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Cours en ligne Maths en Maths Sup

Chapitres Maths en MPSI, PCSI, MP2I, PTSI

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Corrigés : Nombres complexes en MPSI, PCSI, PTSI

Résumé de cours Exercices Corrigés

Cours en ligne de Maths en Maths Sup

Corrigés- nombres complexes en MPSI, PCSI, PTSI

1. Modules et arguments

Question 1 (Vrai/faux)
Le complexe non nul a(\cos b + \textrm{i} \, \sin b) a pour argument b

Corrigé : 

Faux. \ast Si a > 0, z a un module égal à a et un argument congru à b,
\ast Si a < 0, le module de z est égal à - a, et son argument est congru à \pi + b modulo 2 \pi car on écrit
\quad \quad \quad z = ( - a) \, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \pi} \, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, b} .

⚠️ à ne pas répondre trop vite en oubliant la discussion sur le signe de a.

Question 2
a/ Si z et z' sont des complexes,  \quad \quad \quad \vert \, \vert z \vert - \vert z'\vert \, \vert \leq \vert z - z' \vert

Corrigé : 

Vrai. \ast En appliquant l’inégalité triangulaire : \vert z\vert = \vert z - z' + z'\vert
\vert z\vert \leq \vert z - z'\vert + \vert z'\vert
donc \vert z\vert - \vert z'\vert \leq \vert z - z'\vert .
\ast En échangeant z et z', \vert z'\vert - \vert z\vert \leq \vert z' - z\vert
et comme \vert z' - z\vert = \vert z - z'\vert, \vert z'\vert - \vert z\vert \leq \vert z - z'\vert
En utilisant si a \leq b et - a \leq b, \vert a \vert \leq b, on a donc prouvé l’inégalité.

b/ Pour tout (a , b) \in \mathbb{C}^2, montrer que  \quad \quad \vert a \vert + \vert b \vert \leq \vert a + b \vert + \vert a - b \vert.
Préciser les cas d’égalité

Corrigé : 

\bullet Démonstration de l’inégalité.
\ast On écrit \vert 2\, a\vert = \vert (a + b) + (a - b)\vert,
donc 2 \, \vert a \vert \leq \vert a + b \vert + \vert a - b\vert \quad (1)

\ast En échangeant a et b et en utilisant \vert b - a \vert = \vert a- b \vert, on obtient
\quad 2 \, \vert b \vert \leq \vert a + b\vert + \vert a - b\vert \quad (2).

\ast Par demi-somme des inégalités (1) et (2), on obtient :
\quad\quad \vert a \vert + \vert b \vert \leq \vert a + b \vert + \vert a - b \vert.

\bullet Il y a égalité ssi (1) et (2) sont des égalités ssi
(a + b = 0 ou a - b = \lambda (a + b) avec \lambda \geq 0)
ou (a + b = 0 ou b - a =\mu (a + b) avec \mu \geq 0)
ssi b = - a ou b - a = 0 ssi b = \pm a.
I y a donc deux cas d’égalité si a \neq b et un seul si a = b.

Question 3
z est un imaginaire pur si, et seulement si,
a. \displaystyle \textrm{Arg} z  \equiv \frac {\pi} 2 \quad [2\, \pi].
b. z^2 est un réel négatif ou nul.

Corrigé :

Seule l’affirmation b) est juste car 0 est un imaginaire pur qui n’a pas d’argument.

Question 4
Si z \in \mathbb{C}^*, z et \displaystyle \frac 1 z ont même partie réelle ssi \vert z \vert = 1.

Corrigé : 

Faux car si z = 2\, \textrm{i}, les parties réelles de z et \displaystyle \frac 1 z sont nulles et \vert z \vert = 2.
Si z = x + \textrm{i} \, y , \displaystyle\frac 1 z = \frac {\overline{z}} {\vert z \vert ^2} = \frac {x } {x ^2 + y ^2} - \textrm{i} \frac y {x^2 + y^2}
z et \displaystyle \frac 1 z ont même partie réelle ssi x(x^2 + y ^2 - 1) = 0 ssi x = 0 ou \vert z \vert = 1.

Question 5
Si a, b et c sont trois complexes de module 1, \vert a b + a c + b c \vert = \vert a + b + c \vert.

Corrigé : 

Vrai. Les 3 complexes ont pour module 1 donc \overline {a} = \displaystyle \frac 1 a, \overline {b} = \displaystyle \frac 1 b et \overline {c} = \displaystyle \frac 1 c.
\displaystyle \vert a + b + c \vert = \left \vert \; \overline {a + b + c} \; \right \vert
\vert a + b + c \vert = \displaystyle \left \vert \frac 1 a + \frac 1 b + \frac 1 c \right \vert
en réduisant au même dénominateur
\vert a + b + c \vert = \displaystyle \frac {\vert b\,  c + a \, c + a\, b \vert } {\vert a\, b\, c \vert } \vert a + b + c \vert = \vert b \,c + a\, c + a\, b \vert
car le module de a\, b\, c est égal à 1.

 

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2. Sur la fonction exponentielle

Question 1
Si x est réel, \overline {e ^{\textrm{i} \, x} } = e ^{ - \textrm{i} \, x}

Corrigé : 

Vrai. e ^{ \textrm{i} \, x}= \cos(x) + \textrm{i} \, \sin(x)
e ^{ - \textrm{i} \, x}= \cos(- x) + \textrm{i} \, \sin(-x)
e ^{ - \textrm{i} \, x}= \cos(x) - \textrm{i} \, \sin(x) est le conjugué de e ^{ \textrm{i} \, x}.

Question 2
Si z est complexe, \vert \textrm{e} ^{z} \vert = \textrm{e} ^{ \vert z \vert }.

Corrigé :

Faux. Prendre z = \textrm{i}.
\vert \textrm{e} ^{z} \vert = 1 et \textrm{e} ^{ \vert z \vert } = \textrm{e}^1
donc \vert \textrm{e} ^{z} \vert \neq \textrm{e} ^{ \vert z \vert }.

Question 3
Si z est complexe, \vert \textrm{e} ^{z} \vert \leq \textrm{e} ^{ \vert z \vert }.

Corrigé : 

Vrai. On écrit z = x + \, \textrm{i} \, y, \vert \textrm{e} ^{z} \vert = \textrm{e} ^{x}.
Puis on utilise x \leq \vert x \vert \leq \vert z \vert et la croissance de la fonction exponentielle sur \mathbb{R} : \textrm{e} ^{x} \leq \textrm{e} ^{ \vert z \vert }.

Question 4 
Si Z est un complexe non nul, les images des solutions de l’équation \textrm{e}^z = Z sont alignées.

Corrigé : 

Vrai. On note Z = \rho \, \textrm{e}^{\textrm{i} \, t} où \rho > 0 et t \in \mathbb{R}.
On écrit z = x + \textrm{i} \, y avec (x , y) \in \mathbb{R}^2.
\textrm{e}^z = Z ssi \textrm{e} ^x \, \textrm{e}^{\textrm{i} \, y} = \rho \, \textrm{e}^{\textrm{i} \, t}
ssi \textrm{e} ^x = \rho et \exists \, n \in \mathbb{Z}\, , \, y = t + 2\, n \, \pi
ssi x = \ln(\rho) et \exists \, n \in \mathbb{Z}\, , \, y = t +2 \, n \, \pi\,.

