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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

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Sommes et produits
Nombres complexes
Trigonométrie
Nombres réels
Ensembles et applications
Fonctions (intro)
Fonctions usuelles
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Équations différentielles
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Limites et continuité
Dérivées
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Polynômes
Fractions rationnelles
Arithmétique et polynômes
Arithmétique et fractions rationnelles
Analyse asymptotique
Développements limités
Dénombrements
Espaces vectoriels
Matrices
Intégrations
Espaces préhilbertiens
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Cours : Arithmétique en Maths Sup en MPSI, PCSI et PTSI

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Résumé de cours et méthodes – Maths sup Arithmétique

Plan :

1. Divisibilité
2. PGCD de deux éléments
3. Nombres premiers entre eux
4. PPCM
5. Nombres premiers
6. Relation de congruence
7. Synthèse des méthodes

On suppose dans tout ce chapitre sauf indication contraire que \mathbb{K}= \mathbb{R} ou \mathbb{C}.

Si vous rencontrez des difficultés lors de votre entraînement sur l’arithmétique, n’hésitez pas à consulter nos profs de maths à domicile.

 

1. Divisibilité

1.1. Diviseurs et multiples
\bullet Si a et b \in \mathbb{Z}, il y a équivalence entre :
\; \; \ast a divise b ou a est un diviseur de b
\; \; \ast b est un multiple de a
\; \; \ast il existe k \in \mathbb{Z} tel que b = a \, k.
On note a \, \vert \, b.

⚠️ Tout entier divise 0.
⚠️ 0 ne divise que lui-même.

\bullet Si a \in \mathbb{Z},
\ast l’ensemble des multiples de a est \quad \quad \quad a \, \mathbb{Z} = \{ a\, k \, / \, k \in \mathbb{Z} \}.
\ast Il n’y a pas de notation consacrée pour les diviseurs de a.
J’utiliserai \mathcal{D}(a) pour noter l’ensemble des diviseurs de a.
\ast \mathcal{D}(0) = \mathbb{Z}
\ast si n \in \mathbb{Z} et \vert n \vert \geq 2,
\quad \quad \quad \{ \pm 1 , \, \pm n \} \subset \mathcal{D}(n).

1.2. Propriétés
\bullet la relation « a \, \vert \, b » est une relation d’ordre sur \mathbb{N} mais n’est pas une relation d’ordre sur \mathbb{Z}.

\bullet Si  a,b,c , d \in \mathbb{Z},
\ast d \, \vert \, a et d \, \vert \, b \quad \quad \Rightarrow \forall\, (u ,\, v) \in \mathbb{Z}^2, \, d \, \vert \, a\, u + b \, v.
\ast a \, \vert \,b et c \, \vert \, d \Rightarrow a \, c \, \vert \, b \, d
\ast si k \in \mathbb{N}^* et a \, \vert \, b,  a ^k \, \vert \, b ^k.

1.3. Diviseurs et multiples communs
Si a_1\, ,\cdots ,\, a_n sont des éléments de \mathbb{Z}, on appelle
\ast diviseur commun de a_1\, ,\cdots ,\, a_n tout d \in \mathbb{Z} tel que \forall\, k \in [\![1 , \, n]\! ], \, d \, \vert \,  a_k \,.
👍\pm 1 sont des diviseurs communs à toute famille finie d’éléments de \mathbb{Z}.

\ast multiple commun de a_1\, ,\cdots ,\, a_n tout m\in \mathbb{Z} tel que \forall\, k \in [\![1 , \, n]\! ], \, a_k \, \vert m.
👍 a_1 \, \cdots \, a_n est un multiple commun de la famille a_1\, ,\cdots ,\, a_n\, .

1.4. Division euclidienne
\bullet Théorème de division euclidienne 
Si a \in \mathbb{Z} et b \in \mathbb{N}^*, il existe un unique couple (q ,\, r) \in \mathbb{Z}\times \mathbb{N} tel que \quad \quad a = b \, q + r où 0 \leq r \leq b - 1
q est le dividende de a par b
r est le reste de la division euclidienne de a par b.

Remarque : \displaystyle q = \left \lfloor \frac a b \right \rfloor et a \equiv r \;\; [b].

 

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2. PGCD de deux éléments

2.1. Définition et propriétés du PGCD
\bullet Soient a et b deux éléments de \mathbb{Z}.
On appelle PGCD de a et b et on note a \wedge b l’entier naturel défini par
\ast si (a , b) = (0 , 0), \, a \wedge b = 0
\ast si (a , b) \neq (0 , 0), \quad a \wedge b = \max \{ d \in \mathbb{N}\, /\, d \, \vert \, a \textrm{ et } d \, \vert \, b \}.

