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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

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Sommes et produits
Nombres complexes
Trigonométrie
Nombres réels
Ensembles et applications
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Fonctions usuelles
Primitives
Équations différentielles
Suites numériques
Limites et continuité
Dérivées
Systèmes
Polynômes
Fractions rationnelles
Arithmétique et polynômes
Arithmétique et fractions rationnelles
Analyse asymptotique
Développements limités
Dénombrements
Espaces vectoriels
Matrices
Intégrations
Espaces préhilbertiens
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Probabilités
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Exercices corrigés sur les suites numériques en maths sup

Par Seda Biber, le 27/10/2026

Pour étudier une suite numérique en maths sup, commencez toujours par reconnaître sa forme. Une suite arithmético-géométrique ou récurrente linéaire d’ordre 2 se calcule explicitement. Une suite définie par u_{n+1}=f(u_n) s’étudie avec les variations de f, le signe de f(x)-x et les intervalles stables. Une suite donnée par une somme ou un produit se traite par encadrement, par télescopage ou avec une somme de Riemann. Les 21 exercices corrigés ci-dessous couvrent ces méthodes, du calcul de limites simples à la constante d’Euler. Ils suivent le chapitre « Nombres réels et suites numériques » du programme de première année en MPSI, MP2I, PCSI et PTSI, et chaque corrigé détaille la rédaction attendue en DS comme en colle.

Résumé de cours | Exercices et corrigés

Cours en ligne de maths en maths sup

Comment trouver le terme général d’une suite récurrente ?

Le programme de maths sup ne demande de savoir calculer explicitement le terme général que pour quelques familles de suites : arithmétiques, géométriques, arithmético-géométriques et récurrentes linéaires d’ordre 2. Le travail consiste donc souvent à se ramener à l’une d’elles par un changement de suite bien choisi (carré, inverse, logarithme).

Exercice 1 : se ramener à une suite arithmético-géométrique

Énoncé. Soit u_0\in\mathbb{R} et, pour tout n\in\mathbb{N}, u_{n+1}=\sqrt{1+\dfrac{u_n^2}{2}}. Exprimer u_n en fonction de u_0 et de n.

Corrigé. Posons v_n=u_n^2. La relation donne v_{n+1}=1+\dfrac{v_n}{2} : (v_n) est arithmético-géométrique.

  • On cherche la constante C telle que C=1+\dfrac{C}{2}, soit C=2.
  • La suite w_n=v_n-2 vérifie w_{n+1}=\dfrac{w_n}{2}. Elle est géométrique de raison \dfrac12 et de premier terme w_0=u_0^2-2.
  • Donc w_n=\dfrac{u_0^2-2}{2^n} puis v_n=2+\dfrac{u_0^2-2}{2^n}.

Pour n\geq1, u_n est une racine carrée, donc u_n\geq0 et :

u_n=\sqrt{2+\dfrac{u_0^2-2}{2^n}}\quad(n\geq1)

La formule vaut aussi pour n=0 si u_0\geq0 (elle donne |u_0| sinon). On en déduit que (u_n) converge vers \sqrt2.

Exercice 2 : passer à la suite des inverses

Énoncé. Déterminer la suite (u_n) définie par u_0=1, u_1=2 et, pour tout n\geq2, u_n=\dfrac{2}{\dfrac{1}{u_{n-1}}+\dfrac{1}{u_{n-2}}}.

Corrigé. Il faut d’abord justifier que la suite existe. Comme u_{n+2} dépend de deux termes, on utilise une récurrence double avec l’hypothèse H_n : « u_n>0 et u_{n+1}>0 ».

  • H_0 est vraie puisque u_0=1 et u_1=2.
  • Si H_n est vraie, alors \dfrac{1}{u_n}+\dfrac{1}{u_{n+1}}>0, donc u_{n+2} est défini et u_{n+2}>0. H_{n+1} est vraie.

La suite est donc définie et à valeurs strictement positives. Posons v_n=\dfrac{1}{u_n}. La relation devient 2v_{n+2}=v_{n+1}+v_n : c’est une suite récurrente linéaire d’ordre 2, d’équation caractéristique 2r^2-r-1=(2r+1)(r-1)=0. Il existe donc (\lambda,\mu)\in\mathbb{R}^2 tels que, pour tout n :

v_n=\lambda\left(-\dfrac12\right)^n+\mu

Avec v_0=1 et v_1=\dfrac12, on obtient \lambda+\mu=1 et -\dfrac{\lambda}{2}+\mu=\dfrac12, d’où \lambda=\dfrac13 et \mu=\dfrac23. Finalement :

u_n=\dfrac{3\times2^n}{2^{n+1}+(-1)^n}

Vérification : u_0=\dfrac{3}{3}=1, u_1=\dfrac{6}{3}=2 et u_2=\dfrac{12}{9}=\dfrac43, qui est bien la moyenne harmonique de 1 et 2.