Les images des solutions sont alignées sur la droite d’équation x = \ln(\rho).

2. Sur les racines n-ièmes

Question 1
Les racines 2n– ièmes de 1 sont les complexes \textrm{e}^{\textrm {i} \, k \, \pi/n} où
a)  k \in [\![0 , \, n - 1]\!]
b)  k \in [\![0 , \, 2 \, n]\!]
c)  k \in [\![- n + 1 , \, n]\!]

Corrigé : 

La bonne réponse est c. On calcule les racines 2\,  n– ièmes d’un complexe non nul en utilisant 2\,  n valeurs consécutives entières de k.
Seule la réponse c) donne 2\,  n valeurs entières consécutives de k.

👍 Remarque : en général, on choisit les valeurs de k entre 0 et 2\, n - 1. Mais il est possible de choisir comme ici k entre -(n - 1) et n, ce qui permet alors de remarquer que si l’on note z_ k = \textrm{e}^{\textrm {i} \, k \, \pi/n}, z_0 = 1,  z_n = - 1 et si k \in [\![1 , \, n - 1]\!] z_{ - k} et z_k sont conjugués.

Question 2
Si \vert \omega \vert = 1, il existe n \in \mathbb{N}^*, \omega \in \mathbb{U}_n\,.

Corrigé : 

Faux. On note \omega = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \sqrt{2}\, \pi};  \vert \omega \vert = 1
S’il existait n \in \mathbb{N}^* tel que \omega \in \mathbb{U}_n\,, on aurait \omega ^n = 1 donc \textrm{e} ^{\textrm{i} \, n\, \sqrt{2}\, \pi} = 1.
Il existerait k \in \mathbb{Z} tel que n\, \sqrt{2}\, \pi = 2 \, k \, \pi alors \displaystyle\sqrt{2} = \frac {2 k} {n} donc \sqrt{2} \in \mathbb{Q} ce qui est absurde.
👍 On rappelle la démonstration de \sqrt{2} \notin \mathbb{Q}.
Si l’on avait \sqrt{2} \in \mathbb{Q}, il existerait p et q dans \mathbb{N}^* tels que \displaystyle\sqrt{2} = \frac {p} {q}.
En écrivant p = 2 ^{p'}\,  (2\, p'' + 1) et q = 2 ^{q'}\,  (2 \, q'' + 1) et en simplifiant par 2 ^{\min (p' ,\,  q')}, on peut se ramener au cas où p et q ne sont pas tous les deux pairs ce que l’on suppose dans la suite.
Alors \displaystyle 2 = \frac {p^2 } {q^2} , donc 2 \, q^2 = p ^2
p est pair (car p impair implique p ^2 impair).
On écrit p = 2 \, p' et on simplifie par 2 :
2\, q^2 = 4\,  {p'} ^2 \Rightarrow q^2 = 2\,  {p'} ^2, donc q est pair, ce qui contredit l’hypothèse sur p et q.
On a prouvé que \sqrt{2} est irrationnel.

Question 3 
Soit n \in \mathbb{N}^* et \omega \in \mathbb{U}_n\,.
\{ \omega ^k \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] \} = \mathbb{U}_n \,.

Corrigé : 

Faux. V = \{ \omega ^k \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] \}
La propriété est fausse : par exemple, en prenant \omega = 1 , V ne contient qu’un élément ou pour n = 2 \, p avec p > 2 , \omega = - 1 , V ne contient que 2 éléments.

👍 Pour aller plus loin en MPSI  (nécessite le cours d’arithmétique) :
\bullet Dans le cas où \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, p \, \pi/ n } avec p et n premiers entre eux, alors V = \mathbb{U}_n\,.
Il est évident que V \subset \mathbb{U}_n \,.
Pour prouver l’égalité, on démontre que V a n éléments.

Soient ( k , k ') \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] ^2\; tels que \omega ^k = \omega ^{k'}, \omega ^{k - k'} =1
On peut supposer par symétrie que k \geq k'.
Donc il existe q \in \mathbb{Z} tel que \displaystyle \frac {2 \, p \, (k - k')\pi} n = 2 \, q \, \pi \Rightarrow \displaystyle \frac { p \, (k - k')} n = q \,

donc p(k - k') = q \, n.
n divise p(k - k') et est premier avec p, donc n divise k - k' par le lemme de Gauss.
Comme 0 \leq k \leq n - 1, 0 \leq k' \leq n - 1 et k \geq k', 0 \leq k - k' < n et est un multiple de n.
On en déduit que k - k' = 0.
On a donc prouvé que V contient n éléments donc V = \mathbb{U}_n\,.

 

\bullet Réciproquement si V = \mathbb{U}_n\, avec \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, p \, \pi/ n } , alors p et n sont premiers entre eux.
En effet si V = \mathbb{U}_n\,, 1 \in V, donc il existe k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] tel que \omega ^k = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, \pi/ n } soit \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, p \, k \, \pi/ n } = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, \pi/ n }.
Il existe q \in \mathbb{Z} tel que \quad \quad \quad \displaystyle \frac {2 \, p \, k \, \pi} n = \frac {2 \, \pi} n + 2 \, q \, \pi
ce qui donne p \, k - q \, n= 1, donc par la relation de Bezout, n et p sont premiers entre eux.

Conclusion
Soit n \in \mathbb{N}^* et \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, p \, \pi/ n }.
\{ \omega ^k \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] \} = \mathbb{U}_n \;  ssi p et n sont premiers.

Question 4
Soit n \in \mathbb{N}^* \,, \mathbb{U}_n = \{ \overline {z} \, , \, z \in \mathbb{U}_n \}.

Corrigé : 

Vrai. Soit V = \{ \overline {z} \, , \, z \in \mathbb{U}_n \}
\bullet Il est évident que V \subset \mathbb{U}_n\,.
\bullet On note \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, \pi/ n }.
On sait que \mathbb{U}_n = \{ \omega ^k \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] \}.
V contient \{ \omega ^{- k} \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!] \}
qui est l’ensemble des racines n -ièmes de 1, car -k prend n valeurs consécutives entières.
Donc \mathbb{U}_n \subset V.
Par double inclusion, \mathbb{U}_n = V.

Question 5
Soient (m , n) \in \mathbb{N}^*.
\mathbb{U}_m \subset \mathbb{U}_n ssi m divise n.

Corrigé : 

Vrai. \bullet Si m divise n, on écrit n = p \, m avec p \in \mathbb{N}^*.
Si z \in \mathbb{U}_m , z ^m = 1, donc z ^n = (z ^m) ^p = 1 ^p = 1 \Rightarrow z \in \mathbb{U}_n\,.
On a prouvé que \mathbb{U}_m \subset \mathbb{U}_n\,.

