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Cours en ligne Maths en Maths Sup

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Cours : Nombres réels en Maths Sup MPSI, PTSI, MP2I et PCSI

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Résumé de cours et méthodes – Nombres réels en Maths Sup

Plan :

1. Équation et inéquation du second degré
2. Quelques conseils et recommanda- tions pour les inégalités
3. Pour démontrer une inégalité du type u(x) \leq v(x)
4. Utilisation de valeurs absolues
5. Parties majorées, minorées, bornées
6. Utiliser la partie entière
7. Intervalles de \mathbb{R}.

Si vous ressentez le besoin, ne manquez pas de demander l’assistance d’un professeur particulier de maths.

 

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1. équation et inéquation du second degré

Dans la suite, on note \quad \quad P(x) = a \, x^2 + b \, x + c
où (a , b , c) \in \mathbb{R}^* \times \mathbb{R}^2.

\bullet 🧡 Si P admet deux racines réelles x_1 et x_2\,,
\quad \displaystyle x_1 + x_2 = - \frac {b} a et \displaystyle x_1 \, x_2 = \frac {c} a.

\bullet Pour déterminer u et v réels dont on connaît la somme S = u + v et le produit P = u \, v, on écrit que u et v sont racines de l’équation \quad \quad x ^2 - S \, x + P = 0.
Le problème a une solution ssi S^2 - 4 \, P \geq 0.

\bullet 👍 pas de précipitation dans la recherche des racines de P !
\ast Prendre le temps de chercher si 1 ou -1 n’est pas racine de P.
\ast Si P(1) = 0, l’autre racine est égale à \displaystyle \frac c a.
\ast Si P(- 1) = 0, l’autre racine est égale à \displaystyle - \frac c a.
Dans les deux cas, on détermine l’autre racine en utilisant : \displaystyle \frac c a est le produit des racines.
\ast Ne passez pas à côté d’une identité remarquable :
\quad \quad x ^2 - 2 \, d \, x + d^2 = (x - d) ^2.

\bullet Si l’on connaît les racines x_1 et x_2 de P où P(x) = a \, x^2 + b \, x + c, on peut factoriser P(x) : \quad \quad P(x) = a(x - x_1)(x - x_2)
⚠️ à ne pas oublier le coefficient a !

\bullet Signe de P(x) = a \, x^2 + b \, x + c.
\ast Si \Delta < 0, pour tout réel x, P(x) est du signe de a.
\ast Si \Delta = 0, pour tout réel x, P(x) est du signe de a et non nul si x \neq \displaystyle \frac {- b} {2\, a}.
\ast Si \Delta > 0, P a deux racines distinctes x_1 < x_2 \,,
sur ]x_1 \, , \, x_2[ , P(x) est du signe de - a
sur ]-\infty \, , x_1| \, \cup \, ]x_2 \, , \, +\infty[, P(x) est du signe de a.

\bullet Pour placer un réel t par rapport aux racines x_1 < x_2 de P avec \quad \quad P(x) = a \, x^2 + b \, x + c.
\ast Calculer P(t).
\ast Si a \,P(t) <0, x_1 < t < x_2\,.
\ast Si a \,P(t) > 0, t est à l’extérieur des racines.
On rappelle que S = x_1 + x_2 = \displaystyle \frac { - b} a
On cherche le signe de \displaystyle \frac S 2 - t
… Si \displaystyle \frac S 2 - t < 0, alors x_1 < x_2 < t
(car S/2< t et t à l’extérieur des racines donnent : t est à « droite » de x_2\,)
… Si \displaystyle \frac S 2 - t > 0, alors t < x_1 < x_2
(car S/2> t et t à l’extérieur des racines donnent : t est à « gauche » du réel x_1\,).
👍 : on aura intérêt à faire au brouillon un dessin de la droite réelle, des points d’abscisse x_1\,, x_2 et t (et S/2).

2. Quelques conseils et recommandations pour les inégalités

\bullet Pensez à vérifier les affirmations à chaque étape !
\ast Vous multipliez une inégalité par une expression : est-elle positive ou nulle ? ( ⚠️ méfiez-vous des expressions qui dépendent d’un paramètre ou d’une variable).
\ast Si vous avez multiplié par un nombre négatif, avez-vous changé le sens de l’inégalité ?
\quad \quad a \leq b et c \geq 0 \Rightarrow a \, c \leq b \, c.
\quad \quad a \leq b et c < 0 \Rightarrow b \, c \leq a \, c.