Exercice 3 : passer au logarithme

Énoncé. Soit u_0>0, u_1>0 et, pour tout n\in\mathbb{N}, u_{n+2}=\left(u_{n+1}^3\,u_n\right)^{1/4}. Déterminer u_n.

Corrigé. Une récurrence double, comme dans l’exercice 2, montre que la suite est définie et que u_n>0 pour tout n. On peut donc poser v_n=\ln(u_n). En prenant le logarithme de la relation :

4v_{n+2}=3v_{n+1}+v_n

L’équation caractéristique 4r^2-3r-1=(4r+1)(r-1)=0 a pour racines 1 et -\dfrac14. Il existe (\lambda,\mu)\in\mathbb{R}^2 tels que v_n=\lambda\left(-\dfrac14\right)^n+\mu, avec v_0=\lambda+\mu et v_1=\mu-\dfrac{\lambda}{4}. On en tire 5\mu=v_0+4v_1 et \dfrac{5\lambda}{4}=v_0-v_1, donc :

v_n=\dfrac15\left((v_0-v_1)\dfrac{(-1)^n}{4^{n-1}}+v_0+4v_1\right)

En revenant à u_n=\mathrm{e}^{v_n} :

u_n=u_0^{1/5}\,u_1^{4/5}\,\exp\left(\ln\left(\dfrac{u_0}{u_1}\right)\dfrac{(-1)^n}{5\times4^{n-1}}\right)

En particulier, (u_n) converge vers u_0^{1/5}\,u_1^{4/5}.

Comment calculer la limite d’une suite simple ?

Face à une forme indéterminée, trois réflexes suffisent dans la plupart des cas : factoriser par le terme dominant, multiplier par la quantité conjuguée, ou passer au logarithme quand l’exposant dépend de n. Les limites usuelles sont rappelées dans le cours sur les limites et la continuité.

Exercice 4 : factoriser dans un logarithme

Énoncé. Pour n\geq2, u_n=\dfrac{\ln(n^2+n+1)}{\ln(n)}. Déterminer la limite de (u_n).

Corrigé. On factorise par n^2 dans le logarithme :

\ln(n^2+n+1)=2\ln(n)+\ln\left(1+\dfrac1n+\dfrac{1}{n^2}\right)

donc u_n=2+\dfrac{1}{\ln(n)}\ln\left(1+\dfrac1n+\dfrac{1}{n^2}\right). Les deux facteurs du second terme tendent vers 0, donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=2.

Exercice 5 : encadrer un sinus

Énoncé. Pour n\geq1, u_n=n\sin\left(\dfrac{\pi}{n^2}\right). Déterminer la limite de (u_n).

Corrigé. Montrons que 0\leq\sin(x)\leq x pour x\in[0,\pi]. La fonction g:x\mapsto x-\sin(x) a pour dérivée 1-\cos(x)\geq0 : elle est croissante et g(0)=0, donc g\geq0. Le sinus est positif sur [0,\pi].

Comme \dfrac{\pi}{n^2}\in[0,\pi], on obtient 0\leq u_n\leq n\times\dfrac{\pi}{n^2}=\dfrac{\pi}{n}. Par encadrement, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=0.

Exercice 6 : la quantité conjuguée

Énoncé. Pour n\geq1, u_n=\sqrt{n^2+n+1}-\sqrt{n^2-n+1}. Déterminer la limite de (u_n).

Corrigé. On multiplie et on divise par la quantité conjuguée, puis on factorise par n au dénominateur :

u_n=\dfrac{2n}{\sqrt{n^2+n+1}+\sqrt{n^2-n+1}}=\dfrac{2}{\sqrt{1+\frac1n+\frac{1}{n^2}}+\sqrt{1-\frac1n+\frac{1}{n^2}}}

Le dénominateur tend vers 2, donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=1.

Exercice 7 : un exposant qui dépend de n

Énoncé. Pour n\geq2, u_n=(n+1)^{1/\ln(n)}. Déterminer la limite de (u_n).

Corrigé. On a u_n>0 et \ln(u_n)=\dfrac{\ln(n+1)}{\ln(n)}. En écrivant \ln(n+1)=\ln(n)+\ln\left(1+\dfrac1n\right) :

\ln(u_n)=1+\dfrac{1}{\ln(n)}\ln\left(1+\dfrac1n\right)\longrightarrow1

Par continuité de la fonction exponentielle, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\mathrm{e}.

Exercice 8 : une croissance comparée

Énoncé. Pour n\geq2, u_n=(\ln n)^{1/n}. Déterminer la limite de (u_n).