\bullet On suppose que \mathbb{U}_m \subset \mathbb{U}_n\,.
On note \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, \pi/ m } \in \mathbb{U}_m \,
alors \omega ^n = 1 donc \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, n \, \pi/ m } = 1, il existe p \in \mathbb{Z} tel que \displaystyle \frac {2 \, \pi \, n } m = 2 \,  \pi\,  p donc n = m \, p et m divise p.

Question 6
Soit n \in \mathbb{N}^*. Il existe une bijection de \mathbb{U}_n sur l’ensemble V_n des racines n-ièmes de - 1.

Corrigé : 

Vrai. On note a = \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \pi / n}
il est évident que a ^n = - 1.
Alors V_n = \{ a \, \omega ^k \,, \, k \, \in \, [\![0 \, ,\, n - 1]\!]\},
où \omega = \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \pi / n}
et U_n = \{\omega ^k \,, \, k \, \in \, [\![0 \, ,\, n - 1]\!]\}\,.

L’application \varphi : \mathbb{U}_n \to V_n , \omega _ k \mapsto a \, \omega ^k est une bijection.

Question 7
Si n est impair, \mathbb{U}_n = \{ z ^2 \, , \, z \in \mathbb{U}_n \}.

Corrigé : 

Vrai. On note V = \{ z ^2 \, , \, z \in \mathbb{U}_n \}
Comme z ^n = 1, (z^2) ^n = 1, donc V \subset \mathbb{U}_n\,.
On note \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, \pi / n}.
On sait que U_n = \{ \omega ^k \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!]\}.
Alors V= \{ \omega ^{2 \, k} \, , \, k \in [\![0 \, ,\, n - 1]\!]\}\,.
Soient 0 \leq k' \leq k \leq n - 1,
\omega ^{2 k} = \omega ^{2 k'} ssi \omega ^{2 k - 2 k'} = 1
ssi \exists\, q \in \mathbb{Z}, \, \displaystyle \frac {4 (k - k') \pi } {n} = 2 \, q \, \pi
ssi \exists \,q \in \mathbb{Z}, \, \displaystyle \frac {2 (k - k') } {n} = \, q.

Comme 0 \leq k' \leq k < n, \quad \quad \quad \displaystyle 0 \leq \frac {2 (k - k') } {n} < 2,
on en déduit que q = 0 ou q = 1.
Si l’on avait q = 1, alors 2 (k - k') = n, donc n est pair ce qui est exclu.
On en déduit que q= 0 et donc k = k'.

V contient donc n éléments distincts et est inclus dans \mathbb{U}_n qui a aussi n éléments, alors V = \mathbb{U}_n\,.

Question 8
Les images M_k des racines n-ièmes de 1 sont les sommets d’un polygone régulier à n côtés inscrit dans le cercle unité.

Corrigé : 

Vrai. On note z_k = \textrm{e} ^{2 \textrm{i} \, k \pi / n} où k \in [\![0 , \, n - 1] \!] l’affixe de M_k\,.
On remarque que z_n = z_0 et z_{k + 1} = \omega \, z_k où \omega = \textrm{e} ^{2 \, \textrm{i} \, \pi/n} .
Si k \in [\![0 , \, n - 1] \!], \quad  \vert z_{k + 1} - z_k \vert = \vert z_k \vert \, \vert \omega - 1 \vert  = \vert \omega - 1 \vert
Comme M_k\, M_{k + 1}= \vert \omega - 1\vert, les côtés du polygone ont même longueur égale à 2 \sin ( \pi / n), on obtient un polygone régulier et les sommets sont sur le cercle de centre O et de rayon 1.

 

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3. Manipulation de complexes en maths sup

Exercice 1
Calculer les racines cubiques de \displaystyle \frac {1 + \textrm{i} } {\sqrt{2}}. Les écrire sous forme cartésienne et en déduire la valeur de \cos(\pi/12) et \sin(\pi/12).

Corrigé : 

u = \displaystyle \frac {1 + \textrm{i} } {\sqrt{2}} = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \pi/4} admet comme racines cubiques les complexes :
v_1 = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \pi/12}
v_2 = \textrm{j}\, v_1  = \textrm{e} ^{3\,   \textrm{i} \, \pi/4}
et v_3 = \textrm{j} ^2 \, v_1 = \textrm{e} ^{11 \, \textrm{i} \, \pi/12}.

Comme v_2 = \displaystyle \frac {- 1 + \textrm{i} } {\sqrt{2}}, v_1 = \textrm{j} ^2 \, v_2 \,.
v_1 = \displaystyle \left ( \frac {- 1 + \textrm{i} } {\sqrt{2}} \right ) \left ( \frac {- 1 - \textrm{i} \, \sqrt{3} } {2}\right )
en égalant les parties réelles et imaginaires :
\quad \quad \quad \displaystyle \cos \left ( \frac {\pi} {12} \right ) = \frac {1 + \sqrt {3}} {2 \, \sqrt{2}} \quad \quad \textrm{et } \displaystyle \sin \left ( \frac {\pi} {12} \right ) = \frac {\sqrt {3} - 1 } {2 \, \sqrt{2}} .

Exercice 2
Si a et b sont deux complexes distincts de module 1,
u = \displaystyle \frac {z + a\, b \, \, \overline {z} - a - b } {b - a}   vérifie u ^2 \leq 0

Corrigé : 

On introduit des réels \alpha et \beta tels que a = \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \alpha} et b = \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \beta} (le coefficient 2 permet de simplifier les calculs qui suivent en évitant les facteurs 1/2) :
b - a = \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \beta} - \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \alpha}
b - a = \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, (\beta + \alpha) } \left ( \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, (\beta - \alpha) } - \textrm{e} ^{ -\textrm{i} \, (\beta - \alpha) } \right )
b - a = 2\, \textrm{i} \, \sin(\beta - \alpha)\, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, (\beta + \alpha) }
et b + a = \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \beta} + \, \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \alpha}
b + a = \textrm{e} ^{ \, \textrm{i} \, (\beta + \alpha) } \left ( \textrm{e} ^{ \, \textrm{i} \, (\beta - \alpha) } + \,\textrm{e} ^{- \, \textrm{i} \, (\beta - \alpha) } \right )
b + a = 2 \, \cos(\beta - \alpha)\, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, (\beta + \alpha) }.
On note \gamma = \alpha + \beta.

v = z + a\, b \, \, \overline {z} - a - b
v = z + \textrm{e} ^{ 2 \, \textrm{i} \, \gamma} \, \overline {z} - 2 \cos(\beta - \alpha)\, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \,\gamma }
v = \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \gamma  } \left ( z \;\textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, \gamma  } + \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \gamma } \; \overline {z} - 2\,  \cos(\beta - \alpha) \right )

On note A = z \; \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, \gamma }. Alors
v = \textrm{e} ^{ \textrm{i} \,\gamma } \left ( A + \overline {A } - 2 \, \cos(\beta - \alpha) \right )
v = \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \gamma }\, r où r \in \mathbb{R}.

Donc u = \displaystyle \frac {r} {2 \, \textrm{i} \sin(\beta - \alpha)} est un imaginaire pur, son carré est négatif ou nul.