\ast Vous supprimez dans une inégalité le dénominateur, est-il strictement positif ?
\quad si b > 0 , \displaystyle\frac {a} {b} \leq \frac {a'} {b} \Leftrightarrow a \leq a '.

\ast Vous multipliez deux inégalités entre-elles : aviez vous
\quad \quad 0 \leq a \leq b et 0 \leq a' \leq b'
pour pouvoir dire que a\, a' \leq b \, b' ?

\ast Vous passez à l’inverse : les nombres sont-ils strictement positifs ? Avez vous pensé à changer le sens de l’inégalité ?
\quad \quad 0 < a \leq b \Rightarrow \displaystyle \frac 1 b \leq \frac 1 a.

\ast Vous voulez conserver une inégalité stricte par multiplication par un réel, ce nombre est-il strictement positif ?
\quad \quad a < b et c > 0 \Rightarrow a\, c < b\, c.

\ast Vous élevez une inégalité au carré : les deux nombres sont-ils positifs ?
\quad \quad 0 \leq a \leq b \Rightarrow a^2 \leq b ^2.

\bullet Démontrer une inégalité stricte demande en général plus de précautions que la démonstration d’une inégalité large. Inutile de vous compliquer la vie quand ce n’est pas indispensable, démontrer l’inégalité large si telle est la question !.

\bullet Vous voulez majorer le réel positif \displaystyle \frac a b.
Prenez le temps de vérifier que 0 \leq a puis cherchez b' > 0 tel que b \geq b' > 0, alors \displaystyle \frac a b \leq \frac {a} {b'}.
Un calcul de tête risque d’être faux et ne sera jamais justifié !

\bullet Vous voulez prouver que \quad \quad \forall \, x \in \, I , \, f(x) \geq 0.
⚠️ : Si vous partez de l’inégalité f(x) \geq 0 pour arriver par des implications ou sans faire apparaître le type de raisonnement à une inégalité vraie, vous n’aurez pas prouvé que f(x) \geq 0.
Il est indispensable dans ce type de raisonnement de mettre en évidence un raisonnement correct par équivalen- ce pour arriver à une propriété vraie pour tout x \in I.

\bullet ⚠️ faute : ne faites pas de différence d’inégalités !
si vous avez a \leq b et c \leq d, vous pouvez conclure que a - d \leq b - c et surtout pas a - c \leq b - d !

\bullet ⚠️ faute : pas de quotient d’inégalités
si vous avez 0 < a \leq b et 0 < c \leq d, vous pouvez conclure que \displaystyle \frac a d \leq \frac b c et surtout pas \displaystyle \frac a c \leq \frac b d !

\bullet Ne croyez pas aux miracles : quand on demande de prouver qu’une inégalité (I_1) implique une inégalité (I_2), il est rare qu’en faisant subir différentes transformations à (I_1) on ait la chance de tomber sur (I_2).

Voici un exemple de ce qu’il ne faut pas faire :
Si l’hypothèse est - 1 \leq x \leq 1 et la conclusion - 1 \leq 4 \, x^3 - 3 \, x \leq 1,

\bullet croire au miracle serait de commencer par écrire
\quad \; - 4 \leq 4 \, x ^3 \leq 4 et - 3 \leq - 3\, x \leq 3
puis par somme -7 \leq 4 \, x^3 - 3 x \leq 7, vous êtes bien loin de l’inégalité à prouver.

\bullet Ce qu’il faut faire : factoriser \quad 1 - (4 \, x ^3 - 3 \, x) et (4 \, x ^3 - 3 \, x) + 1
pour démontrer que ces expressions sont positives ou nulles sur [ - 1 \, , \, 1].

On introduit P et Q
\ast P(x) = 1 - (4 \, x ^3 - 3 \, x), P admet 1 pour racine, donc on peut écrire
P(x) = 1 + 3 \, x - 4\, x^3
P(x) = (1 -x) (1 +a \, x + 4 \, x^2)
(on compare les termes constants et les coefficients de plus haut degré pour n’avoir qu’un seul coefficient à déterminer.)
On obtient a = 4 en cherchant le coefficient de x : - 1 + a = 3.
P(x) =(1 - x)(1 + 2 \, x) ^2 est du signe de 1 - x.
Donc si x \in [- 1 , \, 1], P(x) \geq 0.

