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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

Récurrence
Sommes et produits
Nombres complexes
Trigonométrie
Nombres réels
Ensembles et applications
Fonctions (intro)
Fonctions usuelles
Primitives
Équations différentielles
Suites numériques
Limites et continuité
Dérivées
Systèmes
Polynômes
Fractions rationnelles
Arithmétique et polynômes
Arithmétique et fractions rationnelles
Analyse asymptotique
Développements limités
Dénombrements
Espaces vectoriels
Matrices
Intégrations
Espaces préhilbertiens
Espaces euclidiens
Séries numériques
Probabilités
Déterminants
Variables aléatoires
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Cours : Suites numériques en Maths Sup

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Résumé de cours et méthodes – Suites numériques en Maths Sup

Plan :

1. Les suites récurrentes particulières
2. Cas des suites monotones
3. Cas général
4. Une aide pour les suites de la forme u_{n + 1} = f(u_n)
5. Suites définies implicitement.

Ce cours en ligne proposé gratuitement par Groupe Réussite vous aidera à comprendre le cours sur les suites en prépa maths sup et à appréhender les méthodes qui vous permettront de résoudre la plupart des exercices. Pour aller plus loin, nous vous proposons sur notre plateforme des professeurs particuliers de maths pour vous aider à travailler et à éliminer les zones d’ombres du cours.

 

1. Les suites récurrentes particulières en MPSI, PCSI, MP2I et PTSI

1.1. Suites arithmétiques

On suppose que k \in \mathbb{N}.

D : Les suites arithmétiques sont les suites définies par leur premier terme u_k et telles qu’il existe a \in \mathbb{C} tel que si n \geq k, \, u_{n + 1} = u_n + a.

a est appelé la raison.

P1 : La suite (u_n)_{n \geq k} arithmétique de raison a vérifie \quad \forall \, n \geq k, \, u_n = u_k + (n - k)\,  a.

P2 : Si (u_n)_{n\geq k} est une suite arithmétique et si q \geq p \geq k,

  \quad  \displaystyle \sum _ {i = p} ^{q} u_i = \frac {q - p + 1} 2 (u_p + u_q).

Cas particulier : \displaystyle \sum _ {k = 1} ^n k = \frac {n(n + 1)} 2

1.2. Suites géométriques

D : Les suites géométriques sont les suites définies par leur premier terme u_k et telles qu’il existe q \in \mathbb{C}^* tel que si n \geq k, \, u_{n + 1} = q \, u_n.

q est appelé la raison.

P1 : La suite (u_n)_{n \geq k} géométri- que de raison q vérifie

\quad \quad \forall \, n \geq k, \, u_n = u_k \, q ^ {n - k}\,.

P2 : Si (u_n)_{n\geq k} est une suite géométrique de raison q \neq 1,

si n \geq p \geq k, \, \displaystyle \sum _ {i = p} ^{n} u_i = u_p \frac {1 - q ^{n - p + 1}} {1 - q}.

Cas particulier qu’il est indispensable de connaître par cœur :

si q \neq 1 , \displaystyle \sum _ {i = 0} ^n q ^i = \frac {1 - q ^{n + 1}} {1 - q}.

1.3. Suites arithmético-géométriques

D : Les suites arithmético-géométri- ques sont les suites définies par une relation du type :

il existe (a ,\, b) \in \mathbb{C} ^2, où a \neq 1,\quad \quad \forall\, n \in \mathbb{N}, \, u_{n + 1} = a \, u_n + b.

Méthode :

On commence par déterminer un complexe C tel que C = a \, C + b.

Si n \in \mathbb{N}, , on note \, w_n = u_n - C.

En faisant la soustraction des relations u_{n + 1} = a \, u_n + b et C = a\, C + b, on démontre que la suite (w_n)_n est une suite géométrique de raison a.

On en déduit w_n = a^n \, w_0 où w_0 = u_0 - C puis on termine par u_n = w_n + C.

1.4. Suites récurrentes linéaires d’ordre 2

Soit (a , \, b) \in \mathbb{K} \times \mathbb{K}^*.

On veut déterminer le terme général des suites (u_n)_n vérifiant \quad \forall \, n \in \mathbb{N}, \, u_{n + 2} = a\, u_{n + 1} + b \, u_n \,.

On forme l’équation caractéristique \quad \quad \quad x^2 - a \, x - b = 0.

\bullet 1er cas. L’équation caractéristique admet deux racines distinctes notées r_1 et r_2 dans \mathbb{K} :

il existe (\lambda , \, \mu) \in \mathbb{K} ^2,

\quad \quad \quad  \, \forall \, n \in \mathbb{N} , \, u_n = \lambda \, r_1 ^n + \mu \, r_2 ^n\,.

\bullet 2ème cas. L’équation caractéristique admet une racine double r :

il existe (\lambda , \, \mu) \in \mathbb{K} ^2, \quad \quad \quad  \forall \, n \in \mathbb{N} , \, u_n = ( n \lambda + \mu) \, r ^n.

\bullet 3ème cas. (a , b) \in \mathbb{R} \times \mathbb{R}^* et l’équation caractéristique admet deux racines complexes conjuguées notées

\rho \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \theta } et \rho \, \textrm{e} ^{- \textrm{i} \, \theta } :

il existe (\lambda , \, \mu) \in \mathbb{K} ^2, \forall \, n \in \mathbb{N} , \quad   u_n = \rho ^n \left ( \lambda \, \cos(n\,  \theta) + \mu \, \sin (n  \, \theta) \right ).

En général, on calcule les constantes \lambda et \mu en utilisant les valeurs de u_0 et u_1 .

 

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2. Étudier la convergence d’une suite monotone

2.1. Des conseils

\bullet a) Quand la suite est donnée par récurrence : penser à vérifier qu’elle est bien définie.

\bullet b) Il vaut mieux étudier la monotonie d’une suite (u_n)_n en étudiant le signe de u_{n + 1} - u_n .