Propriétés 
\ast Si a et b sont deux éléments de \mathbb{Z},
\quad \quad  a \wedge b = \vert a \vert \wedge \vert b \vert
\quad \quad a \wedge b = b \wedge a
\ast Si a \in \mathbb{N} , \, a \wedge 0 = a.
\ast Si (a , b) \in \mathbb{Z}^2,\, a \wedge b = (a - b) \wedge b.
\ast Si k \in \mathbb{Z}, (k \, a) \wedge (k \, b) = \vert k \vert \, (a \wedge b).
\ast Si r est le reste de la division euclidienne de a \in \mathbb{Z} par b \in \mathbb{N}^*, \quad \quad \quad \quad \quad a \wedge b = b \wedge r.
\ast si a, b et c sont dans \mathbb{Z}
\quad \quad \quad (a \wedge b) \wedge c = a \wedge (b \wedge c)

Relation de Bezout : soient a et b deux éléments de \mathbb{Z }, il existe u et v dans \mathbb{Z} tels que a \wedge b = a \, u + b \, v
⚠️ u et v ne sont pas uniques !
Si (u_0 ,\, v_0) est solution,  pour tout k \in \mathbb{Z},  (u_0 + k \, b, v_0 - k \, a) est solution.

2.2. Algorithme d’Euclide
\bullet Algorithme d’Euclide
Soient a et b dans \mathbb{N} tels que 0 < b \leq a
\ast On note r_0 = a, \, r _ 1 = b.
\ast Par récurrence :
si r _{k + 1} \neq 0, on note r_{k + 2} le reste de la division euclidienne de r_k par r_{k + 1}\,.
\ast Si r_{N - 1} est le dernier reste non nul (et donc r_N = 0),  a \wedge b = r_{N - 1} .

\bullet Ces calculs permettent de trouver une relation de Bezout par une méthode appelée remontée de l’algorithme d’Euclide :
On part de la relation
\quad \quad r _ {N - 3} = q_{N - 2} \, r_{N - 2} + r_{N - 1}
écrite sous la forme
\quad \quad  r_{N - 1} = r _ {N - 3} - q_{N - 2} \, r_{N - 2}
et on remplace r_{N - 2} en fonction de r_{N-3} et r_{N - 4}\,, ce qui permet d’exprimer r_{N - 1} en fonction de r_{N-3} et r_{N - 4}\,.
Et on réitère jusqu’à exprimer r_{N - 1} en fonction de r_0 et r_1 donc en fonction de a et b. On obtient une identité de Bezout.

2.3. Algorithme d’Euclide étendu 
On se ramène au cas où a et b sont dans \mathbb{N} avec 0 < b \leq a
On note r_0 = a, r_ 1 = b.
On note r_N le premier reste nul dans la suite des divisions euclidiennes.
Plus précisément si k\in [\![0 , N - 2]\!], on écrit :   r_{k } = r_{k + 1} \, q_{k + 1} + r_{k + 2} avec 0 \leq r_{k + 2} < r_{k + 1}\,.
On suppose r_{N - 1} \neq 0 et r_N = 0.

Alors les familles définies par
\ast u_0 = 1, u_ 1 = 0
\ast v_ 0 = 0 , v_1 = 1
\ast \forall\, k\in [\![0 , N - 2]\!]
\quad \left \{ \begin{matrix} u_{k + 2}&=& u_k - q_{k + 2} \, u_{k + 1} \\ v_{k + 2}&=& v_k - q_{k + 2}\, v_{k + 1} \end{matrix} \right.
sont telles que \quad \forall\, k \in [\![0 , N]\!], \, r _ k = a \, u_k + b \, v_k
et on retient que
\quad \quad a \wedge b =a \, u_{N - 1} + b \, v_{N - 1} .

On peut mener les calculs en tableau :
initialisation 
\quad \quad \left \vert \begin{matrix}0 & a & &... & & 1 & 0 \\ 1 &b & &...& & 0 &1 \end{matrix} \right \vert

Calcul de la ligne k + 2 si l’on connaît les  lignes k et k + 1 si k + 2 \leq N - 1
\left \vert \begin{matrix}k & r_k & q_k&u_k & v_k \\ k + 1 &r_{k + 1} & q_{k + 1} &u_{k + 1} & v_{k + 1}\\ k + 2 & & & & \end{matrix} \right \vert
\ast par division euclidienne de r_k et r_{k + 1} \,, on calcule le quotient placé en q_{k + 2} et le reste placé en r_{k + 2} \,.