Corrigé. Pour n\geq2, \ln n>0, donc on peut écrire :

\ln(u_n)=\dfrac{\ln(\ln n)}{n}=\dfrac{\ln(\ln n)}{\ln n}\times\dfrac{\ln n}{n}

Comme \displaystyle\lim_{t\to+\infty}\dfrac{\ln t}{t}=0, chacun des deux facteurs tend vers 0 (le premier avec t=\ln n). Donc \ln(u_n)\to0 et, par continuité de l’exponentielle, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=1.

💡 Astuce : dès qu’une suite s’écrit a_n^{b_n} avec un exposant qui dépend de n, passez à la forme exponentielle \mathrm{e}^{b_n\ln(a_n)}. Vous n’avez plus qu’une limite de produit à étudier, puis la continuité de l’exponentielle conclut.

Comment encadrer une suite pour trouver sa limite ?

Quand la suite est une somme dont on ne connaît pas la valeur exacte, on encadre chaque terme, puis on somme les inégalités. Le théorème d’encadrement (dit « des gendarmes ») conclut si les deux bornes ont la même limite.

Exercice 9 : une somme de racines (oral Mines-Télécom MP 2018)

Énoncé. Étudier la convergence de la suite de terme général u_n=\displaystyle\sum_{k=n^2}^{(n+1)^2}\dfrac{1}{\sqrt k}.

Corrigé. La somme compte (n+1)^2-n^2+1=2n+2 termes. Chacun est compris entre \dfrac{1}{\sqrt{(n+1)^2}}=\dfrac{1}{n+1} et \dfrac{1}{\sqrt{n^2}}=\dfrac1n. Donc :

\dfrac{2n+2}{n+1}\leq u_n\leq\dfrac{2n+2}{n}\quad\text{soit}\quad2\leq u_n\leq2+\dfrac2n

Par encadrement, (u_n) converge vers 2.

Exercice 10 : montrer d’abord que la suite est bornée

Énoncé. Soit u_0\in\,]0,1[ et, pour tout n\in\mathbb{N}, u_{n+1}=1+\dfrac{u_n}{n+1}. Étudier la suite (u_n).

Corrigé. Montrons par récurrence la propriété H_n : « 0< u_n< 2 ».

  • H_0 est vraie, et H_1 aussi car u_1=1+u_0\in\,]1,2[.
  • Supposons H_n vraie pour un n\geq1. Alors u_{n+1}>0 et u_{n+1}< 1+\dfrac{2}{n+1}\leq2 car n+1\geq2.

La suite est bornée, donc \dfrac{u_n}{n+1}\to0 et \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_{n+1}=1. La suite (u_n) converge vers 1.

Exercice 11 : trouver une suite auxiliaire monotone

Énoncé. Soit u_1>0 et, pour n\geq1, u_{n+1}=\dfrac{n\,u_n}{n+1+u_n}. Étudier la convergence de (u_n).

Corrigé. Par récurrence immédiate, u_n>0 pour tout n\geq1. On réécrit la relation :

(n+1)u_{n+1}+u_n\,u_{n+1}=n\,u_n

Avec v_n=n\,u_n, cela donne v_n-v_{n+1}=u_n\,u_{n+1}>0. La suite (v_n) est décroissante et positive, donc 0\leq v_n\leq v_1=u_1, soit 0< u_n\leq\dfrac{u_1}{n}. Par encadrement, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=0.

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Comment trouver un équivalent d’une suite définie par récurrence ?

Pour obtenir le comportement précis d’une suite, on procède par étapes : une majoration, puis un équivalent, puis le terme suivant du développement. Chaque question s’appuie sur la précédente.

Exercice 12. Énoncé. Soit (u_n)_{n\geq1} définie par u_1=1 et, pour n\geq2, u_n=\sqrt{n+u_{n-1}}.

  1. Montrer que pour tout n\geq1, u_n\leq\sqrt{2n+1}.
  2. Déterminer \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{u_n}{\sqrt n}.
  3. Déterminer \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(u_n-\sqrt n\right).

Corrigé de la question 1. On raisonne par récurrence. Pour n=1, u_1=1< \sqrt3. Supposons u_n\leq\sqrt{2n+1}. Par croissance de la racine carrée, u_{n+1}=\sqrt{n+1+u_n}\leq\sqrt{n+1+\sqrt{2n+1}}. Il reste à comparer ce majorant à \sqrt{2n+3}. Les réels comparés étant positifs, on peut raisonner par équivalence en élevant au carré :

\sqrt{n+1+\sqrt{2n+1}}\leq\sqrt{2n+3}\iff\sqrt{2n+1}\leq n+2\iff2n+1\leq n^2+4n+4\iff n^2+2n+3\geq0

La dernière inégalité est vraie, donc u_{n+1}\leq\sqrt{2n+3} et la propriété est démontrée.

💡 Astuce : pour deux réels positifs a et b, montrer a\leq b revient à montrer a^2\leq b^2. Pensez à écrire que les deux membres sont positifs avant d’élever au carré : c’est ce que le correcteur vérifie.