Si vous voulez absolument raisonner avec le quotient, vous devez commen- cer par dire que pour tout n \in \mathbb{N}, \, u_n > 0 et démontrer que

… \displaystyle \frac {u_{n + 1}} {u_n} \geq 1 pour tout n pour prouver que (u_n)_n est croissante

… \displaystyle \frac {u_{n + 1}} {u_n} \leq 1 pour tout n pour prouver que (u_n)_n est décroissante

\bullet c) Pour traduire que la suite réelle (u_n)_n est majorée :

on écrit qu’il existe M \in \mathbb{R} tel que pour tout n \in \mathbb{N}, \, u_n \leq M

à respecter l’ordre des quantificateurs mathématiques ;

\quad \quad  \exists \, M \in \mathbb{R} , \, \forall \, n \in \mathbb{N}, \, u_n \leq M.

s’il existe k \in \mathbb{N}^* tel que (u_n)_{n \geq k} soit majorée, la suite (u_n)_n est majorée.

\bullet d) Pour traduire que la suite réelle (u_n)_n est minorée :

on écrit qu’il existe m \in \mathbb{R} tel que pour tout n \in \mathbb{N}, \, u_n \geq m.

à respecter l’ordre des quantificateurs :

\quad \quad  \exists \, m \in \mathbb{R} , \, \forall \, n \in \mathbb{N}, \, u_n \geq m.

\bullet e) Pour traduire que la suite réelle ou complexe (u_n)_n est bornée, on écrit qu’il existe M \in \mathbb{R} ^+tel que pour tout

n \in \mathbb{N}, \, \vert u_n \vert \leq M.

à respecter l’ordre des quantifica- teurs :

\quad \; \exists \, M \in \mathbb{R}^+ , \, \forall \, n \in \mathbb{N}, \, \vert u_n \vert \leq M.

Pour une suite réelle, il est nettement plus simple d’utiliser cette caractérisation que d’écrire qu’elle est majorée et minorée.

\bullet f) Pour l’étude d’une suite de terme général {u_n}^ {v_n} où \forall\, n \in \mathbb{N},\, u_n > 0, écrire

{u_n}^ {v_n}= \exp(v_n \ln ( u_n)) et déterminer la limite de la suite (v_n \ln ( u_n))_n .

Dans le cas où

\quad \; \displaystyle \lim_{n\to + \infty} u_n = 1 et\displaystyle \lim_{n\to + \infty}v_n = \infty,

on a une forme indéterminée.

2.2. Suite croissante

Le résultat :

Si (u_n)_n est croissante, (u_n)_n est convergente ssi elle est majorée

\ast Si elle est majorée, elle converge vers L = \displaystyle \sup _{n \in \mathbb{N}} u_n\,.

\ast Si elle n’est pas majorée, elle diverge vers +\infty.

\bullet M1. Si (u_n)_n est croissante, pour démontrer qu’elle converge, il suffit de prouver qu’elle est majorée.

\bullet M2. Pour trouver un majorant d’une suite croissante, on peut chercher quelle peut être la limite L de la suite et démontrer que

pour tout n de \mathbb{N}, u_n \leq L.

\bullet M3. Pour démontrer qu’une suite croissante diverge vers + \infty, on peut supposer qu’elle converge et montrer qu’il y a une contradiction (par exemple en prouvant qu’elle devrait converger vers un nombre L \geq   u_n puisque la limite d’une suite croissante est sa borne supérieure ).

exemple 1

Étude de la suite lorsque u_0 = 0 et \forall\, n \in \mathbb{N}, \, u_{n + 1} = \sqrt{u_n + 2}.

Correction : \ast On démontre facilement par récurren- ce que pour tout n \in \mathbb{N}, u_n est défini et u_n \geq 0.

\ast u_1 = \sqrt{2} > u_0\,. 
Si l’on suppose démontré que u_n < u_{n + 1} , alors 2 + u_n < 2 + u_{n + 1} et comme la fonction racine carrée est strictement croissante : u_{n + 1} < u_{n + 2} \,.
Par récurrence sur n, u_n < u_{n + 1}\,. La suite est donc strictement croissante.

\ast Pour deviner un majorant de la suite, on raisonne ainsi : 
Si la suite (u_n)_n est convergente, elle admet une limite L \geq 0 (car u_n \geq 0) et vérifiant, en passant à la limite dans la relation u_{n + 1} ^2 = 2 + u_n\,, L^2 = L + 2 soit L \in \{- 1 , 2\}, donc L = 2. 

\ast On démontre que (u_n)_n est majorée par 2. 
Si n \in \mathbb{N}, on note H_n : u_n < 2.
H_0 est vraie, puisque u_0 = 0. 
Si elle est vraie au rang n, u_n + 2 < 4, donc u_{n+1} < 2. 

\ast La suite est croissante et majorée par 2, elle converge, et on a vu que la seule limite possible était égale à 2, elle converge vers 2.

exemple 2

Étude de la suite définie par u_0 = 1 et \forall \, n \in \mathbb{N},\, u_{n + 1} = u_n + u_n^2\,.

Correction : \forall\, n \, u_{n + 1} = u_n + u_n^2 \geq u_n\,, la suite est croissante. Si elle était convergente, elle convergerait vers L tel que L = L + L^2, donc L = 0. Mais comme L \geq u_0 \geq 1, on aboutit à une contradiction.
La suite étant croissante, elle diverge vers +\infty.

Comme pour tout n \in \mathbb{N}, \, u_n \geq u_0 , si la suite était convergente, elle convergerait vers L \geq u_0 > 2 ce qui est impossible. 
La suite (u_n)_n est croissante et divergente, elle diverge vers + \infty. 

2.3. Suite décroissante

Le résultat :

Si (u_n)_n est décroissante, (u_n)_n est convergente ssi elle est minorée

\ast Si elle est minorée, elle converge vers L = \displaystyle \inf _{n \in \mathbb{N}} u_n\,.

