe non nul

\bullet Tout complexe z non nul peut être écrit sous la forme z = r \, \textrm{e} ^{\textrm{i } \theta} où
r > 0 et \theta \in \mathbb{R}

r est le module de z
et \arg (z) = \theta \quad (2\,\pi)
On a écrit la forme exponentielle du complexe z.

Lorsque l’on a obtenu Z = r \, \textrm{e} ^{\textrm{i } t }, ne pas conclure hâtivement:
\ast si r = 0, Z = 0, module nul, pas d’argument,
\ast si r > 0,
\vert Z \vert = r et \arg (Z) = t \quad (2\, \pi).
\ast si r < 0,
\vert Z \vert = - r et \arg(Z)= \pi + t \quad (2 \,\pi).

Utilisation pour le module et argument de la somme de deux complexes de même module
Lorsque Z = r \left ( \textrm{e} ^{\textrm{i } t } \pm \textrm{e} ^{\textrm{i } t' } \right ), appliquer la transformation indiquée en 5.3. et il faudra faire attention au signe selon de cas de \displaystyle \cos \left (\frac {t - t'} 2 \right ) ou de \displaystyle \sin \left( \frac {t - t'} 2 \right ) (cf ce qui précède)

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  • les équations polynomiales
  • géométrie et complexes
  • l’arithmétique – congruences
  • l’arithmétique – PGCD PPCM
  • arithmétique – nombres premiers et Fermat

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