Exercice 3
Résoudre le système \vert z - 1 \vert = \vert z - 2\vert et \textrm{Arg} (z + \textrm{i}) \equiv \textrm{Arg} (z - 1) \; \; [2 \pi].

Corrigé : 

\bullet Résolution de la première équation
en notant z = x + \textrm{i} \, y :
\vert z - 1 \vert = \vert z - 2 \vert \Leftrightarrow \vert z - 1 \vert^2 = \vert z - 2 \vert ^2
\Leftrightarrow (x - 1) ^2 + y ^2 = (x - 2) ^2 + y ^2
\Leftrightarrow -2\, x + 1 = - 4 \, x + 4 \Leftrightarrow 2\,  x = 3

\bullet Résolution de la deuxième équation
en notant z = x + \textrm{i} \, y,
\textrm{Arg} (z + \textrm{i}) \equiv \textrm{Arg} (z - 1) \; \; [2 \pi]
\Leftrightarrow Z = \displaystyle \frac {z + \textrm{i}} {z - 1} \in \mathbb{R}^{+*}
\displaystyle \Leftrightarrow Z = \frac {x + \textrm{i}\, (y - 1) } {x - 1 +\, \textrm{i}\, y } \in \mathbb{R}^{+*}
en multipliant par la quantité conjuguée
\Leftrightarrow (x + \textrm{i}\, (y + 1) )(x - 1 - \,\textrm{i}\, y) \in \mathbb{R}^{+*}
\Leftrightarrow (x (x - 1) + y(y + 1) > 0 \; \;  \textrm{et } (x - 1) (y + 1) - x\,  y = 0
\Leftrightarrow x (x - 1) + y(y + 1) > 0\; \;  \textrm{et } x - y - 1 = 0.

La première équation donnait x = 3/2.
La relation sur les arguments devient alors
\displaystyle \frac 3 4 + y(y - 1) > 0 et y = \displaystyle \frac 1 2 \Leftrightarrow y = \displaystyle \frac 1 2
Le système admet une seule solution égale à \displaystyle \frac {3 + \, \textrm{i}} 2.

Exercice 4
Question 1 

Soient deux complexes z et z'.
\vert z + z' \vert ^2 + \vert z - z' \vert ^2 = a \left ( \vert z \vert ^2 + \vert z' \vert ^2 \right )

Corrigé :

a = \vert z + z' \vert ^2 + \vert z - z' \vert ^2
a = (z + z') (\overline{z} + \overline {z'}) + (z - z') (\overline{z} - \overline {z'})
a = 2 \, z \, \overline {z} + 2 \, z' \, \overline {z'}
les termes z \, \overline {z'} et z' \, \overline {z} s’éliminant
a = 2 \, \vert z \vert ^2 + 2 \, \vert z' \vert ^2
ce qui justifie la relation.

Question 2
Interprétation géométrique du résultat de la question 1 lorsque z et z' sont non nuls.

Corrigé : 

On note A (resp. B) le point d’affixe z (resp. z').
Le point C d’affixe z + z' est tel que O\, A \,C \, B soit un parallélogramme.
Le point D d’affixe z - z' est tel que \overrightarrow{OD}= \overrightarrow{BA}.
On a établi que \quad \quad OC^2 + A B^2 = 2 \, OA^2 + 2 \, OB^2
Dans un parallélogramme, la somme des carrés des longueurs des 4 côtés est égale à la somme des carrés des longueurs des deux diagonales.

Question 3
On suppose que z\, z ' \neq 0 et on note u une racine carrée de z\, z' .
\displaystyle \left \vert \frac {z + z'} 2 + u \right \vert + \left \vert \frac {z + z'} 2 - u \right \vert \quad \quad \quad \quad \quad \quad \quad \quad  = a \left ( \vert z \vert + \vert z' \vert \right )

Corrigé : 

On note Z et Z' deux réels tels que Z ^2 = z et Z'^2 = z', alors (Z \, Z') ^2 = u ^2.
On peut supposer grâce à la symétrie du problème que Z \, Z' = u.
\displaystyle A = \left \vert \frac {z + z'} 2 + u \right \vert + \left \vert \frac {z + z'} 2 - u \right \vert
2 A = \vert Z ^2 + {Z'} ^2 + 2 \, Z \, Z' \vert \quad \quad \quad \quad \quad \quad  + \,  \vert Z ^2 + {Z'} ^2 - 2\,  Z \, Z' \vert
2 A = \vert (Z + Z')^2 \vert + \vert (Z - Z')^2 \vert
2 A = \vert Z + Z' \vert ^2 + \vert Z - Z' \vert ^2
2 A = 2 \, \vert Z \vert ^2 + 2\, \vert {Z'} \vert ^2
d’après la question 1.
A = \vert Z^2 \vert + \vert {Z'} ^2 \vert
A = \vert z \vert + \vert {z'}\vert.
La relation est vérifiée pour a = 1.

5. Modules et arguments

Exercice 1
a) Trouver la forme trigonométrique du  complexe :
\quad \displaystyle Z = \left ( \frac {1 + \sqrt{2} + \textrm{i}} {1 - \sqrt{2} - \textrm{i}} \right ) ^n où n \in \mathbb{N}^*.

Corrigé : 

\ast 1 + \textrm{i} = \sqrt{2} \; \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \pi / 4}
donc Z _1 = 1 + \sqrt{2} + \textrm{i} = \sqrt{2} \left ( 1 + \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \pi / 4} \right )
On rappelle que \quad \quad \displaystyle 1 + \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t} = 2\,  \cos \left (\frac t 2 \right )\, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t/ 2 }.
Z _1 = \displaystyle 2 \, \sqrt{2}\,  \cos \left ( \frac {\pi} 8 \right ) \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \pi / 8}.

\ast 1 - \textrm{i} = \sqrt{2} \; \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, \pi / 4}
donc Z _2 = 1 - \sqrt{2} - \textrm{i} = \sqrt{2} \left ( 1 - \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, \pi / 4} \right )
On rappelle que \quad \quad \displaystyle 1 - \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t} = - 2\textrm{i} \sin\left (\frac t 2 \right ) \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t/ 2 }.
Z _2 = \displaystyle 2 \, \sqrt{2}\,  \sin \left ( \frac {\pi} 8 \right ) \, \textrm{e} ^{- \textrm{i} \, \pi / 8}.

\ast On note \displaystyle \textrm{cotan} \left (\frac {\pi} 8 \right ) = \displaystyle \frac 1 {\tan {(\pi/8)}}
\displaystyle \frac {Z_1} {Z_2} = \textrm{cotan}\left (\frac {\pi} 8 \right ) \, \textrm{i} \; \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \pi/4} \displaystyle \frac {Z_1} {Z_2} =  \textrm{cotan}\left (\frac {\pi} 8 \right ) \, \textrm{e} ^{3 \, \textrm{i} \, \pi/4}
\displaystyle \left ( \frac {Z_1} {Z_2} \right ) ^n = \textrm{cotan}^n \left (\frac {\pi} 8 \right ) \, \textrm{e} ^{3 \, \textrm{i} \, n \, \pi/4}

Z a pour module : \displaystyle \textrm{cotan}^n \left (\frac {\pi} 8 \right ) et pour argument \displaystyle \frac {3 \, n \pi} 8.