\ast Puis Q(x) = (4 \, x ^3 - 3 \, x) + 1 admet - 1 pour racine, donc on peut écrire
Q(x) = 4 \, x ^3 - 3 \, x + 1 Q(x) = (x + 1)(4 \, x^2 + b \, x + 1)
et on obtient b = - 4 donc
Q(x) = (x + 1) (2 \, x - 1) ^2 est du signe de x + 1.
Donc si x \in [- 1 , \, 1], Q(x) \geq 0.

On a donc prouvé que si x \in [- 1 , \, 1], 4 \, x ^3 - 3 \, x \in [- 1 , \, 1].

3. Pour démontrer une inégalité du type u(x) \leq v(x)

👍 Il est conseillé de se ramener systématiquement (sauf en présence de racine carrée) à une inéquation de la forme v(x) - u(x) \geq 0.

\bullet u et v sont des fonctions polynômes, est-il possible de factoriser u - v ? (chercher s’il y a des racines évidentes et ensuite chercher le signe des facteurs ainsi mis en évidence.)

\bullet u et v sont des fractions rationnelles réduire u - v au même dénominateur pour écrire u(x) - v(x) = \displaystyle \frac {P(x)} {Q(x)} et étudier le signe de P(x) et celui de Q(x).
Il est conseillé de présenter les résultats avec un tableau de signes.

\bullet Pour démontrer que \sqrt{u(x)} \leq v(x)
On vérifie que u(x) et v(x) sont à valeurs positives ou nulles, on utilise ensuite l’équivalence :
\quad \sqrt{u(x)} \leq v(x) \Leftrightarrow u(x) \leq v^2(x).

\bullet Pour démontrer que u(x) \leq \sqrt{v(x)}
\ast l’inégalité est évidente lorsque u(x) < 0 et v(x) \geq 0
\ast dans le cas où u(x) \geq 0 et v(x) \geq 0
u(x) \leq \sqrt{v(x)} \Leftrightarrow u^2(x) \geq v(x).

\bullet Pour démontrer que \vert u(x) \vert \leq v(x),
on peut :
\ast prouver que - v(x) \leq u(x) \leq v(x)
\ast étudier le signe de u(x) pour éventuellement supprimer la valeur absolue
\ast après avoir vérifié que v(x) \geq 0 , utiliser
\quad \vert u(x) \vert \leq v(x) \Leftrightarrow u^2(x) \leq v ^2(x).

\bullet Dans les autres cas, on étudie les variations de w : x \mapsto u(x) - v(x).
On donne le tableau de variations (ce qui est toujours plus explicite qu’un long discours).

\bullet Pour démontrer que u(x) < v(x) sur I =\; ]a , \, b] ou I =\; ]a , \,\, b[.
\ast si vous voulez utiliser la valeur en a, il suffit de pouvoir dire que v - u est continue sur J = [a , \, b[ ou [a ,\, b], que v - u est strictement croissante sur I (c’est le cas si (v - u)'(x) > 0 sur I. ) Dire ensuite que u est strictement croissante sur J (attention pas sur I) et que si x \in J, \quad \quad v (x) - u(x) > v(a) - u(a),
il suffit que v(a) - u(a) \geq 0. pour obtenir l’inégalité stricte souhaitée.

Exemple prouver que pour tout x > 0, \quad \quad \quad \,\ln(1 + x) < x.

Correction :
On note f : x \mapsto x - \ln(1 + x).
f est continue sur [0 , \, + \infty[, dérivable sur \mathbb{R }^{+ *} et f'(x) = \displaystyle \frac x {1 + x} > 0 si x > 0.
f est strictement croissante sur \mathbb{R}^+ , donc si x > 0,\, f(x) > f(0) soit f(x) > 0.

4. Utilisation de valeurs absolues

\bullet Inégalité triangulaire :
\ast si x et y sont des réels, \quad \quad \vert x + y \vert \leq \vert x \vert + \vert y \vert
\ast et sa conséquence : \quad \quad \vert \, \vert x \vert - \vert y \vert \, \vert \leq \vert x - y \vert.