\ast Si elle n’est pas minorée, elle diverge vers -\infty.

\bullet M4. Pour trouver un minorant d’une suite décroissante, on peut chercher quelle peut être la limite L de la suite et démontrer que pour tout n de \mathbb{N}, u_n \geq L.

\bullet M5. Pour démontrer qu’elle diverge vers -\infty, on peut supposer qu’elle converge et montrer qu’il y a une contradiction (par exemple en prouvant qu’elle devrait converger vers un nombre L \leq  u_n  puisque la limite d’une suite décroissante est sa borne inférieure ).

On a prouvé que f est une surjection de E sur F. 

exemple 

Étude de la suite définie par

\quad \forall\, n \in \mathbb{N},\,\displaystyle u_{n + 1} = \frac {4\,  u_n - 1 - u_n^2} 2

lorsque u_0 < 1, puis 1 < u_0 < 3.

Correction : La suite est décroissante car :

\quad \displaystyle u_{n + 1} - u_n = - \frac 1 2 (1 - u_n)^2 \geq 0. 

Pour deviner un minorant de la suite , on raisonne ainsi :

Si la suite (u_n)_n est convergente, elle admet une limite L vérifiant, en passant à la limite dans la relation \quad \quad  u_{n + 1} -</em>  <em>u_n =- \displaystyle \frac  1 2 (1 - u_n)^2,

0= - (1 - L) ^2 soit L = 1.

On étudie les deux cas demandés.

\ast Cas u_0 < 1.

Comme la suite est décroissante, pour tout n \in \mathbb{N}, \, u_n \leq u_0 < 1.

Si la suite était minorée, elle converge- rait vers L \leq u_0 < 1 et L = 1 ce qui est impossible.

La suite est décroissante et non minorée, elle diverge vers - \infty. 

\ast Cas 1 < u_0 < 3.

Comme la suite est décroissante, pour tout n \in \mathbb{N},\, u_n \leq u_0 < 3.

On démontre par récurrence que pour tout n, 1 < u_n\,.

La propriété est vraie pour n = 0.

Si elle est vraie au rang n,

u_{n + 1 } - 1 = \displaystyle \frac 1 2 \left ( {4\,  u_n - 3 - u_n^2} \right ) u_{n + 1} - 1  = \displaystyle \frac 1 2 {( u_n - 1)(3 - u_n)} > 0

donc 1 < u_{n + 1}\,.

La propriété est démontrée par récurrence. Elle est vraie pour tout n.

La suite est décroissante et minorée par 1, elle converge vers 1 unique limite possible de la suite. 

Si u_0 > 3, en utilisant :

\quad u_{1 } - 1 = \displaystyle \frac 1 2 {( u_0 - 1)(3 - u_0)} < 0

on obtient u_1 < 1 et d’après le premier cas (en commençant la suite au rang 1), la suite diverge vers - \infty. 

Si la suite (u_n)_n est strictement décroissante et converge vers L, pour tout n \in \mathbb{N}, \, u_n > L.

Justification : On sait que L = \displaystyle \inf _ {p \in \mathbb{N}} u_p\,,

donc \forall\, n \in \mathbb{N},\, u_{n + 1} \geq L et u_n > u_{n + 1}

\Rightarrow u_n > L.

Retenir l’astuce d’introduire u_{n + 1} !

2.4. Suites adjacentes

\bullet M6. On donne deux suites à étudier : on peut chercher à démontrer qu’elles sont adjacentes.

On doit prouver que l’une des suites est croissante, l’autre décroissante et que la différence converge vers 0.

Si les suites (u_n)_n et (v_n)_n sont adjacentes, elles convergent vers la même limite L qui est encadrée pour tout entier n par

u_n et v_n\,.

Il est parfois possible d’exprimer la limite commune L.

On détermine le signe de u_n - v_n de façon à voir quelle doit être la suite croissante et la suite décroissante.

Si \forall \, n \in \mathbb{N}, \,u_n - v_n \geq 0, on prouve que (u_n)_n est décroissante et (v_n)_n est croissante.

Si \forall \, n \in \mathbb{N}, \,u_n - v_n \leq 0, on prouve que (u_n)_n est croissante et (v_n)_n est décroissante.

Un exemple classique

Les relations :  pour tout n \in \mathbb{N}^*,

\quad u_n = \displaystyle \sum _{k = 0} ^n \frac 1 {k! } et v_n = u_n + \displaystyle \frac 1 {n . \, n !}

définissent des suites adjacentes de limite irrationnelle.

Démonstration : \bullet Convergence des suites 

\ast Il est évident que \quad \quad \quad \displaystyle \lim_{n \to + \infty} (v_n - u_n ) = 0

\ast Si n \in \mathbb{N}^* , \, \displaystyle u_{n + 1} - u_n = \frac 1 {(n + 1)!} > 0. La suite (u_n)_{n \geq 1} est strictement croissante.

\ast Si n \in \mathbb{N}^* ,

\displaystyle v_n - v_{n + 1} = \quad \quad \displaystyle \frac {1 } {n \, n !} - \frac 1 {(n + 1) \, (n + 1)! } - \frac 1 {(n + 1)!}.

\displaystyle v_n - v_{n + 1} = \displaystyle \quad \frac {(n +1) ^2 - n - n (n + 1)} {n (n + 1) \, (n + 1)! }

\displaystyle v_n - v_{n + 1} = \frac {1} {n (n + 1) \, (n + 1)! } > 0

La suite (v_n)_{n \geq 1} est strictement décroissante. 

Les suites (u_n)_n et (v_n)_n sont adjacentes, elles convergent vers la même limite L, de plus L \geq u_1 donne L \geq 2. 

\bullet La limite L est irrationnelle.

Pour tout n \in \mathbb{N}^* , \; u_{n + 1} \leq L \leq v_{n + 1}\,,

donc u_n < u_{n + 1} \leq L \leq v_{n + 1} < v_n donne u_{n} < L < v_{n} \,. 