Corrigé de la question 2. On écrit \dfrac{u_n}{\sqrt n}=\sqrt{1+\dfrac{u_{n-1}}{n}}. D’après la question 1, 0\leq\dfrac{u_{n-1}}{n}\leq\dfrac{\sqrt{2n-1}}{n}, qui tend vers 0. Par encadrement, \dfrac{u_{n-1}}{n}\to0, donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\dfrac{u_n}{\sqrt n}=1.

Corrigé de la question 3. On lève l’indétermination avec la quantité conjuguée, en utilisant u_n^2-n=u_{n-1} :

u_n-\sqrt n=\dfrac{u_{n-1}}{u_n+\sqrt n}=\dfrac{u_{n-1}/\sqrt{n-1}}{1+u_n/\sqrt n}\times\sqrt{\dfrac{n-1}{n}}

D’après la question 2, \dfrac{u_{n-1}}{\sqrt{n-1}}\to1 et \dfrac{u_n}{\sqrt n}\to1, et \sqrt{\dfrac{n-1}{n}}\to1. Donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(u_n-\sqrt n\right)=\dfrac12. Autrement dit, u_n=\sqrt n+\dfrac12+o(1).

Une suite bornée vérifiant 2un ≤ un-1 + un+1 converge-t-elle ?

Exercice 13. Énoncé. Soit (u_n) une suite bornée telle que, pour tout n\geq1, 2u_n\leq u_{n-1}+u_{n+1}. On pose v_n=u_n-u_{n-1} pour n\geq1.

  1. Montrer que (v_n)_{n\geq1} converge.
  2. Montrer par l’absurde que (v_n) converge vers 0.
  3. En déduire que (u_n) converge.

Corrigé de la question 1. On a v_{n+1}-v_n=u_{n+1}+u_{n-1}-2u_n\geq0 : (v_n) est croissante. Si |u_n|\leq M pour tout n, alors |v_n|\leq2M. Croissante et majorée, (v_n) converge vers un réel L.

Corrigé de la question 2. Supposons L>0. Il existe N tel que v_k\geq\dfrac L2 pour tout k\geq N. Pour n\geq N, on somme ces inégalités de k=N+1 à k=n+1 : la somme est télescopique et donne

u_{n+1}-u_N\geq\dfrac{(n-N+1)L}{2}

Le membre de droite tend vers +\infty, donc u_n\to+\infty, ce qui contredit le fait que (u_n) est bornée. Le cas L< 0 se traite de la même façon et conduit à u_n\to-\infty. Donc L=0.

Corrigé de la question 3. La suite (v_n) est croissante et converge vers 0, donc v_n\leq0 pour tout n\geq1, soit u_n\leq u_{n-1}. La suite (u_n) est décroissante et bornée : elle converge.

Comment étudier une suite de racines carrées emboîtées ?

Exercice 14. Énoncé. Soit a>0, u_0=\sqrt a et, pour tout n, u_{n+1}=\sqrt{a+u_n}. On note \alpha=\dfrac12\left(1+\sqrt{1+4a}\right).

  1. Montrer que u_n\leq\alpha pour tout n, puis étudier la convergence de (u_n).
  2. Soit (a_n)_{n\geq1} une suite telle que 0\leq a_n\leq a pour tout n\geq1, et v_n=\sqrt{a_1+\sqrt{a_2+\cdots+\sqrt{a_n}}}. Montrer que (v_n) converge.

Corrigé de la question 1. Remarquons d’abord que \alpha est la racine positive de x^2-x-a=0, donc \alpha^2=a+\alpha.

  • Majoration. \alpha\geq\dfrac12\sqrt{4a}=\sqrt a=u_0. Si u_n\leq\alpha, la croissance de x\mapsto\sqrt{a+x} donne u_{n+1}\leq\sqrt{a+\alpha}=\sqrt{\alpha^2}=\alpha. Par récurrence, u_n\leq\alpha pour tout n.
  • Monotonie. Avec la quantité conjuguée, u_{n+1}-u_n=\dfrac{a+u_n-u_n^2}{\sqrt{a+u_n}+u_n}. Or a+x-x^2=(\alpha-x)(x-\beta) avec \beta=\dfrac{1-\sqrt{1+4a}}{2}< 0. Comme 0\leq u_n\leq\alpha, les deux facteurs sont positifs et u_{n+1}\geq u_n.
  • Limite. La suite est croissante et majorée, elle converge vers \ell\geq0. En passant à la limite dans u_{n+1}^2=a+u_n, on obtient \ell^2=a+\ell, donc \ell\in\{\alpha,\beta\}. Comme \ell\geq0>\beta, \ell=\alpha.