\ast sa généralisation à n réels (x _1 \, , \, x_2 \, , \, \cdots \, , \, x_n ),
\quad \quad \displaystyle \left \vert \sum _ {k = 1} ^n x_ k \right \vert \leq \sum _ {k = 1} ^{n} \vert x_ k \vert.

\bullet Une astuce de calcul classique :
si x et a sont réels
\vert x \vert = \vert x + a + (- a) \vert \leq \vert x + a \vert + \vert a \vert.
et aussi
\vert x \vert = \vert x - a + (a) \vert \leq \vert x - a \vert + \vert a \vert.

\bullet Pour démontrer que \vert f(x)\vert \leq \alpha, il suffit de prouver que f(x) \leq \alpha et - f(x) \leq \alpha.

\bullet Connaître l’équivalence évidente :
\quad \quad \vert y \vert \leq \alpha \Leftrightarrow - \alpha \leq y \leq \alpha

\bullet ⚠️ aux risques d’erreurs
Si a \leq b , vous ne pouvez pas conclure que \vert a \vert \leq \vert b \vert.
Par exemple - 2 \leq 1 et \vert - 2 \vert > \vert 1 \vert.

\bullet 👍 : pour obtenir une majoration de \vert f(x) \vert, commencer par écrire \vert f(x)\vert avant de faire quelque majoration que ce soit sur f(x), il sera trop tard pour passer à la valeur absolue, sauf si les inégalités portent sur des nombres positifs !

 

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5. Parties majorées, minorées, bornées

5.1. Définition
\bullet Soit A une partie non vide de \mathbb{R},
\ast A est majorée s’il existe M \in \mathbb{R} tel que \forall \, a \in A,\, a \leq M.
⚠️ à l’ordre des quantificateurs !
M est un majorant de A et tout réel M' \geq M est un majorant de A.

\ast A est minorée s’il existe m \in \mathbb{R} tel que \forall \, a \in A,\, m \leq a
⚠️ à l’ordre des quantificateurs !
m est un minorant de A et tout réel m' \leq m est un minorant de A.

\bullet Soit A une partie non vide
\ast Si A est une partie de de \mathbb{R}, A est bornée si elle est majorée et minorée.
👍 Il est plus simple de traduire A bornée par : il existe M \in \mathbb{R}^+ tel que \forall \, a \in A,\, \vert a \vert \leq M.

\ast Si A est une partie de \mathbb{C}, A est bornée s’il existe M \in \mathbb{R}^+ tel que \forall \, a \in A,\, \vert a \vert \leq M

5.2. Plus grand et plus petit élément 
\bullet Une partie non vide de \mathbb{R} admet un plus grand élément M lorsqu’il existe M \in A tel que \forall \, a \in A,\, a \leq M.
Alors M est unique et noté \quad \quad \quad \quad M = \max A.

\bullet Une partie non vide de \mathbb{R} admet un plus petit élément m lorsqu’il existe m \in A tel que \forall \, a \in A,\, m \leq a.
Alors m est unique et noté m = \min A.

\bullet Si x et y sont réels, on note
\ast \max(x , y) le plus grand élément de \{x \, , \, y\}
\ast \min (x , y) le plus petit élément de \{x \, , \, y\}.
On peut vérifier que
\ast \max (x , \, y) = \displaystyle \frac 1 2 \left ( x + y + \vert x - y \vert \right )
\ast \min (x , \, y) = \displaystyle \frac 1 2 \left ( x + y - \vert x - y \vert \right ).

\bullet Cas particuliers.
\ast Toute partie finie non vide de \mathbb{R} admet un plus petit et un plus grand élément.
\ast Toute partie non vide de \mathbb{N} admet un plus petit élément
\ast Toute partie finie non vide de \mathbb{N} admet un plus grand élément.

5.3. Borne supérieure
\bullet Si A est une partie majorée non vide de \mathbb{R}, l’ensemble des majorants de A admet un plus petit élément qui est appelé borne supérieure de A et noté \sup A.

\bullet Si A est une partie majorée non vide de \mathbb{R}, il y a équivalence entre :
\ast \alpha = \sup A

\ast \forall \, a \in A ,\, a \leq \alpha
et pour tout \gamma < \alpha ,\, \gamma n’est pas un majorant de A.

\ast \forall \, a \in A ,\, a \leq \alpha
et pour tout \gamma < \alpha,  \exists\,  b \in A ,\, \gamma < b

\ast \forall \, a \in A ,\, a \leq \alpha
et il existe une suite (a_n)_n de A qui converge vers \alpha.