\ast On calcule \displaystyle \textrm{cotan} \left (\frac {\pi} 8 \right ).
\displaystyle \frac {Z_1} {Z_2} = \frac {(1 + \sqrt{2} + \textrm{i})(1 - \sqrt{2} + \textrm{i})} {(1 - \sqrt{2})^2 + 1}
\displaystyle \frac {Z_1} {Z_2} = \frac {1 - 2 - 1 + 2\, \, \textrm{i}} {1 + 2 - 2 \, \sqrt{2} + 1 }
\displaystyle \frac {Z_1} {Z_2} = \frac { - 1 + \, \textrm{i}} {2 - \, \sqrt{2} }
\displaystyle \left \vert \frac {Z_1} {Z_2} \right \vert = \frac { \sqrt{2}} {2 - \, \sqrt{2} } =\frac { 1} {\sqrt{2} - 1 }
donc \displaystyle \textrm{cotan} \left (\frac {\pi} 8 \right ) = {\sqrt{2} + 1 } en utilisant la quantité conjuguée.

\ast Autre méthode :
On peut montrer que \displaystyle \tan \left (\frac {\pi} 8 \right ) = \sqrt{2} - 1.
En notant t = \displaystyle \tan \left (\frac {\pi} 8 \right ) et en utilisant \quad \quad \tan (2 \, x) = \displaystyle \frac {2 \, \tan(x)} {1 - \tan^2(x)},
on obtient 1 = \displaystyle \frac {2 \, t} {1 - t ^2} donc 1 - t ^2 = 2 \, t.
L’équation t ^2 + 2 \, t - 1 = 0 admet deux racines dont une seule est positive : \sqrt{2 } - 1.
\displaystyle \textrm {cotan} \left (\frac {\pi} 8 \right ) = \frac 1{\sqrt{2 } - 1} = \sqrt{2} + 1.

b/ Trouver la forme trigonométrique du complexe
\quad \quad Z' = ( 1 + \cos t - \textrm{i} \, \sin t ) ^n
si n \in \mathbb{N}^*  et t \in [0 , 2 \pi[.

Corrigé : 

1 + \cos t - \textrm{i} \, \sin t = 1 + \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, t}

1 + \cos t - \textrm{i} \, \sin t = \displaystyle 2 \,  \cos \left ( \frac t 2 \right ) \, \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, t/2 }
donc Z' = \displaystyle   2^n\,   \cos^n \left ( \frac t 2 \right )\, \, \textrm{e} ^{ - n \, \textrm{i} \, t/2 }

 

\ast si \displaystyle \cos \left ( \frac t 2 \right ) = 0 soit si t = \pi, Z' = 0 n’a pas d’argument.

\ast si t \in\,  [0 , \, \pi[, \displaystyle \cos \left ( \frac t 2 \right ) > 0,
Z' admet \displaystyle 2^n \cos^n \left ( \frac t 2 \right ) pour module et \displaystyle \frac { - n \, t} 2 pour argument.

\ast si t \in\;  ]\pi , \, 2 \, \pi[, \displaystyle \cos \left ( \frac t 2 \right ) < 0,
… si n est pair, Z' admet \displaystyle 2^n \cos^n \left ( \frac t 2 \right )
pour module et \displaystyle \frac { - n \, t} 2 pour argument.
… si n est impair, le module de Z' est \displaystyle - 2^n \cos^n \left ( \frac t 2 \right ) et son argument est \displaystyle \pi - \frac { n \, t} 2.

Exercice 2
Soit a un réel.
On note p = \sin(a) + \textrm{i} \, \cos(a).
On note Z_1 et Z_2 les racines de l’équation Z ^2 - 2 \, p \, Z + 1 = 0.

Question 1
Sans calculer explicitement Z_1 et Z_2 , comparer leurs modules et leurs arguments.

Corrigé : 

Comme Z_1 \, Z_2 = 1, alors \vert Z _ 1 \vert \; \vert Z_2 \vert = 1 donc les modules sont inverses l’un de l’autre
puis \textrm{Arg} (Z _ 1) + \textrm{Arg} (Z_2) \equiv 0 \; \; [2 \pi], les arguments sont opposés.

Question 2
Déterminer a pour que Z_1 et Z_2 soient réels, puis pour qu’ils soient imaginai- res purs.

Corrigé : 

\bullet Si Z_1 et Z_2 sont réels, Z_1 + Z_2 = 2 \, p est réel, donc \cos (a) = 0, donc p = \pm 1
Réciproquement si p = 1, l’équation Z ^2 - 2\,  p \, Z + 1 = 0 admet une racine double égale à 1, et si p = - 1,  elle a dune racine double égale à - 1 .
Conclusion :
Les racines sont réelles ssi \cos(a) = 0.

\bullet Si Z_1 et Z_2 sont imaginaires purs , Z_1 + Z_2 = 2 \, p est imaginaire pur, donc \sin(a) = 0, donc p = \pm\,  \textrm{i}.
Réciproquement
\ast si p = \textrm{i}, les racines de l’équation \quad Z ^2 - 2\, p \, Z + 1 = (Z - \textrm{i} ) ^2 + 2 = 0
sont \textrm{i}(\sqrt{2} + 1) et \textrm{i}(1 - \sqrt{2}) et sont imaginaires pures
\ast si p = - \textrm{i}, les racines de l’équation \quad Z ^2 - 2 \, p\,  Z + 1 = (Z + \textrm{i} ) ^2 + 2 = 0 sont \textrm{i}(\sqrt{2} - 1) et - \textrm{i}(1 + \sqrt{2}) et sont imaginaires pures
Conclusion :
Les racines sont imaginaires pures ssi p = \pm \,\textrm{i}.

Question 3 
Calculer les modules et arguments de Z _ 1 - p et Z_2 - p.

Corrigé : 

On écrit (Z - p) ^2 = p ^2 - 1.
p = - \textrm{i} \; \textrm{e}^{ - \textrm{i} \, a}
p ^2 - 1 = - \textrm{e}^{ -2 \, \textrm{i} \, a} - 1
p ^2 - 1 = - 2 \, \cos(a) \;  \textrm{e}^{ - \, \textrm{i} \, a} .
On est donc amené à discuter selon le signe de - \cos a.

\bullet Si \cos(a) = 0, on a une racine double égale à p car p ^2 = \sin^2 a = 1,
donc de module égal à 1 et d’argument nul (resp . égal à \pi) si p = 1 (resp. p = - 1).

\bullet Si \cos a < 0, on se ramène au cas où
\quad \quad Z_1 - p = \sqrt{-\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \, a/2}
\quad \textrm{et } Z_2 - p = - \sqrt{-\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \, a/2}.
Leur module commun est \sqrt{-\cos a}, les arguments respectifs - \displaystyle \frac a 2 et \pi - \displaystyle \frac a 2.