\left \vert \begin{matrix}k & r_k & q_k&u_k & v_k \\ k + 1 &r_{k + 1} & q_{k + 1} &u_{k + 1} & v_{k + 1}\\ k + 2 &r_{k + 2} & q_{k + 2} & & \end{matrix} \right \vert
\ast on calcule u_{k + 2}  = u_k - u_{k + 1 } \, q_{k + 2}
et on calcule de même v_{k + 2} \, ce qui permet de compléter la ligne k + 2 :
\left \vert \begin{matrix}k & r_k & q_k&u_k & v_k \\ k + 1 &r_{k + 1} & q_{k + 1} &u_{k + 1} & v_{k + 1}\\ k + 2 &r_{k + 2} & q_{k + 2} &u_{k + 2} & v_{k + 2} \end{matrix} \right \vert

On termine en ayant :
\left \vert \begin{matrix}N - 2 & r_{N - 2} & q_{N - 2} &u_{N - 2} & v_{N - 2} \\ N - 1 &r_{N - 1} & q_{N - 1} &u_{N - 1} & v_{N - 1}\\ N &0 & & & \end{matrix} \right \vert
Les calculs de u_N et v_N sont inutiles.

\ast sur la ligne N - 1 donnant le dernier reste non nul, on obtient a \wedge b = r_{N - 1}\,,  u_{N - 1} et v _{N - 1}

👍 cette méthode est la méthode à utiliser en Python pour programmer le calcul du pgcd et de la relation de Bezout.

Exemple : relation de Bezout pour a = 151 et b = 77 par la remontée de l’algorithme et par l’algorithme d’Euclide étendu.

Correction : \bullet Algorithme d’Euclide. 
Les divisions successives donnent : 
151 = 1 \times 77 + 74 
77 = 1 \times 74 + 3
74 = 24 \times 3 + 2
3 = 1 \times 2 + 1
le reste suivant est nul 
Le dernier reste non nul est égal à 1, donc a \wedge b = 1. 

\bullet Bezout par remontée de l’algorithme d’Euclide 
1 = 3 - 1 \times 2
1 = 3 - (74 - 24 \times 3) = 3 \times 25 - 74
1 = (77 - 74) \times 25 - 74 
1 = 77 \times 25 - 74 \times 26 
1 = 77 \times 25 - (151 - 77) \times 26 
1 = 77 \times 51 - 151 \times 26 

\bullet Par l’algorithme d’Euclide étendu 
\left \vert \begin{matrix}0 & 151 &\cdots &1 & 0 \\ 1 &77 &\cdots &0 & 1\\ 2 &74 & 1 &1 & - 1 \\ 3 &3 & 1 &-1 & 2 \\ 4 &2&24 &2 5 & - 49 \\ 5 &1&1 & -26 & 51 \\ 6&0& & & \end{matrix} \right \vert

Dans les deux cas, 51 \times a - 26 \times b = 1. 

3. Nombres premiers entre eux

3.1. Deux nombres premiers entre eux 
Définition :
Soient a et b deux éléments de \mathbb{Z}^*. On dit que a et b sont premiers entre eux lorsque a \wedge b = 1.

👍 a \wedge b = 1 ssi \pm 1 sont les seuls diviseurs communs de a et b.

Propriétés
\bullet Théorème de Bezout 
Soient a et b deux éléments de \mathbb{Z }.
a \wedge b = 1 ssi il existe u et v dans \mathbb{Z} tels que a \, u + b \, v = 1.

\bullet Soient (a,b,c) \in \mathbb{Z}^3,
c \wedge a = 1 et c \wedge b = 1 \Rightarrow c \wedge a \, b = 1.

\bullet Théorème de Gauss 
Soient a, b et c dans \mathbb{Z}.
a \wedge b = 1 et a \,\vert \, b \, c \Rightarrow a \, \vert \, c.

\bullet Soient a, b et c  dans \mathbb{Z}.
a divise c, b divise c et a \wedge b = 1
\quad \quad \quad  \Rightarrow a \, b divise c.

\bullet Soient a et b deux éléments de \mathbb{Z }^* et d = a \wedge b,
alors a = d \, a' et b = d \,b'
\quad  \quad où (a', b') \in \mathbb{Z}^2 et a' \wedge b' = 1.