On raisonne par l’absurde et on suppose que L \in \mathbb{Q}. Il existe donc (p , q) \in \mathbb{N}^{*2} tel que L = \displaystyle \frac p q.

On vient de prouver que \displaystyle u_{q} < \frac p q < v_{q} \,.

En multipliant par q !

\quad \quad \quad \displaystyle q! \, u_{q} < p \, (q - 1)! < q! \, v_{q}\,.

q! \, u_{q} = \displaystyle \sum _{k = 0} ^q \frac {q! } {k!} \in \mathbb{N}

car si 0 \leq k \leq q,

\quad \quad \displaystyle \frac {q! } {k!} = q (q - 1) \, \cdots \, (q - k + 1) \in \mathbb{N}

q!\; v_{q} = q! \; u_{q} + 1 est l’entier consécutif à q! \; u_q\,.

p\, (q - 1)! est un entier strictement compris entre deux entiers consécutifs, on aboutit à une contradiction.

La limite L est irrationnelle. 

On démontrera ultérieurement que L = \textrm{e} ^1. 

\bullet M7. Dans certains cas, on parvient à démontrer que pour tout n \in \mathbb{N}, u_n \leq v_n , avec (u_n)_n croissante et

(v_n)_n décroissante, sans parvenir à prouver que la suite (u_n - v_n)_n converge vers 0.

On démontre qu’alors la suite (u_n)_n est majorée par v_0 (puisque pour tout n \in \mathbb{N},\; u_n\leq v_n \leq v_0 ) et que la suite

(v_n)_n est minorée par u_0 (puisque pour tout n \in \mathbb{N}, u_0 \leq u_n \leq v_n ).

Elles sont toutes deux convergentes. On peut éventuellement chercher à démontrer que les limites des deux suites sont égales.

3. Convergence de suites dans le cas général en MPSI, MP2I, PCSI et PTSI

3.1. En utilisant les théorèmes sur les convergences

Il n’est pas toujours indispensable d’étudier la monotonie d’une suite pour en justifier la convergence (ou la divergence).

\bullet M1 : La somme, le produit de deux suites convergentes sont des suites convergentes et

\ast Somme de deux suites convergentes

\displaystyle \lim_{n \to + \infty} (u_n + v_n ) = \lim_{n \to + \infty} u_n + \lim_{n \to + \infty} v_n

\ast Produit de deux suites convergentes

\displaystyle \lim_{n \to + \infty} (u_n \, v_n ) = \lim_{n \to + \infty} u_n \times \lim_{n \to + \infty} v_n

\ast Produit d’une suite convergente par \lambda \in \mathbb{K}, \displaystyle \lim_{n \to + \infty} (\lambda \, u_n ) = \lambda \lim_{n \to + \infty} u_n \,.

\bullet M2 : Si les suites (u_n)_n et (v_n)_n convergent respectivement vers L et L' avec L' \neq 0, il existe un entier N tel que si n \geq N,\, v_n \neq 0 et la suite \displaystyle \left ( \frac {u_n} {v_n} \right ) _{n \geq N} converge vers \displaystyle \frac L {L'}.

\bullet M3 : Si la suite (u_n)_n diverge vers + \infty (resp. - \infty), il existe un entier N tel que si n \geq N,\, u_n \neq 0 et la suite \displaystyle \left ( \frac 1 {u_n} \right ) _{n \geq N} converge vers 0.

\bullet M4 : Si la suite (u_n)_n converge vers 0 et s’il existe un entier N tel que si n \geq N,\, u_n > 0 (resp.  u_n < 0),
la suite \displaystyle \left ( \frac 1 {u_n} \right ) _{n \geq N} diverge vers + \infty (resp. vers - \infty).

\bullet M5 : Si la fonction f : I \to \mathbb{R} est continue en a \in I et si la suite (u_n)_n de I converge vers a, \quad \quad \quad \displaystyle \lim_{n \to + \infty} f(u_n) = f(a).

3.2. Utiliser des inégalités

\bullet M1. Pour démontrer que la suite (u_n)_n converge vers 0, il suffit de prouver que (\vert u_n \vert )_n converge vers 0.

\bullet M2. Si \exists \, N \in \mathbb{N}, \, \forall\, n \geq N, \, u_n \geq v_n et \displaystyle \lim_{n \to + \infty} v_n = + \infty, alors la suite (u_n)_n diverge vers + \infty .

\bullet M3. Si \exists\,  N \in \mathbb{N}, \, \forall\, n \geq N, \, u_n \leq v_n et \displaystyle \lim_{n \to + \infty} v_n = - \infty, alors la suite (u_n)_n diverge vers - \infty.

\bullet M4. Théorème d’encadrement

Si \exists \,N \in \mathbb{N}, \, \forall\, n \geq N, \, v_n \leq u_n \leq w_n et si les suites (v_n)_n et (w_n)_n convergent vers la même limite L, alors \quad \quad \quad \quad \displaystyle \lim_{n \to + \infty} u_n = L.

Conseil : éviter tout nom « exotique » pour désigner le théorème d’encadre- ment.

\bullet M5. u_n = a_n \, b_n\, où la suite (a_n)_n est bornée et la suite (b_n)_n converge vers 0, alors la suite (u_n)_n converge vers 0.

\bullet M6. S’il existe a et k \in [0 ,\, 1[ tels que pour tout n \in \mathbb{N}, \quad \quad \vert u_{n+1} - a \vert \leq k \, \vert u_{n} - a \vert,
on démontre que pour tout n \in \mathbb{N}, \quad \quad \vert u_{n} - a \vert \leq k ^n \vert u_{0} - a \vert
puis comme k \in [0 , \,1[, la suite (k ^n)_n converge vers 0 et par encadrement la suite (u_n)_n converge vers a.