\bullet Si \cos a > 0, on se ramène au cas où
\quad \quad Z_1 - p = \sqrt{\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \,( a/2+\pi/2)}
\quad \textrm{et } Z_2 - p = - \sqrt{\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \,( a/2+\pi/2)}.
Leur module commun est \sqrt{\cos a}\,, les arguments respectifs  \displaystyle \frac {- a - \pi} 2 et \displaystyle \frac { \pi - a } 2 .

Question 4
Si \cos a < 0,  Z_1 + \textrm{i} et Z_2 + \textrm{i} ont même module à exprimer en fonction de a.

Corrigé : 

Dans le cas où \cos a < 0,
Z_1 = p + \sqrt{-\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \, a/2}
et Z_2 = p - \sqrt{-\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \, a/2}

Z_1 + \textrm{i} = p + \textrm{i} + \sqrt{-\cos a} \; \textrm{e}^{- \, \textrm{i} \, a/2}

or p + \textrm{i} = \textrm{i} (1 + \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, a})
p + \textrm{i} = 2 \, \textrm{i} \, \cos(a/2) \, \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, a/ 2 }

Z_1 + \textrm{i} = \left ( \sqrt{-\cos a} + 2 \textrm{i} \cos(a/2) \right ) \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, a/ 2 }
et Z_2 + \textrm{i} = \left ( - \sqrt{-\cos a} + 2 \textrm{i} \cos(a/2) \right ) \textrm{e} ^{ - \textrm{i} \, a/ 2 }
donc \vert Z_1 + \textrm{i}\vert ^2 = \vert Z_2 + \textrm{i}\vert ^2
\vert Z_1 + \textrm{i}\vert ^2 = - \cos(a) + 4 \cos^2(a / 2)
\vert Z_1 + \textrm{i}\vert ^2 = - \cos(a) + 2 \cos(a) + 2 \vert Z_1 + \textrm{i}\vert ^2 =   \cos(a) + 2
\vert Z_1 + \textrm{i}\vert = \sqrt{\cos(a) + 2}.

 

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4. Équations

Exercice 1
Résoudre dans \mathbb{C} :
\quad 2 \, z^2 - 2(2 +\, \textrm{i} ) z + 22 \, \textrm{i} - 3 = 0.

Corrigé : 

\bullet On calcule le discriminant de l’équation
\Delta = 4(2 + \, \textrm{i} )^2 -  8( 22 \, \textrm{i} - 3)
\Delta = 4 (4 + 4 \, \textrm{i} - 1 - 44 \, \textrm{i} + 6)
\Delta = 4 (9 - 4 0\, \textrm{i}).

\bullet Puis l’on détermine les racines carrées de 9 - 4 0\, \textrm{i} en cherchant des réels x et y tels que 9 - 4 0\, \textrm{i} = (x + \, \textrm{i} \, y)^2, pour cela on égale les parties réelles et imaginaires de cette relation, et en écrivant que le module de (x + \, \textrm{i} \, y)^2 (soit le carré du module de x + \, \textrm{i}\,   y)  est égal au module de \Delta, on obtient le système:
\quad \left \{ \begin{matrix} x^2 - y^2 &=&9 \\ 2 \, x \, y &=&- 40\\ x^2 + y ^2 &=& \sqrt{81 + 1600} \end{matrix} \right.
\Leftrightarrow \left \{ \begin{matrix} x^2 - y^2 &=&9 \\ 2 \, x \, y &=&- 40\\ x^2 + y ^2 &=& 41 \end{matrix} \right.
\Leftrightarrow \left \{ \begin{matrix} x^2 &=&25 \\ 2 \, x \, y &=&- 40\\y ^2 &=& 16 \end{matrix} \right.
On obtient (5 - 4 \, \textrm{i}) ^2 = 9 - 4 0\, \textrm{i}
donc \Delta = \delta^2 avec \delta = 2(5 - 4 \, \textrm{i})

\bullet Les racines de l’équation sont \displaystyle z _ 1 = \frac {2 +\, \textrm{i} + 5 - 4 \, \textrm{i}} 2= \frac {7 - 3 \, \textrm{i}} 2
et \displaystyle z _ 2 = \frac {2 +\, \textrm{i} - 5 + 4 \, \textrm{i}} 2= \frac {-3 + 5 \, \textrm{i}} 2.

Exercice 2
Résoudre \; \; z^4 + 2(1 - 4 \, \textrm{i}) z^2 +33 +56 \, \textrm{i} = 0.

Corrigé : 

\bullet On pose Z = z^2 et on résout l’équation du second degré (1)
\quad 2\,  Z^2 + 2(1 - 4 \, \textrm{i}) Z +33+56 \, \textrm{i} = 0.
Son discriminant réduit est égal à
\Delta' = (1 - 4 \, \textrm{i})^2 - 33 - 56 \, \textrm{i}
\Delta' = - 48 - 64 \, \textrm{i} = 16 ( - 3 - 4 \, \textrm{i})
on cherche les racines carrées de \Delta'/ 16 soit u = x + \textrm {i} \, y avec (x , \,y) \in \mathbb{R }^2 tel que u ^2 = - 3 - 4 \,  \textrm{i}
donc on résout le système :
\left \{ \begin{matrix} x^2 - y^2 &=&- 3 \\ 2 \, x \, y &=&- 4 \\ x^2 + y ^2 &=& \sqrt{9+16} = 5 \end{matrix} \right.
ssi x^2 = 1, y ^2 = 4 et x \, y < 0
alors (1 - 2 \, \textrm{i}) ^2 = - 3 - 4 \, \textrm{i}
et \delta' = 4(1 - 2 \, \textrm{i}) vérifie \delta{ '} ^2 = \Delta'

Les solutions de l’équation (1) sont
u_1 = - 1 + 4 \, \textrm{i} + 4(1 - 2 \, \textrm{i}) = 3 - 4 \, \textrm{i}
et u_2 = - 1 + 4 \, \textrm{i} - 4(1 - 2 \, \textrm{i}) = -5 +12 \, \textrm{i}

\ast On résout z ^2 = u_1 = 3 - 4 \, \textrm{i} .
En posant z = x + \textrm{i} \, y, on résout le système
\quad \left \{ \begin{matrix} x^2 - y^2 &=&3 \\ 2 \, x \, y &=& - 4 \\ x^2 + y ^2 &=& \sqrt{9 + 16} = 5 \end{matrix} \right.
ssi x^2 = 4 , y ^2 = 1 et x \, y <0.
On obtient les deux premières racines 2 - \textrm{i} et - 2 + \, \textrm{i}.

\ast On résout z ^2 = u_2 = - 5 +12 \, \textrm{i} .
En posant z = x + \textrm{i} \, y, on résout le système
\quad \left \{ \begin{matrix} x^2 - y^2 &=&- 5 \\ 2 \, x \, y &=&12 \\ x^2 + y ^2 &=& \sqrt{25 + 144} = 13 \end{matrix} \right.
ssi x^2 = 4 , y ^2 = 9 et x \, y >0.
On obtient les deux dernières racines 2 + 3 \, \textrm{i} et - 2 -3 \, \textrm{i}.