\bullet Pour tout r \in \mathbb{Q}^*, il existe un unique couple (p , \,q) \in \mathbb{Z} ^* \times \mathbb{N}^* tels que r = \displaystyle \frac p q avec p \wedge q = 1.
On dit que \displaystyle \frac p q est la forme irréductible du rationnel r.

3.2. Généralisation au cas de r \geq 3 entiers 
\bullet Si r\in \mathbb{N} , r \geq 3 et (a_1 \, , \cdots \,,  a_r) \in \mathbb{Z}^r,
on appelle PGCD de (a_1 \, , \cdots \,,  a_r) et on note a_1 \wedge \cdots \wedge a_r l’entier naturel défini par
\ast si (a_1 \, , \cdots \, , a_r) = (0 , \, \cdots \, ,0),
\quad \quad \quad a_1 \wedge \cdots \wedge a_r = 0
\ast si (a_1 \, , \cdots \, , a_r) \neq (0 , \, \cdots \, ,0),
a_1 \wedge \cdots \wedge a_r = \quad  \quad  \max \{ d \in \mathbb{N}\, /\, \forall \, k \in [\![1 , r]\!],\, d \, \vert \, a_k \}

\bullet Identité de Bezout 
Si r\in \mathbb{N}, r \geq 3 et (a_1 \, ,\cdots \, ,a_r) \in \mathbb{Z}^r,
Il existe (u_1 ,\, \cdots \, , u_r) \in \mathbb{Z}^r tel que
\quad a_1 \wedge \cdots \wedge a_r = \displaystyle \sum _{k = 1} ^r a_k \, u_k \,.

\bullet Si r\in \mathbb{N}, r \geq 3 et (a_1 \, ,\cdots \, ,a_r) \in \mathbb{Z}^r,
a_1 \wedge \cdots \wedge a_r = (a_1 \wedge \cdots \wedge a_{r - 1} ) \wedge a_r\,.

\bullet Si r\in \mathbb{N}, r \geq 3 et (a_1 \,,  \cdots \,  , a_r) \in \mathbb{Z}^r, on dit que :
\ast (a_1 \, , \cdots \, , a_r) sont premiers dans leur ensemble si a_1 \wedge \cdots \wedge a_r = 1
\ast (a_1 \, , \cdots \, ,  a_r) sont premiers 2 à 2 si \forall \, i \neq j ,\, a_i \wedge a_j = 1.

\bullet Théorème de Bezout
Si r\in \mathbb{N} , r \geq 3 et (a_1 \, ,\cdots \, ,a_r) \in \mathbb{Z}^r,
(a_1 \, ,\cdots \, ,a_r) sont premiers dans leur ensemble ssi  \exists \, (u_1 ,\, \cdots \, , u_r) \in \mathbb{Z}^r, \displaystyle \sum _{k = 1} ^r a_k \, u_k = 1.

4. PPCM

\bullet Soient a et b deux éléments de \mathbb{Z}.
On appelle PPCM de a et b et on note a \vee b l’entier naturel défini par
\ast a \vee 0 = 0 \vee a = 0
\ast si a \, b \neq 0, a \vee b = \min \{ m \in \mathbb{N}\, /\, a \, \vert \, m \textrm{ et } b \, \vert \, m \}

Propriétés :
Soient a et b de \mathbb{Z}^*
\ast a \, \mathbb{Z} \, \cap \, b \, \mathbb{Z} = (a \vee b) \, \mathbb{Z}
\ast (a \wedge b) \, (a \vee b) = \vert a \, b \vert
\ast si k \in \mathbb{Z}^*, (k \, a ) \vee (k \, b) = \vert k \vert \, (a \vee b)

\bullet Si r\in \mathbb{N}, r \geq 3 et (a_1 \,,  \cdots \, , a_r) \in \mathbb{Z}^r,
on définit le PPCM de (a_1 \, , \cdots \, , a_r) par
\ast si \displaystyle \prod_{i = 1} ^r a_i = 0, a_1 \vee \, \cdots \, \vee a_r = 0
\ast si \displaystyle \prod_{i = 1} ^r a_i \neq 0,
a_1 \vee \, \cdots \, \vee a_r est le plus petit m \in \mathbb{N}^* tel que \forall\, i \in [\![1 , \, r]\!], \, a_i \, \vert \, m.

\bullet Si r\in \mathbb{N}, r \geq 3 et (a_1 \, ,\cdots \, ,a_r) \in \mathbb{Z}^r,
a_1 \vee \cdots \vee a_r =(a_1 \vee \cdots \vee a_{r - 1} ) \vee a_r\,.