3.3. En utilisant les suites extraites

\bullet M1 : Si la suite (u_n)_n converge vers L, toute suite extraite (u _ {\varphi(n)} )_n converge vers L.

(On rappelle que \varphi est une fonction strictement croissante de \mathbb{N} dans \mathbb{N}).

\bullet M2. Si l’on trouve deux suites extraites de (u_n)_n qui admettent des limites différentes, la suite (u_n)_n diverge.

\bullet M3. Pour montrer que (u_n)_n converge vers L, il suffit de prouver que \displaystyle \lim_{n \to + \infty} u_ {2n} = L et

\displaystyle \lim_{n \to + \infty} u_{2 n + 1} = L.

\bullet M4 : Théorème de Bolzano Weierstrass.

Si la suite (u_n)_n réelle ou complexe est bornée, il existe une suite extraite convergente.

3.4. Cas des suites complexes

\bullet M1. Pour prouver qu’une suite complexe (u_n)_n converge, on peut

démontrer que les suites (a_n)_n et (b_n)_n où a_n = \mathcal{R}\textrm{e} \, (u_n) et b_n = \mathcal{I}\textrm{m}\, (u_n) convergent.

Dans ce cas,

\quad \displaystyle \lim_{n \to + \infty} u_ {n} = \lim_{n \to + \infty} a_ {n} + \textrm{i} \, \lim_{n \to + \infty} b_ {n}\,.

\bullet M2. On peut chercher le module \rho_n de u_n et un argument \theta_n de u_n.

Si l’on peut démontrer que (\rho_n)_n converge vers r et (\theta _ n)_n converge vers t, en écrivant \quad u_n = \rho_n \, \cos(\theta_n) + \textrm{i } \rho_n \, \sin(\theta_n),

a_n = \mathcal{R}\textrm{e}\, (u_n) = \rho_n \, \cos(\theta_n) et b_n = \mathcal{I}\textrm{m}\, (u_n) = \rho_n \, \sin(\theta_n) convergent vers r \cos  t et r \sin t respectivement,

donc la suite (u_n)_n converge vers r \cos t + \textrm{i} \, r \sin t.

3.5. Sommes de suites qui convergent vers 0

On suppose dans ce paragraphe que \displaystyle u_n = \sum _ {k = 0} ^n \varphi(k , n).

il est interdit de faire la somme des limites puisqu’il ne s’agit pas d’une somme d’un nombre fixé de suites.

\bullet M1. On peut chercher quel est le plus petit des termes et le plus grand des termes \varphi( n , k ) et encadrer u_n entre deux suites. On pourra conclure si les deux suites qui encadrent u_n ont même limite.

Par contre si p est un entier fixé,

\displaystyle u_n = \sum _ {k = 0} ^p \varphi(k , n) est la somme de p + 1 suites, il suffit de chercher la limite de la suite (\varphi(k , n))_n pour 0 \leq k \leq p.

exemple 1

Étude de la suite définie pour n \in \mathbb{N}^*  par \displaystyle u_n = \sum_{k = 0} ^ n \frac 1 {\sqrt{n ^2 + k}}.

Correction :

Comme pour tout k entre 0 et n \geq 1, 0 < n \leq {\sqrt{n ^2 + k} }\leq \sqrt{n ^2 + n}

0 < n \leq {\sqrt{n ^2 + k} } \leq \sqrt{n ^2 + 2 n + 1}

donc \displaystyle \frac 1 {n + 1} \leq \frac 1 {\sqrt{n ^2 + k}} \leq \frac 1 n

puis par somme, \displaystyle \frac {n + 1} {n + 1} \leq u_n \leq \frac {n + 1} n, par encadrement entre deux suites qui convergent vers

1, la suite (u_n)_n converge vers 1.

Par contre :

 

si p \in \mathbb{N}^*, \displaystyle v_n = \sum_ {k = 0} ^ p \frac 1 {\sqrt{n ^2 + k}},

v_n est la somme de p + 1 (fixé) termes qui convergent tous vers 0. Donc la suite (v_n)_n converge vers 0.

exemple 2

La suite de terme général S_n = \displaystyle \sum _ {k = 1} ^n \frac 1 k diverge vers +\infty

Correction :

C’est une suite croissante :  S_{n + 1} - S_n = \displaystyle  \frac 1 {n + 1} > 0.

S_{2 n } - S_n = \displaystyle \sum _{k = n + 1}^{2 n} \frac 1 k \geq \sum _{k = n + 1}^{2 n} \frac 1 {2 n}

S_{2 n} - S_n \geq \displaystyle \frac {n} {2 n}.

Si la suite (S_n)_n convergeait vers L, on aurait en passant à la limite L - L \geq \displaystyle \frac 1 2, ce qui est impossible.

La suite croissante est divergente, elle diverge vers +\infty.

\bullet M2. Deuxième période. Reconnaître une somme de Riemann. 
Si f est une fonction continue sur [a, \, b] à valeurs dans \mathbb{K}, on note pour n \in \mathbb{N}^*,
R_n(f) = \displaystyle \frac {b - a} n \, \sum _{k = 0} ^{n - 1} f \left ( a + k \, \frac {b - a} n \right ) 
et  R'_n(f) = \displaystyle \frac {b - a} n \, \sum _{k = 1} ^{n } f \left ( a + k \, \frac {b - a} n \right ) 
les sommes de Riemann d’ordre n associées à la fonction f. 
\displaystyle \lim_{n \to + \infty} R_n(f) = \int_a ^b f(t) \, \textrm{d} t. 
\displaystyle \lim_{n \to + \infty} R'_n(f) = \int_a ^b f(t) \, \textrm{d} t. 