Les 4 racines de l’équation sont
\quad 2 -  \, \textrm{i}, - 2 + \, \textrm{i}, 2 + 3 \, \textrm{i} et - 2 -3 \, \textrm{i}.

Exercice 3
Résoudre lorsque z est un complexe, l’équation
\quad \quad \textrm{e}^{ 4 z} + 3\, \textrm{e}^{ 3 z} + 8\, \textrm{e}^{ z} + 24 = 0.

Corrigé : 

\ast On pose X = \textrm{e}^{ z} et on résout l’équation
X^4 + 3 X + 8(X + 3) = 0 dont on a une factorisation évidente :
(X + 3) (X ^3 + 8) = 0 ssi X = - 3 ou X^3 = - 8 = ( - 2)^3.
Les racines cubiques de (-2)^3 sont donc - 2 , - 2 \, \textrm{j} et - 2 \, \, \textrm{j} ^2.

Il reste 4 équations à résoudre
\ast \textrm{e}^{ z} = - 3 \Leftrightarrow \textrm{e} ^x \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, y} = 3 \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \pi}
\Leftrightarrow x = \ln(3) ,\, y = \pi + 2 \, k\, \pi où k \in \mathbb{Z}.

\ast \textrm{e}^{ z} = - 2 \Leftrightarrow \textrm{e} ^x \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, y} = 2 \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, \pi}
\Leftrightarrow x = \ln(2) ,\, y = \pi + 2 \, k\, \pi où k \in \mathbb{Z}.

\ast \textrm{e}^{ z} = - 2 \, \textrm{j} \Leftrightarrow \textrm{e} ^x \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, y} = 2 \, \textrm{e} ^{- \textrm{i} \, \pi/3 }
\Leftrightarrow x = \ln(2) ,\, y = \displaystyle \frac { - \pi} 3 + 2 \, k\, \pi où k \in \mathbb{Z}.

\ast \textrm{e}^{ z} = - 2 \, \textrm{j}^2 \Leftrightarrow \textrm{e} ^x \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, y} = 2 \, \textrm{e} ^{ \textrm{i} \, \pi/3 }
\Leftrightarrow x = \ln(2) ,\, y = \displaystyle \frac { \pi} 3 + 2 \, k\, \pi où k \in \mathbb{Z}.

Les solutions sont les complexes
\ln(3) + \textrm{i} \, (\pi + 2 \, k_1\, \pi),
\ln(2) + \textrm{i} \, (\pi + 2 \, k_2\, \pi),
\displaystyle \ln(2) + \textrm{i} \, \left (- \frac {\pi} 3 + 2 \, k_3\, \pi \right ),
\displaystyle \ln(2) + \textrm{i} \, \left ( \frac {\pi} 3 + 2 \, k_4\, \pi \right ),
où (k_1 \, , \, k_2 \, , \, k_3 \, , k _ 4) \in \mathbb{Z} ^4.

Exercice 4
Résoudre dans \mathbb{C} l’équation
\quad \quad Z^{2\, n} - 2\,  Z^n \, \sin(t) + 1 = 0,
où n \in \mathbb{N} et n \geq 2.

Corrigé : 

On pose Z^n = u et on commence par résoudre l’équation ainsi obtenue :
(E’) u^2 - 2 \, u \, \sin(t) + 1 = 0
\Delta = 4 (\sin^2(t) - 1) = - 4 \cos^2(t) \Delta = (2 \, \textrm{i} \, \cos(t)) ^ 2.

 

L’équation (E’) a deux racines (éventuellement confondues) :
u_1 = \sin(t) + \textrm{i} \, \cos(t) = \textrm{i} (\cos(t) - \textrm{i} \, \sin(t))
u_1 = \textrm{e}^{ \textrm{i} \, (\pi/2 - t)}
et u_2 = \sin(t) - \textrm{i} \, \cos(t) = - \textrm{i} (\cos(t) + \textrm{i} \, \sin(t))
u_2  = \textrm{e}^{ \textrm{i} \, (- \pi/2 + t)}

Il reste à calculer les racines nièmes de u_1 et u_2 en utilisant le résultat de cours.
Les racines de l’équation (E) sont donc Z_k = \textrm{e}^{ \textrm{i} \, (\pi/2 - t + 2 \, k \, \pi)/n } et Z'_k =\textrm{e}^{ \textrm{i} \, (- \pi/2 + t + 2 \, k\,  \pi)/n } où k \in [\![0 , \, n - 1]\!].

Exercice 5
Oral Mines Telecom MP 2018
Résoudre l’équation z^3 + (1 + \textrm{i} ) z^2 + (4 - \, \textrm{i} ) z + 12 - 6 \, \textrm{i} = 0 sachant qu’elle a une racine réelle.
Que dire du triangle formé par les images des trois racines ?

Corrigé : 

\bullet On cherche une solution réelle a en séparant partie réelle et partie imaginaire de l’équation, on obtient les CNS :
\quad \left \{\begin{matrix} a^3 + a^2 + 4\,  a + 12 &=&0 \\a^2 - a - 6&=&0\end {matrix} \right.
a^2 - a - 6 = (a + 2)(a - 3),
3 n’est pas racine de la première équation, mais -2^3 + 4 - 8 + 12 = 0, donc - 2 est racine réelle de l’équation.

\bullet On cherche des complexes b et c tels que
P(z) =   z^3 + (1 + \textrm{i} ) z^2 + (4 - \, \textrm{i} ) z + 12 - 6 \, \textrm{i}
s’écrive P(z) = (z + 2)(z ^2 + b\,  z + c)
P(z) = z^3 + (2 + b)\,  z^2 + (2\,  b + c) + 2\,  c
par égalité de deux fonctions polynômes, on obtient les CNS :
\quad \quad \left \{\begin{matrix} 2 + b &=&1 + \textrm{i} \\2\,  b + c &=&4 - \, \textrm{i}\\ 2 \, c &=& 12 - 6\, \textrm{i}\end {matrix} \right.
ce qui donne c = 6 - 3\, \textrm{i} et b = \textrm{i} - 1.

\bullet On résout z^2 + (\textrm{i} - 1) z + 6 - 3 \, \textrm{i} = 0.
On calcule le discriminant :
\Delta = (\textrm{i} - 1) ^2 - 24 + 12 \, \textrm{i} = - 24 + 10 \, \textrm{i}.

On cherche x et y réels tels que (x + \textrm{i} \, y) ^2 =\Delta = - 24 + 10 \, \textrm{i}
ce qui donne le système :
\quad \left \{ \begin{matrix} x^2 - y^2 &=&- 24 \\ 2 \, x \, y &=&10 \\ x^2 + y ^2 &=& 2 \sqrt{144 + 25 } = 26 \end{matrix} \right.
on obtient x ^2 = 1 , y^2 = 25 et x \, y > 0.
Donc (1 + 5 \, \textrm{i}) ^2 = \Delta.