Corrigé de la question 2. On a \sqrt{a_n}\leq\sqrt{a_n+\sqrt{a_{n+1}}}. En réinjectant cette inégalité de proche en proche dans les racines emboîtées, qui sont des fonctions croissantes, on obtient v_n\leq v_{n+1}. De plus, en majorant chaque a_k par a, v_n est majoré par l’expression à n racines \sqrt{a+\sqrt{a+\cdots+\sqrt a}}, qui vaut u_{n-1}. Donc v_n\leq\alpha. Croissante et majorée, (v_n) converge.

Comment démontrer l’existence de la constante d’Euler ?

Cet exercice en six questions est un classique de première année. Il relie la série harmonique au logarithme, puis en déduit la somme de la série harmonique alternée. Il prépare directement le chapitre sur les séries numériques.

Exercice 15. Énoncé. On note H_n=\displaystyle\sum_{k=1}^{n}\dfrac1k pour n\geq1.

  1. Montrer que pour tout x\geq0, \dfrac{x}{x+1}\leq\ln(1+x)\leq x.
  2. Montrer que la suite a_n=H_n-\ln(n) converge. On note \gamma sa limite.
  3. Déterminer la limite de R_n=\displaystyle\sum_{k=n+1}^{2n}\dfrac1k.
  4. On note S_n=\displaystyle\sum_{k=1}^{n}\dfrac{(-1)^{k+1}}{k}. Montrer que (S_n) converge et déterminer sa limite.
  5. Soit (x_n)_{n\geq1} définie par x_1\in\mathbb{R} et x_{n+1}+x_n=\dfrac1n. Exprimer x_n en fonction de S_{n-1} et x_1 pour n\geq2, puis donner une condition nécessaire et suffisante pour que (x_n) converge.
  6. Étudier la convergence des suites (c_n) et (d_n) définies par c_1, d_1 et, pour n\geq1, c_{n+1}=d_n+\dfrac1n et d_{n+1}=c_n-\dfrac1n.

Corrigé de la question 1. La fonction g:x\mapsto x-\ln(1+x) est dérivable sur \mathbb{R}^+, avec g'(x)=\dfrac{x}{x+1}\geq0 et g(0)=0, donc g\geq0. De même, h:x\mapsto\ln(1+x)-\dfrac{x}{x+1} vérifie h'(x)=\dfrac{x}{(x+1)^2}\geq0 et h(0)=0, donc h\geq0.

Corrigé de la question 2.

  • Monotonie. a_{n+1}-a_n=\dfrac{1}{n+1}-\ln\left(1+\dfrac1n\right). La question 1 avec x=\dfrac1n donne \dfrac{1}{n+1}\leq\ln\left(1+\dfrac1n\right), donc (a_n) est décroissante.
  • Minoration. La question 1 donne aussi \ln(k+1)-\ln(k)\leq\dfrac1k. En sommant de k=1 à n, la somme télescopique vaut \ln(n+1), donc H_n\geq\ln(n+1) et a_n\geq\ln(n+1)-\ln(n)>0.

Décroissante et minorée par 0, (a_n) converge vers un réel \gamma, la constante d’Euler : \gamma\approx0{,}577.

Corrigé de la question 3. R_n=H_{2n}-H_n=a_{2n}-a_n+\ln(2n)-\ln(n)=a_{2n}-a_n+\ln2. Comme a_{2n} et a_n tendent toutes deux vers \gamma, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}R_n=\ln2.

Corrigé de la question 4. Dans S_{2n}-H_{2n}=\displaystyle\sum_{k=1}^{2n}\dfrac{(-1)^{k+1}-1}{k}, les termes d’indice impair sont nuls et ceux d’indice pair k=2p valent -\dfrac{2}{2p}=-\dfrac1p. Donc S_{2n}-H_{2n}=-H_n, soit S_{2n}=R_n\to\ln2. Comme S_{2n+1}=S_{2n}+\dfrac{1}{2n+1}, on a aussi S_{2n+1}\to\ln2. Les deux suites extraites des termes pairs et impairs ayant la même limite, \displaystyle\lim_{n\to+\infty}S_n=\ln2.

Corrigé de la question 5. Posons y_n=(-1)^n x_n. En multipliant la relation par (-1)^{n+1}, on obtient y_{n+1}-y_n=\dfrac{(-1)^{n+1}}{n}. En sommant de 1 à n-1 : y_n-y_1=S_{n-1}. Comme y_1=-x_1 :

x_n=(-1)^n\left(S_{n-1}-x_1\right)\quad(n\geq2)

Comme S_{n-1}\to\ln2, on a x_{2n}\to\ln2-x_1 et x_{2n+1}\to x_1-\ln2. Ces deux limites sont égales si et seulement si x_1=\ln2. La suite (x_n) converge donc si et seulement si x_1=\ln2, et sa limite est alors 0.