👍 En général [a, b] = [0 , 1] et il suffira de reconnaitre :
R_n(f) = \displaystyle \frac {1} n \, \sum _{k = 0} ^{n - 1} f \left ( \frac {k} n \right )
ou R'_n(f) = \displaystyle \frac {1} n \, \sum _{k = 1} ^{n} f \left ( \frac {k} n \right )
qui sont les termes généraux de deux suites qui convergent vers \int_0 ^1 f(t) \, \textrm{d} t.

exemple 3
\displaystyle \lim_ {n \to + \infty} \sum_{k = n + 1} ^{2n} \frac 1 k

Correction : En posant p = n + k, 
\displaystyle u_n = \sum_{k = n + 1} ^{2n} \frac 1 k = \sum_{p = 1} ^{n} \frac 1 {p + n}
\displaystyle u_n = \frac 1 n \, \sum_{p = 1} ^{n} \frac 1 {1 + (p / n)}.

On note f : x \mapsto \displaystyle \frac 1 {1 + x}. 
f est continue sur [0 , \, 1].
u_n = R'_n(f) = \displaystyle \frac {1} n \, \sum _{p = 1} ^{n} f \left ( \frac {p} n \right )
donc \displaystyle \lim_ {n \to + \infty} u_n = \int_0 ^1 f(t) \, \textrm{d} t = \left [ \ln(1 + t) \right] _0 ^1 \displaystyle \lim_{n \to + \infty} u_n = \ln(2).

3.6. En désespoir de cause
La démonstration de la convergence d’une suite par les « \varepsilon » et « N  » doit être réservée aux cas  » théoriques » quand on a épuisé toutes les autres pistes
(un exemple de situation où il faut utiliser les « \varepsilon » et « N  » : démonstration de la moyenne de Cesaro) .

Rappels :
\bullet La suite (u_n)_n converge vers L ssi
\forall\, \varepsilon \in \mathbb{R}^{+*}, \, \exists \, N \in \mathbb{N}, \forall \, n \in \mathbb{N}, \quad \quad \quad \,\left (  n \geq N \Rightarrow \vert u_n - L  \vert \leq \varepsilon \right ).

\bullet La suite (u_n)_n diverge vers +\infty ssi
\forall\ A \in \mathbb{R}^{+*}, \, \exists \, N \in \mathbb{N}, \forall \, n \in \mathbb{N}, \quad \quad \quad \quad \,\left ( n \geq N \Rightarrow u_n \geq A \right ).

\bullet La suite (u_n)_n diverge vers -\infty ssi
\forall\ A \in \mathbb{R}^{+*}, \, \exists \, N \in \mathbb{N}, \forall \, n \in \mathbb{N}, \quad \quad \quad \quad \left ( n \geq N \Rightarrow u_n \leq - A \right ).

⚠️ Il faut aussi savoir faire la négation des trois affirmations précédentes.

\bullet La suite (u_n)_n ne converge pas vers L ssi \exists\, \varepsilon \in \mathbb{R}^{+*}, \, \forall \, N \in \mathbb{N}, \quad \quad   \exists \, n \in \mathbb{N},\,  n \geq N  \textrm{ et }  \vert u_n - L \vert > \varepsilon. 

\bullet La suite (u_n)_n ne diverge pas vers +\infty ssi \exists\ A \in \mathbb{R}^{+*}, \, \forall \, N \in \mathbb{N}, \quad  \quad  \exists\, n \in \mathbb{N},\,  n \geq N  \textrm{ et } u_n < A. 

\bullet La suite (u_n)_n ne diverge pas vers -\infty ssi \exists\ A \in \mathbb{R}^{+*}, \, \forall \, N \in \mathbb{N}, \quad  \quad \exists \, n \in \mathbb{N}, \,n \geq N  \textrm{ et }  u_n > - A. 

⚠️ Savoir redémontrer les propriétés suivantes :
\bullet Si la suite (u_n)_n converge vers L > 0,
\exists \, N \in \mathbb{N},\, n \geq N \Rightarrow u_n \geq \displaystyle \frac L 2.

\bullet Si la suite (u_n)_n converge vers L < 0,
\exists \, N \in \mathbb{N},\, n \geq N \Rightarrow u_n \leq \displaystyle \frac L 2.

Démonstration : \bullet Si la suite (u_n)_n converge vers L > 0, on traduit cette limite en prenant \varepsilon = L / 2, 
\exists \, N \in \mathbb{N},\, n \geq N \Rightarrow \vert u_n - L \vert \leq \displaystyle \frac L 2
donc - L / 2 \leq u_n - L \Rightarrow u_n \geq L / 2.

\bullet Si la suite (u_n)_n converge vers L < 0, on applique le premier résultat à la suite (- u_n)_n qui converge vers - L > 0, donc \exists \, N \in \mathbb{N},\, n \geq N \Rightarrow - u_n \geq \displaystyle - \frac L 2.
On termine en multipliant l’inégalité par -1. 

4. Une aide pour les suites u_{n + 1} = f(u_n)

⚠️ Il n’y a aucun résultat au program- me, il faudra donner des explications complètes.
On suppose dans cette partie que f est continue sur l’intervalle I à valeurs dans I (on dit que I est un intervalle f-stable).
Par démonstration par récurrence, on démontre que pour tout n \in \mathbb{N}, u_n \in I.

Les racines de f(x) = x sont appelées points fixes de f.

👍 On peut s’aider d’un dessin précis.
On représente le graphe de f et la droite \Delta  d’équation y = x.
On se donne u_0 , on en déduit le point (u_0 \, , \, u_1) puis en déterminant l’intersection la droite d’équation y = u_1 et \Delta, on obtient le point (u_1 \, , \, u_1) que l’on projette sur Ox pour obtenir (u_1 \, , \, 0).
On réitère la construction.
Cela peut donner une idée des démonstrations à effectuer.

4.1. Fonction croissante sur I, intervalle f– stable 
On suppose dans ce paragraphe que u_0 \in I et u_{n + 1} = f(u_n) où f est continue et croissante de I dans I.

\bullet Résultat 1 :
La suite (u_n)_n est monotone, on cherche son sens de variation en utilisant le signe de f(u_0) - u_0.

