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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

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Cours sur l’espace préhilbertiens de Maths Sup

Résumé de cours Exercices et corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Le chapitre sur l’espace préhilbertien est un des chapitres les plus importants dans le programme de MPSI en Maths. Profitez de ce cours en ligne et nos cours de maths particulier pour revoir les notions de cours fondamentales ainsi que les méthodes et propriétés à connaître par cœur. Vous pourrez ainsi augmenter vos résultats et votre moyenne.

A. Démontrer que l’on a défini un produit scalaire en Maths Sup

\bullet M1 : Si E est un \mathbb{R}-espace vectoriel,

\ast vérifier que \qquad E^2 \to \mathbb{R}, \, (x , \,y) \mapsto \varphi (x , \,y)

est une forme bilinéaire symétrique en démontrant les deux propriétés :

… \forall \, y \in E, \; x \mapsto \varphi(x , \,y) est linéaire
… et \forall\, (x , \,y) \in E^2, \; \varphi(x , \,y) = \varphi(y ,\, x).

\ast puis montrer que \varphi est positive non dégénérée en prouvant que :
… \forall \, x \in E, \; \varphi(x , \,x) \geqslant 0
… \varphi(x , \,x) = 0 \Rightarrow x = 0

ce qui est plus simple en général que de prouver que : \quad \quad \forall \, x \in E \setminus \{0\},\; \varphi(x ,\, x) > 0.

\bullet M2 : Connaître les produits scalaires au programme.

\ast Sur \mathbb{R}^n, le produit scalaire canonique défini pour x = (x_1\, , \, \cdots \, , \, x_n)

et y = (y_1\, , \, \cdots \, , \, y_n)

par

\qquad \qquad \displaystyle (x\, | \, y) = \sum_{i = 1} ^n x_i \, y_i\,.

\ast Sur \mathcal{M} _{n , 1} (\mathbb{R}), le produit scalaire canonique :

si X = (x_i) _{1 \leqslant i \leqslant n} et Y = (y_i) _{1 \leqslant i \leqslant n}

\quad \quad \displaystyle (X\, | \, Y) = X^{\textrm{T}}\, Y = \sum_{i = 1} ^n x_i \, y_i\,.

\ast Sur l’espace vectoriel E des fonctions continues sur [a ,\, b] à valeurs dans \mathbb{R},

\quad (f \, | \, g) = \displaystyle \int_a ^b f(t) \, g(t) \, \textrm{d} \, t.

\ast le résultat classique à savoir démontrer : Soit E = \mathcal{M}_n(\mathbb{R}).

\quad \quad E \times E \to \mathbb{R},\; (A , B) \mapsto \textrm{Tr}(A^{\textrm{T}} \, B) définit un produit scalaire sur E.

\bullet Si \varphi est un produit scalaire sur l’espace vectoriel réel E, on dit que (E \,,\, \varphi) est un espace préhilbertien réel.

Si de plus E est de dimension finie, on dit que (E\, ,\, \varphi) est un espace euclidien.

\bullet Savoir utiliser la bilinéarité du produit scalaire :

On suppose que \left (E , \, ( \cdot \mid \cdot) \right ) est un préhilbertien,

\ast Si (x , y , z , t) \in E^4 et \qquad \quad (\alpha \, ,\, \beta \, ,\, \gamma \, ,\, \delta) \in \mathbb{R}^4,
(\alpha \, x + \beta \, y \mid \gamma z + \delta t) = \alpha \, \gamma \, (x \mid z) + \, \alpha \,\delta \, (x \mid t) + \beta \, \gamma \, (y \mid z) + \beta \,\delta\, (y \mid t)

\ast Plus généralement, si (p \,,\, q) \in \mathbb{N}^2 vérifient p \geq 2, q \geq 2,

\forall \left ( (x_i)_{1\leqslant i \leqslant p }\, , \, (y_j)_{1\leqslant j \leqslant q } \right ) \in E ^{p + q}

et \forall \left ( (\alpha_i)_{1\leqslant i \leqslant p }\,, \, (\beta_j)_{1\leqslant j \leqslant q } \right ) \in \mathbb{R } ^{p + q}

\displaystyle \left ( \sum _ {i = 1} ^p \alpha_i \, x_i \; \Bigg \vert \; \sum _ {j = 1} ^q \beta _j \, y_j \right )

= \qquad \displaystyle \sum _ {i = 1} ^p \sum _{ j = 1} ^q \alpha_i \, \beta _ j \, \left ( x_i \mid y_j \right ).