Correction :

\bullet Si \alpha = \sup A
\ast \forall \, a \in A ,\, a \leq \alpha
\ast \forall \, n \in \mathbb{N}, \displaystyle \alpha - \frac 1 {n + 1} < \alpha donc n’est pas un majorant de A, il existe donc a_n \in A tel que \displaystyle \alpha - \frac 1 {n + 1} < a_n \leq \alpha.
Par encadrement, \displaystyle \lim _{n \to +\infty} a_n = \alpha.

 

\bullet On suppose que \forall \, a \in A ,\, a \leq \alpha et qu’il existe une suite (a_n)_n de A qui converge vers \alpha
Soit \gamma < \alpha et on traduit \displaystyle \lim _{n \to +\infty} a_n = \alpha, en prenant \varepsilon = (\alpha - \gamma) / 2
il existe N \in \mathbb{N} tel que si n \geq N, \quad  \quad \vert a_n - \alpha \vert \leq \varepsilon \Rightarrow \displaystyle - \frac {\alpha - \gamma} 2 \leq a_n - \alpha
en particulier, \displaystyle a_N \geq \frac {\alpha + \gamma} 2 > \gamma.
On a prouvé que \gamma n’est pas un majorant de A.

👍 seule l’implication :
Si A est une partie majorée non vide de \mathbb{R},
\alpha = \sup A \Rightarrow Il existe une suite (a_n)_n de A qui converge vers \alpha
est au programme.
C’est en fait l’implication la plus utile.

👍 Si l’ensemble A admet une borne supérieure M,
\ast si M' est un réel tel que pour tout a \in A, a \leq M', M' est un majorant de A, donc M \leq M'.
\ast en introduisant une suite bien choisie (a_n)_n de A, si cette suite converge vers L, en écrivant que pour tout n \in \mathbb{N} , a_n \leq M et en passant à la limite, on obtient L \leq M.

5.4. Borne inférieure
\bullet Si A est une partie minorée non vide de \mathbb{R}, l’ensemble des minorants de A admet un plus grand élément qui est appelé borne inférieure de A et noté \inf A.

\bullet Si A est une partie minorée non vide de \mathbb{R}, il y a équivalence entre :
\ast \beta = \inf A

\ast \forall \, a \in A ,\, \beta \leq a
et pour tout \gamma > \beta ,\, \gamma n’est pas un minorant de A.

\ast \forall \, a \in A ,\, \beta \leq a
et pour tout  \gamma > \beta,  \exists \, b \in A ,\, b < \gamma

\ast \forall \, a \in A ,\, \beta \leq a
et Il existe une suite (a_n)_n de A qui converge vers \beta

démonstration de la dernière équivalence

\bullet Si \beta = \inf A
\ast \forall \, a \in A ,\, \beta \leq a
\ast \forall \, n \in \mathbb{N}, \displaystyle \beta + \frac 1 {n + 1} > \beta donc n’est pas un minorant de A, il existe donc a_n \in A tel que  \displaystyle \beta \leq a_n < \beta + \frac 1 {n + 1}.
Par encadrement, \displaystyle \lim _{n \to +\infty} a_n = \beta.

\bullet On suppose que \forall \, a \in A ,\, \beta \leq a et qu’il existe une suite (a_n)_n de A qui converge vers \beta.
Soit \beta < \gamma. On traduit \displaystyle \lim _{n \to +\infty} a_n = \beta , en prenant \varepsilon = (\gamma - \beta) / 2, il existe N \in \mathbb{N} tel que si n \geq N, \quad \quad \vert a_n - \beta \vert \leq \varepsilon \Rightarrow \displaystyle a_n - \beta \leq \frac {\gamma - \beta} 2
en particulier \displaystyle a_N \leq \frac {\gamma + \beta} 2 < \gamma.
On a prouvé que \gamma n’est pas un minorant de A.

👍 seule l’implication :
Si A est une partie minorée non vide de \mathbb{R},
\beta = \inf A \Rightarrow Il existe une suite (a_n)_n de A qui converge vers \alpha
est au programme.
C’est en fait l’implication la plus utile.