Démonstration : \bullet Si u_0 \geq u_1\,, on démontre que \forall\, n \in \mathbb{N}, \, H_n : u_n \geq u_{n + 1} est vérifiée. 
H_0 est vraie. 
Si H_n est vraie, par croissance de f sur I et sachant que l’on raisonne avec des points de I 
\; \; f(u_n) \geq f(u_{n + 1}) soit u_{n + 1} \geq u_{n + 2}, 
ce qui prouve H_{n + 1}. 
La propriété est démontrée par récurrence.

\bullet Si u_0 \leq u_1\,, on démontre que \forall\, n \in \mathbb{N}, \, H_n : u_n \leq u_{n + 1} est vérifiée. 
H_0 est vraie. 
Si H_n est vraie, par croissance de f sur I et sachant que l’on raisonne avec des points de I 
\; \; f(u_n) \leq f(u_{n + 1}) soit u_{n + 1} \leq u_{n + 2} \,, 
ce qui prouve H_{n + 1}\,. 
La propriété est démontrée par récurrence.

\bullet Suite du raisonnement :
On introduit la fonction \quad \quad g : x \mapsto f(x) - x.
Si g s’annule sur I en a_1 \, < \, \cdots \, < a_p\,, on sera amené à étudier les cas :
\ast u_0 \in \{a_1 \, ,\, \cdots \, ,\, a_p \}, on démontre que la suite est stationnaire
\ast u_0 < a_1 (si cette inégalité est possible)
\ast il existe k \in [\![1 , p - 1]\!] tel que a_k < u_0 < a_{k + 1}
\ast u_0 > a_p (si cette inégalité est possible).

👍 On commence dans le cas d’une fonction croissante, à donner le tableau de variation de f et le signe de g(x).
Faire apparaître dans le tableau de variation de f les zéros de g.

Un exemple d’illustration graphique :

4.2. Fonction décroissante sur I, intervalle f-stable
On suppose dans ce paragraphe que u_0 \in I et u_{n + 1} = f(u_n) où f est continue et décroissante de I dans I.
Si u_0 est un point fixe a de f, la suite est constante égale à a .

Première méthode 
\bullet Résultat 1 :
Les suites (u_{2n})_n et (u_{2 n + 1} )_n sont monotones et varient en sens contraire. On cherche les sens de variation en utilisant le signe de f \circ f (u_0) - u_0\,.

\bullet Résultat 2 : On cherche les points fixes de f \circ f sur I.
👍 Si f est une fonction polynôme, on peut trouver une fonction polynôme Q telle que f \circ f (x) = (f(x) - x) \, Q(x)
Puis on étudie la suite (u_{2n})_n en se plaçant sur un intervalle dont les bornes sont deux points fixes consécutifs de h, en vérifiant que ces intervalles sont h-stables.

démonstration résultat 1 : On note h = f \circ f, h est une fonction croissante de I dans I. 
La suite (u_{2n})_n est définie par 
u_0 \in I et \forall \, n \in \mathbb{N}, \, u_{2(n + 1)}= h(u_{2\,  n}) 
donc elle est monotone. 

Puis comme u_{2 n + 1} = f(u_{2n}) avec f décroissante, la suite (u_{2 n + 1})_n est monotone et varie en sens contraire de la suite (u_{2n})_n \,.

Deuxième méthode : 
les calculs précédents peuvent être lourds et l’énoncé peut proposer de trouver k \in [0 , \, 1[ tel que\quad \forall \, x \in I,\, \vert f(x) - a \vert \leq k \, \vert x - a \vert. 
On utilise ensuite la méthode M6 du paragraphe 3.2.

Un exemple d’illustration graphique :

cours suite numerique maths sup

Il est des cas où l’on sait résoudre alors que la fonction f change de monotonie.
Exemple :
Étude de la suite définie par u_ 0 \in \mathbb{R} et u_{n + 1} = f(u_n) où \quad \quad f : x \mapsto \displaystyle \frac {4 \, x - 1 - x^2} 2.

Correction : On reprend une étude plus systématique de l’exemple 3 du §2.3. 
f est dérivable sur \mathbb{R} et f'(x) = 2 - x.
f est croissante sur ]- \infty\, , \, 2] et décroissante sur [2 \, , \, +\infty[ avec f(2) = 5/2.
f(x) - x = \displaystyle - \frac 1 2 (1 - x)^2.
On en déduit que la suite (u_n)_n est toujours décroissante et que si la suite converge, elle converge vers 1. 
On remarque que f(1) = 1 et f(3) = 1. 

On distingue les cas suivants : 
\bullet u_0 = 1, la suite est constante égale à 1. 
\bullet u_0 = 3, u_1 = 1, la suite est stationnaire et converge vers 1. 

\bullet Cas u_0 < 1.
L’intervalle ]- \infty\, , \, 1[ est f-stable, la suite (u_n)_n est décroissante et u_n < 1. 
Si elle était convergente vers L, L = 1.
En utilisant u_n \leq u_0 < 1, à la limite L \leq u_0 < 1 ce qui est impossible. 
La suite est décroissante et divergente, elle diverge vers - \infty. 

\bullet Cas u_0 > 3.
Attention l’intervalle ]3 \, , \, + \infty[ n’est pas stable. 
Mais f étant strictement décroissante sur [3 \, , \, + \infty[, u _ 1 < f(3) donc u_1 < 1. On se ramène au cas précédent à partir du rang 1, la suite (u_n)_n diverge vers - \infty. 

\bullet Cas 1 < u_0 < 3 
En utilisant les variations de f , \quad \quad f(]1\, , \, 3[) =\;  ]1 \, , \, 5/2] \subset\,  ]1 \,,\, 3[, 
par récurrence, pour tout n, 1 < u_n < 3.
La suite est décroissante et minorée par 1, elle converge vers 1 unique limite possible de la suite. 
Conclusion 
La suite converge vers 1 lorsque 1 \leq u_0 \leq 3 et diverge vers - \infty sinon. 