Les deux autres racines de l’équation sont
b = \displaystyle \frac {1 - \, \textrm{i} + 1 + 5 \, \textrm{i}} 2 = 1 + 2 \, \textrm{i}
et c = \displaystyle \frac {1 - \, \textrm{i} - 1 - 5 \, \textrm{i} } 2 = - 3 \, \textrm{i}.

\bullet On note a = - 2,  b - a= 3 + 2 \, \textrm{i} et c - a = 2 - 3 \, \textrm{i}= - \, \textrm{i}( b - a)
\ast donc \vert c - a \vert = \vert b - a \vert soit A \,C = B\, A
\ast \textrm{mes} ( \overrightarrow{AB } , \, \overrightarrow{A C}) \equiv \displaystyle \frac { - \pi} 2 \; \; [2 \pi]
donc (A \,C) \perp (A \, B).
Le triangle (A \, B \, C) est rectangle isocèle en A.

Exercice 6
Question 1
Quel est l’ensemble des nombres complexes z tels que \quad \quad \quad \quad \vert z -1\vert = \vert \overline{z} +1\vert ?

Corrigé : 

\vert z - 1\vert = \vert \overline{z} + 1 \vert
ssi \vert z - 1\vert^2 = \vert \overline{z} + 1 \vert^2
ssi ( z - 1)(\overline{z} - 1) = (\overline {z} + 1) (z +1)
ssi \vert z \vert ^2 - (z + \overline {z}) + 1 = \vert z \vert ^2 + ( z + \overline {z}) + 1
ssi z + \overline {z} = 0
ssi z est imaginaire pur.

Question 2
Pour tout n \in \mathbb{N}^*, l’équation (z - 1) ^n = (\overline{z} + 1) ^n n’a pas de  solution.

Corrigé : 

Si z est solution de (z - 1) ^n = (\overline{z} + 1) ^n alors \vert z - 1\vert ^n = \vert \overline{z} + 1 \vert ^n
donc \vert z - 1\vert = \vert \overline{z} + 1 \vert
et alors z est imaginaire pur.

L’équation s’écrit
z = \textrm{i} \, x où  x \in \mathbb{R} et (\textrm{i} \, x - 1) ^n = ( - \textrm{i} \, x + 1) ^n
ssi (\textrm{i} \, x - 1) ^n = (-1) ^n ( \textrm{i} \, x - 1) ^n
ssi (\textrm{i} \, x - 1) ^n \left ( 1 - (-1)^n \right ) = 0

\bullet Si n est pair, 1 - (-1)^n = 0 et tout x est solution.
Donc l’ensemble des solutions est l’ensemble des imaginaires purs.

\bullet Si n est impair, l’équation est équivalente à (\textrm{i} \, x - 1) ^n = 0 ssi \textrm{i} \, x = 1 ssi x = -\textrm{i} ce qui est impossible si x\in \mathbb{R}
L’équation n’admet pas de solution si n est impair.

Exercice 7
Soit n \in \mathbb{N} , n \geq 2 et a \in [0 , \, 2 \pi[
Résoudre l’équation (E) : \quad \quad (1 + z)^n = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, a} (1 - z) ^n.

Corrigé : 

\bullet 1 n’est pas racine de l’équation (E), (E) est donc équivalente par quotient à
\displaystyle \left ( \frac {z + 1} {1 - z} \right ) ^n = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, a} soit à \displaystyle \frac {z + 1} {1 - z} est une racine n ième de \textrm{e} ^{\textrm{i} \, a} c’est à dire égal à l’un des complexes u_k = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t_k} où t_k = \displaystyle \frac {a + 2 k \pi} n avec k \in [\! [ 0 ,\, n - 1]\!] .

\bullet Il reste donc à résoudre lorsque k \in [\! [ 0 ,\, n - 1]\!], l’équation \displaystyle \frac {z + 1} {1 - z} = u_k\, qui est équivalente à z + 1 = u_k(1 - z) soit à z(1 + u_k) = u_k - 1.

\bullet On examine ensuite s’il existe un entier k \in [\! [ 0 ,\, n - 1]\!] tel que 1 + u_k = 0 (dans ce cas, l’équation précédente est impossible) :
u_k = - 1 \quad \Leftrightarrow \exists\,  p\, \in \mathbb{Z}, \, \displaystyle \frac {a + 2 \, k\,  \pi} n = (1 + 2\, p) \pi.
On détermine la valeur de p en remarquant que 0 \leq a < 2 \pi et 0 \leq k \leq n - 1, donc 0\leq a + 2\,  k \,\pi < 2 \, \pi.
Le seul multiple impair de \pi dans cet intervalle est \pi, donc p = 0 et
u_k= - 1 \Leftrightarrow a + 2\,  k\,  \pi = n\,  \pi
u_k = - 1 \Leftrightarrow a = (n - 2 k) \pi.

On discute ensuite cette équation :
\ast si a \notin \{0 , \pi\}, cette relation n’est pas vérifiée, donc u_k \neq - 1 et toute valeur de k convient.
\ast si a = 0 et si n est impair, il est impossible d’avoir a = (n - 2 \, k) \pi et donc u_k \neq -1 pour tout k.
\ast si a = 0 et si n est pair (n = 2 N), lorsque k = N, \, u_k = - 1 et cette valeur de k doit être écartée.
\ast si a = \pi et si n est pair, il est impossible d’avoir a = (n - 2 \, k) \pi et donc u_k \neq -1 pour tout k.
\ast si a = \pi et si n est impair (on écrit n = 2 N + 1), lorsque k = N, \, u_k = - 1 et cette valeur de k doit être écartée.

En résumé, Si I = [\![0 , \, N - 1]\!]
on note
\mathcal {C} = \left \{ \begin{matrix} I \textrm{ si } a \notin \{0 ,\pi \}\\ I \textrm{ si } a = 0 \textrm { et } n \textrm{ est impair} \\ I \setminus \{N\} \textrm{ si } a = 0 \textrm { et } n = 2 N \\ I \textrm{ si } a = \pi \textrm { et } n \textrm{ est pair} \\ I \setminus \{N\} \textrm{ si } a = \pi \textrm { et } n = 2 N+ 1 \end{matrix} \right.

\bullet Dans la suite, on suppose que k \in \mathcal{C}.
z(1 + u_k) = u_k - 1 \Leftrightarrow z = \displaystyle \frac {u_k - 1 } {u_k + 1}
On rappelle que u_k = \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t_k} où \quad \quad \quad  \quad t_k = \displaystyle \frac {a + 2 \, k \, \pi} n
et que \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t } + 1 = \displaystyle 2 \cos \frac t 2 \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t/2 }
et \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t } - 1 = \displaystyle 2 \, \textrm{i}\, \sin \frac t 2 \, \textrm{e} ^{\textrm{i} \, t/2 }
donc z = \displaystyle \textrm{i}\, \frac {\sin(t_k /2)} {\cos ( t_k\ 2)}.

Conclusion :
Les racines de (E) sont les complexes
\quad z_k = \displaystyle \textrm{i} \, \tan \left ( \frac {a + 2 k \pi} {2 n} \right) où k \in \mathcal {C}.

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