 

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B. Définir et manipuler une norme euclidienne en Maths Sup

Si (x ,\, y) \mapsto (x \mid y) est un produit scalaire sur E, on définit la norme euclidienne de x \in E

par \qquad \quad \Vert x \Vert = \sqrt{ (x \mid x) }.

Alors E \to \mathbb{R}^+ , \, x \mapsto \Vert x \Vert vérifie

\ast \Vert x \Vert = 0 ssi x = 0

\ast Si \lambda \in \mathbb{R} et x \in E ,\, \Vert \lambda \, x \Vert = \vert \lambda \Vert \; \Vert x \Vert

\ast Si (x , y) \in E^2, \Vert x + y \vert \leq \Vert x \Vert + \Vert y \Vert (inégalité triangulaire).

On dit que x \mapsto \Vert x \Vert est une norme euclidienne sur E.

On dit que x \in E est unitaire lorsque \Vert x \Vert = 1.

Cas particuliers :

\ast La norme euclidienne sur \mathbb{R}^n est définie si u = (u_1\, ,\, \cdots \, , \, u_n)par :

\qquad \qquad \displaystyle \Vert u \Vert = \sqrt{\sum _{i = 1} ^n u_i^2} \,.

\ast La norme euclidienne de f \in \mathcal{C} ([a, \, b] , \, \mathbb{R}), \Vert f \Vert = \sqrt{\int_a ^b f ^2(t) \, \textrm{d} \, t}.

Connaître la formule de polarisation

Si (x , y) \in E ^2 ,

\quad \, 2\, (x \mid y) = \Vert x + y \Vert ^2 - \Vert x \Vert ^2 - \Vert y \Vert ^2.

On peut aussi démontrer que

\quad 4\, (x \mid y) = \Vert x + y \Vert ^2 - \Vert x - y \Vert ^2.

P : On note (E , \, ( . \mid . ) \, ) un préhilbertien réel.

Soient n \in \mathbb{N}, n \geq 2, (x_i)_{\leqslant i \leqslant n} \in E^n et (\alpha_ i)_{\leqslant i \leqslant n} \in \mathbb{R} ^n,

\displaystyle \left \Vert \sum _ {i = 1} ^n \alpha _ i \, x_ i \right \Vert ^2

=\qquad \displaystyle \sum _ {i = 1} ^n \alpha _ i^2 \,\Vert x_ i \Vert ^2+\sum _ {i \neq j} \alpha_i \, \alpha _ j\, (x _i \mid x_j).

C. Manipuler l’inégalité de Cauchy-Schwarz en Maths Sup

\bullet Le résultat général

Si (E , ( .\, |\, . )) est un préhilbertien réel, on peut utiliser l’inégalité de Cauchy-Schwarz :

\quad \forall \, (x , \,y) \in E^2, \; \vert (x \mid y)\vert \leq \Vert x \Vert \; \Vert y \Vert .

Il y a égalité si, et seulement si, la famille (x ,\, y) est liée.

\bullet L’écriture dans \mathbb {R}^n

Si (u_i)_{1\leqslant i \leqslant n} et (v_i)_{1\leqslant i \leqslant n} sont deux familles de n réels,

\quad \displaystyle \left \vert \sum_{i = 1} ^n u _ i \, v _ i \right \vert \leq \sqrt {\sum _ {i = 1} ^n u_ i^2 } \; \sqrt{\sum _ {i = 1} ^n v_i^2 }

ce qui est équivalent à

\displaystyle \left ( \sum_{i = 1} ^n u _ i \, v _ i \right ) ^2 \leq \left ( \sum _ {i = 1} ^n u_ i^2 \right ) \, \left ( \sum _ {i = 1} ^n v_i^2 \right )