Corrigé de la question 6. La somme s_n=c_n+d_n vérifie s_{n+1}=s_n : elle est constante, égale à c_1+d_1. La différence \delta_n=c_n-d_n vérifie \delta_{n+1}=-\delta_n+\dfrac2n, donc \dfrac{\delta_n}{2} satisfait la relation de la question 5 avec le premier terme \dfrac{c_1-d_1}{2}. Comme c_n=\dfrac{s_n+\delta_n}{2} et d_n=\dfrac{s_n-\delta_n}{2}, les suites (c_n) et (d_n) convergent si et seulement si (\delta_n) converge, c’est-à-dire si et seulement si c_1-d_1=2\ln2. Elles ont alors la même limite \dfrac{c_1+d_1}{2}. Dans le cas contraire, elles divergent toutes les deux.

Comment calculer la limite d’un produit avec la trigonométrie ?

Exercice 16. Énoncé. Soit t\in[0,\frac{\pi}{2}[ et, pour n\geq1, P_n=\displaystyle\prod_{k=1}^{n}\left(1-\tan^2\left(\dfrac{t}{2^k}\right)\right). Justifier l’existence de P_n, montrer que la suite converge et trouver sa limite.

Corrigé. Pour k\geq1, 0\leq\dfrac{t}{2^k}< \dfrac{\pi}{4}, donc chaque tangente est définie et P_n existe. Si t=0, P_n=1. Supposons t\neq0. La formule de trigonométrie \tan(2u)=\dfrac{2\tan(u)}{1-\tan^2(u)} donne, pour u\in\,]0,\frac{\pi}{4}[ :

1-\tan^2(u)=\dfrac{2\tan(u)}{\tan(2u)}

En l’appliquant à u=\dfrac{t}{2^k}, le produit devient télescopique :

P_n=\displaystyle\prod_{k=1}^{n}\dfrac{2\tan(t/2^k)}{\tan(t/2^{k-1})}=2^n\,\dfrac{\tan(t/2^n)}{\tan(t)}

Enfin 2^n\tan\left(\dfrac{t}{2^n}\right)=t\times\dfrac{\sin(t/2^n)}{t/2^n}\times\dfrac{1}{\cos(t/2^n)}\to t, car \dfrac{\sin x}{x}\to1 quand x\to0. Donc \displaystyle\lim_{n\to+\infty}P_n=\dfrac{t}{\tan(t)}.

Comment montrer qu’une suite converge vers ln 2 avec une somme de Riemann ?

La même suite peut se traiter de deux façons selon le moment de l’année : au premier semestre, on montre seulement qu’elle converge ; au second, une fois l’intégration vue, on calcule sa limite.

Exercice 17. Énoncé. Pour n\geq1, u_n=\displaystyle\sum_{k=1}^{n}\dfrac{1}{\sqrt{(n+k)(n+k+1)}}.

  1. (Premier semestre) Montrer que (u_n) est croissante et majorée, donc convergente.
  2. (Second semestre) Montrer que (u_n) converge vers \ln2.

Corrigé de la question 1. Attention à remplacer n par n+1 aux trois endroits : u_{n+1}=\displaystyle\sum_{k=1}^{n+1}\dfrac{1}{\sqrt{(n+1+k)(n+k+2)}}. Avec p=k+1 et \varphi(p)=\dfrac{1}{\sqrt{(n+p)(n+p+1)}}, on obtient u_{n+1}=\displaystyle\sum_{p=2}^{n+2}\varphi(p), donc :

u_{n+1}-u_n=\varphi(n+1)+\varphi(n+2)-\varphi(1)=\dfrac{1}{\sqrt{2n+2}}\left(\dfrac{1}{\sqrt{2n+1}}+\dfrac{1}{\sqrt{2n+3}}-\dfrac{2}{\sqrt{2n+4}}\right)

Chacune des deux premières fractions de la parenthèse est strictement supérieure à \dfrac{1}{\sqrt{2n+4}}, donc u_{n+1}-u_n>0. Enfin u_n est la somme de n termes inférieurs à \dfrac{1}{n}, donc u_n\leq1. Croissante et majorée, la suite converge.

Corrigé de la question 2. Pour k\geq1, n+k\leq\sqrt{(n+k)(n+k+1)}\leq n+k+1, donc en sommant :

a_n=\displaystyle\sum_{k=1}^{n}\dfrac{1}{n+k+1}\leq u_n\leq b_n=\displaystyle\sum_{k=1}^{n}\dfrac{1}{n+k}

On écrit b_n=\dfrac1n\displaystyle\sum_{k=1}^{n}f\left(\dfrac kn\right) avec f(x)=\dfrac{1}{1+x}, continue sur [0,1]. C’est une somme de Riemann, donc b_n\to\displaystyle\int_0^1\dfrac{\mathrm{d}t}{1+t}=\ln2. Par ailleurs, avec p=k+1, a_n=b_n+\dfrac{1}{2n+1}-\dfrac{1}{n+1}, donc a_n\to\ln2 aussi. Par encadrement, (u_n) converge vers \ln2.