 

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5. Suites définies implicitement

Pour démontrer qu’une équation écrite sous la forme f_n(x) = 0 admet une seule solution x_n dans l’intervalle I et étudier la suite (x_n)_n\, :

\bullet M1. On démontre que f_n définit une bijection de I sur f_n(I), avec 0 \in f_n(I) (en démontrant que f_n est continue et strictement monotone sur I).
On obtient ainsi l’existence et l’unicité de x_n\,.

\bullet M2. L’énoncé ne demande pas de justifier la monotonie de la suite mais seulement d’étudier sa convergence.
Pour déterminer la limite de (x_n)_n\, , écrire l’équation f_n (x_n) = 0, de façon à pouvoir passer à la limite dans l’équation ainsi obtenue en raisonnant par des encadrements.

\bullet M3. L’énoncé demande de justifier la monotonie de la suite.
\ast On peut calculer f_{n + 1} (x_n) en injectant dans cette relation l’équation vérifiée par x_n\, (obtenue avec f_n (x_n) = 0) et déterminer son signe.
Si f_{n + 1} est strictement croissante,
… f_{n + 1}(x_n ) < 0 s’écrit \quad \quad \quad f_{n + 1}(x_n) < f_{n + 1} (x_{n + 1})
et donne x_n < x_{n+1}
… f_{n + 1}(x_n ) > 0 s’écrit \quad \quad \quad f_{n + 1}(x_n) > f_{n + 1} (x_{n + 1})
et donne x_n > x_{n+1}\,.

Si f_{n + 1} est strictement décroissante,
… f_{n + 1}(x_n ) < 0 s’écrit \quad \quad \quad f_{n + 1}(x_n) < f_{n + 1} (x_{n + 1})
et donne x_n > x_{n+1}
… f_{n + 1}(x_n ) > 0 s’écrit \quad \quad \quad f_{n + 1}(x_n) > f_{n + 1} (x_{n + 1})
et donne x_n < x_{n+1}\,.
(S’aider si nécessaire d’un tableau de variation). Dans ce cas, on a démontré que la suite (x_n)_n\, est monotone.

\ast Il reste alors à démontrer selon le cas que (x_n)_n\, est majorée ou minorée.

\ast Pour déterminer la limite de (x_n)_n\, , écrire l’équation f_n (x_n) = 0, de façon à pouvoir passer à la limite dans l’équation ainsi obtenue.

exemple 1
Montrer que l’équation \quad \quad \quad \textrm{e} ^x + n\,  x - 2 = 0
admet une unique solution a_n .
Démontrer que la suite (a_n)_n converge, trouver sa limite et et celle de (n\, a_n)_n\,.

Correction : \bullet On note f_n : x \mapsto \textrm{e} ^ x + n\, x - 2. 
f_n est continue et strictement croissan- te sur \mathbb{R}, \displaystyle \lim _ {x \to - \infty} f_n(x) = - \infty et \displaystyle \lim _ {x \to + \infty} f_n(x) = + \infty.
f_n définit une bijection de \mathbb{R} sur \mathbb {R}, il existe un unique réel a_n tel que f_n(a_n) = 0.
f_n(0) = - 1 et f_n(1) = \textrm{e} + n - 2 > 0 donnent a_n \in \; ]0 \, ,\, 1[. 

\bullet En écrivant a_n = \displaystyle \frac { 2 - \textrm{e} ^{a_n}} n \; \; avec 2 - \textrm{e} < 2 - \textrm{e} ^{a_n}< 1, \displaystyle 0 < a_n < \frac 1 n, par encadrement, la suite (a_n)_n converge vers 0. 

\bullet En écrivant n \, a_n = 2 - \textrm{e} ^{a_n} , \displaystyle \lim_{n \to + \infty} n \, a_n = 1, donc \displaystyle a_n \underset {n \to + \infty} \sim \frac 1 n \,. 

exemple 2.
Soit n \in \mathbb{N}^*. Montrer que l’équation \quad \quad \quad \ln(1 + x) - n\,  x + 1 = 0
admet une unique solution a_n\, dans \mathbb{R}^+
Trouver le sens de variation de la suite (a_n)_n\,, montrer qu’elle converge et trouver sa limite.

Correction : On note f_n :\mathbb{R} ^+ \to \mathbb{R}, \; x \mapsto \ln(1 + x) - n\, x + 1.
f_n est dérivable sur \mathbb{R} ^+ et f _n'(x) = \displaystyle \frac 1 {x + 1} - n = \frac {1 - n - n \, x } {x + 1}< 0 si x > 0. 
f_n est continue sur \mathbb{R}^+, strictement décroissante , f_n(0) = 1 et on démontre que \displaystyle \lim_{x \to + \infty} f_n(x) = - \infty en écrivant f_n(x) = \displaystyle x \left ( \frac {\ln(1 + x) } {1 + x} \, \frac {1 + x} x - n + \frac 1 {x + 1} \right )

f_{n + 1} (a_n) = f_n(a_n) - a_n = - a_n < 0
f_{n + 1} (a_n) < f_{n + 1} (a_{n + 1}) et f_{n + 1} est strictement décroissante donc \quad \quad \quad \quad \quad a_n > a_{n + 1}\,.

La suite (a_n)_n\, est décroissante et minorée par 0, elle converge. On note L sa limite.
On écrit \displaystyle a_n = \frac {\ln(1 + a_n) + 1} {n}. 
La suite ( \ln(1 + a_n) + 1)_n converge vers \ln(1 + L) + 1 et \displaystyle \lim_{n \to + \infty} \frac 1 n = 0, donc 
\displaystyle \lim_{n \to + \infty} a_n = 0.

En écrivant n \, a_n = \ln(1 + a_n) +1, on obtient \displaystyle \lim_{n \to + \infty} n \, a_n = 1.
Ce qui donne \displaystyle a_n \underset {n \to + \infty} \sim \frac 1 n \,. 

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