\bullet L’écriture dans E = \mathcal{C}([a , b ], \mathbb{R})

si f et g sont éléments de E,

\displaystyle \left \vert \int_a ^b f(t) \, g(t) \, \textrm{d} \, t \right \vert

\displaystyle \quad \leq \sqrt { \int_a ^b f^2 (t) \, \textrm{d} \, t} \; \sqrt { \int_a ^b g^2 (t) \, \textrm{d} \, t}

ou encore

\displaystyle \left ( \int_a ^b f(t) \, g(t) \, \textrm{d} \, t \right )^2

\leq \displaystyle \quad \int_a ^b f^2 (t) \, \textrm{d} \, t \times \int_a ^b g^2 (t) \, \textrm{d} \, t

 

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D. Manipuler la notion d’orthogonalité en Maths Sup

\bullet M1 : Deux vecteurs x et y de E sont orthogonaux ssi (x \mid y) = 0 ssi \Vert x + y \Vert ^2 = \Vert x \Vert ^2 + \Vert y \Vert ^2 (théorème de Pythagore).

On écrit x \perp y.

\bullet M2 : Si X est une partie non vide de E, l’ensemble des vecteurs orthogonaux à tous les vecteurs de X est un sous-espace vectoriel de E qui est noté X ^{\perp} et appelé orthogonal de X.

X ^{\perp} = \{ y \in E \, / \, \forall\, x \in X ,\, (x \mid y) = 0 \}.

\bullet M3 : Pour démontrer qu’un vecteur x de E préhilbertien réel est nul, on peut

\ast démontrer que \Vert x \Vert = 0

\ast démontrer que \forall \, y \in E,\; (x \,|\, y) = 0, c’est-à-dire que x \in E^{\perp}.

\bullet M4 : Si F est un sous-espace vectoriel du préhilbertien réel E,

\qquad \qquad F \cap F^{\perp} = \{0\}.

\bullet M5 : Toute famille finie de vecteurs 2 à 2 orthogonaux et non nuls est libre.

E. Construire une famille orthonormale en Maths Sup

Dans ce paragraphe, (E ,\, ( . \, | \, . )) est un préhilbertien réel.

\bullet M1 : Connaître le résultat complet du principe d’orthonormalisation de Gram-Schmidt

Si (e_1 \, ,\, e_2 \, ,\, \cdots \, ,\, e_n) est une famille libre du préhilbertien de (E \, , ( .\; \mid \; .)), il existe une unique famille orthonormale (\varepsilon_1\, , \,\cdots \, , \, \varepsilon_n) de E telle que

pour tout k \in [\![1 , \, n]\!],

\textrm{Vect} (e_1\, , \, \cdots \, , \, e_k) = \textrm{Vect}(\varepsilon_1\, ,\, \cdots \, , \, \varepsilon_k).

et (e_k \, | \, \varepsilon_k) > 0.

\bullet M2 : Application pratique du procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt :

\ast Introduire une famille libre (e_1 \, ,\, e_2 \, ,\, \cdots \, ,\, e_n) de E.

\ast Poser \varepsilon _1 = \displaystyle \frac {e_1} {\Vert e_1\Vert}.

Puis construire les vecteurs par récurrence

\ast après avoir construit (\varepsilon _1 \, , \, \cdots \, , \, \varepsilon _ k), introduire si k + 1 \leq n

\quad u_{k + 1} = e_{k + 1} - \displaystyle \sum _ {i = 1} ^k (e_{k + 1} \, | \, \varepsilon_i) \, \varepsilon_i

puis calculer \varepsilon _{k + 1} = \displaystyle\frac {u_{k + 1}} {\Vert u_{k + 1} \Vert }.

Théorème :

Dans le cas où F est de dimension finie et où (e_i)_{1 \leq i \leq n} est une base de F, on construit ainsi une base orthonormale (\varepsilon _k) _{1 \leq k \leq n} de F.

Tout sous-espace vectoriel de dimension finie strictement positive de E admet une base orthonormale.