👍 Si l’ensemble A admet une borne inférieure m,
\ast si m' est un réel tel que pour tout a \in A, a \geq m', m' est un minorant de A, donc m' \leq m.
\ast en introduisant une suite bien choisie (a_n)_n de A, si cette suite converge vers L, en écrivant que pour tout n \in \mathbb{N} , a_n \geq m et en passant à la limite, on obtient L \geq m.

\bullet Si A est une partie non vide de \mathbb{R}
\alpha = \max A ssi \alpha \in A et \alpha = \sup A.

\bullet Si A est une partie non vide de \mathbb{R}
\beta= \min A ssi \beta \in A et \beta = \inf A.

exemple : si a , \, b sont réels et vérifient a < b, [a , b [ est un intervalle borné, admettant une borne supérieure a, mais pas de plus grand élément, et admet un plus petit élément égal à b.

6. Utiliser la partie entière

\bullet Si x \in \mathbb{R},
\ast \lfloor x \rfloor est l’unique élément de \mathbb{Z} tel que \lfloor x \rfloor \leq x < \lfloor x \rfloor + 1.
\ast C’est aussi l’unique élément de \mathbb{Z} tel que x - 1 < \lfloor x \rfloor \leq x.
\ast C’est l’unique élément de \mathbb{Z} tel que x = \lfloor x \rfloor + \alpha où \alpha \in [0 \, , \, 1[.

\bullet Pour tout n \in \mathbb{N}, x_n = \lfloor x . 10 ^n \rfloor . 10 ^{-n} vérifie
\ast x_n \leq x < x_n + 10 ^{- n}.
On dit que x_n est la valeur approchée par défaut de x à 10 ^{-n} près et que x_n + 10 ^{- n} est la valeur approchée par excès de x à 10^{-n} près.
\ast La suite (x_n)_n est une suite de rationnels qui converge vers x.

\bullet La fonction x \mapsto \lfloor x \rfloor est croissante sur \mathbb{R } et vérifie
\quad \forall \, x \in \mathbb{R},\, \lfloor x + 1 \rfloor = \lfloor x \rfloor + 1.

\bullet Conséquence pour démontrer qu’une expression f(x) dépendant de la partie entière est nulle, il suffit de trouver une période P de f et de démontrer que f(x) = 0 si x \in [0 ,\, P[.

exemple
Calculer \displaystyle \left \lfloor x + \frac 1 2 \right \rfloor- \left \lfloor x - \frac 1 2 \right \rfloor.

Correction

Soit f(x) = \displaystyle \left \lfloor x + \frac 1 2 \right \rfloor- \left \lfloor x - \frac 1 2 \right \rfloor.
En utilisant \forall\, y \in \mathbb {R}, \lfloor y + 1 \rfloor = \lfloor y \rfloor + 1,
On obtient pour tout x \in \mathbb{R},
f(x + 1) = \displaystyle \left \lfloor x + \frac 1 2 \right \rfloor + 1 - \left \lfloor x - \frac 1 2 \right \rfloor - 1
f(x + 1) = f(x).
f est 1-périodique
\ast Si x \in [0 , 1/2[,\, x + 1/2 \in [1/2 , 1[ et x - 1/2 \in [-1/2 \, , \, 0[, f(x) = 0 - (-1) = 1
\ast Si x \in [1/2 , 1[, \, x + 1/2 \in [1 , 3/2[ et x - 1/2 \in [0 \, , \, 1/2[, f(x) = 1 - 0 = 1.

\forall\, x \in [0 , 1[,\, f(x) = 1.
Par 1-périodicité, le résultat est valable pour tout réel x.

7. Intervalle de \mathbb{R}

\bullet Pour démontrer que qu’une partie non vide I de \mathbb{R} est un intervalle de \mathbb{R}, on prouve que si (a , b) \in I^2 avec a \leq b [a , b] \subset I c’est à dire que \quad \forall\, t \in [0 , 1], t \, a + (1 - t) \ b \in I.

\bullet Tout intervalle ouvert non vide de \mathbb{R} contient un rationnel (et un décimal) et un irrationnel.
On dit que l’ensemble des décimaux, \mathcal{Q} et \mathcal{R} \setminus \mathcal{Q} sont denses dans \mathcal{R}.

Poursuivez vos révisions avec les chapitres suivants du programme de mathématiques en Maths Sup :

  • ensembles et applications
  • introduction aux fonctions
  • fonctions usuelles 
  • primitives
  • équations différentielles

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