Comment étudier une suite récurrente un+1 = f(un) ?

La méthode suit toujours le même plan : étudier les variations de f et le signe de f(x)-x, chercher les points fixes, trouver un intervalle stable par f, en déduire la monotonie, puis conclure. La seule limite finie possible d’une telle suite est un point fixe de f, si f est continue.

💡 Astuce : sur un intervalle stable I, le sens de variation de (u_n) se lit sur le signe de f(x)-x : si f(x)\geq x sur I, alors u_{n+1}=f(u_n)\geq u_n et la suite est croissante. Ce critère évite une récurrence sur la monotonie.

Exercice 18 : une fonction croissante et deux points fixes

Énoncé. Soit f(x)=\dfrac{3+2x^2}{5} et (u_n) définie par u_0\geq0 et u_{n+1}=f(u_n). Déterminer les suites constantes, puis étudier la suite selon la valeur de u_0.

Corrigé. f est croissante sur \mathbb{R}^+ et f(x)-x=\dfrac{2x^2-5x+3}{5}=\dfrac{(2x-3)(x-1)}{5}. Les points fixes sont 1 et \dfrac32 : il y a deux suites constantes, obtenues pour u_0=1 et u_0=\dfrac32. Le signe de f(x)-x est positif sur [0,1[ et sur ]\frac32,+\infty[, négatif sur ]1,\frac32[.

  • Si 0\leq u_0< 1. Comme f(0)=\dfrac35 et f(1)=1, l’intervalle [0,1] est stable par f, et f(x)\geq x sur cet intervalle. La suite est croissante et majorée par 1, elle converge vers un point fixe de [0,1], donc vers 1.
  • Si 1< u_0< \frac32. L’intervalle ]1,\frac32[ est stable et f(x)< x : la suite est décroissante et minorée par 1. Sa limite est un point fixe inférieur ou égal à u_0< \frac32, donc la suite converge vers 1.
  • Si u_0>\frac32. L’intervalle ]\frac32,+\infty[ est stable et f(x)>x : la suite est croissante. Si elle convergeait, sa limite serait un point fixe supérieur ou égal à u_0>\frac32 ; il n’en existe pas. La suite diverge donc vers +\infty.

Exercice 19 : utiliser l’inégalité des accroissements finis

Énoncé. Soit f(x)=\dfrac x4+\dfrac{3}{2x} et (u_n) définie par u_0>0 et u_{n+1}=f(u_n).

  1. Montrer que la suite est bien définie et que u_n\geq\dfrac{\sqrt6}{2} pour tout n\geq1.
  2. Quelle est la seule limite possible de la suite ?
  3. Montrer que pour n\geq1, \left|u_{n+1}-\sqrt2\right|\leq\dfrac34\left|u_n-\sqrt2\right| et conclure.

Corrigé de la question 1. Pour x>0, f(x)=\dfrac14\left(x+\dfrac6x\right) et x+\dfrac6x\geq2\sqrt6, car \left(\sqrt x-\sqrt{6/x}\right)^2\geq0. Donc f(x)\geq\dfrac{\sqrt6}{2}>0. Par récurrence, chaque u_n est strictement positif, la suite est bien définie, et u_n\geq\dfrac{\sqrt6}{2} dès n\geq1.

Corrigé de la question 2. Si la suite converge, sa limite \ell vérifie \ell\geq\dfrac{\sqrt6}{2}>0 et, par continuité de f, \ell=f(\ell), soit \dfrac{3\ell}{4}=\dfrac{3}{2\ell}, donc \ell^2=2 et \ell=\sqrt2.

Corrigé de la question 3. Sur I=\left[\dfrac{\sqrt6}{2},+\infty\right[, f'(x)=\dfrac14-\dfrac{3}{2x^2} avec 0< \dfrac{3}{2x^2}\leq1, donc -\dfrac34\leq f'(x)< \dfrac14 et |f'(x)|\leq\dfrac34. Comme u_n et \sqrt2 appartiennent à I pour n\geq1, l’inégalité des accroissements finis donne |f(u_n)-f(\sqrt2)|\leq\dfrac34|u_n-\sqrt2|, c’est-à-dire l’inégalité demandée puisque f(\sqrt2)=\sqrt2. Par récurrence, |u_n-\sqrt2|\leq\left(\dfrac34\right)^{n-1}|u_1-\sqrt2|, qui tend vers 0. La suite converge vers \sqrt2.

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Exercices théoriques : suites extraites et suites stationnaires

Ces deux exercices portent sur la définition de la limite et sur le théorème de Bolzano-Weierstrass (de toute suite réelle bornée, on peut extraire une suite convergente). Ils tombent souvent en question de cours développée lors des colles.