F. Utiliser l’orthogonal d’un sev de dimension finie en Maths Sup

Dans ce paragraphe, F est un sous-espace vectoriel (sev) de dimension finie du préhilbertien (E\, , \, ( . \, \mid \, . )).

\bullet Si \dim F > 0, F admet une base orthonormale.

\bullet E = F \oplus F ^{\perp}.

\bullet La projection de E sur F parallèle- ment à F^{\perp} est appelée projection orthogonale sur F et notée p_F\, .

\bullet Si \dim F = n > 0 et si (u_1\, ,\, \cdots \, , \, u_n) est une base orthonormale de F, la projection orthogonale sur F est définie par

\quad \displaystyle p_F : E \mapsto E , x \mapsto \sum _{i = 1} ^n (x \, | \, u_i) \, u_i\,.

\bullet Si p_F est la projection orthogonale sur F, pour tout x \in E,

\quad \Vert x \Vert ^2 = \Vert p_F(x) \Vert ^2 + \Vert x - p_F(x)\Vert ^2.

On en déduit que \qquad \forall\, x \in E, \, \Vert p_F(x) \Vert \leq \Vert x \Vert.

\bullet Si a \in E, \{ \Vert f - a \Vert \, / \, f \in F\} admet un plus petit élément appelé distance de a à F et noté \textrm{d} (a , F).

Ce mininum est atteint en un seul point f = p_F(a).

Donc \textrm{d} (a , F) = \Vert a - p_F(a) \Vert

et \textrm{d} (a , F)^2 = \Vert a \Vert ^2 - \Vert p_F(a) \Vert ^2.

G. Reconnaître et résoudre un problème de distance à un sev

Dans ce paragraphe, (E, ( . \, | \, . )) est un espace préhilbertien réel.

Soit a \in E donné. Dans le cas où l’on demande de déterminer la borne inférieure de l’ensemble \left \{f(a , x_1 \, , \, \cdots \, ,\, x_n) / (x_1 \, , \, \cdots \, , \, x_n ) \in \mathbb{R}^n \right \}\;
f étant à valeurs positives ou nulles, il y a de fortes chances de se trouver devant un problème de distance à un sous-espace vectoriel.

Pour cela, il faut :

\ast 1. préciser l’espace vectoriel E considéré, lorsqu’il n’est pas donné par l’énoncé.

\ast 2. trouver le produit scalaire utilisé.

\ast 3. trouver le sous-espace vectoriel F de dimension n, c’est-à-dire écrire

F = \textrm{Vect} (u_1\, \, ,\, \cdots \, , \, u_n) et interpréter le problème sous l’une des deux formes :

\displaystyle \inf_{(x_1 \, ,\, \cdots \, , \, x_n ) \in \mathbb{R}^n} \left \Vert a - \sum _{i = 1} ^n x_i \, u_i \right \Vert^2

\displaystyle \quad \quad = \inf_{y \in F} \Vert a - y \Vert ^2 = d(a , F) ^2

\displaystyle \inf_{(x_1 \, , \, \cdots \, ,\, \, x_n ) \in \mathbb{R}^n} \left \Vert a - \sum _{i = 1} ^n x_i \, u_i \right \Vert

\displaystyle \quad \quad = \inf_{y \in F} \Vert a - y \Vert = d(a , F).

\ast 4. définir le projeté orthogonal p_F(a) de a sur F (cf § 6).

\ast 5. calculer

\qquad \quad d(a , F)^2 = \Vert a \Vert ^2 - \Vert p_F(a)\Vert ^2

\qquad ou d(a , F)^2 = \Vert a - p_F(a)\Vert ^2
(théorème de Pythagore).

N’hésitez pas à compléter vos révisions de cours en MPSI, PCSI et PTSI avec l’ensemble de nos autres cours en ligne de Maths pour les Maths Sup. Revoyez par exemple, les notions essentielles des chapitres qui suivent :

  • espaces euclidiens
  • séries numériques
  • probabilités
  • variables aléatoires
  • raisonnement et récurrence

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