 

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5. Nombres premiers

5.1. Ensemble \mathbb{P}
\bullet p \in \mathbb{N} \setminus \{0 , \, 1 \} est premier lorsque les seuls diviseurs positifs de p sont 1 et p.
On note \mathbb{P} l’ensemble des nombres premiers.

\bullet \mathbb{P} est un ensemble infini.

\bullet Si n \geq 2, n n’est pas premier ssi n admet un diviseur premier inférieur ou égal à \sqrt{n}.

\bullet Crible d’Eratosthène
Soit N \in \mathbb{N}, N \geq 2. Pour obtenir la liste des nombres premiers inférieurs ou égaux à N ^2,
\ast on écrit la liste L des entiers entre 2 et N^2.
\ast pour tout k \in [\![2 ,\, N]\!], si k n’a pas été supprimé par le passage précédent, on supprime dans la liste L les multiples de k strictement supérieurs à k qui n’ont pas encore été supprimés lors des étapes précédentes.

La liste obtenue après le dernier passage est la liste des nombres premiers entre 2 et N ^2.

Correction : Dans la liste des entiers de 2 à 100,
\ast on barre les nombres pairs entre 4 et 100
\ast on barre les multiples stricts de 3 non encore barrés soit 9 ,  \, 15 , \, \cdots \, , 99
\ast on barre les multiples stricts de 5 soit 25, 35 , 55, 65, 85, 95 multiples de 5 qui n’avaient pas encore été barrés
\ast on barre les entiers 49 , 77 , 91 multiples de 7 qui n’avaient pas encore été barrés. 
Les entiers premiers inférieurs à 100 sont donc 2 , 3 , 5 , 7 , 11 , 13 , 17 , 19 , 23 , 29 , 31 , 37 , 41 , 43 47 , 53 , 59 , 61 , 67 , 71 , 73 , 79 , 83 , 89 , 91 , 97.

nombres premiers maths sup

5.2. Valuation p-adique
\bullet Si p \in \mathbb{P} et n \in \mathbb{Z}^*,
la valuation p–adique de n est \quad \quad v_p(n) = \max \{k \in \mathbb{N}\, / \, p^k \, \vert \, n \}.

\bullet Si p \in \mathbb{P} et (a , b) \in {\mathbb{Z}^*}^2
\quad \ast v_p( a) = v_p (\vert a \vert )
\quad \ast v_p( a \, b ) = v_p ( a ) +v_p ( b ).

\bullet Si a \in \mathbb{Z}^*, l’ensemble des p \in \mathbb{P}, tels que v_p(a) \neq 0 est fini.
On dit que la famille (v_p(a))_{p \in \mathbb{P}} est une famille d’entiers presque nuls.

5.3. Décomposition primaire
\bullet Soit (\alpha_p) _ {p \in \mathbb{P}} une famille d’entiers presque nulle (c’est à dire \alpha _ p = 0 sauf éventuellement pour un nombre fini d’entiers )
\ast si \forall\, p \in \mathbb{P}, \alpha _ p = 0, on note \quad \quad \quad \displaystyle \prod_ {p \in \mathbb{P} } p ^{\alpha_p} = 1
\ast si \{ p \in \mathbb{P} \, / \, \alpha _ p\neq 0 \}= \{p_1 , \, \cdots \, , p_k\}, on note \displaystyle \prod_ {p \in \mathbb{P} } p ^{\alpha_p} = \prod_{i = 1}^k {p_i} ^{\alpha _{p_i}}

\bullet Tout entier n \in \mathbb{N}^* s’écrit d’une et d’une seule façon sous la forme
\quad \quad \quad n = \displaystyle \prod _{p \in \mathbb{P}} p ^{v_p(n)}.
Cette décomposition est appelée décomposition primaire de n.

\bullet Soient a et b deux éléments de \mathbb{Z}^*
\ast a divise b ssi \forall\, p \in \mathbb{P}, v_p(a) \leq v_p(b)
\ast a \wedge b = \displaystyle \prod _{p \in \mathbb{P}} p ^{\min (v_p(a), \, v_p(b))}
\ast a \vee b = \displaystyle \prod _{p \in \mathbb{P}} p ^{\max (v_p(a),\,  v_p(b))}.

6. Relation de congruence

6.1. Rappels
\bullet Si n \in \mathbb{N}^*,  (x , y) \in \mathbb{Z}^2,
x \equiv y\;\;[n]  \Leftrightarrow n \, \vert \, x - y
\Leftrightarrow \exists \, p \in \mathbb{Z} , \ x- y = n \, p
définit une relation d’équivalence sur \mathbb{Z} appelée relation de congruence modulo n.