Exercice 20 : une suite bornée dont toutes les suites extraites convergentes ont la même limite

Énoncé. Soit (u_n) une suite réelle bornée et L\in\mathbb{R}. On suppose que toutes les suites extraites convergentes de (u_n) convergent vers L. Montrer que (u_n) converge vers L.

Corrigé. Raisonnons par l’absurde. Si (u_n) ne converge pas vers L, il existe \varepsilon>0 tel que, pour tout N, il existe n\geq N avec |u_n-L|\geq\varepsilon. On construit ainsi une application strictement croissante \varphi telle que |u_{\varphi(n)}-L|\geq\varepsilon pour tout n. La suite (u_{\varphi(n)}) est bornée : d’après le théorème de Bolzano-Weierstrass, elle admet une suite extraite convergente, de limite \ell. C’est aussi une suite extraite de (u_n), donc \ell=L par hypothèse. Mais en passant à la limite dans l’inégalité, |\ell-L|\geq\varepsilon : contradiction.

L’hypothèse « bornée » est indispensable. La suite définie par u_{2n}=0 et u_{2n+1}=n diverge, alors que toutes ses suites extraites convergentes tendent vers 0.

Exercice 21 : une suite convergente qui prend un nombre fini de valeurs

Énoncé. Montrer que si la suite (u_n) converge et ne prend qu’un nombre fini de valeurs, elle est stationnaire.

Corrigé. Notons L la limite et A l’ensemble fini des valeurs prises par la suite. Si A ne contient pas d’autre valeur que L, la suite est constante. Sinon, \delta=\min\{|a-L| : a\in A,\ a\neq L\} est strictement positif, car c’est le minimum d’un ensemble fini de réels strictement positifs. Par définition de la limite, il existe N tel que |u_n-L|< \delta pour tout n\geq N. Pour ces indices, u_n est une valeur de A à distance de L strictement inférieure à \delta : c’est forcément L. La suite est donc constante à partir du rang N.

Si un exercice vous résiste ou si vous voulez reprendre tout le chapitre, un professeur peut vous accompagner en cours particuliers de maths, à domicile ou en ligne. Groupe Réussite organise aussi des stages intensifs de maths sup pendant les vacances, en petits groupes. Pour revoir les définitions et les théorèmes utilisés ici, reprenez le résumé de cours sur les suites numériques en maths sup.

FAQ sur les suites numériques en maths sup

Comment étudier une suite récurrente du type u(n+1) = f(u(n)) en maths sup ?

On étudie d'abord la fonction f : ses variations, le signe de f(x) - x et ses points fixes. On cherche ensuite un intervalle stable par f qui contient le premier terme. Sur cet intervalle, le signe de f(x) - x donne le sens de variation de la suite. Si la suite est monotone et bornée, elle converge, et sa limite est un point fixe de f quand f est continue. Sinon, l'inégalité des accroissements finis permet souvent de montrer la convergence vers le point fixe.

Comment trouver le terme général d'une suite récurrente linéaire d'ordre 2 ?

Pour une suite vérifiant u(n+2) = a u(n+1) + b u(n), on résout l'équation caractéristique r² = a r + b. Avec deux racines réelles distinctes r1 et r2, le terme général s'écrit λ r1^n + μ r2^n. Avec une racine double r, il s'écrit (λ + μ n) r^n. Les constantes λ et μ se calculent avec les deux premiers termes. Avec des racines complexes conjuguées, on obtient une combinaison de cosinus et de sinus.

Qu'est-ce que la constante d'Euler ?

La constante d'Euler, notée γ, est la limite de la suite 1 + 1/2 + ... + 1/n - ln(n). Elle vaut environ 0,577. Son existence se démontre en maths sup en montrant que cette suite est décroissante et minorée par 0, grâce à l'encadrement x/(x+1) ≤ ln(1+x) ≤ x. Elle sert notamment à prouver que la série harmonique alternée a pour somme ln(2).

Quelle différence entre les suites en terminale et en maths sup ?

En terminale, on étudie surtout les suites arithmétiques et géométriques, le raisonnement par récurrence et les théorèmes de comparaison. En maths sup, la définition de la limite est formalisée avec des epsilon, et le programme ajoute les suites extraites, le théorème de Bolzano-Weierstrass, les suites adjacentes, les suites récurrentes linéaires d'ordre 2 et l'étude systématique des suites u(n+1) = f(u(n)).

Quand étudie-t-on les suites numériques en MPSI, PCSI et PTSI ?

Le chapitre Nombres réels et suites numériques figure au premier semestre du programme de mathématiques de première année. Les suites reviennent ensuite tout au long de l'année : analyse asymptotique, sommes de Riemann dans le chapitre d'intégration, puis séries numériques au second semestre.

Sources

  • Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, arrêté du 5 janvier 2021, programme de mathématiques de MP2I et MPSI, Bulletin officiel spécial n° 1 du 11 février 2021 (applicable en première année depuis la rentrée 2021).

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