\bullet Pour la relation de congruence modu- lo n, il y a n classes d’équivalence :
\forall\, r \in [\![0 , \, n - 1]\!], \dot r = \{r + n\, p \,/ \, p \in \mathbb{Z}\}.

6.2. Propriétés
\bullet la relation de congruence modulo n est une relation d’équivalence sur \mathbb{Z} vérifiant si x \equiv y \;\; [n] et z \equiv u \;\; [n],
\ast x + z\equiv y + u \;\; [n]
\ast x\, z \equiv y \, u \;\; [n]
\ast si k \in \mathbb{N}, x ^k \equiv y ^k \;\;[n]
\ast si m \in \mathbb{N}^*, m \, x \equiv m\, y \;\; [m \, n]

\bullet Soient (n,\, r) \in {\mathbb{N}^{*} } ^2 et (a , \, b) \in \mathbb{Z}^2.
n \wedge r = 1 et r \, a \equiv r\, b \; \; [n] \Rightarrow a \equiv b \; \; [n].

\bullet Petit théorème de Fermat 
Soit p un nombre premier.
\; \; \ast pour tout a \in \mathbb{Z}, a ^p \equiv a \; \; [p]
\; \; \ast si p ne divise pas a, a ^{p - 1} \equiv 1 \; \; [p].

7. Synthèse de méthodes

7.1. Déterminer le pgcd de a et b si a \, b\neq 0
Se ramener si nécessaire au cas a \in \mathbb{N}^* et b \in \mathbb{N}^* puisque \quad \quad \quad a \wedge b = \vert a \vert \wedge \vert b \vert.
\bullet Utiliser l’algorithme d’Euclide.
\bullet Utiliser la décomposition primaire de a et b.

7.2. Montrer que a \wedge b = 1 si (a ,\, b) \in \mathbb{N}^{*2}
\bullet Utiliser l’algorithme d’ Euclide.
\bullet Introduire d \in \mathbb{N}^* diviseur de a et b et montrer que d = 1.
\bullet Utiliser la décomposition primaire de a et b.
\bullet Supposer qu’il existe p \in \mathbb{P}^* qui divise a et b et démontrer que l’on arrive à une contradiction.
\bullet Trouver u et v dans \mathbb{Z} tels que a \, u + b \, v = 1.

7.3. Utiliser a \wedge b = 1 si (a ,\, b) \in \mathbb{N}^{*2}
\bullet \forall\, p \in \mathbb{P}^*, \, v_p(a) \, v_p(b) = 0.
\bullet Si d \in \mathbb{N}^* divise a et b, d = 1.
\bullet Introduire u et v dans \mathbb{Z} tels que a \, u + b \, v = 1.
\bullet Si de plus a divise b \, c, a divise c (théorème de Gauss).

7.4. Démontrer que b \in \mathbb{N}^* divise a \in \mathbb{Z}
\bullet Trouver k \in \mathbb{Z} tel que a = b \, k.
\bullet Montrer que le reste de la division euclidienne de a par b est nul.
\bullet Montrer que a \equiv 0 \; \; [b].
\bullet Montrer que \forall\, p \in \mathbb{P}, \, v_p(b) \leq v_p(a).
\bullet Écrire b = x_1 \, \cdots \, x_r où ( x_1 \,, \cdots \,, x_r ) \in \mathbb{N}^{*r} sont premiers deux à deux et montrer que \forall\, i \in [\![1, \, r]\!], x_i divise a.
\bullet Montrer que ( x_1 \,, \cdots \,, x_r ) \in \mathbb{N}^{*r} vérifie \forall\, i \in [\![1, \, r]\!], x_i divise a et que b = x_1\, \vee\, \cdots \,\vee \, x_r \,.
\bullet Appliquer le théorème de Fermat :
\quad \ast montrer que b est premier et que a = n ^ b - n avec n \in \mathbb{Z}
\quad\ast montrer que b est premier et que a = n ^{b - 1} - 1 avec n \wedge b = 1.

7.5. Démontrer que n \in \mathbb{N}^* n’est pas premier 
\ast Trouver d diviseur de n tel que 1 < d < n.
\ast Trouver un entier p premier tel que p divise n.
(on rappelle qu’un nombre n \in \mathbb{N}^* non premier admet un diviseur premier d tel que d \leq \sqrt{n}).

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